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Poésie classique
Lebarde : Bel outil
 Publié le 24/01/26  -  10 commentaires  -  1113 caractères  -  134 lectures    Autres textes du même auteur

Applaudirez-vous des deux mains à quelques-unes de ses multiples potentialités ?


Bel outil



Moi, je serre ses doigts en guise de bonjour,
Le salut du sergent la fige sur la tempe.
Pour dire l’au revoir l’enfant quand il décampe,
L’agite doucement puis souffle son amour.

Ses paumes vers le ciel, dans un geste d’offrande,
Gravent dévotement l’esprit de l’oraison.
À son ombre les yeux regardent l’horizon,
Dans un gant elle donne à celle qui quémande.

Ses frôlements subtils de velours font frémir…
Elle palpe, elle touche, effleure et parfois presse,
Avec raffinement distille sa caresse
Et son fourreau câlin active le plaisir.

Sur la bouche l’index impose le silence,
En cornet sur l’oreille elle éclaire ta voix
Et devient la complice attentive aux émois,
Agissant en secret en toute confidence.

Ma main fiévreusement se parfume à ton sein,
Comme un fidèle outil écoutant mes idées,
Elle saura cueillir pour toi des orchidées
Et t’entraîner loin vivre à deux un grand dessein.

___________________________________
Texte avec un mot changé avant publication.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
15/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
classique
" le bon dieu a pensé à tout " disait notre mère dévote, lorsque nous nous servions maladroitement de notre porte-plume d'écriture ; de ces doigts-là, ça ne va pas, essaie ceux-là !
Et notre main, quel outil plus merveilleux, doté de tous les sens,
- sentir le doux, le rugueux, si ça chauffe ou si ça brûle
- la poser sur l'épaule de qui est en peine
- caresser ton sein soyeux, et au jardin cueillir à pleine main, ces fleurs délicates
NB l'auteur manie cet outil à la perfection, de son salut au régiment la main contre la tempe, jusqu'à ce signe d'amitié et de tendresse, quand une poignée sait doser son emprise, en serrant fort ou délicatement.
la dernière strophe a ma préférence, mais le 8e vers me touche.
techniquement, le 3e vers se prononce difficilement.
dans ce alexandrins sans faute, la MAIN qui apparait en toute fin, est judicieusement placée.
papipoète

   Cristale   
22/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
La main, quel bel outil dont la nature a pourvu les hommes (et le femmes naméo ^^)

Ici le poème détaille quelques agréables façons de s'en servir mais tout est geste de douceur. Point de main qui violente, qui fait mal, qui agresse, qui montre le poing. Sans doute un autre sujet plus sombre à développer.

Techniquement, les vers se tiennent ... la main.

Comme je l'exprime souvent, j'ai du mal à la lecture avec tous les "e" sonores à l'intérieur des quatrains, ce qui, à mon humble avis, nuit à la fluidité.

Pour être franche, et à regret, j'ai trouvé ce poème quelque peu monocorde.

Merci pour le partage.

   Donaldo75   
22/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
Je n'ai pas été emballé par ce poème. Déjà, l'exergue m'a semblé confus, ne me faisant pas rêver. Ensuite, parce que c'est le texte qui prime, j'ai trouvé long l'exposé du thème, comme s'il déclinait laborieusement un sujet dont la nature peine à se dessiner.

"Ses frôlements subtils de velours font frémir...
Elle palpe, elle touche, effleure et parfois presse,
Avec raffinement distille sa caresse
Et son fourreau expert active le plaisir."

So what ?
De l'érotisme ?
Du toucher ?

Je ne sais pas.

   Ornicar   
22/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
Et bien...non. Désolé pour l'auteur mais je n'applaudirai pas ce poème des deux mains.
Le titre m'a tout de suite télétransporté dans les allées d'un magasin de bricolage dont je ne citerai pas l'enseigne. Drôle d'entrée en matière pour un poème. L'exergue ("quelques-unes de ses multiples potentialités") m'avait prévenu et je savais à quoi m'attendre. Je n'ai pas été déçu. Hélas ! je n'ai pas été davantage surpris.

Je ne peux pas dire que c'est mal écrit. Non. L'écriture est fluide, les vers coulent aisément, je sens que cette plume a du métier ou des facilités mais pour dire quoi au juste ? J'ai trouvé le contenu fade, ennuyeux, vide, peu inspiré car je vois surtout le procédé à l'oeuvre ici : choisir, plus ou moins arbitrairement, quelques unes des "potentialités" de la main et dérouler ensuite les rimes dans le respect des règles prosodiques. Voilà ce à quoi ressemble ce poème : un puzzle ou un jeu de mécano. Comme si la liste, ainsi déclinée, tentait de pallier au manque d'imagination. Mais où sont passés l'invention, l'intention, l'élan, l'émotion ?

   Boutet   
24/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
La main dans toutes ses déclinaisons. Souvent, dans ce genre de poème, les quatrains sont d'inégales valeurs et cet écrit n'échappe pas à la règle.
Dans le premier, je ne comprends pas bien le : puis souffle son amour.
J'aime bien le quatrain 3 et ce raffinement.
Je n'aime pas trop tous les en du quatrain 4 et l'ultime non plus avec ce vers indélicat pour le sujet traité :
Comme un fidèle outil écoutant mes idées.
Bref, je reste partagé avec ce poème qui aurait mérité + de hauteur.

   Passant75   
24/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Bien que, de temps en temps , des sons se télescopent, notamment au troisième et au dernier vers, le sujet m'a paru assez bien exploité.
La main n'est là qu'un simple outil obéissant aux injonctions du cerveau, mais l'auteur s'amuse à décliner ses nombreuses fonctions.
Au final, un jeu assez bien mené. Dommage que l'aventure ait pris fin sur un vers un peu lourd.

   Robot   
24/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Un bon travail que cette déclinaison des possibilités de la main. Cependant je n'ai pas été pris par une véritable profondeur poétique. L'ensemble du texte m'a paru matériel.
Cette main est montré sous son jour amical et serein. Peut-être manque -t-il le contraste avec ses aspects moins amicaux.
Le quatrain final me plaît plus que les précédents malgré un dernier vers difficile à l'oral.

Un sentiment mitigé.

   Provencao   
24/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Bonjour Lebarde,

Plusieurs lectures pour mieux appréhender votre poésie. Je n'ai pas été par votre représentation, saisie, secouée, remuée, ainsi que par la perception de vos mots utilisés.
Et pourtant ce bel outil aurait pu envahir mon âme sous l'effet des représentations que nous recevons de cette main.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   LeChevalier   
24/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Depuis que le titre apparaissait dans la liste des poésies proposées, il m'intriguait. Maintenant l'énigme est levée, je ne suis pas déçu.

Très belle idée, exécutée avec beaucoup de variété, ce qui garantit que le lecteur ne s'ennuie pas. En même temps, cela illustre à merveille la polyvalence et la versatilité de la main, ce "bel outil" qui fait une bonne part de notre humanité.

S'il y a une chose qui m'a vraiment beaucoup plu dans votre poème, c'est bien cette imagination féconde qui nous fait glisser sans cesse d'une image à l'autre. La fin est heureuse, elle fournit une conclusion logique par ce glissement dans la sphère intime où les mots ne sont plus nécessaires, au bout d'un moment.

Pour la forme, je n'ai pas de critique : la syntaxe est claire, elle n'impose pas de relectures ; les rimes sont précises et sans excès d'originalité. Bon, il est vrai que confidence/silence est un peu facile mais de cette manière-là le lecteur n'est pas distrait. Si vous envisagez de créer un sujet dans le forum, je serais curieux de savoir s'il y a une raison précise pour laquelle vous avez choisi les rimes embrassées.

   Polza   
24/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
La plupart du temps, j’aime les déclinaisons sur un seul sujet.
Je pense notamment à Ramón Gómez de La Serna et ses « Seins » ou à l’excellent « Crimes exemplaires » de Max Aub.

« Applaudirez-vous des deux mains à quelques-unes de ses multiples potentialités » avant même de commencer ma lecture, je me suis dit que vous jouiez avec le feu, c’était osé !

Sans vouloir vous offenser, arrivé au dernier vers, je me suis dit « tout ça pour en arriver là ! »

J’ai une très grosse préférence pour le dernier quatrain et j’aurais aimé que le poème tourne autour d’un érotisme latent afin de venir « déposer » le premier vers de ce quatrain en douceur.
Si l’idée de base aurait pu me séduire, j’ai cependant eu l’impression que ça partait un peu dans tous les sens et j’ai rarement trouvé mon compte de poésie sur le fond…

« Moi, je serre les doigts en guise de bonjour » j’ai trouvé l’entrée en matière on ne peut plus banale (pardonnez-moi d’être aussi sincère, mais si je le suis, c’est que je sais pour vous avoir déjà lu que vous êtes capable de beaucoup mieux à mon avis).

« Le salut du sergent la fige sur la tempe » pas mieux…

« Pour dire l’au revoir l’enfant quand il décampe,
L’agite doucement pour son souffle d’amour » heureusement que j’avais compris qu’il s’agissait de la main :-) désolé pour cet humour grivois !
Plus sérieusement, j’ai trouvé que « décampe » et « L’agite doucement pour son souffle d’amour » n’allaient pas trop ensemble, j’aurais plutôt vu un verbe d’action lente dans ce passage.

« Dans un gant elle donne à celle qui quémande » je n’arrive pas à savoir si j’aime bien la sonorité « quiqué » ou si j’aurais plutôt préféré « demande ».

« Ses frôlements subtils de velours font frémir » j’ai beaucoup apprécié l’allitération en F qui vient rappeler le bruit du frôlement…

« Elle palpe, elle touche, effleure et parfois presse, » en prononçant à haute voix j’ai eu un peu de mal avec ce passage, un seul « elle » m’aurait moins gêné je pense. Là, ça fait « Elleuuu/elleuuuu » avec peu d’espace entre les deux.

« Sur la bouche l’index impose le silence » il faut sûrement lire « l’index de la main » en ellipse, mais une autre tournure avec « son index » ne m’aurait pas déplu, bien au contraire.

« Agissant en secret, en toute confidence. » j’ai trouvé ce passage légèrement redondant, je n’aurais personnellement pas choisi « secret », mais cela n’engage que moi.

« Ma main fiévreusement se parfume de ton sein, » c’est mon passage préféré, même si « se parfume de ton sein » m’aurait beaucoup plu, mais n’était pas possible techniquement parlant.

« Comme un fidèle outil écoutant mes idées, » et patatras me suis-je dit, vous me faites rêver avec une main fiévreuse qui se parfume à un sein et le vers suivant, vous comparez le tout à un vulgaire fidèle outil, c’est retombé comme un soufflé en ce qui me concerne.

« Elle saura cueillir pour toi des orchidées » personnellement, j’aurais mis une virgule après « cueillir, » pour mettre en avant « pour toi des orchidées », mais j’ai beaucoup aimé la simplicité poétique de ce vers.

C’est vraiment dommage, je trouve, d’avoir respecté la forme classique sans y insuffler à mon humble avis un peu plus d’élan poétique…
Mais je ne suis pas inquiet pour vous, je sais que je lirai sûrement bientôt une de vos compositions qui me conviendra mieux…


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