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Poésie néo-classique
Bodelere : L'ombre portée
 Publié le 25/01/26  -  6 commentaires  -  807 caractères  -  91 lectures    Autres textes du même auteur

« Les oiseaux apprivoisés chantent la liberté. Les oiseaux sauvages volent. » — John Lennon

​Pour les seigneurs des cieux, privés de nourriture,
Les habitants d'en bas ne feront plus pâture :
Glyphosate le jour et la nuit pesticides...
N'employons pas ici le mot de génocide.


L'ombre portée



Sous son duvet de fer, le ruisselet se tait,
Ébloui par le vol d'un prince solitaire.
De la cime des monts à l’antre des palais,
Écoutez-le planer sur ce monde ordinaire.

​Aux ailes déployées qui capturent les vents,
Il déchire le ciel d'une douce langueur ;
Fuyant l’étrange flot des destins décadents,
Pour boire le soleil engorgé de douceur.

Sur la crête des lacs, les flancs blancs argentés,
Déferlent leurs ombres sur les eaux irisées ;
Dessinant des éclairs lumineux et brisés
Où le souffle du temps n'est jamais apaisé.

​Le sol déroule en bas ses forêts de verdure
Où chaque humain devient une pâleur infime.
Survolant les gravats comme une enluminure
Regarde-le voler dans ce gouffre sublime !


 
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   Robot   
25/1/2026
il m'a été nécessaire de procéder à une restructuration du texte afin tenter de me retrouver dans le thème du poème.

Voici donc globalement ce que je retire en première lecture.

Vers 1-2 Un ruisseau couvert de duvet ferreux est ébloui par un prince solitaire qui vole.

Vers 3-4 Il faut regarder ce prince planer des montagnes jusqu'aux palais d'un monde ordinaire.

Quatrain 2 Le prince a des ailes qui capturent les vents et déchire le ciel en fuyant les destins décadents pour boire le soleil engorgé de douceur.

Quatrain 3 On quitte le ruisseau couvert de duvet ferreux pour rejoindre la crête des lacs dont les flancs brisent leurs ombres sur les eaux en dessinant des éclairs qui n'apaisent jamais le souffle du temps.

La quatrain 4 rejoint le sol (en bas, c'est souvent là que se trouve le sol) ou les humains pâlissent (un peu) dans le verdure de la forêt. Le sol survolent les gravats comme enluminés. Le dernier vers nous invite à regarder le sol voler dans un gouffre.

J'avoue que toutes ces images et ce chamboulement me donne le tournis. Bien sûr, je suppose que tout du long il s'agit d'un oiseau mais la construction des vers et des quatrains est tellement brouillonne qu'on ne sait plus ni à qui, ni à quoi se rattachent les verbes et les adjectifs.

Je supprimerai mon appréciation à la parution (Appréciation supprimée)

   Ornicar   
23/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Le monde des hommes, si vils et si petits, vu d'en haut. Très beau poème, très imagé. J'y suis, moi, dans cette évocation planante inspirée où je sens le souffle du rêve d'Icare ("Pour boire le soleil engorgé de douceur") et celui de "l'Albatros" de Baudelaire ("prince solitaire" en lieu et place du "prince des nuées"... "fuyant l’étrange flot des destins décadents")
Il y a quelquechose de gracieux, d'élégant, de majestueux, de pur et en même temps de tranchant, d'acéré ("déchire le ciel" ; "Dessinant des éclairs... brisés") de vicié aussi ("pâleur infime" ; "gravats") que condense l'oxymore du dernier vers : "Regarde-le voler dans ce gouffre sublime !"

Ce mélange des registres évoque tout à fait le vol d'un grand rapace dont on ne perçoit ici que "l'ombre portée" du titre. Tout est relaté de façon indirecte et biaisée, comme si le narrateur, et avec lui le lecteur, étaient accrochés aux ailes de l'oiseau, à la fois acteurs et spectateurs de leur itinérance. D'où la rédaction parfois "étrange" des vers qui peut désorienter à la première lecture mais que je trouve en réalité tout à fait adaptée car le point de vue adopté n'est pas celui d'un observateur au sol. Cet axe de traitement est vraiment original et met les éléments naturels à l'honneur : rivière ou torrent que l'altitude transforme en "ruisselet", "cimes", "lacs", "forêts" que l'altitude encore noie dans une masse indistincte de "verdure". On sent véritablement le souffle du vent et ce poème aurait eu toute sa place au dernier concours de la maison.

   Donaldo75   
23/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
J'ai vraiment aimé ce poème. A la lecture, il est fluide, imagé, virevoltant. L'univers qu'il met en place fonctionne bien et reste cohérent. Les images enrichissent l'ensemble; belles, elles apportent beaucoup à la lecture. Le rythme est emballé par la fluidité des vers, leur facilité en lecture à voix haute. C'est presque musical. Vu de loin, j'ai eu l'impression que c'était facile de composer de la poésie, un peu comme quand je regardais Roger Federer voler sur la pelouse de Wimbledon. Je sais, cette image sportive n'est pas très littéraire mais c'est la plus proche de ce que j'ai ressenti en relisant ce poème.

Bravo !

   Passant75   
25/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Que de fois ai-je suivi du regard le vol d'un milan sur les hauteurs adossées au golfe du Valinco, aussi ai-je été sensible au thème choisi par l'auteur.

Malgré le deuxième vers du troisième quatrain (Déferlent leurs ombres sur les eaux irisées) qui a déchiré mes oreilles et le premier vers du dernier quatrain (Le sol déroule en bas ses forêts de verdure) que j'ai trouvé d'une banalité scolaire affaiblie qui plus est par deux pléonasmes, la musique de l'ensemble m'a parfois rappelé la fluidité du vol du milan, les ailes déployées.

Quelques images étonnantes et le fait que l'auteur passe du vouvoiement dans le premier quatrain au tutoiement dans le dernier peuvent tout de même surprendre.

Au final, je suis resté sur une impression plutôt mitigée.

   papipoete   
25/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
bonjour Bodelere
Sous des airs de sauvage nature, où un dragon volerait jusqu'au creux des vallons, pour y dévorer quelque proie, la plume de l'auteur vire à fustiger un humain, dont le vol lugubre ( un blond US ou un blond URSS ) ne pourra finir qu'en dévorant la planète entière...même la glace groenlandaise ?
NB j'avoue n'avoir pas assimilé toutes les métaphores, et préfère imaginer un condor au long cou, volant au gré des courants d'air à la recherche de charognes.
Pour ceci, je trouve la première strophe cadrant avec mon scénario, mais après...
L'ultime strophe est en la matière, fort alambiquée.
le 10e vers et cette inversion ; n'eut-il pas mieux valu écrire " leurs ombres déferlent sur..." ?
la non alternance des rimes ( masculine/féminine ) dans le second quatrain, et tout en féminines dans le dernier me font tiquer.
Je ne lis pas ici un long fleuve tranquille !

   Boutet   
25/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
C’est un poème très visuel, presque pictural, qui élève le regard au-dessus du monde humain. Le « prince solitaire » semble évoquer une figure de liberté et de puissance, en contraste avec la petitesse et la décadence des hommes.
Dommage que, même en contemporain, la prosodie ne soit pas plus soignée (alternance rimes féminines/masculines sauf au premier quatrain). La lecture est cependant fluide et agréable, excepté le vers 10 (déferlent leurs ombres).


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