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| Robot
25/1/2026
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il m'a été nécessaire de procéder à une restructuration du texte afin tenter de me retrouver dans le thème du poème.
Voici donc globalement ce que je retire en première lecture. Vers 1-2 Un ruisseau couvert de duvet ferreux est ébloui par un prince solitaire qui vole. Vers 3-4 Il faut regarder ce prince planer des montagnes jusqu'aux palais d'un monde ordinaire. Quatrain 2 Le prince a des ailes qui capturent les vents et déchire le ciel en fuyant les destins décadents pour boire le soleil engorgé de douceur. Quatrain 3 On quitte le ruisseau couvert de duvet ferreux pour rejoindre la crête des lacs dont les flancs brisent leurs ombres sur les eaux en dessinant des éclairs qui n'apaisent jamais le souffle du temps. La quatrain 4 rejoint le sol (en bas, c'est souvent là que se trouve le sol) ou les humains pâlissent (un peu) dans le verdure de la forêt. Le sol survolent les gravats comme enluminés. Le dernier vers nous invite à regarder le sol voler dans un gouffre. J'avoue que toutes ces images et ce chamboulement me donne le tournis. Bien sûr, je suppose que tout du long il s'agit d'un oiseau mais la construction des vers et des quatrains est tellement brouillonne qu'on ne sait plus ni à qui, ni à quoi se rattachent les verbes et les adjectifs. Je supprimerai mon appréciation à la parution (Appréciation supprimée) |
| Ornicar
23/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Le monde des hommes, si vils et si petits, vu d'en haut. Très beau poème, très imagé. J'y suis, moi, dans cette évocation planante inspirée où je sens le souffle du rêve d'Icare ("Pour boire le soleil engorgé de douceur") et celui de "l'Albatros" de Baudelaire ("prince solitaire" en lieu et place du "prince des nuées"... "fuyant l’étrange flot des destins décadents")
Il y a quelquechose de gracieux, d'élégant, de majestueux, de pur et en même temps de tranchant, d'acéré ("déchire le ciel" ; "Dessinant des éclairs... brisés") de vicié aussi ("pâleur infime" ; "gravats") que condense l'oxymore du dernier vers : "Regarde-le voler dans ce gouffre sublime !" Ce mélange des registres évoque tout à fait le vol d'un grand rapace dont on ne perçoit ici que "l'ombre portée" du titre. Tout est relaté de façon indirecte et biaisée, comme si le narrateur, et avec lui le lecteur, étaient accrochés aux ailes de l'oiseau, à la fois acteurs et spectateurs de leur itinérance. D'où la rédaction parfois "étrange" des vers qui peut désorienter à la première lecture mais que je trouve en réalité tout à fait adaptée car le point de vue adopté n'est pas celui d'un observateur au sol. Cet axe de traitement est vraiment original et met les éléments naturels à l'honneur : rivière ou torrent que l'altitude transforme en "ruisselet", "cimes", "lacs", "forêts" que l'altitude encore noie dans une masse indistincte de "verdure". On sent véritablement le souffle du vent et ce poème aurait eu toute sa place au dernier concours de la maison. |
| Donaldo75
23/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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J'ai vraiment aimé ce poème. A la lecture, il est fluide, imagé, virevoltant. L'univers qu'il met en place fonctionne bien et reste cohérent. Les images enrichissent l'ensemble; belles, elles apportent beaucoup à la lecture. Le rythme est emballé par la fluidité des vers, leur facilité en lecture à voix haute. C'est presque musical. Vu de loin, j'ai eu l'impression que c'était facile de composer de la poésie, un peu comme quand je regardais Roger Federer voler sur la pelouse de Wimbledon. Je sais, cette image sportive n'est pas très littéraire mais c'est la plus proche de ce que j'ai ressenti en relisant ce poème.
Bravo ! |
| Passant75
25/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Que de fois ai-je suivi du regard le vol d'un milan sur les hauteurs adossées au golfe du Valinco, aussi ai-je été sensible au thème choisi par l'auteur.
Malgré le deuxième vers du troisième quatrain (Déferlent leurs ombres sur les eaux irisées) qui a déchiré mes oreilles et le premier vers du dernier quatrain (Le sol déroule en bas ses forêts de verdure) que j'ai trouvé d'une banalité scolaire affaiblie qui plus est par deux pléonasmes, la musique de l'ensemble m'a parfois rappelé la fluidité du vol du milan, les ailes déployées. Quelques images étonnantes et le fait que l'auteur passe du vouvoiement dans le premier quatrain au tutoiement dans le dernier peuvent tout de même surprendre. Au final, je suis resté sur une impression plutôt mitigée. |
| papipoete
25/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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bonjour Bodelere
Sous des airs de sauvage nature, où un dragon volerait jusqu'au creux des vallons, pour y dévorer quelque proie, la plume de l'auteur vire à fustiger un humain, dont le vol lugubre ( un blond US ou un blond URSS ) ne pourra finir qu'en dévorant la planète entière...même la glace groenlandaise ? NB j'avoue n'avoir pas assimilé toutes les métaphores, et préfère imaginer un condor au long cou, volant au gré des courants d'air à la recherche de charognes. Pour ceci, je trouve la première strophe cadrant avec mon scénario, mais après... L'ultime strophe est en la matière, fort alambiquée. le 10e vers et cette inversion ; n'eut-il pas mieux valu écrire " leurs ombres déferlent sur..." ? la non alternance des rimes ( masculine/féminine ) dans le second quatrain, et tout en féminines dans le dernier me font tiquer. Je ne lis pas ici un long fleuve tranquille ! |
| Boutet
25/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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C’est un poème très visuel, presque pictural, qui élève le regard au-dessus du monde humain. Le « prince solitaire » semble évoquer une figure de liberté et de puissance, en contraste avec la petitesse et la décadence des hommes.
Dommage que, même en contemporain, la prosodie ne soit pas plus soignée (alternance rimes féminines/masculines sauf au premier quatrain). La lecture est cependant fluide et agréable, excepté le vers 10 (déferlent leurs ombres). |
| Polza
28/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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L’exergue m’a un tantinet gêné par rapport au poème.
Je m’attendais sûrement à tort à ce que l’humain et la nature soient beaucoup plus mis en opposition avec l’emploi du glyphosate ou des nombreux pesticides. Par contre, vous allez trouver que je ne sais pas ce que je veux, mais pour l’opposition jour/nuit, je ne la trouve pas pertinente. J’ai eu la sensation qu’elle n’était là que pour l’effet poétique et non pour le sens du récit. Les pesticides sont en général utilisés de bonne heure le matin ou en fin de journée, mais les agriculteurs viennent rarement en catimini la nuit pour n’être vus de personne… (enfin je crois). J’ai indirectement pensé à la légende de la troisième colombe de Stefán Zweig, même si le sujet n’est pas le même. J’ai le défaut de m’arrêter (c’est un tort que je reconnais volontiers) à l’une des définitions de la poésie néo-classique qui est (CNRTL) : « Mouvement, qui eut cours à la fin du xixes. et au début du xxes., dont l’idéal était de renouveler les formes poétiques modernes en s’inspirant de l’Antiquité classique, représenté, en particulier, par Ch. Maurras et J. Moréas. (Dict. xxes.). » En poésie néo-classique, selon Sorgel et d’autres, l’on peut se permettre de la synérèse sur de la diérèse des hiatus ou autres choses dites permises. Cependant, je pense pour ma part qu’il faut en user avec modération. En ce sens, les singuliers/pluriels ne m’ont pas plus choqué que cela. Mais si l’on y ajoute des rimes masculines qui en suivent d’autres, le « leurs ombres » à l’hémistiche que je trouve personnellement inélégant, etc., cela me semble trop, même en néo-classique, j’ai eu l’impression d’une sorte de fourzitou des autorisations poétiques en néo qui m’a relativement gêné (cela n’engage que moi bien évidemment et je n’irai pas me battre avec qui que ce soit pour que l’on vous déclasse, j’ai d’autres chats à fouetter !). « Aux ailes déployées qui capturent les vents, Il déchire le ciel d’une douce langueur ; » je n’ai pas bien compris la continuité de ces vers, c’est le « aux » dans aux ailes déployées » que je ne comprends pas bien, peut-être comprendrai-je mieux en lisant les autres commentaires ou dans les éventuels remerciements… Ce passage m’a néanmoins fait penser de loin à Jonathan Livingston, le goéland de Richard Bach. « Fuyant l’étrange flot des destins décadents, » et pour la formule que je trouve plus poétique et pour éviter le dèdè, j’aurais préféré « Fuyant l’étrange flot de destins décadents ». « Pour boire le soleil engorgé de douceur » encore une fois c’est personnel, mais le verbe engorger ne m’a pas paru judicieux dans ce passage, je m’attendais à autre chose… De « Sur la crête des lacs » à « jamais apaisé. » j’ai bien aimé l’allitération en Z qui fait écho à « Dessinant des éclairs », ça me rappelle bien la sorte de lettre Z que je dessine quand je fais un éclair (je dessine très mal !). J’ai en revanche moins apprécié les quatre rimes en É ! « Où le souffle du temps n’est jamais apaisé »/« Où chaque humain devient une pâleur infime. » je me suis demandé si les deux « Où », n’étaient pas un peu trop rapprochés, je ne sais pas trop encore. « Regarde-le voler dans ce gouffre sublime ! » je me suis demandé à qui s’adressait le narrateur. Dans « Écoutez-le planer », c’est général, mais « Regarde-le voler » semble un peu plus personnel. Dans l’ensemble, je trouve que ce poème passe parfois du coq à l’âne, il m’a manqué une continuité claire et précise pour que je comprenne bien le tout (en n’oubliant pas que c’est peut-être moi qui suis complètement passé à côté, je ne dis pas que c’est votre faute). Je me suis un peu perdu dans les mots du narrateur, je n’en ai pas pleinement saisi la portée… Édition J’avais un doute au sujet des adjectifs de couleur composés que je n’avais pas évoqué dans mon premier commentaire. Je vous en fais part, mais j’ai toujours le même doute, je ne suis pas expert en la matière ! Si c’était un de mes poèmes, je me renseignerais sur le site de L’Académie française qui répond aux questions posées la plupart du temps… Je vous laisse une liste non exhaustive de ce que j’ai trouvé en cherchant un peu. « Sur la crête des lacs, les flancs blancs argentés, » Quand deux adjectifs de couleur sont combinés, les deux adjectifs restent invariables. Dans la majorité des cas, les deux adjectifs sont unis par un trait d’union, bien que ce dernier ne soit pas obligatoire. Ses yeux bleu-vert contrastent joliment avec sa chevelure brun-noir Quand deux mots sont employés pour qualifier une seule couleur, aucun ne varie. Exemples : une souris gris clair, des rideaux vert pomme, des murs blanc cassé, des ongles rouge sang, des chemises bleu pâle, des costumes bleu foncé, des feutres jaune citron… Cas particulier : les adjectifs de couleur coordonnés ou juxtaposés Un nom peut être suivi de plusieurs adjectifs de couleur. Selon le sens, ils devront s’accorder… ou rester invariables. Lorsque ce dont on parle est de deux couleurs Si l’on veut parler d’objets, ou d’autres éléments, qui sont de deux couleurs, on n’accorde pas les adjectifs de couleur. Il faut donc écrire : • Les holsteins sont des vaches laitières noir et blanc (= ces vaches sont bicolores). • Des tee-shirts rouge et rose seront distribués aux participants. • Les drapeaux bleu, blanc, rouge doivent orner les édifices et bâtiments publics selon le calendrier de pavoisement. Lorsque ce dont on parle existe en plusieurs couleurs Si l’on veut parler d’objets, ou d’autres éléments, qui sont de couleurs différentes, on accorde les adjectifs de couleur. Il faut donc écrire : • Les vaches noires et blanches paissent dans la prairie (= il y a des vaches noires et des vaches blanches). • Les drapeaux verts et jaunes sont hissés sur les plages de France. Il faut donc bien faire attention à l’accord en fonction de ce que l’on souhaite dire. Les adjectifs de couleur composés de plusieurs éléments sont toujours invariables, quels que soient ces éléments : ▪ adjectif de couleur + adjectif de couleur : des yeux bleu-vert ; des vestes gris-noir ; des tissus beige rosé ▪ adjectif de couleur + autre adjectif des cheveux châtain foncé ; des yeux vert clair ; des nappes jaune pâle ▪ adjectif de couleur + nom des chapeaux jaune paille ; des rubans rose bonbon ; des cheveux noir de jais ; des robes vert Nil ▪ nom composé ou groupe nominal employé comme adjectif de couleur : des gilets bouton-d’or ; des tapis feuille-morte ; des chemises caca d’oie Le veston d’Adélaïde est parsemé de paillettes blanches et argent. Dans cette phrase, les adjectifs blanches et argent sont coordonnés. Ils désignent des éléments différents : certaines paillettes sont blanches et d’autres paillettes sont argent. L’adjectif blanches s’accorde donc en genre et en nombre avec le nom paillettes (féminin, pluriel). Toutefois, puisque l’adjectif argent est issu du nom argent, il est invariable. |
| Million
31/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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ça sonne vraiment bien ! J'ai adoré !
"Pour boire le soleil engorgé de douceur" Petite trouvaille ! On devine l'association sans comprendre vraiment, et là c'est fort. Il y a des maladresses, et c'est dommage, je crois. "Déferlent leurs ombres sur les eaux irisées" celui-là est mal tourné. À changer je crois. Si j'ai une alternative je vous proposerais. Peut-être avez-vous déjà lu "Vol de nuit" de Saint-Exupéry ? Sinon, lisez-le, il vous plaira sûrement. Bien à vous |




