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| papipoete
18/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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classique
D'emblée, la présentation de 12 vers en paquet, ne sied guère à ce Maître qu'est l'alexandrin ! Le contenu de texte par contre, est à la hauteur, et l'on se sent entraîné par ce tourbillon, où le poète peintre manie la plume à la perfection. NB le tableau joint est tellement tourmenté, qu'on croit voir une seule couleur, toile accrochée aux cimaises du purgatoire ? ça tourne, ça tourne et je perd pied. alexandrins au classique sans faute papipoète |
| embellie
19/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Je ne suis pas attirée par l’art abstrait. Il ne me paraît pas possible d’en parler, le décrire et qu’il en découle un quelconque sentiment. Pourtant, ici, un auteur inspiré a su traduire par des mots l'impression que lui provoque la vision de cette toile : tourbillon de lignes – l’inconnu pour unique horizon – rouges jaunes et bleus sans relâche entraînés – contours mouvants sur des flots déchaînés – du pinceau de l’artiste ivre de liberté. Et voilà le grand mot lâché, le principal, liberté. Il semblerait que le peintre abstrait soit un peu anar sur les bords, refusant l’apprentissage, les contraintes, les lois des formes et se satisfasse d’un jet de couleurs sur la toile, sans autre raison que son plaisir visuel, en toute liberté. Mais je me dis qu’il a peut-être d’autres motivations ?
Je salue l’originalité du sujet de ce poème, au titre bien choisi, et sa forme : douze vers constitués d’une seule phrase. Et ça tient la route ! Les rimes sont riches, comme il se doit pour du classique. Merci à l’auteur(re) pour ce plaisir de lecture. embellie en EL. |
| Lebarde
24/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Une poésie classique extrêmement concentrée dans la forme et la présentation pour décrire une toile abstraite de Kandinski proposée en lien dans l'exergue, qui explose de couleurs vives, de lignes et de formes mystérieuses dans lesquelles l'imagination de chacun de lecteurs trouvera son compte, aidée en cela par des vers riches qui suggèrent d'y voir autant d'objets et signes naturels et de scènes bibliques ou romantiques.
Le propos est dense, puissant et poétique: "une grandiose et vive symphonie "qui traduit bien le "Mélange d’allégresse et de nervosité/Du pinceau de l’artiste ivre de liberté." Bravo je suis séduit. En EL |
| Ornicar
24/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Dans l'absolu, c'est à dire sans avoir l'oeuvre du peintre en tête, je ne le trouve pas si mal ce poème inspiré de "Composition VII" de Kandinsky. Après, c'est sûr que comparé au tableau et ses couleurs vives, l'écriture semble un peu sage et retenue, chargée d'un moindre éclat. Tout dépend en fait du point de vue et du référentiel adoptés.
Il y a tout de même une sacrée contradiction à vouloir lui rendre hommage en s'imposant les contraintes de la plus contraignante des formes poétiques : la forme classique. Certes, dans son processus de création, Kandinsky s'inspirait des grandes oeuvres musicales du répertoire classique ou romantique, je me demande toutefois si une forme libre n'aurait pas mieux convenu au sujet. Au passage, joli titre qui fait justement référence aux douze demi-tons de la gamme chromatique. De façon générale, j'ai constaté qu'il n'est jamais facile de rendre hommage par l'écrit à un artiste ou son oeuvre. Le résultat semble toujours un peu décevant ou désarmant, en deçà de ses propres attentes, souffrant de la distance qui sépare l'intention de sa concrétisation, le rêve de la réalité. Sans être spécialement transporté, je ne suis pas non plus vraiment déçu. Bravo à l'auteur(e) qui, ajoutant une difficulté supplémentaire à cette difficulté première, s'en tire plutôt bien pour un résultat que je qualifierai "d'accadémique". Sans aucune nuance péjorative de ma part. |
| Provencao
26/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Luron,
J'ai beaucoup aimé ce vertige chromatique, passionnée d'art pictural que je suis. Vous avez su mettre en lumière cette sensibilité vibrante de ce grand artiste peintre. Cette résurrection en vos vers représente la parole poétique comme une parole partagée qui s’enroule sur elle-même, en tourbillons de lignes, appliquant aux mots une sublime réincarnation. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| LeChevalier
26/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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(Je commente le texte seul. Je n'ai regardé la peinture qu'après coup.)
C'est excellent ! Des alexandrins à rimes plates unifiés par la syntaxe dans une seule phrase, à la structure solide et extrêmement claire. Cette énorme phrase exprime parfaitement le fond du poème, un tout qu'on ne peut pas couper en morceaux plus petits, un gestalt pour ainsi dire. Toute forme strophique aurait été un mauvais choix car les strophes imposent une analyse en parties. Quelques enjambements auraient pu accentuer la sensation tourbillonnaire mais leur absence ne saurait en aucun cas être considérée comme un défaut. Mes compliments ! |
| Boutet
26/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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C'est bien écrit c'est certain mais je regrette quand même que d'avaler 12 vers sans un point finisse
un peu par peser sur l'estomac ou la respiration. Concernant le tableau, lui-même, j'avoue ne pas être trop fan de ce genre de barbouillis moderne mais à chacun ses goûts. |
| Passant75
26/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Toute œuvre artistique est une création. Ce denier mot s'oppose à ce que je vois dans cette composition de Kandinsky, à savoir, au centre du tableau, un œil, celui du peintre donc du créateur, qui observe la destruction du monde qui part en éclats dans tous les sens.
Le premier mot du poème, "Déluge" s'est imposé à moi comme une volonté divine de détruire le monde précédemment créé. "Chaos d'un univers à perdre la raison" a confirmé mon sentiment d'un monde irrationnel dont l'esprit ne peut saisir le moindre contour. Kandinsky, mieux que personne, fait éclater les lignes et les couleurs. Lui rendre hommage en usant d'alexandrins des plus classiques peut paraître étonnant, mais qu'importe, c'est le réel construit et bien rythmé qui salue une œuvre qui déconstruit le monde. Au final, j'ai apprécié l'opposition entre le poème et le tableau, opposition qui crée une complicité entre deux extrêmes. |
| jeanphi
26/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Luron,
Étrangement, cette lecture m'a criblé de contrariétés attachantes. Un caractère inégal, on passe du tout au tout, la description de ce qui ne s'y trouve pas, l'énumération de couleurs... Sans m'attaquer aucunement à l'aspect technique de ces vers, je dois dire que j'en regrette l'entrée du fait de ces deux noms successifs (chaos et déluge) qui ouvrent les deux premiers duolets et paraissent indéfiniment suspendus dans l'attente d'une justification. Mais n'est-ce là une très juste représentation du tableau en question. L'inversion du deuxième vers a contribué à me mettre dans de mauvaises conditions de lecture. Et pourtant, malgré cette mise en exergue défavorable, faut-il que la justesse imprègne inexorablement ce qui suit, je retiens de l'ensemble son grand esthétisme, sa sincérité, sa complétude, cette dernière dans une mesure que je parviens difficilement, ou ne parviens pas du tout à expliquer. Derrière ce rendu de vos ressentis, vous magnifiez à raison ce superbe tableau de kandinsky. Le défit est de taille, car, si l'œuvre picturale semble s'inviter dans l'imagination de l'observateur en une sorte d'intimisme de l'émotionnel, il serait magistral que vous parveniez à faire dire une telle chose à la majorité des lecteurs de ce pourtant très beau poème. Je le découpe en deux parties entièrement différentes(v.1-6;v.7-12), dont la seconde qui n'a pas fait l'objet de ma mesquinerie me paraît de ce fait extrêmement réussie. Merci pour cette lecture. |
| Bodelere
27/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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c'est un bel hommage à l'émancipation de l'art. Le poème parvient à rendre "lisible" l'abstraction en utilisant des images très visuelles et un rythme soutenu qui imite le mouvement du pinceau sur la toile.
Le fait de ne pas stropher donne un sentiment d'apnée que peut donner justement au peintre l’abstraction |
| GiL
27/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Ce bloc de 12 sur 12 qui contient une seule phrase, m’évoque cette arabesque faite d’une seule ligne qui sinue et se replie élégamment sur elle-même pour remplir tout l’espace du carré où elle se déploie.
Et quelle phrase ! Par son vocabulaire, sa syntaxe, son mouvement, ses images, elle est en soi un hommage vivant au tableau. Quel paradoxe : Kandinsky traduit en alexandrins ! J’adore. Il en faut du talent pour parvenir à me faire (presque) aimer Kandinsky ! |
| Famineur
27/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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J'adore les vers 2 et 4, que je trouve très originaux :
"Où du monde réel sont effacés les signes," "Nous laissant l'inconnu comme unique horizon," Mais il aurait fallu que le reste le soit tout autant pour traduire en alexandrins la toile de Kandinsky. Le reste, en effet, me paraît banal, beaucoup trop banal pour me donner le vertige. |





