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Poésie contemporaine
Passant75 : Quand la mer se retire
 Publié le 27/01/26  -  8 commentaires  -  845 caractères  -  115 lectures    Autres textes du même auteur

« La vie, c’est comme les vagues, c’est comme l’écume, tout se disloque, tout s’en va, tout se perd. »
(Sœur Emmanuelle)


Quand la mer se retire



L’écume est ce qu’on voit quand la mer se retire,
C’est, quand tout se termine, une photo jaunie,
L’image du passé, ce n’est qu’un souvenir
Qui peine à s’en aller, vivant son agonie.

L’écume est ce qu’on voit quand la mer se retire,
Hier n’est déjà plus, passe et trépasse le temps,
L’écume est une plaie qui parfois fait souffrir,
Une morsure au cœur, voire un simple tourment.

L’écume est ce qu’on voit quand la mer se retire,
Sur la plage lavée, un débris qui survit,
Un vestige lointain qu’on voit s'évanouir,
La mémoire d’un temps que l’on croyait fini.

L’écume est ce qu’on voit quand la mer se retire,
C’est un reste de vie qui pourrait s'oublier,
Un regret quelquefois, un remords ou bien pire,
Mais se noie l’écume au rythme du sablier.


 
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   Lebarde   
24/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
"L’écume est ce qu’on voit quand la mer se retire,"

Une manière bien originale de parler avec nostalgie et une pointe de regret et d'amertume, du temps qui passe, des résidus des malheurs et détresses qu'il laisse, des souvenirs de vie qui disparaissent "au rythme du sablier."

Pas tout gai tout cela, mais pas tout nouveau non plus...mais il y a l'art et la manière pour le dire et je trouve que vous l'avez dit avec simplicité, fluidité et poésie.

Alors j'adhère volontiers.

En EL

   Donaldo75   
25/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Allez, je vais sortir de ma zone de confort et tenter une analyse de type cerveau gauche, avec grosses lunettes et tout l’attirail des élèves sages au premier rang. Le poème assure la cohérence dans l’usage d’une métaphore – l’écume comme la trace du passé – intéressante sur un sujet aussi douloureux. L’écume devient successivement souvenir, plaie, vestige, regret. C’est progressif et bien vu car la métaphore prend du corps au lieu de rester dans sa nature première. La répétition de « L’écume est ce qu’on voit quand la mer se retire » prodigue un rythme quasi liturgique sous une forme de refrain. Je sais, cela peut agacer certains lecteurs qui verraient dans cette redondance un manque de variation mais moi j’aime l’ostinato (genre celui de « Money » par Pink Floyd). Le champ lexical du temps, de la disparition, de la mémoire crée une vraie atmosphère, une tonalité douce-amère. L’écriture est soignée, musicale. Si j’étais un peu tatillon, je dirais que le rythme est un peu beaucoup homogène, au risque de manquer de relief.

Bref, j'aime bien.
Merci !
Bravo !

   Polza   
29/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime bien
J’ai trouvé l’exergue bien choisi. Il aide à comprendre le poème tout en métaphores.


« L’écume est ce qu’on voit quand la mer se retire,
C’est, quand tout se termine, une photo jaunie,
L’image du passé, ce n’est qu’un souvenir
Qui peine à s’en aller, vivant son agonie. » je me suis dit qu’il y avait peut-être un peu trop de sonorités en Q dans ce quatrain. « écume/qu’on/quand/quand/qu’un/qui » (voire agonie si l’on considère une sorte de consonne équivalente Q/G.)

Vu que vous êtes en poésie contemporaine, rien ne vous empêchait d’alléger un peu. Par exemple « L’image du passé, un vaste souvenir/Qui peine à s’en aller, vivant son agonie. » ». L’hiatus n’était pas bien grave dans cette catégorie-là.

« L’écume est ce qu’on voit quand la mer se retire » si j’ai trouvé le leitmotiv intéressant, j’ai moins apprécié le « qu’on voit » qui fait « convoi » à l’oral, mais pas seulement pour cette raison. Je trouve la formule « que l’on voit » plus littéraire, mais vous ne pouviez pas sans avoir 7 pieds jusqu’à l’hémistiche. Le problème, c’est que plus loin dans le poème, le narrateur dit « La mémoire d’un temps que l’on croyait fini. ». Du coup, ça se voit et quand ça se voit c’est moins bien je trouve. Je veux dire par là que le lecteur que je suis s’aperçoit que vous vous êtes arrangé pour un coup écrire « qu’on voit » et l’autre « que l’on voit » afin de respecter la métrique…

« L’écume est une plaie qui parfois fait souffrir, » avec « L’écume » à chaque premier vers de chaque quatrain, ce n’était peut-être pas judicieux d’en rajouter un de plus peut-être ?

« Une morsure au cœur, voire un simple tourment » j’aime les oxymores en poésie, mais « simple tourment » ne m’a pas particulièrement convaincu.

« L’écume est ce qu’on voit quand la mer se retire,
Sur la plage lavée, un débris qui survit,
Un vestige lointain qu’on voit s’évanouir,
La mémoire d’un temps que l’on croyait fini. » idem que ma première remarque : « écume/qu’on/quand/qui/qu’on/que/croyait »


« L’écume est ce qu’on voit quand la mer se retire,
C’est un reste de vie qui pourrait s’oublier,
Un regret quelquefois, un remords ou bien pire,
Mais se noie l’écume au rythme du sablier. » re… « écume/qu’on/quand/qui/quelquefois/écume » sur quatre quatrains, ça fait un peu beaucoup je trouve.

« Hier n’est déjà plus, passe et trépasse le temps, »
« Mais se noie l’écume au rythme du sablier. » les E non élidés ne m’ont pas gêné dans cette catégorie, mais comme ce poème est plutôt bien rythmé, j’ai eu plus de mal avec « passe et trépasse le temps » (j’ai du mal à considérer 6 pieds) et avec l’hémistiche à « au » dans « se noie l’écume au ».

Je pense que je pourrais vraiment beaucoup apprécier ce poème s’il était légèrement retravaillé, il y a une bonne base à mon avis.










Édition

J'avais oublié de vous le signaler, mais le titre m'a fait penser à cette chanson de Mano Solo que j'aime beaucoup (la chanson et feu Mano Solo)

Quand la tempête s’arrête, le limon coule au fond
Là où jamais ne pénètre la moindre lumière, le moindre rayon
Alors il se dépose une strate pour chaque chose
Retapissant sans cesse de chaque nuit pour chaque oubli...

   papipoete   
27/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Passant75
Permettez-moi, à vous lire de fredonner cet air, que Brigitte Bardot nous susurra
- sur la plage abandonnée, coquillages...
" l'écume est ce qu'on voit...
un reste onirique de ce que fut un visage aimé, une voix si chère, une plaie comme un sourire, et aussi un remords, qui nous fait regretter qu'on ne puisse faire " retour arrière ", et PLAY avec des corrections.
un reste parfois de Cendres lorsque le chagrin nous fit tout brûler.
NB nostalgie se conjugue avec mélancolie, lorsque le sac joue avec le ressac de nos pensées, lorsque le soir le sommeil ne venant pas, la mer de nos souvenirs ne cesse son manège infernal.
le premier quatrain a ma préférence.
le contemporain de votre prosodie n'est pas désagréable à lire, mais peut-être que leurs 12 pieds eurent plaisir à flirter avec Maître Alexandrin ?

   Provencao   
27/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Passant 75,

J'ai bien aimé ce souffle, cette confidence en cette mer qui se retire, en belles racines du monde qui dessinent l'écume, la plage lavée, un vestige lointain...une insaisissabilité de cette confidence rejoignant la vérité de ce temps qui passe.

Belle approche détournée et sensible de cette mer qui se retire offrant l'incertitude de toute mémoire:


"L’écume est ce qu’on voit quand la mer se retire,
C’est un reste de vie qui pourrait s'oublier,
Un regret quelquefois, un remords ou bien pire,
Mais se noie l’écume au rythme du sablier"

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   Boutet   
27/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Une idée originale de commencer les quatrains d'un poème par un même vers mais l'ennui en ce qui me concerne est que la formulation de ce vers n'est malheureusement ni heureuse, ni jolie : l'écume est ce qu'on voit : ce qu'on n'est guère poétique et de plus il se heurte avec le c d'écume.
+ 3 fois le verbe être dans le premier quatrain et ces qu' qui se répètent à l'envi dans toute la poésie.
Bref un poème qui aurait pu être intéressant mais qui possède beaucoup trop de formules tarabiscotées.
Le quatrain 3 surnage un peu au-dessus des autres.

   Bodelere   
27/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
​La répétition du leitmotiv
​L'utilisation systématique du premier vers (« L’écume est ce qu’on voit quand la mer se retire ») au début de chaque strophe crée un effet de litanie. Bien que cela donne une structure, cela peut aussi devenir redondant. Le lecteur finit par anticiper la ligne, ce qui diminue l'impact émotionnel des nouvelles images proposées dans la suite de la strophe.
Le rythme est instable et manque de fluidité
​Des rimes parfois "faciles" ou approximatives
​Rimes sémantiques classiques : L'association temps / tourment ou vie / fini est assez conventionnelle dans la poésie mélancolique, ce qui peut donner une impression de "déjà-vu".
​Un ton un peu "explicatif"
​Le poème utilise beaucoup de métaphores directes (« L'écume est... », « C'est... »). En voulant trop expliquer ce que représente l'écume (une photo, une plaie, un débris, un regret), l'auteur laisse peu de place à l'imagination du lecteur. Parfois, snuggérer l'émotion par une description visuelle est plus puissant que de nommer directement le "remords" ou le "souvenir".
​Pléonasmes et clichés
​« Hier n’est déjà plus » : C'est une évidence qui n'apporte pas forcément de profondeur poétique.
​« Le rythme du sablier » : C'est une image très commune pour parler du temps qui passe, un "topos" qui manque un peu d'originalité.
​En résumé : C'est un texte sincère et cohérent, mais il gagnerait en force s'il variait ses structures de phrases et s'il resserrait sa technique pour porter son message avec plus de rigueur.

   LeChevalier   
27/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
La forme est sciemment contemporaine, donc aucun lieu de critiquer le non respect des règles classiques.

La syntaxe est extrêmement claire et simple, sur le modèle de la liste d'attributs du sujet, parfois les éléments sont juste séparés par des virgules. C'est très bien sauf pour le dernier vers où la clarté se gâte. Malheureusement, ça tombe au moment où il fallait précisément être clair. A mes yeux, cette fin n'est pas assez travaillée ou pas assez inspirée, si on préfère.

Pour le fond, abstraction faite de mes convictions personnelles, je trouve que l'idée est exprimée avec pureté. Le pessimisme est un grand ressort poétique, après tout. La reprise du vers initial en tête de strophe contribue à créer cette ambiance pessimiste. Je suis sensible à ce genre de procédés qui rapprochent la poésie du chant. Toujours dans ce sens, la syntaxe simple renforce le rythme, on n'est jamais gêné qu'au dernier vers.


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