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Poésie libre
Tadiou : Chagrins
 Publié le 23/09/17  -  19 commentaires  -  772 caractères  -  298 lectures    Autres textes du même auteur

Masculin en-deçà, féminin au-delà ? (Ou le contraire ?)


Chagrins



La dit l’enfant
Le répond l’adulte

Alors pleure l’enfant : pourquoi le ?
Greta dit « Die Sonne »
Die c’est la
John dit « The sun »
The c’est la et le


Le dit l’enfant
La répond l’adulte

Alors pleure l’enfant : pourquoi la ?
Greta dit « Der Mond »
Der c’est le
John dit « The moon »
The c’est le et la


Soudain chante l’enfant
« lela lale lele lala elle alle ella alla llea llae »

Alors rit l’enfant

Puis il-elle s’endort

Sous la-le lune

En attendant le-la soleil


 
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   Donaldo75   
6/9/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

J'ai trouvé ce poème plein d'humour, même si je suppose que les lecteurs fâchés avec les langues étrangères, en particulier l'anglais et l'allemand, ont du rapidement déclarer forfait.

Est-ce de la poésie ? Je dirais que oui. Une sorte de poésie pédagogique. Cela me rappelle un de mes cours d'allemand au Goethe Institut de Munich, il y a vingt ans, quand mon enseignante du moment trouva comme unique moyen de me débloquer, un jeu graphique avec des cartes indiquant les déclinaisons et les articles. Ce jeu me permit d'ancrer les principes de cette langue complexe, sans pour autant me contraindre dans une sorte de système fermé.

Ici, l'enfant c'est nous. Je veux dire moi, celui qui en bavait avec ces déclinaisons, ces histoires de genres et ces règles grammaticales par trop coercitives. Et quoi de mieux que le Soleil et la Lune, les astres essentiels pour nous pauvres humains cantonnés sur notre petite planète bleue ?

J'apprécie également le clin d'oeil: Greta, c'est un prénom mais aussi l'acronyme d'un réseau national d'apprentissage de la langue allemande. J'aimerais croire que John, ce n'est pas un choix par facilité mais un hommage à John Lennon, probablement le poète anglais le plus célèbre de la seconde moitié du vingtième siècle.

"Soudain chante l’enfant
« lela lale lele lala elle alle ella alla llea llae »"
Notre universalité va au-delà du langage mais le langage l'exprime mieux que l'image. Et le langage est sonore.

Ce poème est lunaire et ensoleillé.
Je dis Bravo !

   Brume   
10/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour

J'ai bien aimé ce jeu de langage.
Un joli conte, pas si innocent, c'est le titre qui me l'a dit.
Votre poème évoque selon moi ce qui pourrait être un trouble de l'identité sexuelle.
Votre poème ne dévoile pas grand chose, ce qui ouvre au lecteur une grande diversité d'interprétation.
Bien que je trouve votre poème mignon il ne m'a pas transcendé. Les 4 premieres strophes font répétition. Le poème est trop simple, les vers peu recherchés et manquant de force.

   Queribus   
12/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Une curieuse écriture qui sort vraiment de l’ordinaire, le tout sur une ton fort amusant; il fallait y penser; cet exercice à la Prévert est plein de drôlerie et ressemble beaucoup à une comptine. La construction du texte m'est apparue très intéressante: deux "vers" puis cinq, encire deux et cinq puis, soudain le rythme change; je pense que l'exercice demande une grande habileté et du métier.

Donc chapeau l'artiste et à une prochaine fois j'espère.

Bien à vous.

   hersen   
12/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime assez bien l'idée mais je regrette l'anglais et l'allemand. Car cette histoire très enfantine devient alors quelque chose de trop complexe pour un enfant. Il joue avec sa langue pour l'apprendre, mais ajouter des langues étrangères à ce niveau de langage ne fait, pour moi, pas de sens. Et telle qu'elle est, cette histoire doit rester enfantine pour en garder tout le sel.
Par contre, j'aime beaucoup les 4 derniers vers.

je pense qu'on a tous de ces petites histoires avec nos enfants

Regarde, Maman, un lavion ! Mais non, on dit un avion...
...

Oh maman, regarde le navion...

   FABIO   
23/9/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour

Je n'ai pas une sensibilité particulière pour ce texte qui me parait un peu trop libre de la poésie.Le sens est ambigu a souhait.
Du coup j'accroche en le lisant et ça me lasse.L'anglais me pose problème également.
Merci pour votre proposition

   papipoete   
23/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Tadiou,
Un texte écrit très librement avec ses déclinaisons de " le/la " en allemand, en anglais ; une histoire que l'on pourrait chanter en comptine à l'enfant .
NB pas sûr que la fillette trouve le sommeil, en tournant dans sa tête " die/the/der " pour évoquer le soleil et la lune de la nuit qui sur sa maison, vient de tomber !

   Marie-Ange   
23/9/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je reconnais que de prime abord, je n'ai pas du tout
accroché. L'idée me semblait bonne, ma lecture plus
en retrait.

Comme à chaque fois dans ces cas-là, j'insiste un peu.
Plusieurs lectures et puis, comme une petite musique
soudaine se pose sur ces mots.
Puis l'enfant se fait plus présent, et le sourire me vient.

Je ne suis pas "fan" du tout, d'ordinaire du mélange
des langues, mais je trouve que dans ce texte-ci
c'est très savamment utilisé. Cela fallait la peine
que je m'attarde davantage.

Il est vrai que l'enfant a bien souvent du mal avec "lela".
J'aime cette innocence de l'enfant que vous avez su
faire transparaître dans ce texte. Elle est indéniable.

Ma préférence bien sûr à cette partie-ci :

" Soudain chante l’enfant
« lela lale lele lala elle alle ella alla llea llae »

Alors rit l’enfant

Puis il-elle s’endort

Sous la-le lune

En attendant le-la soleil "

A l'enfant le mot de la fin, il ne pouvait en être autrement.

   PIZZICATO   
23/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Petite fantaisie avec un ping-pong masculin/féminin franco-anglo-germanique.

Cela pourrait faire une comptine ; sans plus, pour ma part.

   Palrider   
23/9/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour

Je ne suis pas touché par ce type de texte, des mots, le ou la, j'ai raison, oui non...j'y vois de "le la" maîtrise, mais non, désolé.

   Cat   
23/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Tadiou,

J’adore le mélange des langues !
Je sors de votre poème une petite musique dans la tête. Cristalline et insistante… malgré les chagrins.

Et oui, depuis la Tour de Babel, on se mélange allègrement entre les la latins qui deviennent parfois des le germaniques et vice-versa pour nous faire perdre la tête.

Votre mise en vers a un côté comptine, qui rajoute au charme de cette balade aux pays des mots de l’univers.

Merci pour ce morceau de soleil. Il finira bien par sécher les larmes des chagrins.

A vous relire.


Cat

   framato   
23/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Tadiou,

Une poésie à la Maurice Carème mais franchement moderne, j'ai adoré la fraîcheur sans trop de plan-plan.
Très agréable. Merci pour ce sourire léger (comme le texte)

   jfmoods   
24/9/2017
La locution prépositive ne prend pas de tiret : en deçà.

L'entête, clin d'oeil à la formulation de Pascal ("Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà") invite le lecteur à considérer le monde sans oeillères, à dépasser la confrontation stérile avec l'Autre (alternative : "Ou le contraire ?"), à accepter la diversité des regards.

Le titre du poème ("Chagrins") et l'anaphore assortie d'une inversion du sujet ("Alors pleure l’enfant") manifestent la nostalgie d'une introuvable transparence des langues.

Le poème propose une réflexion à visée didactique.

La première étape, celle de la mise en perspective, s'alimente d'incompréhension ("pourquoi le ?", "pourquoi la ?", "La dit l'enfant / Le répond l'adulte").

La seconde étape, celle de l'acceptation, ouvre le champ nourricier de la curiosité ("Soudain chante l'enfant", "Alors rit l'enfant").

La disparité entretient la richesse de la relation à sa propre langue et, partant, de la relation au monde qui nous entoure.

Le genre des noms ne constitue qu'un premier élément de cette disparité. Le stade le plus enchanteur est probablement celui de la mise en perspective des expressions imagées (brassant les thématiques du corps, des vêtements, des animaux, etc.).

Merci pour ce partage !

   plumette   
24/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Tadiou,

joli texte qui mêle musicalité et pédagogie.
Un regard original qui dit aussi l'enfance et sa "rage" de vouloir comprendre avec sa propre logique.

Il n'est pas habituel de te voir du côté de la poésie!

Plumette

   Anomel   
24/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bel exercice linguistique et stylistique qui montre l'arbitraire des genres. Pourquoi certaines langues possèdent trois genres et d'autres deux, voire quatre ou aucun ? Pourquoi certains substantifs peuvent être masculins, féminins ou neutres en fonction de la langue ? Autant de questions qui ont certes des réponses d'ordres historique, sociologique... mais qui aux yeux de l'enfant semblent un grand mystère.

La brièveté du poème élude certaines réflexions qui transparaissent tant bien même : le choix du genre est un choix idéologique, et la belle langue qu'est le français s'est construite sur des choix misogynes. Soleil est masculin car symbole de virilité et de puissance ; Lune est féminin car son cycle s'accorde avec celui de la femme (Ce ne sont certes pas les seules raisons).

Il est judicieux, je trouve, d'avoir choisi l'article (l') qui dissimule le genre des substantifs : " l'enfant " et " l'adulte " deviennent des personnages conceptuels agenrés qui servent uniquement le propos du poème.

   Lylah   
26/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est amusant et léger, mais pour moi effectivement cela ressort plus de la comptine que de la poésie, du moins telle que je la conçois...

J'ai aperçu le nom de Maurice Carême dans un commentaire... oui, cela peut faire penser à certains textes de cet auteur qui a envahi nos écoles...

Ceci dit, l'exercice est plaisant !

   Christine   
26/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
voici un texte qui prouve qu'on peut pratiquer un libre fantaisiste et original sans être abscons. Une petite scène charmante, légère, fraîche sans autre prétention que de faire sourire à cette évocation des ambiguités de genre (bien gênantes parfois) entre langues différentes. Une jolie comptine qui ne se prend pas au sérieux.

   fried   
28/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Quand la soleil à rendez-vous Avec le lune c'est de la poésie internationale et légère comme pouvait l'ecrire J Prevert. Merci pour l'originalité et le plaisir de la lecture.

   Curwwod   
29/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comptine certes, légèreté certes, il y a là du jeu, de l'amusement et pourtant on peut discerner derrière cette apparence de frivolité la notion de ce qui lie et de ce qui sépare, les langues, les civilisations, les hommes. Le côté optimiste est que l'enfant en sa pureté, son innocence sait faire la synthèse et se pose en modèle de tolérance.

   Arsinor   
22/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Ouais, les petits enfants distinguent sans drame les sexes et n'ont pas très envie d'y prendre part. La forme est légère comme il se doit.


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