Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
thea : Le bruit de l'autre
 Publié le 24/06/10  -  15 commentaires  -  1203 caractères  -  266 lectures    Autres textes du même auteur

L'autre, ce silence qui vous regarde.


Le bruit de l'autre



Le silence s’échappe des mots
Broderies d’images
Aux confins des transparences
L'arbre se cabre
Verdoyant sous l’orage
J’entends un pas sur le chemin des solitudes
Écho de la tienne
Bruissements d’âme
Aux abords de l'interrogation

Le soleil enrubanne l’olivier
Plaisante avec lui sur les fleurs du pommier
Jeux à l'envi
Les oiseaux impatients bavardent
Et je sens l’ombre d’une extase
S’abreuver à la source
Où je bois un peu de rêve chaque jour

Écoutes-tu aussi le bruit de l’autre
Ses respirations
Son souffle quand il se tait

Souris-tu simplement comme on rit
D’un geste maladroit
Impuissant à nous reconnaître
J'entends dans l’absurdité de nos vies
Le sang battre sous nos mains

Il se fait tard

Je tire les rideaux de ma pensée
Pour que tu retrouves la tienne
Et je m'abstiens
Repliée contre moi-même
La main sur la feuille où tu respires
Encore lointain
Le cœur contre le mur

L’absence sait bien
Ce qu’il me faudrait pour que je dorme un peu
Un lit de fleurs voguant dans la brise


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Lunastrelle   
28/5/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ouf... Je reviens de loin, vraiment...
Je prends tout, et je savoure... Même si y a quelques vers qui me semblent moins bien que les autres, ils sont tellement peu...

"Aux confins des transparences
L'arbre se cabre
Verdoyant sous l’orage": ça c'est très fort, scintillant, cru...

"Et je sens l’ombre d’une extase
S’abreuver à la source
Où je bois un peu de rêve chaque jour": j'arrive sans peine à me faire une image...

Ce sont mes passages préférés, de tout l'ensemble... Un véritable coup de coeur en tout cas, je n'ai rien à redire sur le rythme, le voyage qu'il procure... Et il me parle énormément...

   Anonyme   
6/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Même s'il est de l'autre, j'ai trouvé ce bruit poétique. Seul le « Aux abords de l'interrogation » ne m'a pas séduit. J'ai achoppé sur « enrubanne » à la première lecture puis je l'ai intégré et c'est passé à la seconde. Également le « Écoutes - tu » : je suis tombé dans les deux trous la première fois.

De très belles métaphores comme :
« Je tire les rideaux de ma pensée
Pour que tu retrouves la tienne »

Allez, je tire aussi le mien (le rideau) mais pour l'ouvrir et vous dire merci.

   Chene   
13/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Je relis aujourd'hui ce poème déjà lu à plusieurs reprises ces derniers jours. L'impression que je retire de ces lectures conforte le ressenti introspectif et le "méta-regard" du narrateur porté sur sa solitude et celle de "l'autre".

Ce "bruit" intérieur est fort bien exprimé et contraste avec le silence qu'évoquent "les solitudes", l'éloignement et l'absence.

Je partage avec le narrateur ce besoin de se retrouver en osmose avec la nature. Là se puisent les rêves et le retour sur soi : "repliée contre moi-même", j'aurais mieux apprécié "repliée en moi-même" moins physique et plus introspectif.

Je terminerai en citant deux extraits que je trouve très bien tournés

- "je tire les rideaux de ma pensée"
- "la main sur la feuille où tu respires"

Un beau poème empreint d'une sérénité puisée au coeur de la nature.

Chene

   tibullicarmina   
24/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
"Aux confins des transparences"
"Aux abords de l'interrogation": ces deux vers jurent dans l'ensemble, ils me semblent mal tournés, mal formulés. Je ne comprends pas "écho de la tienne": écho de qui ou de quoi? A qui ou quoi renvoie "la tienne"?

La deuxième strophe, picturale et rythmée, est sans doute la plus achevée de toutes.

Puis se pose le problème majeur du texte, préparé assez habilement par les deux premières strophes. Cette "présence" de la nature introduit la "présence" de l'autre. Le poème s'interroge sur notre disponibilité à cet autre, notre capacité d'accueil et de réception. Les thèmes abordés sont en particulier ceux d'Yves Bonnefoy.

Je ne comprends pas l'avant dernière strophe: cette disponibilité à laquelle appelle tout le poème se résout ici en individualisme, en repli sur soi-même: ou est la cohérence? Cette strophe un peu confuse me semble la moins réussie.

L'ensemble est honorable malgré quelques maladresses de construction, de tournure.

   wancyrs   
24/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Théa !

Ce poème, à la première personne du singulier, aurait beaucoup gagné à être formulé en prose, car je pense que certaines expressions comme "enrubanné" cassent le rythme d'une versification en libre...

Dommage !

   Anonyme   
24/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est plutôt bien écris, une certaine émotion affective est née en moi à la lecture de cette poésie... un mélange, entre l'attention porté à l'autre et la solitude. J'aime beaucoup. Quelques passages sont adroitements rédigés... du talent. Est-ce là du talent ? En tous cas bravo.

   Flupke   
24/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très joli tant par la forme que par le fond.
La lecture a produit une impression de légèreté, difficile à expliquer et certaines images sont vraiment poétiques.
Un poème qui m'a touché.
Bravo.

   Arielle   
24/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
D'abord le titre, comme toujours chez cet auteur, il accroche, donne envie, il est déjà une part du poème.
Le mot d'introduction, lui aussi ...
Et puis je me promène dans ce paysage champêtre, sous ces arbres avec la narratrice, une lettre à la main, celle de cet absent "brodeur d'images" qui lui écrit.
J'écoute son silence et je suis bien, vraiment, sur ce "lit de fleurs voguant dans la brise"
Je relirai avec plaisir parce que chaque relecture apporte de nouvelles images, c'est la plus grande qualité de cette poésie.
Merci !

   jaimme   
24/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
ce qui fait l'excellence des poèmes de Théa est ici encore une fois retrouvé: une lecture fluide, mais une simplicité loin d'être simpliste. Les sentiments sont vrais. Et exprimés avec le musc de la réalité. Avec cette féminité qui parle d'UN amour, pas DE l'amour.
Dans l'œuvre de Théa on trouve, pèle-mêle: rythme, musique, mots forts et doux, fond sublimé, sentiments.
J'aime: "Et je sens l’ombre d’une extase - S’abreuver à la source"et.. bref, j'aime tout. En détail et dans son ensemble. Le titre aussi.
Ce "lit de fleurs" suffira-t-il?
Merci Théa!

jaimme

   brabant   
24/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Théa,

L'arbre me semble une constante dans ton oeuvre; retrouver l'arbre, c'est retrouver l'Autre, l'Eternel Absent.
Et la communion se fait à travers la nature:
le soleil qui enrubanne
les oiseaux qui bavardent
Mais surtout les feuilles et les fleurs.
Au verdoiement de l'arbre répondent les fleurs du pommier.
La feuille respire et se laisse caresser;
Et il suffirait d'un lit de fleurs pour dormir et voguer (embarcation mystique ?). Badenauguer aussi !

La sève de l'arbre, c'est le sang et le sang c'est le coeur, le coeur redevenu siège de la pensée extatique, de la communion, du partage.


Mélancoliquement Théa nous emmène dans l'impossible quête puis pudiquement se retire, nous laissant pensifs au bord du lancinant chemin...
Silence. Absence. Absurdité.
Le temps de la révolte est passé.


A bientôt,
pour une nouvelle promenade... à souffle compté.

Merci

   David   
24/6/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Thea,

Le titre parle d'un bruit et le poème débute sur le silence, le silence de ce propre poème-là peut-être. Je ne peux pas taire le fait que je ne saisit pas l'action, que ça ne me semble pas non plus contemplatif, malgré l'évocation de paysages, ou plutôt des petites scènes de nature comme cet arbre sous le vent, un olivier, un pommier... ça ne ressemble pas à une lettre, mais ça peut tenir un dialogue avec ce "tu" qui arrive, après les deux premières strophes, énigmatique. Ce qu'il me reste après ma lecture c'est un air de mélancolie, une complainte de l'absence, mais peut-être que le dernier mot "brise" est à rapprocher du premier "Le silence", comme un chuchotement.

   alex2   
25/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des images assez inédites et évocatrices, oui, j'ai beaucoup aimé ! Un parfum d'authenticité parcourt le poème, qui n'a d'égal que sa simplicité. Elégant et léger. Et en même temps, pas tellement...

Moi aussi j'ai un peu buté sur les deux tournures "aux confins" / "aux abords", mais ce n'est qu'un détail !

   Anonyme   
26/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Coucou Thea!

Ah, ça fait du bien, vraiment, vraiment!
J'ai savouré chaque mot ou presque de ton poème.
Je suis contente de m'être arrêtée pour te lire, au lieu d'aller me coucher!

J'aime déjà beaucoup la puissance de certaines images :

"Broderies d’images
Aux confins des transparences"

"Bruissements d’âme"

"Et je sens l’ombre d’une extase
S’abreuver à la source
Où je bois un peu de rêve chaque jour"

"Écoutes-tu aussi le bruit de l’autre
Ses respirations
Son souffle quand il se tait"

"Souris-tu simplement comme on rit
D’un geste maladroit"

"Repliée contre moi-même
La main sur la feuille où tu respires"

Et puis le fait que je l'aurais dit autrement, mais que je ressens vraiment une forme de ... comment dire, alors je me plante peut-être complètement (pardon si c'est le cas) comme un jeu de miroir.
Je sais pas, c'est la manière de gérer les je, les tu, les nous, etc...
Comme une introspection pour deux.

Bref, j'ai beaucoup aimé, et les quelques détails qui m'ont moins parlé ou moins plu sont tellement incolores dans l'ensemble que je ne les relèverai que parce que je suis une indécrottable chieuse (^^ tu le sais), et que tu dois même rien changer, parce que comme je l'ai dit : je ne l'aurai pas dit comme ça, mais c'est pas mon poème... c'est ton chemin ^^


"Les oiseaux impatients bavardent
Et je sens l’ombre d’une extase"

"Je tire les rideaux de ma pensée
Pour que tu retrouves la tienne"
=> juste, la rengaine je trouve, affaiblit un peu après "le chemin des solitudes, écho de la tienne", terriblement bien trouvé en vers d'ouvertures.

"Le cœur contre le mur"


Et puis, il y a toujours cette personnalité, qui transparait par de petits détails, qui est tienne, ce thème qui te tient à coeur, et que tu retravailles, retravailles, retravailles, et n'est-ce pas là, le véritable travail d'artiste!

Merci Ma'm'zelle

   xuanvincent   
28/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Merci à l'auteur pour ce joli poème.

Les images de ce texte en particulier m'ont pour la plupart plu.

Bonne continuation

   nico84   
5/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est le genre de poéme qui me pose vraiment probléme. D'un côté des images qui me parlent, des idées qui me plaisent, un véritable "projet" ou cohérence dans le choix des mots de bout en bout et ça j'apprécie.

Puis parfois, je perds le fil, ici vers la fin où je ne saisis pas tout le contexte et donc l'ensemble de ta réflexion.

Je perçois une belle écriture, de belles images surtout dans l'idée que la beauté du simple et de la nature. Mais il me manque des outils ou de la clarté pour tout apprécier pleinement.

Belle écriture sensible en tout cas.


Oniris Copyright © 2007-2019