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Poésie néo-classique
TITEFEE : Ballade de la pluie
 Publié le 14/12/08  -  10 commentaires  -  909 caractères  -  207 lectures    Autres textes du même auteur

L'orage gronde, fantastique voyage de la pensée sous les trombes d'eau.


Ballade de la pluie



Je vois s’ériger, dans un ciel de deuil,
Les lourds cumulus annonçant l’orage,
Et mon lilas blanc subit cet écueil,
Ployant sous le grain et le vent sauvage.
La houle en courroux mange le rivage
De la sombre plage, aux contours fictifs.
Transformés d’un coup, les derniers oisifs,
En coureurs à pieds sous les giboulées,
ils maudissent alors les contemplatifs
Et s’éloignent vite à grandes foulées.

L’eau de mon patio atteint jusqu’au seuil
De la porte en bois, et dans l’eau voyage
Un iris fané, ravi de l’accueil
Du flot repoussant l’esquif sans cordage.
Près de l’arbre en pleurs une feuille nage.
Trop tôt arrachée au branchage noir,
Et tant secouée, elle n’a plus l’espoir
De garder toujours sa belle verdure
À l’automne d’or où, quand vient le soir,
Son feuillage feu dans le vent murmure.


 
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   Anonyme   
14/12/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ce n'est pas facile de faire bien sonner des décasyllabes, et là c'est assez réussi. Les vers sont réguliers sauf celui-là qui compte une syllabe de trop: "ils/ mau/dis/sent/ a/lors/ les /con/tem/pla/tifs"

Les mots et les images sont bien choisis pour traduire la transfiguration du paysage par temps d'orage: "les contours fictifs"; "l'iris fané qui voyage dans l'eau", "l'arbre en peur". Toute la nature semble personnifiée!

En revanche dans le détail, je repère quelques maladresses:
- je ne sais pas si le mot "écueil" est utilisé à-propos.
- "en coureurs à pieds" me semble redondant.
-je ne pense pas qu'on puisse dire "atteindre jusqu'au seuil": l'eau atteint le seuil de la porte en bois.
-Que représente "l'esquif sans cordage"?
- C'est l'automne d'or: la feuille a déjà, de toutes façons perdu sa verdure (puisqu'elle vient d'un "feuillage feu")

   mimich   
14/12/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
Certaines constructions ne me semblent pas respecter les régles de la syntaxe
Le membre de phrase:"transformés d'un coup... jusqu'à "giboulées" = les derniers oisifs, transformés d'un coup en coureurs à pied sous les giboulées..." Il manque le verbe.je pense qu'il faudrait dire " la houle...transformant d'un coup...
Je trouve aussi que le choix de certains mots ou de comparaisons n'est pas approprié:(écueil- jusqu'au seuil.Esquif sans cordage.
Le texte peut être amélioré.

   Anonyme   
14/12/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Pour une ballade de la pluie le moins que l'on puisse dire est que ça ne coule pas. Mis à part les deux premiers vers.
D'accord avec Sallymara pour ses remarques sur écueil, sur le vers faux, etc.
C'est un peu lourd et mièvre à mon goût.
Peux sans doute mieux faire?
Certainement.

Un lutin déçu.

   TITEFEE   
14/12/2008
Tant pis , c'est raté, c'est la pluie... oh la vilaine....

   David   
14/12/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour TITEFEE,

Tu as placé les césures au milieu, comme pour un alexandrin, alors que ce sont des vers de dix, il me semble que la césure doit toujours séparer le vers en un nombre pair de syllabes en classique.

Citation :
Dans le décasyllabe ordinaire, les deux sous-vers sont respectivement de quatre et six syllabes :

Le temps s'en va, // le temps s'en va ma Dame (Pierre de Ronsard, Sonnets à Marie).


"césure" sur wikipédia, je me dis que c'est ça la fausse note ?

Mais quand même les images sont là, les "coureurs à pieds" peu après "la houle en courroux", et le naufrage de la feuille...

   TITEFEE   
15/12/2008
On trouve aussi des découpages 5+5 :

La faim fait rêver // les grands loups moroses ;
La rivière court, // le nuage fuit ;
Derrière la vitre // où la lampe luit,
Les petits enfants // ont des têtes roses.

(Hugo, Choses du soir)

Un tel rythme fait facilement populaire, enfantin, plaisant : voyez par exemple Le Mondain de Voltaire (1736). Mais il a pu être utilisé dans des pièces très lyriques :

Nous aurons des lits // pleins d’odeurs légères,
Des divans profonds // comme des tombeaux,
Et d’étranges fleurs // sur des étagères,
Écloses pour nous // sous des cieux plus beaux.

(Baudelaire, La Mort des Amants)

pour le reste je me remets au travail...je vous remercie de prendre du temps à m'aider à me perfectionner...

   ANCELLY   
15/12/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Etonné que ce poème ait été publié avec les fautes sus mentionnées.

   Anonyme   
15/12/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
On entend les clapotis de la fuite, de l'âge et de l'espoir.
Quelques gouttes de pluie pour effacer nos pas?
Un joli poème, sensible et visuel. Comme une averse de ressentis.

Quant aux règles...
Elles ont le mérite d'exister.

   Leyng   
16/12/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Peut-être aurais-je du faire davantage attention à la construction métrique de ton poème: pour ma part, je me suis laissée emporter par les images bucoliques de ton texte ainsi que ses couleurs.
Seule expression que je n'ai pas trop appréciée:"coureur à pied"

   FredericBruls   
2/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
N'y aurait-il pas un "ils" de trop dans le vers 9 ?
Ce qui donnerait alors :
Transformés d’un coup, les derniers oisifs,
En coureurs à pieds sous les giboulées,
Maudissent alors les contemplatifs...
Ce la supprimerait son caractère boiteux et la syntaxe serait ainsi respectée (ou tout du moins la tournure serait moins absconse).
Si tu peux nous éclairer, ce serait bien.
Pour le reste, j'ai beaucoup apprécié le ton du poème, le retour subtil des rimes sur les deux strophes, du moins au début de celles-ci (peut-être aurait-il fallu l’entreprendre jusqu’au bout ?), et l'utilisation hardie et judicieuse du décasyllabe avec une césure centrale, plus vif et plus alerte pour suggérer le phénomène orageux. L’idée est là. Bravo.


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