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Poésie néo-classique
TITEFEE : Émergence
 Publié le 28/05/08  -  2 commentaires  -  1563 caractères  -  24 lectures    Autres textes du même auteur

Fouiller au tréfonds de l'être, les pourquoi... les comment...


Émergence



Elle suspend l’instant, mue par une soudaine paresse,
Et laisse émerger un à un ses souvenirs de jeunesse.

Greffées en sa mémoire les images prennent le départ,
Quand s’évanouissent l'agnosie latente et ses remparts

Elle revoit des amours enfouies en elle et comme en exil
Dans une conscience estompée par des oublis tranquilles

Lui revient l’émotion de cette incandescente confusion
Mêlant honte au plaisir révélé dans les bras de ce garçon

Il était frissonnant et impatient du haut de ses quinze ans
Étonné lui aussi que ce baiser volé fût si facile et brûlant

Ils s’enlaçaient comme se nouent les branches de lierre
Les yeux fermés, encore craintifs de braver ce mystère

Bien qu’impérieux le désir ne pouvait effacer la raison
Qu’avaient instillée la morale maternelle et ses poisons

Peur de l’homme et toutes les abominables conséquences
Détournaient Ève de cet élan irrésistible de l’adolescence

On lui avait simplement dit, surtout méfie-toi ma fille
Les garçons ne veulent que ton corps et après s’enfuient

Ce garçon, quel était son nom, la couleur de ses yeux ?
Elle se souvient seulement de la beauté estivale des cieux

Les nues bleutées se griffaient de pluies d’étoiles filantes
En cette nuit d’août où la clarté de la lune était insolente

Et ce souvenir couleur sépia qu’elle avait longtemps occulté
Vient de lui révéler la vraie raison de sa peur insensée d’aimer


 
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   Anonyme   
28/5/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Heureusement que les garçons ne sont pas tous des salopards de première. Cette raison de désamour fait peur à entendre, mais chacun ses effrois !
Se souvenir peut faire autant de bien que de mal, c'est ici ce que je ressens. Le raconter en poésie me semble peu judicieux, j'aurais vu une prose (poétique).Car certaines tournures me décollent l'oreille.

"Elle revoit des amours enfouies en elle et comme en exil
Dans une conscience estompée par des oublis tranquilles"

J'aurais bien inversé ces deux vers !

"Résurgences" aurait été un meilleur titre. A part tout ça, le poème que je trouve personnel renvoie bien ton questionnement existenciel sur l'avant et l'après. Rien ne change vraiment, pourtant tout se meure...

   Ephemere   
29/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Le texte est joli mais, je suis d'accord, une prose aurait été préférée. Les vers sont trop long avec des rimes pas toujours assez fortes.
FMR


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