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Poésie néo-classique
TITEFEE : Jamais plus ma sœur
 Publié le 10/12/07  -  4 commentaires  -  2058 caractères  -  40 lectures    Autres textes du même auteur

Lorsque la maison de notre enfance ferme ses volets, définitivement, sur tous nos souvenirs !
ça fait parfois très mal... et l'on ne s'y attend pas !


Jamais plus ma sœur



Jamais plus ma sœur n’irons voir les tendres roses
S’offrir à nous, perlées de gouttes de rosée ;
La maison blanche est maintenant porte close.
Une pancarte pend à ses volets fermés

Souviens-toi des lilas que nous allions couper
Et des seringas blancs disposés en groupe
Dans le coin de la pièce, aux dalles bien cirées,
Et le papier d’Arménie, dans la soucoupe !

Les murs garderont la trace de nos rires,
Quand enfants nous nous cachions dans tous ses recoins…
C’était l’endroit sacré, où l’on pouvait vivre
Les nuits qui viendraient et nos flamboyants matins

Les voix aimées se sont tues mais il nous reste
L’amour vrai, semé dans nos cœurs et maintenant
Dans la chaîne continue se manifeste
La graine de la lignée qui défie le temps



Vers libres


Jamais plus ma sœur n’irons voir les tendres roses
S’offrir à nous, constellées de rondes gouttes de rosée
La vieille maison blanche est maintenant porte close
Une pancarte à vendre pend à l’un des volets fermés
Te souviens-tu des lilas mauves que nous allions couper
Et des boules de neige que nous disposions en groupe
Dans le coin sombre de la pièce aux dalles bien cirées
Et du papier d’Arménie qui brûlait dans une soucoupe ?
Je pense que la maison conservera la trace de nos rires
Quand enfants nous nous cachions dans tous ses recoins.
C’était l’endroit sacré de l’enfance où l’on pouvait vivre
Toutes les nuits qui allaient venir et tous nos clairs matins
Les voix aimées se sont tues à jamais mais il nous reste
L’amour qu’ils ont planté dans nos cœurs et maintenant
Dans la chaîne que nous avons continuée se manifeste
La graine vivante d’une famille que ne tue pas le temps



Vous pouvez écouter ce poème ici


 
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   Anonyme   
11/12/2007
Encore de la douleur et du vécu mais l'écriture d'une baguette de fée...

Et puis tout ce travail de sublimation : mots + musique !

Merci de le partager.

   clementine   
12/12/2007
L'enfance, période magique et clé de voûte de toute notre vie.
Le goût sucré, salé nous reste pour toujours dans la bouche.
Nous n'en guérissons jamais.
Souvent c'est une maison qui concrétise le meilleur de notre vie.
Tu l'as très bien dit avec une belle musique et de jolies images.
Bravo et merci.

   nico84   
14/1/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bravo, TITEFEE, pour cette véritable démonstration dans le rythme d'une poésie selon les contraintes et merci aussi pour ta science de la poésie, de l'émotion, des belles sonorités, des souvenirs émouvant, lointain et intense.

   widjet   
22/3/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Ce poème mélancolique gagne beaucoup à être écouté. La voix de l'auteur y est sans doute pour quelque chose. Bravo.

Widjet


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