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Poésie néo-classique
TITEFEE : Ma Provence
 Publié le 17/12/07  -  5 commentaires  -  2296 caractères  -  110 lectures    Autres textes du même auteur

Balade au pays des lavandes et des oliviers... à écouter aussi.


Ma Provence



Lorsque les yeux fermés je pense à ma Provence,
Je retrouve intactes la grâce, la noblesse et la gravité
De ce pays secret, qui vit entre Ventoux et Durance,
Là où la terre fait fleurir la lavande et croître l’olivier.

Je me souviens de la maison blanche dans les vignes
Et du chemin rocailleux, serpentant entre l’allée de cyprès.
Manosque, en contrebas, de ses clochers me faisait signe
Et de là, je voyais scintiller la douce Durance dans la vallée.

Pendant les hautes crues des hivers bien trop pluvieux,
Les inondations recouvraient très loin la grande plaine,
En emportant les berges tendres et les arbres trop vieux.
Mais le limon répandu devenait pour les paysans une veine

J’aimais ces jours exaltants des premiers soleils printaniers,
Lorsque fleurissaient, sur les vastes plateaux, les amandiers.
Je humais leur senteur miellée, apportée par le mistral juvénile
Qui dévalait comme un cabri la vallée du Rhône, en droite file.

Dans le matin cristallin, on est tout d’abord touché par le silence
Qui subtilement enveloppe d’évanescentes brumes tout le pays.
Et quand on entonne, à gorge déployée une chanson d’enfance,
Se mêlent à nous le vol des abeilles matinales et le soleil aussi.

On marche enfin seul avec soi-même, sans but préconçu.
Le cœur alors allégé, déborde d’une joie espiègle quand
Le sentier tortueux se perd à travers les garrigues touffues
Et que l’on retrouve les cachettes que nous aimions enfant

Ici a grandi Fabienne, ma fille, jolie brunette aux yeux noirs,
Aux joues roses de pêche veloutée et longs cheveux de soie.
Née juste avant mes vingt ans, elle portait tous mes espoirs.
Et lors de nos balades nous éprouvions une indicible joie

Nos pas nous menaient, juste pour nous faire enfin découvrir
Le spectacle des montagnes, aux pentes couvertes de neige,
Qui, roses dans le matin, vont au crépuscule, violettes devenir.
Et silencieuses nous écoutions du vent les infinis arpèges


Vous pouvez écouter cette poésie ici


 
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   strega   
19/1/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'y étais TITEFEE, j'y étais vraiment! J'entendais les cigales, je sentais le souffle brûlant en plein été. J'ai vu la forteresse de Forcalquier et ses placettes. J'ai respiré avec tant de bonheur dans le coeur les amandes amères...

En règle générale, j'ai toujours du mal avec les descriptions régionales. Mais là, d'abord parce que c'est fait de manière admirable, et puis aussi parce que ce n'est pas très très loin de chez moi, ce fut un plaisr. C'est tellement réaliste qu'il n'y a pas grand chose à dire de plus. Ce poème chante "avé l'accent" de lui même.

Bravo et Merci, j'ai passé un très agréable moment en tout cas. Cela ressource de la ville...

   Anonyme   
10/9/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est La Provence que je connais aussi! Même si je ne l'aime pas j'aime la façon que tu as de la dépeindre tout en nuances et en délicatesse.

Très joli poème!

   Anonyme   
10/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
éloge naturaliste de TA Provence qui m'a un peu fait rêver du coté de GIONO (que je vénère) même si ta description penche moins du coté sombre de ces paysages parfois violents.
Lecture très agréable et qui donne envie d'escapade.

   marogne   
10/9/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Horreur! La provence entre Durance et mont Ventoux? Mais où est-on?

Non, attention, ce n'est pas un crime de lèse majesté, mais simplement le chauvinisme de quelqu'un qui vient de plus au sud, de Brignoles, et pour qui ces régions au delà de manosque n'avaient pas grand chose de différent de Valence, Lyon, ou Paris, toutes ces villes indistinctes du grand nord (Barjols, oui c'était déja le nord).

Mais tout ça c'est pour rire, même si le texte décrit le début des Alpes et non la Provence, c'est bien joliement fait et très paisant à lire - on pourrait même dire que parfois ça ressemble à la Provence....

Allez, j'ai bien aimé, même si quelques détails (ci-dessous) m'ont fait trébucher.

Détails:
* dommage au 3° l'utilisation du mot "veine" qui rend moins "noble" le texte
* mistral juvénile?
* en Provence, le mistral est un vent d'Ouest....
*5° strophe, dernier ver "Et le soleil aussi" semble un peu plaqué... pour la rime

   Bidis   
11/9/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai fait, grâce à ces très beaux vers, une merveilleuse balade. Et tant pis si des erreurs géographiques ont plongé Marogne dans un désespoir existentiel, pour ma part, j'adore les noms chantants et poétiques de toutes les belles régions de France.
Ce poème m'a laissé dans des impressions de couleurs, de soleil, d'odeurs de pins. Évidemment, je l'aurais aimé plus chantant, en purs alexandrins, c'est mon goût personnel, je sais que ce n'est pas un critère.
Et j'aurais aimé aussi voir la petite Fabienne un peu grandir, on la voit naître et puis tout de suite se balader. Une strophe de plus, avec la petite fille découvrant la nature, cela m'aurait bien plu...
Mais tel que, ce poème est un cadeau. Merci Titefée.


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