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Poésie néo-classique
fisoag : L'enfant d'Afrique
 Publié le 17/12/07  -  9 commentaires  -  766 caractères  -  367 lectures    Autres textes du même auteur

Complainte d'une enfant d'Afrique.


L'enfant d'Afrique



Je suis une enfant d’Afrique
Dans la rue depuis deux mois.
Seule avec des milliers d’autres.
Mes parents sont morts du Sida.
Et moi, violentée par mon oncle,
J’ai honte.

Je n’arrive pas à porter
Mon gros ventre blessé.
Enceinte de six mois,
Obligée de voler
Pour manger.

Respirant de la colle
Je deviens folle.
Je n’y arrive pas.
J’ai mal, je suis frappée.
Toujours dans les filets,
Par la garde, attrapée.

Avec mon bébé
Dans mon ventre gonflé,
Je suis trop lente
À m’éclipser.

Il me faut de la colle
Donnez moi de la colle.

J’ai treize ans,
Je suis une enfant,
Je n’ai pas d’avenir,
Je vais mourir.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   clementine   
14/9/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cela fait plusieurs fois que je lis ton texte.
Incapable de commenter car trop atteinte, bléssée.
C'est dur, très dur, cette indicible souffrance, cette réalité que tu nous assènes sans préambule.
Tu as raison de nous mettre sous les yeux cet aspect horrible de notre planète, oh Martin, quel beau rêve tu avais fait!
Beaucoup d'années ont passées depuis qu'on t'a tué et même si, comme l'a dit V. Hugo"Le cadavre est à terre, mais l'idée est debout" , il n'est pas encore venu le jour où les hommes pourront vivre heureux dans la paix, le respect de l'autre et l'espoir.

   karminator   
17/12/2007
 a aimé ce texte 
Bien
beau, touchant... mais rien de plus...

Je suis une fille hindou
De mes yeux, je vois flou.
Ma vie est prison
Mes cuisses sont mon seul horizon.

Ma famille en otage,
mon corps en abattage
Je donne ma virginité
et aussi ma fierté.

Je suis vendu, après,
pour cent dollars, à peu près.
Devant la caméra
je me dois...
je me dois...

Puis revendue encore
à des hommes, plus porcs,
sans caméra, mais sans honneur,
mon corps est leurs...

...

Je crois que les sujets comme ceux-cis sont une bonne source d'inspiration... mais il faut aller plus en profondeur.. ne pas faire que de la rhétorique...

Malgré tout, j'ai apprécié.

   nico84   
17/12/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bravo à toi fisoag pour ton poéme simple qui diffuse d'autant plus le message clair de l'intense souffrance et injustice que subit le peuple africain et les enfants. Touchant, émouvant et hélas vrai.

   bernalot   
18/12/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je ne suis pas d'accord avec Karminator. La force d'un poème, c'est de suggérer par delà l'émotion, la réflexion qui nait entre les lignes. C'est de cette réflexion que vient la profondeur.
Moi, je suis très sensible à cette "réthorique".

   Lylah   
14/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai moi aussi été touchée - percutée serait plus juste... - par ce texte tout simple et très fort en même temps. Phrases courtes, comme une respiration haletante, des mots sans détours mais sans pathos exagéré, sobre et direct. Un beau texte !

   Anonyme   
14/9/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Merci...
Pas d'autres mots que merci... certains pourrons dire, mais l'oseront-ils que ce n'est pas de la poésie...

Quand je lis et relis, je vois les dessins de Staessen...

   Doumia   
14/9/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Pareil que Isfranco , Merci pour ce beau message qui ne peut que nous émouvoir en nous faisant comprendre la réalité de la vie pour certains et la chance que nous avons. C'est aussi ça la poésie !
Bravo.

   Anonyme   
29/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Tout est exprimé dans cet écrit, l'horreur d'un monde sans pitié, toute sa cruauté envers l'innocence, l'enfance bafouée.

Des mots percutants, qui dénoncent ce que l'être humain porte de plus laid en lui, l'indifférence en vers l'autre. C'est ce qu'il y a de plus dévastateur, l'Histoire le confirme. De part ce monde, la souffrance extrême en vers les plus faibles est toujours hélas d'actualité.

Il y a cette Afrique là, mais comme le dit Youssou N'Dour, ne pas oublier de voir une autre Afrique, qui s'est sourire ...

   Marite   
30/11/2016
Les vers courts qui se succèdent transmettent bien l'incompréhension et la panique qui peuvent habiter cette très jeune enfant. Cependant, le titre me gêne beaucoup par le fait qu'il associe (psychologiquement) ou plutôt enchaîne un vaste continent à cette situation poignante. Des drames existent aussi dans les autres continents, y compris l'Europe, mais je ne pense pas qu'une telle généralisation serait faite dans un écrit relatant un cas précis de maltraitance ou de violence. Ce genre de raccourci ne fait que conforter, dans beaucoup d'esprits, une certaine condescendance vis-à-vis de l'ensemble des populations de ce continent avec un effet induit de soulagement: " ça ne peut pas se passer chez nous ... !". Trop souvent ce continent est mis en parallèle avec un pays mais pas avec un autre continent dans son ensemble et c'est ce qui me chagrine beaucoup.


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