Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
tundrol : L'éducation des enfans
 Publié le 16/07/20  -  5 commentaires  -  1031 caractères  -  162 lectures    Autres textes du même auteur

Le jeu des interdits et l'imagination.


L'éducation des enfans



Le monde tourne autour d'une petite lune ;
Et là, juste devant, passe l'homme de fer,
Le disciple fervent de la roue de Fortune,
Qui siffle et nous maudit, nous plonge dans l'enfer.

Hélas ! Mes compagnons, quelle belle tristesse
Pour la chair et les os étendus dans le gris
De nos esprits malsains, couronnés de faiblesse,
Accablés, dénudés, pincés par le mépris.

La lune tourne autour d'un monde mirifique ;
Elle cherche toujours les moyens de sonner
Le klaxon de l'amour, ardent ou séraphique ;
Elle nous pille le cœur sans rien redonner.

Chers vautours, chers amis, concitoyens sauvages,
Souvenez-vous du temps, absolument perdu,
Du temps à fantasmer sur les plaisants rivages
De l'enfance gâtée, du bonheur attendu !

Une étoile s'éteint. L'homme de fer s'approche.
Les lois de l'univers, exposées par un dieu
Avec moustache, canne, et jupes et sacoche,
S'imposent sur nous tous, jusqu'au dernier adieu.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
25/6/2020
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Bonjour,

Je dois dire que le titre m'a immédiatement attiré l'œil, puis j'ai lu l'exergue, puis le texte auquel je dois avouer n'avoir strictement rien compris en dépit de plusieurs relectures.

Chacun a un monde imaginaire dans lequel il se meut et je crains de ne pas me mouvoir dans ce monde-là. Ce n'est pas un jugement en l'occurence, tout simplement je ne comprends pas.

Si ce poème est publié j'attendrai patiemment une éventuelle explication de texte.

Merci de ce partage

Commenté en E.L

   Anonyme   
3/7/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

J'avoue être restée en dehors de ce poème.
Je ne comprends pas le lien entre le titre et le texte. Pas vraiment non plus l'exergue.
L'expression néo-classique n'est guère fluide et harmonieuse. Le choix du vocabulaire est d'un registre plutôt ancien, le "klaxon" dénote vraiment.
Ensuite, un flot de jugements sur soi-même ou l'humain, me semble d'un autre temps.
"Nous maudit", "Nos esprits malsains", "temps absolument perdu".
D'autres part :
"Elle nous pille le cœur sans rien redonner.", le verbe "redonner" est vraiment disgracieux.
Le dernier quatrain ne m'évoque pas vraiment le sujet du texte et le vers "Avec moustache, canne, et jupes et sacoche," n'est pas trop top, non plus, pour moi.

Bonne continuation,
Éclaircie

   Angieblue   
16/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Hello,

Il me plaît bien ce poème. Je le trouve fluide et rythmé.
Il y a juste un vers sur lequel j'ai buté à cause de la répétition du "et" et de la césure mal placée.
"Avec moustache, canne, et jupes et sacoche,"

Le ton est sombre et désenchanté. Vous décrivez une terre bien noire et cruelle.
"l'homme de fer" symbolise peut-être le pouvoir ou la fatalité.

Les passages qui parlent de la lune sont jolis et visuels, et il y a du beau vocabulaire comme "mirifique" et "séraphique".

La dernière strophe semble annoncer un prophète, mais pas un sauveur, plutôt un juge impitoyable.
Tout cela me fait penser au paradis perdu, l'homme corrompu, condamné à souffrir pour expier ses péchés.

Une vision bien pessimiste...sans l'ombre d'un espoir...

   Anonyme   
17/7/2020
Il y a de belles images, une belle imagination, mais l'écriture n'est pas assez musculeuse à mon goût. Les mots ont parfois l'air posés à côté, sans liant, sans gluance, et c'est le genre de poème que je peinerais à apprendre par cœur : les bizarreries n'accrochent pas follement, et la nécessité des mots agencés ne m'apparaît pas. Une belle sensibilité se dégage de ces vers, et il me semble que si les forces d'écriture agissaient toutes ensemble (cela se travaille, s'apprend), dans la même direction, vers un effet unique, l'on pourrait assister à une écriture bouleversante. Ce n'est pas ce que j'ai ressenti là.

   ANIMAL   
21/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Voilà un poème bien étrange et désenchanté. Je lui trouve une parenté avec la chanson des Who "The Wall" en ce sens que l'apprentissage dans son ensemble paraît vouloir formater les individus sur un modèle unique en leur ôtant toute liberté de penser en dehors d'un dogme.

Ce n'est pas totalement vrai, pas faux non plus. Comme pour beaucoup de choses, on peut avoir assez de caractère pour ne pas se laisser entraîner dans cette fatalité, plier comme le roseau de la fable en attendant de meilleurs jours.

J'aurais aimé une petite note positive pour contrebalancer cet "homme de fer", qui pourrait symboliser le maître sévissant avec sa règle de métal (matière justement peu sensible aux contraintes).

Mais peut-être ai-je tout faux dans cette interprétation. Il y a tant de non-dits dans ce poème qu'il est difficile de se faire une idée de l'intention de l'auteur. Entre autres, je ne comprends pas l'emploi du mot malsain au vers 7.

Ce texte hermétique n'est pas sans saveur, reste à en saisir les subtilités.


Oniris Copyright © 2007-2022