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Poésie libre
Vasistas : Peur
 Publié le 28/12/17  -  6 commentaires  -  845 caractères  -  112 lectures    Autres textes du même auteur

Les vieilles peurs révèlent de nouvelles rages et inversement.
Se réveiller, écrire (et crier)...


Peur



Dans mes bras dort un ange blessé,
je m’enfonce sous son aile abyssale.
La nuit délivre ses secrets,
j’ouvre les yeux, le rêve s’éloigne.
De sa plume, à l’encre pourpre,
l’aube sanglante incendie mes phrases.
Mes songes se voilent, des cendres couvrent mes pages.

Je me sens disparaître puis revenir,
jamais ne cesse cette envie de fuir.
Le ciel gronde, la terre se soulève,
la peur s’installe indigne et criminelle,
sur les ruines du passé l’orage aiguise ses lames.

Arbre de mes feuilles, terre de mes racines,
que sont ces mots si froids, si liquides.
N’être pour rien, ignorant, soumis,
sans un doute invoquant la fin.
Les promesses de paradis annoncent l’enfer.
L’imposture entrave mon chemin de poussière,
l’astre solaire patiente.


 
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   Brume   
13/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

On sent bien l'angoisse qui porte vos vers.
Vous n'en faites pas trop, l'émotion cogne très fort mais n'explose pas.
La plume est à la fois sensible et aiguisée, angoissée, et très belle.

Touchée du début à la fin, j'aime la fragilité et la violence retenue qui émanent de votre poème, et l'expressivité des images est sobre, intense.

-" Dans mes bras dort un ange blessé,
je m'enfonce sous son aile abyssale. " - la classe !

   Provencao   
17/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Une belle réflexion à mon sens de la peur en cette poesie libre où vous vous aventurez, dans "cette nuit qui delivre ses secrets »
" Je me sens disparaître puis revenir,
jamais ne cesse cette envie de fuir.
Le ciel gronde, la terre se soulève,
la peur s’installe indigne et criminelle,
sur les ruines du passé l’orage aiguise ses lames."


Apparaît alors « de mes feuilles, terre de mes racines,
que sont ces mots si froids, si liquides.
N’être pour rien, ignorant, soumis,
sans un doute invoquant la fin.
Les promesses de paradis annoncent l’enfer.
L’imposture entrave mon chemin de poussière,
L’astre solaire patiente." marquant le jour où le jour est égal à la nuit ; par la suite, le jour ne cesse de croître jusqu’au paradis qui est une promesse la plus attendue et l'astre le plus court de l’année.

J'y ai entendu comme une résurrection. ...

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   PIZZICATO   
28/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'interprète ce texte comme une allusion à des évènements tragiques qui se sont produits (guerre, répression ..?) et ont engendré une peur morbide " Le ciel gronde, la terre se soulève,
la peur s’installe indigne et criminelle ".


Peut-être aussi un exode imposé par ces évènements " Arbre de mes feuilles, terre de mes racines ".

" Les promesses de paradis annoncent l’enfer."

   Marie-Ange   
28/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Voilà une "Peur" qui semble tenir bien trop de place,
en ces mots, elle est bien trop impérieuse, vous lui donnez
le beau rôle "La peur s'installe indigne et criminelle".

Un écrit que j'ai pris le temps de lire et de relire, il est d'une
grande fluidité. La douleur qu'il exprime, est décrite par un
phrasé à la fois parlant et mystérieux.

Simplement je vous dirai, à chacun ses peurs ... je préfère tenir
la vôtre à distance ...

   MissNeko   
28/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour
On ressent bien ce mal-être, cette peur qui rode à travers ces vers. Une présence angoissante plane : l ange dont il est question me paraît être l ange de l angoisse avec ses ailes abyssales entre lesquelles on s enfonce.
Je vois ici la fuite dans le sommeil : le réveil est souffrance matérialisé par l Aube sanglante.
J aime moins la dernière strophe que je trouve de moins bonne qualité
À vous relire

   wancyrs   
2/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
C’est dur ces angoisses qui par moment, en pleine nuit s’emparent de nous ! Vous le rendez si bien ! Merci !

Wan


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