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Poésie contemporaine
villar01 : Entre l'aube et le crépuscule
 Publié le 24/03/15  -  5 commentaires  -  1567 caractères  -  158 lectures    Autres textes du même auteur

« Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. »
Coco Chanel


Entre l'aube et le crépuscule



Les jours d'hier et d'aujourd'hui
Se balancent entre deux âges
Et le présent qui les conduit
M'annonce de mauvais présages.

Le café même a pris le goût
Fétide du poignet suprême
Taquinant de la canne à coup
Le ventre affamé d'une brème.

Où l'étonnement malaisé
Du président du directoire
Des loups féroces mais blessés
Dans un accident de l'histoire

Broie les ailes du colibri
Au pilon d'une étroite cage
Comme si de ces seuls débris
On asséchait un marécage.

Où dans la cage de Vercin-
-gétorix tombent en lanière
Des têtes sur un traversin,
Décapitées dans leur tanière.

L'insomnie empile ses taies
Sur un amas de nuits livides.
Les crânes sont ce qu'ils étaient :
Des boîtes à paroles vides.

Le bandit manchot du saloon
Singe, suite à son avarie,
La peine avec le nez d'un clown
Près de l'orgue de barbarie.

Sommes-nous comme des noix sous
Des sabots d'ébène ? Mais qu'est-ce
Cette fortune de trois sous
Ligotée dans un tiroir-caisse ?

Lent, notre pouls l'est, Dorothy !
Envenimé par des vératres
Crève de froid ou meurt rôti
Dans un poulailler de théâtre.

La dissemblance d'un éclat
Anéantit coûte que coûte
Toute volonté avec la
Peur de ressusciter sans doute.

Nous basculons, du champ d'honneur,
Dans les latrines des tranchées,
Comme tomberaient du bonheur
De petits cubes d'eau gelée.


 
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   Curwwod   
10/3/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Sur la forme, de curieuses libertés, une totale absence de ponctuation qui me semblent peu compatibles avec la catégorie néo classique. Sur le fond, je suis assez dubitatif, la hardiesse des images et des métaphores n'étant pas forcément génératrice d'émotion et de poésie. Il se manifeste là une réelle maîtrise de l'écriture qui pourrait trouver toute sa valeur par plus de dépouillement.

   Anonyme   
25/3/2015
J'ai relu à maines reprises ce texte surprenant, audacieux pour Oniris qui nous permet cependant de le découvrir.
Une chance, je pense, pour son auteur mais aussi une sorte de défi : s'en expliquer un peu.
Sur le choix de la forme, sur le choix de son côté désarticulé, sur -quelque part- une volonté de faire un pied de nez au lecteur en lui disant de se débrouiller avec ce qui est ici "jeté" sous une forme certes contemporaine mais sans la servir, lui être utile...
Je relève ce beau passage et c'est pour lui que je fais ce commentaire :
"Nous basculons, du champ d'honneur,
Dans les latrines des tranchées,
Comme tomberaient du bonheur
De petits cubes d'eau gelée."
Il démontre que son auteur a une sensibilité. Le reste du texte fort peu si pas aucunement.

Et... pourquoi diable cet incipit que l'on ne peut interpréter que de deux façons : "pardonnez-moi mes péchés, il y a autre chose derrière ces mots" et/ou "si vous n'aimez pas, c'est que vous manquez de tendresse"...

   Anonyme   
26/3/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Honnêtement je ne pense pas avoir compris quoi que ce soit au texte, à part peut-être la dernière strophe. Quant à l'avant-dernière, les deux derniers vers me posent un problème. Voici :

"La dissemblance d'un éclat
Anéantit coûte que coûte
Toute volonté avec la
Peur de ressusciter sans doute."

Le problème est : "toute volonté avec la"

Etrange structure qui me fait grincer des dents...

L'ensemble est pourtant de bonne facture.

   Anonyme   
2/4/2015
 a aimé ce texte 
Bien
C'est un poème atypique par le fond, qui certes témoigne d'une maîtrise de la forme de la part de son auteur ; néanmoins j'aimerais que ce dernier nous donne les clés pour décrypter tous les symboles dont le texte fourmille...!

J'ai notamment aimé ces quatrains-ci (hélas globalement les autres me sont restés hermétiques...) :

"Les jours d'hier et d'aujourd'hui
Se balancent entre deux âges
Et le présent qui les conduit
M'annonce de mauvais présages."

"L'insomnie empile ses taies
Sur un amas de nuits livides.
Les crânes sont ce qu'ils étaient :
Des boîtes à paroles vides."

"Sommes-nous comme des noix sous
Des sabots d'ébène ? Mais qu'est-ce
Cette fortune de trois sous
Ligotée dans un tiroir-caisse ?"

"Nous basculons, du champ d'honneur,
Dans les latrines des tranchées,
Comme tomberaient du bonheur
De petits cubes d'eau gelée."

car ils me parlent tout-à-fait et font échos à des pensées que j'ai pu avoir.

L'image :
"L'insomnie empile ses taies
Sur un amas de nuits livides."
est particulièrement bien trouvée et me plaît beaucoup.

Le style est direct mais efficace, et donne un ton franc à l'ensemble ; ce qui convient parfaitement puisqu'il s'agit d'un texte qui attaque, finalement.

   Robot   
8/4/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Il fallait les oser ses rimes et ses cassures de vers. Et puis notre pouls l'est vaut son pesant de comique. J'ai surtout apprécié l'originalité du rythme, plus que le récit lui même.


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