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Poésie classique
Vincendix : Le chaton et le souriceau
 Publié le 30/09/16  -  27 commentaires  -  1466 caractères  -  430 lectures    Autres textes du même auteur

Ils s’estimaient égaux lorsqu’ils étaient enfants,
Loin des a priori de leur proche entourage,
Adultes devenus, ils sont moins tolérants,
L’amitié juvénile est sujette au naufrage.


Le chaton et le souriceau



Ô qu’il était mignon le petit chat persan,
Avec ses jolis yeux et sa belle fourrure !
Son maître était Louis, un ancien artisan,
Qui tenait, à Paris, un salon de coiffure.

C’était un beau chaton, joueur et dégourdi,
Bien nourri, dorloté, heureux d’être sur Terre,
Il était baptisé du nom de Bigoudi,
On a compris ce choix, ce n’est point un mystère.

Profitant du beau temps, musant dans le jardin,
À l’ombre d’un bosquet, il fit une rencontre,
Un gentil souriceau qui, pour notre gandin,
N’était qu’un animal, sans rien à son encontre.

– Comment t’appelles-tu, je te vois apeuré ?
Le muridé tremblait, sa peur était panique.
– Je dois craindre le chat, notre ennemi juré,
Maman m’a prévenu, c’est dans la génétique.

– Ne crois pas les anciens, ils recherchent les maux,
Et pour quelle raison te ferais-je la chasse ?

À la belle saison les petits animaux
S’amusaient gentiment, parfois sur la terrasse.

Puis l’hiver est venu, la souris se terrait,
Quand revint le printemps, elle était grande et grasse,
Quant au felis catus, sa race il arborait,
Gracieux et puissant, il avait de la classe.

Un matin la souris montra le bout du nez,
Bigoudi le félin oublia sa promesse,
Retrouvant son instinct transmis par ses aînés,
D’un coup il bondissait, trucidant la pauvresse.


 
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   Johannes   
10/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai fort aimé la lecture de cette jolie fable bien écrite.
Et assez réaliste.
L'auteur aurait-il vu l'un de ces documentaires sur la nature assez ahurissants, où l'on voit par exemple une lionne adopter une toute jeune gazelle ? Evidemment, cela n'a qu'un temps...

   dom1   
13/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bien mené. Bien vu. Sauf que l'instinct du chat est de chasser pour tuer et manger et de la souris de courir et se cacher pour ne pas l'être ( mangée ). Le poète et le lecteur le sait. Il y a donc une fin trop attendue.

domi

   Anonyme   
16/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir,

C'est mignon tout plein. J'ai vraiment aimé cette histoire de bout en bout. Pauvre souris, au final. Le chat l'a trucidé, fidèle à son instinct.

Et que dire de ce vers, mon préféré. Si simple et pourtant si joliment écrit :

"Maman m’a prévenu, c’est dans la génétique"

Mille bravo !

Wall-E

   Robot   
30/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un gentil conte. dont la morale pourrait-être "Chasser le naturel il revient au galop."
Sur la forme, bravo, ce n'est pas facile d'écrire une fable en classique.
Et puis, le fond est plus profond qu'il n'y paraît si on regarde notre époque.

   Ramana   
30/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Près de chez moi, un particulier avait adopté un bébé lion, une vraie peluche. Lorsque le lion fut adulte, il mangea son propriétaire. Tout s'était pourtant bien passé jusqu'alors ! Peut-être une horrible méprise, et l'instinct prenant le dessus sur l'habitude ?
Moi, je n'ai qu'une modeste chatte sélective, qui mange les souris mais ne s'attaque pas à nos hamsters.
Ce poème est bien écrit, fort agréable à la lecture. Son thème ne correspond pas à l'incipit où il est question d'enfants qui changent de mentalité lorsqu'ils grandissent, chose qui ne relève pas de l'instinctif, mais plutôt du culturel, d'un positionnement adulte...
Qu'importe, même si le message n'est pas fondamental, la prosodie est maîtrisée, le tableau coloré, l'histoire distrayante.

   MissNeko   
30/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ah!!!! On parle du chat !!! J acourre de ce pas !!
J ai adoré votre fable du début à la fin. Bravo

   papipoete   
30/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Vincendix,
Le petit chaton ne savait que jouer avec tout se qui se présentait, même avec un souriceau à qui la mère avait enseigné de se méfier des inconnus, chats en particulier !
Le persan dont l'instinct était développé comme ses dents de sagesse, jouait encore et encore ; puis il devint ado, tueur sanguinaire oubliant ses bonnes manières, sa noblesse d'esprit face au faible, et de son récent jouet ne fit qu'une bouchée ...
Jeune humain au visage angélique à qui l'on promet 70 vierges si ...
NB quand le classique s'accommode d'un sujet pas si léger qu'il y parait ...

   Annick   
30/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Une fable joliment tournée ! Au dernier vers du dernier quatrain, j'aurais écrit : Tout à coup, il bondit, trucidant la pauvresse.
"D'un coup" montre que l'action au passé est soudaine : passé simple.
Sous la belle fourrure, les griffes et derrière la promesse, la trahison.
J'ai bien aimé ce contraste, et la chute prévisible mais non moins brutale. Bravo !

   Anonyme   
30/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Vincent ! En fait la morale de cette histoire tient dans l'incipit mais le développement est de qualité...
J'ai bien aimé, entre autres, le gandin ainsi que le "félis catus"...
Ce qui me gène un peu c'est le mélange des temps du dernier quatrain, passé simple et imparfait...

C'est toi le Maitre mais je me permets quand même de te proposer ce qui suit :

Mais un jour, la souris montrant le bout du nez,
Bigoudi le félin oublia sa promesse !
Retrouvant cet instinct transmis par les aînés,
Il bondit et d'un coup trucida la pauvresse...

Quel que soit ton choix j'aime beaucoup ce poème et la métaphore qu'il implique...
Bravo et merci !

   leni   
30/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Vincendix
C'est écrit dans les gênes la nature se révèle Il devrait y avoir detrès rares exceptions C'est performant d'écrire un poème réussi sur ce sujet classique s'il en est J'aibeaucoup aimé cette façon de dire simplement Exemple:

– Ne crois pas les anciens, ils recherchent les maux,
Et pour quelle raison te ferais-je la chasse ?
À la belle saison les petits animaux
S’amusaient gentiment, parfois sur la terrasse.
Merci vous m'avez fait penser aux Frères Jacques "la queue du
chat " POURQUOI Je n'en sais rien ! J'ai passé un joli moment
Bravo SALUT cordial Leni

   Lulu   
30/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Vincendix,

j'ai beaucoup aimé lire cette fable que j'ai trouvée fort bien menée et bien écrite. J'ai notamment aimé le fait que j'ai été happée par le récit, oubliant presque, dans un premier temps, le travail que vous avez effectué sur chacun des vers.

C'est très fluide, et pour cela : bravo.

J'ai beaucoup aimé le ton alerte de la première strophe. Ensuite, je trouve que ce ton s'éclipse un peu, notamment vers la fin, mais cela se tient tout de même.

C'est une très belle composition.

Tous mes encouragements pour la suite !

   Proseuse   
30/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Vincentdix,

Que voilà un beau conte, joliment dit ! Bravo pour la forme tout me va ! quant au fond , si j' ose dire, il est bien plus profond qu' il n' y paraît et si l' on veut, on y trouvera maintes directions de penser !
j' ai beaucoup aimé ! Merci

   PIZZICATO   
30/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un train peut en cacher un autre...
Cette gentille (...) fable serait-elle une métaphore au fond très sérieux ? Mon ressenti m'invite à répondre << oui >>.
" Je dois craindre le chat, notre ennemi juré,
Maman m’a prévenu, c’est dans la génétique "
" Ne crois pas les anciens, ils recherchent les maux "
" Retrouvant son instinct transmis par ses aînés "

N'y a-t-il que les animaux de concernés ?

   Marite   
30/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Fable ou conte qui se prête à plusieurs interprétations, comme toute fable ou conte qui se respectent.
Un délice à la lecture sauf qu' en terminant la cinquième strophe j'ai dû en reprendre la lecture pour passer à la suivante. Juste l'impression d'avoir "sauté" un passage dans l'évolution de la scène à l'intérieur de la strophe.
Je ne connaissais pas : gandin et muridé. Merci donc pour la découverte.

   Hananke   
30/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

C'est une bien jolie fable que vous nous contez là.
Oui, le temps passe et les promesses s'oublient, pas rien que chez les animaux.

Quelques tournures me chiffonent :

Pour commencer j'aurais mis : Oh qu'il était mignon...

Je ne comprends pas bien le : sans rien à son encontre.

...sa race il arborait.

Mais c'est surtout l'imparfait (bondissait) du dernier vers.

Tout le quatrain est au passé simple, avec d'un coup, le passé simple s'imposait également.

Mais au final, une fable sympa.

EDIT : je n'avais pas vu le com d'Alexandre traitant du sujet.

   Pouet   
30/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bjr,

Bien aimé cette poésie, cette fable simplement exprimée.

Je ne partage pas forcément la pensée rousseauiste que ce texte illustre un peu, à savoir que les êtres "naissent naturellement bons".

Du moins ma conviction est que les enfants peuvent parfois faire preuve d'une grande cruauté et que prétendre qu'enfance rime avec innocence tient de l'extrême naïveté ou de l'aveuglement patenté. En ce sens le quatrain de l'incipit ou de présentation qui prétend que les enfants sont plus tolérants que les adultes... Eh bien je ne pense pas que celui qui a écrit ça (peut-être vous vincendix, je ne connais pas ces vers, désolé) fréquente beaucoup les cours de récré... Après les gamins ne sont pas tous des monstres de cruauté hein mais ils ne sont pas non plus des anges de tolérance. Pour travailler dans une école "classique" avec des enfants souffrants de handicap, je peux vous l'assurer.

Ensuite, pour ce qui concerne "l'instinct" de chasse des animaux, je pense qu'ils le possèdent dès la naissance, surtout un chaton qui prendra la chasse comme un jeu... De plus le souriceau lui, est au fait du "danger" que représente le félidé, donc il possède bien cet "instinct", alors pourquoi pas le chaton?

Ainsi je m'interroge quant au réalisme de cette fable.

Ceci étant, c'est sympa, frais et ça se lit bien.

J'aime bien donc.

   Anonyme   
30/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Vincendix,

Jolie petite histoire, très plaisante à lire.
Votre poème me fait penser à la grenouille qui prend un scorpion sur son dos pour le mener de l'autre côté de la rivière, sans lui avoir au préalable fait promettre de ne pas la piquer, car c'était la mort assuré pour tous les deux, la grenouille empoisonnée, et le scorpion noyé. Bref, malgré sa promesse, au beau milieu de la rivière, le scorpion la pique, elle lui demande pourquoi, nous allons mourir, et lui ; -désolé, mais j'ai pas pu m'en empêcher.
Pardon d'accaparer mon commentaire d'une histoire qui n'a rien à voir avec votre poésie... Quoi que.
En tous cas c'est à cela que ça m'a fait penser, une histoire d'animaux quoi. Attention, c'est pas du tout péjoratif.
J'aime bien Lafontaine, et votre texte est après tout une fable poétisée.
Car le chat qui la première fois ne tue pas le souriceau, et l'instinct qui revient au galop, le tue la seconde fois, comme si il y avait une fatalité irréversible entre le chat et la souris.

   mina   
3/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une fable joliment écrite, pleine de rythme ... allez tiens, je vais la faire apprendre à mon fils !;)

   Donaldo75   
3/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincendix,

Je ne suis pas un fan des fables et autres contes; pourtant celui-ci m'a bien plu. Je reconnais bien là ta maitrise du rythme, ta science des mots (j'ai même appris des termes) et ton sens de l'humour.

La palme:
"– Ne crois pas les anciens, ils recherchent les maux,
Et pour quelle raison te ferais-je la chasse ?"

Peut-être ai-je l'esprit mal tourné mais ces deux vers tendent le ressort d'une satyre sociale que je lis entre les mots tout au long de cette fable.

Bravo et merci pour la lecture ! Une fois de plus avec toi, je ne me suis pas ennuyé.

Donald

   Vincendix   
3/10/2016

   Cristale   
6/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Vincent,

J'ai lu plusieurs fois cette mignonne fable mais le temps m'a manqué pour commenter votre écrit, comme ceux d'autres auteurs.

Ma sensibilité me fait dire que j'espère que ce n'est pas une histoire vraie mais je crains bien le contraire.
Pourtant quand j'ai vu qu'il s'agissait d'un chat persan, ayant habité chez l'un d'eux extrêmement paresseux pour ne pas dire lymphatique, j'ai pensé que la pauvre souris ne risquait pas grand chose mais votre chat s'avère plus énergique que le mien.

Et voilà, j'ai grand-peine à découvrir le sort de la petite souris.
J'ai compris bien évidemment les métaphores de votre texte.

Bravo et merci à vous !
Cristale

   Rain   
7/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut l'artiste,

Tout d'abord ce qui me dérange :
"un ANCIEN artisan QUI TENAIT un salon". Changez ancien par "fameux" par exemple.
Le dernier vers dépareille. Alexandre vous a proposé la solution.
Pour finir, il manque un quatrain voire l'épigramme qui tire conclusion par la morale.

Il faut aussi reconnaître que la fable est un exercice ardu, surtout en alexandrins.
La lecture fut des plus agréables. L'écriture paraît facile, le style est plaisant.
Merci pour ce partage.

   Ora   
7/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'ai trouvé votre poème très fluide, très agréable à lire et je dirais à entendre! Il ressemble à une comptine que j'imagine bien les enfants étudier en classe et réciter par coeur :)
Vraiment, cela me semblerait juste et magnifique que vos mots et le message qu'ils portent (j'ai beaucoup aimé aussi votre texte d'introduction) de par leur gaité et leur profondeur, aillent enrichir les classes d'école. Merci pour ce beau moment :)

   Anonyme   
30/10/2016
J'ai été particulièrement sensible à la qualité de ce texte (déroulement fluide joint à un réel sens descriptif) La chute en revanche apparaîtrait encore plus heureuse avec le seul emploi du passé simple.
Toutes mes félicitations.

   silvieta   
13/1/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'attendais à la fin du poème une moralité expliquant en quoi cette jolie fable était l'allégorie du monde des humains. Je me demandais ce qu'elle pourrait être. Je suis restée sur ma faim jusqu'au moment où j'ai vu que cette moralité était contenue dans l'incipit

et...

-ce poème est très agréable à lire, le petit monde animal évolue sous nos yeux, l'humour du début (le nom du chat du coiffeur) met en joie, la description de ces bébés animaux est trop mimi.
-rythme parfait, rimes parfaites.
-j'ai même appris du vocabulaire.

Sage conseil finalement: on dit que des animaux d'espèces antagonistes deviennent les meilleurs amis du monde quand ils ont été élevés ensemble. J'ai moi même tenté l'expérience, quand j'avais des rats domestique. J'avais promu un rat adulte, aussi paternel que téméraire pour présider aux premières semaines d'existence de mes bébés chatons...tout se passait à merveille...puis âgés de 2 mois les chatons espiègles ont commencé à donner des coups de pattes espiègles, à griffes mi sorties à leur mâle nounou. J'ai stoppé net l'expérience.

   Anonyme   
13/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai adoré cette fable qui me fait indéniablement penser à La Fontaine. Ma seule gêne concerne les deux derniers vers du dernier quatrain.
Pour l'avant-dernier vers je n'aime pas vraiment le redoublement du possessif que je trouve un peu lourd. Plutôt que "retrouvant son instinct transmis par ses aînés j'aurais choisi "retrouvant cet instinct transmis par ses aînés".
En ce qui concerne le dernier vers, la concordance des temps ne me semble pas aller de soi. Je pense qu'il eut été plus intéressant d'écrire "tout à coup il bondit, trucidant la pauvresse" le propos et le nombre de pieds étant également respecté. Et tout cas bravo je me suis régalé!

   GillesP   
14/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Sur le plan de la forme, je trouve la fable très réussie. Le rythme est fluide. Malgré l'usage de l'alexandrin, vers long, d'ordinaire davantage propre la solennité (La Fontaine l'utilise d'ailleurs souvent lorsqu'il veut créer cet effet), ce rythme est ici rapide, léger, tout à fait adapté au contenu.

Sur le plan du contenu, en revanche, la fin est beaucoup trop prévisible, même si cela fait partie des présupposés du genre.


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