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Poésie néo-classique
Vincendix : Lola chante Gréco [Sélection GL]
 Publié le 19/08/17  -  15 commentaires  -  837 caractères  -  289 lectures    Autres textes du même auteur

La chanson française était la vedette dans beaucoup de ports du monde.


Lola chante Gréco [Sélection GL]



Dans le bistrot du port, les marins font la fête
Et ça rentre et ça sort et ça tourne la tête,
Dans la salle enfumée au décor rococo,
Sur une estrade en bois, Lola chante Gréco,

Dans son long fourreau noir, Lola devient la reine,
Les matafs en escale ont oublié leur peine,
Ils sont à Saint-Germain, sur les quais de Paris,
Un air d’accordéon trotte dans leur esprit.

Il n’y a plus d’après et vogue la romance,
De Clichy à Pantin, ça sent si bon la France,
Et dès les premiers mots de Déshabillez-moi,
Lola sait qu’elle a mis l’auditoire en émoi.

Dans le bistrot du port à l’autre bout du monde,
Lola chante l’amour entraînant dans sa ronde
Des hommes de partout qui rêvent de son lit,
Avant de retrouver, l’océan, le roulis.


 
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   dom1   
3/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bel écrit que je trouve un peu court. Il aurait été intéressant de suivre la sortie du bistrot par les marins un peu éméchés...

domi...

   papipoete   
4/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
contemporain
On pourrait se croire sur les quais de Paris, où Lola chante Gréco, mais la fille chante à l'autre bout de la terre, dans ce port où les matelots " voyagent " aux accents de Lola .
NB c'est très visuel, et l'on déshabille Lola avec des yeux gourmands, et l'on jette l'ancre près du vieux port où le fantôme de Gréco envoute les marins .
Je vois ici un poème à la forme néo-classique !
papipoète

   Donaldo75   
7/8/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

J'ai adoré ce poème; j'avais l'impression de me retrouver dans l'ambiance - que je n'ai pas connu, je suis jeune - du Quartier Latin de l'époque, quand Juliette Greco était l'égérie de nombreux artistes. Les vers sont chantants, légers à la lecture mais riches de sens, évocateurs en diable, à la manière d'un film qu'Henri Jeanson dialoguerait et dont Vladimir Cosma composerait la musique.

Bravo !

   Marite   
19/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème dont les mots " coulent " et charment l'oreille par le tableau évoqué. Aucun remplissage abusif pour maintenir le rythme et la suite des rimes. Tout est décrit si naturellement que, l'espace d'un instant, celui de la lecture, nous nous retrouvons aussi dans ce " bistrot du port à l’autre bout du monde, ". C'est ainsi que j'aime les sonnets, qu'ils soient néo-classiques ou classiques.

   Robot   
19/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
D'une époque révolue le texte rend bien l'ambiance. Quand la muse de Saint-Germain-des-Prés évoquait à l'étranger une image de la France parisienne et que les cabarets de l'étranger offraient aux noctambules en escale l'imaginaire sensualité d'une romance.

Je pense à Brel et au port d'Amsterdam en vous lisant.

Belle écriture, sans accroc qui ajoute au plaisir de la lecture.

   Louison   
19/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup, j'en aurai voulu plus tellement c'est agréable. C'est comme une chanson bien rythmée.

Bravo!

   PIZZICATO   
19/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" ça sent si bon la France "et c'est vrai !
Cette poésie traduit fort bien l'ambiance de l'époque et du lieu.
Au temps ou l'anglo-saxon n'avait pas main mise sur les styles musicaux.

De par sa musicalité, ce texte n'aurait pas de mal à se voir habillé de notes.

Alors merci " Lola "...

   Alexandre   
19/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Vincent... Simplicité, fluidité et retour sur un passé qu'on ne chante plus guère depuis que la môme Piaf a cessé de nous faire visiter Hambourg, Whitechapel ou Bornéo sans oublier le Grand Jacques sur les quais d'Amsterdam !

Le "Déshabillez moi" de Gréco est vraiment bien choisi pour illustrer cette suite de quatrains dont le dernier est, à mon sens, une petite merveille...

Beaucoup aimé l'ensemble, félicitations Vincent !

   SaintEmoi   
19/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quel beau voyage que ce poème, dans le temps, dans l'espace, dans les mots, des mots simples, agencés musicalement, avec, comme par magie, derrière, le faible écho d'une chanson faîte pour les bars de marins de l'autre bout du monde.
Quel réussite.
Merci

   leni   
19/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
a vincent
l'ambiance est digne d'une chanson de pierre Mac ORLAN LE BISTROT de SIMONE L'écriture est soignée le rythme mériterait une mise en musique

Et l'ambiance est là

Il n’y a plus d’après et vogue la romance,
De Clichy à Pantin, ça sent si bon la France,
Et dès les premiers mots de Déshabillez-moi,
Lola sait qu’elle a mis l’auditoire en émoi.


IL N Y A PLUS D APRES nous rajeunit


BRAVO VINCENT Trèbien dit Mon salut cordial LENI

   TheDreamer   
20/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien
4 quatrains de 2 rimes suivies F/M dans le style néo-classique.

J'avais lu le poème avant sa publication et il avait retenu mon attention. Une jolie musicalité simple et régulière, mais, qui vous embarque aisément.

Le poème décrit simplement la nostalgie du pays lorsque l'on passe sa vie à bourlinguer et qu'il vous manque, quand une simple chanson peut en un court instant vous y faire revenir.

   emilia   
21/8/2017
Le temps imparfait utilisé dans l’incipit suggère un registre nostalgique au sujet de la chanson française et d’une artiste reconnue dont le seul nom évoque toute une époque parisienne, quand Juliette Gréco « la Muse des poètes » nous invitait à suivre son tempo, jouait de sa silhouette aguicheuse et de ses immenses yeux d’un noir profond et pétillant, nous emportant avec elle dans la spirale des souvenirs à travers ses chansons qui « rentrent, sortent et nous tournent la tête… », de même que la môme Piaf nous entraînait avec elle au milieu de la foule qui « s’élance et qui danse… » sur un air d’accordéon… ; ces chansons magiques grâce à la beauté sensuelle que l’interprète donne aux mots avec classe et sensibilité et dont Juliette Gréco disait elle-même : « C’est grave, une chanson, ça va dans les oreilles de tout le monde, ça se promène dans la rue, ça traverse la mer, c’est important une chanson, ça accompagne votre vie… » Ainsi, son répertoire repris à l’autre bout du monde par Lola, une artiste inconnue, réactive la même émotion dès les premières paroles de cette chanson symbole : « Déshabillez-moi… », évoquant l’univers d’un cabaret parisien et les fantasmes qu’elle projette…, ce fameux « champagne à frissons » que chante si bien également Charles Dumont… ; merci à vous pour ce partage nostalgique…

   Vincendix   
22/8/2017

   Cristale   
22/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Vincendix,

Je m'étais promis de revenir sur votre poème après l'avoir lu avec beaucoup de plaisir.
C'est la fluidité qui m'a tout d'abord conquise tout au long de vos quatrains.

Des bistrots, des ports et des Lola on en lit souvent mais vos vers ont ce petit quelque chose hors du commun qui donne un rythme particulier à l'ambiance de cette "marine portuaire :)"

L'ensemble me plait, un néo que j'aurais préféré en classique pur, c'était faisable, mais ici tellement bien écrit que mes premières impressions se trouvent aujourd'hui confirmées.

Bravo et merci poète,
Cristale

   Soulyne   
11/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tous les charmes d'une époque joliment retranscrits ici au gré de la voix de Juliette Gréco et de Lola ...
Votre poème est bien rythmé, il coule comme l'eau et nous ramène à une forme de nostalgie.
On peut sentir les parfums des lieux et apercevoir les visages enthousiastes des marins hypnotisés par les paroles aguicheuses et sensuelles de "Déshabillez-moi".
Vous exprimez bien le transport de ces matelots dans les faubourgs de Paris et savez en recréer l'ambiance à merveille.

Merci pour ce beau partage.
Soulyne


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