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Poésie néo-classique
Vincendix : Mon arc-en-ciel
 Publié le 12/01/20  -  15 commentaires  -  837 caractères  -  188 lectures    Autres textes du même auteur

Soixante et un ans de bonheur !


Mon arc-en-ciel



Je t’aime simplement, pour te voir et t’entendre,
Pour être auprès de toi dans nos jours, dans nos nuits,
Je t’aime simplement, d’un sentiment si tendre,
De l’hiver monotone à la saison des fruits.

À quoi bon l’apparat, à quoi bon le tapage,
Faut-il ouvertement afficher notre amour ?
La ferveur et le bruit ne font pas bon ménage,
Gardons notre secret sans battre le tambour.

Un rayon de soleil ne vaut pas ton sourire,
Ta voix berce mon cœur d’un chant mélodieux,
Tu es ma liberté, près de toi, je respire,
Et je viens me noyer dans le vert de tes yeux.

Tu es le réconfort quand mon âme est en peine,
Un baume à mon esprit, fait de sucre et de miel,
Tu es l’enchantement, une fée, une reine,
Un bonheur permanent, tu es mon arc-en-ciel.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Lebarde   
8/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voilà bien un sujet que j’affectionne et vers lequel ma plume se tourne souvent. AIMER. Pour qui pourquoi et tenter d’en expliquer les causes et les raisons et d’en décrire les symptômes, les signes.
En général j’y ajoute le côté éternel, qui dure, qui ne faiblit pas, qui ira jusqu’au bout que je ne trouve nécessairement dans ce poème mais que je souhaite sincèrement à l’auteur(e).
Ce que j’aime bien aussi dans le sujet traité c’est le côté discret, simple, sans esbroufe, presque caché de l’amour :

« A quoi bon l’apparat, à quoi bon le tapage
Faut il ouvertement afficher notre amour?
La ferveur et le bruit ne font pas bon ménage
Gardons notre secret sans battre le tambour ».

Le thème pour moi n’est pas original, vous l’avez compris mais vous l’avez superbement abordé, simplement sans éclaboussures intempestives. Bravo.
Comme l’écriture est parfaite et sans faute et la lecture coulée et agréable, je suis comblé.

Merci pour ce joli texte
En EL
Lebarde

   Michel64   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Eh bien, la destinataire du poème a du être émue.
Quatre jolis quatrains pour la déclaration d'un amour tranquille, un amour tendresse.
Au troisième vers la répétition de "simplement", même si c'est un effet de style, aurait peut-être pu être remplacé par un autre vocable ? Ou pas.
"Un rayon de soleil ne vaut pas ton sourire". Simple, efficace...
L'ensemble m'a beaucoup plus.

Michel64 (en EL)

   papipoete   
21/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
néo-classique
c'est plus fort que moi, je ne peux laisser passer un poème d'amour !
Et celui-là en plus est une ode à la fidélité ( je t'aimerai quoiqu'il arrive ; maladie, beauté du corps fanée... )
Nous n'avons pas besoin de le montrer, être spectaculaires pour notre grand âge ! je te vois avec les mêmes yeux, qui fondirent devant toi, quand je te déclarai ma flamme ; je t'aime encore et toujours !
NB cette fée parle-t-elle ainsi, de Vous aussi ? En tous cas l'un et l'autre avez de la chance de vous regarder, encore les yeux dans les yeux et sentir battre votre coeur de bonheur !
Que de beaux vers, mais si simplement exprimés ( la 3e strophe est ma préférée, mais les autres n'ont pas à rougir !)
je souris à propos de " l'arc en ciel ", car il peut naître d'un orage...
malgré les hiatus, je vois un " néo-classique " parfait !
papipoète

   PIZZICATO   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'amour et le bonheur rayonnent dans ce texte.
un tendre aveu à la compagne de " soixante et un ans ".

" À quoi bon l’apparat, à quoi bon le tapage,
Faut-il ouvertement afficher notre amour ?
La ferveur et le bruit ne font pas bon ménage,
Gardons notre secret sans battre le tambour. " un beau passage.

La tendresse est présente ce jour, sur Oniris, avec Leni et Vincendix.

   Corto   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y a cent mille manières de parler d'amour, mais celle-ci mérite toute sa place.
Le style adopté donne un ton qui coule de source, comme si l'amour était parfois si évident.
Chaque vers respire tendresse, confiance, bien-être, en toute simplicité. Celle-ci va même jusqu'à souhaiter la discrétion dans une superbe formulation:
"La ferveur et le bruit ne font pas bon ménage,
Gardons notre secret sans battre le tambour".

J'aime beaucoup les expressions du début qui font vœu d'intimité:
"Je t’aime simplement, pour te voir et t’entendre,
Pour être auprès de toi dans nos jours, dans nos nuits".
Par contre je suis plus réticent sur les formules de la dernière strophe qui sonnent moins 'vrai' dans leur exagération:
"Tu es l’enchantement, une fée, une reine,
Un bonheur permanent, tu es mon arc-en-ciel".

Bravo à l'auteur pour cette ode à l'amour.

NB: A destination des ancêtres, à la troisième strophe j'ai failli entendre Adamo me susurrer
"Dans le vert de ses yeux
Il y avait l'espérance..."

   Hananke   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Une bien belle déclaration d'amour faite simplement mais le vrai bonheur n'est-il pas fait de simplicité ?
Mais certaines ne s'en contentent pas, il leur en faut plus.
On sent le poème écrit par un homme : la gent féminine ayant
toujours tendance à plus de démonstrations.
Un beau vers entre autres :
Et je viens me noyer dans le vert de tes yeux.

Au final, un poème qui se veut simple, qui l'est et qui se lit
avec plaisir.

   Robot   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai bien apprécié ce vibrant hommage délivré à l'arc en ciel personnel du narrateur.
Une déclaration fervente et amoureuse qui ne laisse pas indifférent, dans un beau texte néo-classique uniquement justifié par les hiatus à "tu es", mais il aurait été regrettable de s'en passer juste pour réaliser un classique. Le mieux n'est pas toujours l'ami du bien et je pense que dans ce cas il était important de conserver ainsi la rédaction.

Bravo pour ce beau texte expressif.

   sympa   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Vincent,

Une belle déclaration d'amour émouvante.
C'est beau un amour qui reste intact après 61 ans de bonheur.
Des vers simples mais puissants d'amour et de sincérité.
Que demander de plus?

Un poème que beaucoup de femmes et d'hommes aimeraient lire .

   Davide   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Vincendix,

Simple, pudique et harmonieux… voilà les trois mots qui me viennent à l'esprit après cette lecture.
Les alexandrins coulent sans heurts, dans l'exquise limpidité de l'amour confident ; j'ai particulièrement aimé celui-ci, pour ce qu'il suggère de leur relation :

"La ferveur et le bruit ne font pas bon ménage".

Juste un détail : aux vers 11 et 12, je me suis plu à imaginer un jeu sur les mots justifiant l'écriture de ce poème d'amour :

"Tu es ma liberté, près de toi, je m'inspire,
et je viens bourgeonner dans le vert de tes yeux"

Ou bien "m'épanouir"/"m'enrichir" à la place de "bourgeonner".

Un bel écrit ! Merci tout plein !

   jfmoods   
12/1/2020
Ce poème est composé de 4 quatrains en alexandrins, à rimes croisées, suffisantes et riches, tour à tour féminines et masculines, majoritairement consonantiques.

J'aurais mis un point-virgule à la fin des vers 2, 10 et 14, un point d'exclamation en fin de vers 5, des points de suspension en fin de vers 7, un point d'exclamation à l'hémistiche du vers 11, deux points à l'hémistiche du vers 16.

I) Une intimité préservée

1) Un amour au fil des jours

Le poète mesure la profondeur de l'attachement à sa compagne (adverbe : "Je t’aime simplement" x 2, marqueur d'intensité : "un sentiment si tendre", complément de but : "pour te voir et t’entendre, / Pour être auprès de toi") ainsi que l'uniformité de ce sentiment (marqueurs temporels : "dans nos jours, dans nos nuits", "De l’hiver monotone à la saison des fruits").

2) N'importe où pourvu que ce soit hors du monde

Il entend bien conserver à l'abri des regards indiscrets le mystère de ce bonheur miraculeux à deux (gradation anaphorique : "À quoi bon l’apparat, à quoi bon le tapage", question rhétorique : "Faut-il ouvertement afficher notre amour ?", parallélisme : "La ferveur et le bruit ne font pas bon ménage", invitation douce à l'Aimée : "Gardons notre secret sans battre le tambour").

II) Le portrait élogieux d'une femme

1) La gardienne toute-puissante des sens

Dans le vaste champ des perceptions, la femme comble, par sa présence attentive, douce, chaleureuse, souveraine, tous les interstices disponibles (vue : "je viens me noyer dans le vert de tes yeux", vue et toucher : "Un rayon de soleil ne vaut pas ton sourire", ouïe : "Ta voix berce mon coeur d’un chant mélodieux", goût et odorat : "Un baume à mon esprit, fait de sucre et de miel").

2) Un point d'ancrage incontournable

Face à l'adversité ("quand mon âme est en peine"), elle apparaît comme un soutien moral tendre et indéfectible ("Tu es le réconfort"). Elle est la figure tutélaire qui densifie le temps vécu et illumine la relation au monde ("Tu es ma liberté, près de toi, je respire", "Tu es l’enchantement", "Un bonheur permanent", périphrases laudatives : "une fée, une reine", "tu es mon arc-en-ciel").

Merci pour ce partage !

   Anje   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Il n'y aurait, bien que toléré en néo-classique, que ce hiatus réitéré (tu es) pour m'empêcher d'aimer passionnément ce poème simple pour un amour simplement. Mais ce long bonheur n'en a-t-il pas connus des hiatus sans continuer d'être beau ?
Je dis encore ! à l'homme heureux, encore vous lire sous vos arcs-en-ciel.

   VictorO   
13/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bravo pour cette simplicité et cet éloge de l'intimité. Tout semble dit. Et même si la dernière strophe me semble un peu moins originale, j'ai beaucoup apprécié l'ensemble. L'amour, la poésie n'ont pas besoin d'être étincelants pour être beaux.

   Miguel   
14/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle belle déclaration ! Cela sent son renouvellement de mariage, et cette fraîcheur de paroles qui sont celles d'un début d'amour, toujours actuelles après tant d'années, c'est émouvant et ça récrée, au milieu des nuages du monde. De très beaux vers, et quel dommages que cet innocent hiatus récurrent prive ce poème du statut de classique !

   Cristale   
14/1/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
"Soixante et un ans de bonheur"

Bravo à ce couple d'amoureux ! Un très joli message à l'heure où les mariages durent à peine le temps de faire un enfant. J'exagère sans doute un peu mais de voir, savoir que l'amour traverse les tempêtes des décennies sans faillir me laisse attendrie et admirative.

Vincendix vous allez faire de l'ombre à Aragon, un autre grand amoureux de sa compagne qu'il n'avait de cesse de complimenter dans ses poèmes avec les mots que l'on connait...

Heureuse la destinataire de ce poème.

"Tu es" pauvre hiatus tellement petit et moins ridicule que bien d'autres, mais comment dire autrement ?

Classique ou pas classique, j'ai adoré lire ces vers si tendres.

Merci poète.

Cristale
qui vote pour la reforme des règles concernant les hiatus.

   Donaldo75   
17/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincent,

Que dire devant une telle déclaration, sinon rester admiratif à la lecture de ce poème si fluide, si naturel, si agréable à lire ?

"À quoi bon l’apparat, à quoi bon le tapage,
Faut-il ouvertement afficher notre amour ?"

Ce deux vers symbolisent bien l'ensemble, autant dans la fluidité que la teneur du message, de la poésie qui paraît finalement si simple à composer alors que je devine le travail derrière chaque mot, chaque ton.

Bravo !

Don


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