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Poésie contemporaine
fried : L'autre rive
 Publié le 11/01/20  -  14 commentaires  -  871 caractères  -  171 lectures    Autres textes du même auteur

Une approche de l'autre rive.


L'autre rive







Approchant d’un soupir la rive de ma peur
portée par la brume lente dans sa langueur,
en fin d'automne dans cette forêt profonde
du silence surgit l'homme passeur des mondes.

Voyez-vous ces lueurs chatoiements d'autres rives ?
Je partirai sans heurt, estompé en dérive.

Alors s'avancera cette barque sur l'onde
remous disséminés fines paillettes d'or.
Délaissant ainsi tous les grondements du monde,
serein je passerai le Styx sans un remords.


 
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   Alfin   
10/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le Styx, Le Cocyte, Le Léthé, L'Achéron... des fleuves aux noms maudis. (Merci Wiki)

Le narrateur fait la paix avec lui-même avant d'embarquer sur la chaloupe de Charon.

Je pense que le sujet à haute teneur poétique gagnerait à profiter d'une recherche plus approfondie.

Pourquoi craindre la rive "la rive de ma peur" si le narrateur est serein et sans remord ? La transition entre ces deux situations psychologiques n'est pas décrite ni sous-entendue.

Pour la forme : il y a des rythmes brisés par des longueurs de vers différents, on est bien sûr en poésie libre mais pour donner un rythme rimé, il faut une certaine rigueur pour que la musique du poème soit fluide.



Au plaisir de vous lire,
Alfin en EL (qui n'aimerait pas dire bonjour à Charon aujourd'hui)

   Eclaircie   
11/12/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Un sujet pas facile à traiter quand tant d'autres poèmes l'ont déjà abordé.

Et j'avoue ne pas avoir été sensible à ce texte.

Je lis beaucoup trop de lieux communs au sujet :
l'autre rive, la langueur, la dérive, la barque, le Styx, le remord, partir.

Un poème proposé en catégorie libre, mais qui présente une forme régulière, des rimes, suffisantes, un rythme régulier avec des césures parfois aléatoires.


Bonne continuation,
Éclaircie

   Gabrielle   
18/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
L'autre rive ou l'autre monde est un texte qui amène la discussion sur le passage de l'au-delà.

Texte qui traite du sujet de la désillusion qui peut être universelle (du particulier à l'universel) et qui marque notre époque.

Le monde se sentira t-il coupable face à ses mauvaises actions?

Merci à l'auteur(e) pour ce rappel à l'ordre.


Gabrielle

   Lebarde   
11/1/2020
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Le passage de la vie à la mort, l’appréhension voilée, rencontrée à l’approche du fleuve qui les sépare. C’est le thème que vous proposez.

Où va donc conduire la barque de Charon?
L’autre rive du Styx serait elle nécessairement les Enfers comme le dit la mythologie grecque?

Le sujet, vieux comme le monde a été mainte fois abordé par des générations de penseurs, philosophes poètes et humains, qu’il est très difficile de faire preuve d’originalité.
Et Fried votre poème qui n’évoque que quelques lieux communs ne m’a pas beaucoup convaincu.
Désolé.
Et comme la prosodie dans sa forme contemporaine ne m’a pas touché.!!

À une prochaine fois

Lebarde déçu

   Corto   
11/1/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je me suis posé la question en fin de lecture: que m'apporte ce poème ? Un rappel que ma vie finira un jour ? Une empathie envers le narrateur qui veut franchir "le Styx sans un remords" ?

A vrai dire le ton et les images ne sont guère convaincants, encore moins originaux.

Tout un chacun espère pouvoir se dire "Je partirai sans heurt, estompé en dérive". Ce vers est bien formulé.
Mais quel est le but de tout cela ?

Ma perplexité demeure.

   papipoete   
11/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour fried
mon heure a sonné, je dois me préparer... la barque de mon dernier voyage est avancée... la brume a passé un accord avec la mot, il fait si gris dehors ; je suis prêt.
NB je lis ce poème triste alors qu'à l'instant une amie chère m'apprend que sa maman, pour toujours vient de fermer ses yeux...
circonstances...
un texte dont je ne saisis pas toute la subtilité du langage, mais qui comblera les amoureux des belles phrases.

   hersen   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y a, toujours, cette peur de la mort de la mort qui nous accompagne et que dit bien la première strophe. Cette peur est diffuse, embrumée, mais on est sur une rive. On ne pourra, humainement aller plus loin.

Puis il y a un appel, une tentation, l'inéluctable, "estompé en dérive".

Et un monde nouveau qui s'ouvre, d'or et de paillettes. Il y a ce silence, que sans doute on a toujours redouté, mais qui soudain devient un soulagement, pour quitter les "grondements" de ce monde.

J'aime bien dans ce poème qui décrit le passage" la paix dont semble être habité le narrateur. Plus que la résignation, il y a l'acceptation de ce dernier voyage au fil de l'eau.
la rivière de tout temps est l'image d'un départ, d'un effacement dans la brume.

Un poème qui me touche par la sérénité qu'il dégage, teinté de l'évidence qu'il faut partir de ce monde grondant, qui n'a plus rien à offrir.

Ma seule réserve est l'homme passeur. On pourrait envisager que le passeur ne soit pas humain, qu'il soit une entité fondue dans l'univers qui ne rappelle rien de notre passage d'humain sur cette Terre. Réflexion toute personnelle.
Merci de cette lecture !

   dream   
13/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Fried, bonjour !

Face à ce monde de boue et de pestilence, le narrateur le quittera sans remords aucun.

Je note de beaux vers :

"Voyez-vous ces lueurs chatoiements d'autres rives ?" (J'aurais mis une virgule après lueurs) :
"Voyez-vous ces lueurs, chatoiements d'autres rives ?" On respire mieux, n'est-ce pas ?

"Serein je passerai le Styx sans un remords." (Peut-être aussi une virgule après "serein") :
Serein, je passerai le Styx sans un remords. Ici, la virgule permet de mieux détacher "Serein" en soulignant davantage l'état d'esprit de "je".

J'ai moins aimé "

"Portée par la brume lente dans sa langueur,"

Ce vers manque de musicalité, cassant le rythme de ce premier quatrain, sans doute à cause de "portée" et encore de l'absence de virgule après lente.

Enfin tout ça est mon humble avis.

Mais la photo est belle ! Merci !

   Provencao   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" Voyez-vous ces lueurs chatoiements d'autres rives ?
Je partirai sans heurt, estompé en dérive."

J'ai beaucoup aimé ces vers, qui pour moi sont l'essence même de votre poésie où vous avez su nous tendre vers cet événement, en effet, la mort, le passage vers l'autre rive , dans sa survenue, hors de la circonstance est le lot de toutes natures en ce bas monde.


Belle promesse en vos vers d'une communion et d'un partage entre hier et aujourd'hui, avant et après, l'obscurité et la lumière, le savoir et le non-savoir.

"L'homme passeur des mondes" peut-il être à la fois le plus grand et le plus éclairé ?

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Hananke   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour

Une bien belle image en entête de ce texte que je trouve
bien tortueux pour nous indiquer le passage dans l'autre monde,
enfin s'il existe vraiment un autre monde, d'ailleurs.
Mais nous verrons cela, plus tard, rien ne presse.

Le message est profond mais j'en trouve l'expression un brin
tarabiscotée.
Quelques vers sont un peu justes en français :
Voyez-vous ces lueurs chatoiements d'autres rives ? Virgule manquante ?
remous disséminés fines paillettes d'or.
Et cet estompé en dérive qui me paraît quelque peu bizarre
sans compter le hiatus qu'il provoque.

Au final, un texte, qui, mieux exprimé, aurait emporté mon adhésion.

   dream   
13/1/2020
Modéré: double commentaire- utiliser la fonction eéditer- .

   Vincente   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai bien aimé l'atmosphère "sage et sereine" qui émane de ce poème, la "brume lente dans sa langueur", avec ses allitérations de "an" pénétrants, alors qu'il aborde le franchissement ultime.

Chaque vers offre sa participation à l'acceptation du difficilement acceptable. Rien n'est masqué de la tragédie qui se jouera dans la fin de la vie du narrateur, ni dans la conscience qu'il en a.
Ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est que l'expression ne donne pas l'impression d'un geste forcé qui tenterait d'écrire pour se convaincre de ne pas paniquer… et pourtant la peur n'est pas gommée, "approchant d'un soupir la rive de ma peur".

J'ai vu dans les "remous disséminés fines paillettes d'or" le trouble de ses proches et les merveilleux instants passés. Très belle image convoquant en un vers tout ce que l'on voudra emporter avec soi, tout ce que l'on sait que l'on quittera.
J'ai peu apprécié l'utilisation du "Styx", dans ce lexique dépouillé, grandi par sa modestie, je trouve qu'il apporte une sorte de préciosité qui ramène le propos et son authentique déversement à une expression plus convenue, trop universelle, voire un peu "facile", alors que tout y était simple et juste. Car dans ce thème universel, rebattu, la manière de l'intention poétique a besoin de faire œuvre de sincérité et d'implication pour rendre la lecture touchante.

La photo parle de façon très ajustée, mais le poème éclaire bien plus que cette limite cadrée avouée dans la photographie, le champ des mots explose le lieu par trop descriptif de l'image focalisée. Il reste intéressant d'y avoir eu recours, comme pour souligner, la force poétique du sujet écrit.

   Davide   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour fried,

L'ambiance feutrée, brumeuse, fait aussi peur qu'elle rassure… En effet, tout est délicatement exprimé dans ce poème où murmurent les dodécasyllabes ; la force de l'évocation tient - à mon sens - dans l'intériorisation des émotions et dans la détermination tranquille de vivre cette traversée. L'équanimité du narrateur est troublante, touchante aussi, en particulier dans la dernière strophe : "Je partirai sans heurt", "Délaissant...", "serein, je passerai".

Le premier vers annonce un poème allégorique ("les rives de ma peur"), une confrontation dans l'espoir de gagner "l'autre rive", annoncée dans le titre. Le reste laisse libre cours à l'imaginaire du narrateur, et cela me plaît bien.

En revanche, le manque de virgules a gêné ma lecture, de même que le mot "portée" (v2), se rapportant à la "peur" du vers qui précède (et non à une supposée narratrice, comme je me l'étais d'abord imaginé).

Un joli poème, que l'image proposée illustre harmonieusement.
Merci ! :))

   Donaldo75   
16/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Fried,

J’ai trouvé ce poème bien composé. La photo aide à se plonger dans l’ambiance, à imaginer ce qu’il contient au-delà des mots, comme si mon cerveau de lecteur avait besoin de voir pour ressentir. La tonalité est sombre mais pas trop, même si le dernier quatrain n’incite pas à la joie et la bonne humeur. Il y a une forme de fatalisme quand je relie les deux quatrains ; peut-être que je me trompe mais c’est mon impression de lecture.

En tout cas, c’est de la belle poésie contemporaine, comme je l’aime.

Bravo !

Donaldo


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