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Poésie libre
loisolire : Polychrome
 Publié le 11/01/20  -  7 commentaires  -  540 caractères  -  117 lectures    Autres textes du même auteur

Très peu de logos, pas mal de pathos...


Polychrome



Arc-en-ciel en gris dégradé
Mélancoliques degrés
Là où décolore
La beauté cardinale
Et se meurt en monochrome
De rouge, en rose puis gris

Cariatide étique et froide
De marbre indolent
Jaillissant de ses yeux de néant
Des ondulations statiques
Heurtent l’onde bleuâtre
Des prophéties regrettables

Devant, la forêt
Une forêt de vertige
Ondule
Dans une brise d’indifférence
Et balance ses lianes
Autour des amours mortes
Sans écho ni couleur


 
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   Gabrielle   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Comment représenter le chaos intérieur ?

En couleur monochrome de rouge, de rose, puis de gris puis plus rien.

"Attachons-nous à ce qui est polychrome!" : serait-ce le message délivré ici ?

La désillusion palpable dans ce texte renvoie, grâce au titre choisi par l'auteur(e) à quelque chose de positif.

Peut-être un peu trop optimiste ?

Belle continuation à l'auteur(e) qui relie l'individu au monde et qui pose des questions essentielles.



Gabrielle

   Eclaircie   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

À quelques jours de l'hiver, la couleur du titre est attirante, l'exergue, un peu déroutante, même après avoir lu le poème.

À lire et relire, certaines expressions heurtent un peu et sont, pour moi, des écueils à surmonter pour entrer dans le texte.
Ainsi, "La où décolore" que je relie à "la beauté cardinale" me paraît incomplète.
Au fil du poème, on trouve deux virgules ; elles me semblent trop ou trop peu nombreuses. Quelques points associés seraient les bienvenus.

Globalement, un poème qui ne me "parle" pas vraiment, je suis restée en dehors de ce tableau. ( Les poèmes évoquant les "amours mortes" ne sont pas ceux que je préfère).
Des images délicates pour en ensemble dont je me sens étrangère.

Bonne continuation,
Éclaircie

   Queribus   
21/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
J'avoue que je suis assez perplexe devant ce texte et ne sais trop qu’en penser; en effet, j'ai l'impression d'une simple succession de mots sans enchainement logique avec toutefois parfois de belles images poétiques: "arc-en-ciel dégradé", "cariatide étique et froide", " heurtent l'onde bleuâtre""une forêt de vertige".

Je sais aussi combien la poésie dite"libre" est difficile à pratiquer. Je vous souhaite bonne chance pour la suite.

Bien à vous.

   Provencao   
11/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Arc-en-ciel en gris dégradé
Mélancoliques degrés
Là où décolore
La beauté cardinale
Et se meurt en monochrome
De rouge, en rose puis gris"

J'ai bien aimé votre sujet que vous avez choisi de nous confier.

A vous lire, on pourrait penser que la question du polychrome est donc finalement celle d’une impossible péremption dans quelque champ que ce soit, car malheureusement le polychrome tapisse tous les aspects de notre vie dont il manifeste le sens.....c'est ainsi que j'ai ressenti votre texte.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   papipoete   
11/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Loisolire
partant de sujets fort colorés, tel l'arc-en-ciel d'une part, d'autre part deux autres tableaux ; avec une statue polychrome qui inexorablement devient transparente, et la forêt dont le vert se mue en brun, se trouve à morte saison bientôt toute nue...
NB une écriture qui sort des sentiers battus ( dont la forme prosaïque est exclue ), qui donne à la plume les vertus d'un pinceau magique !
L'arc-en-ciel qui se meurt peu à peu est fort bien dépeint !

   Corto   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ne sais pas si c'est la dose de "pathos", mais ce poème provoque crispation, recul, comme une noirceur qui s'infiltre dans l'esprit.

Dès le premier vers le ton est donné: "Arc-en-ciel en gris dégradé". Là où d'ordinaire on applaudit l'assemblage des couleurs, le narrateur nous parle d'un dégradé de gris. Ambiance ! Vision particulière choisie pour surtout ne pas voir ce qui émerveille d'ordinaire. Vous avez dit "pathos" ?

En seconde strophe la Cariatide à qui l'on adresse volontiers un sourire enjôleur (interdiction de toucher !) est ici "étique et froide". Ses yeux qu'on aurait aimé complices sont ici "yeux de néant". Pas de quoi établir le contact...

Enfin vient la forêt où l'on espère se ressourcer en toute intimité mais qui ici "Ondule Dans une brise d’indifférence". Sympa l'accueil ! Elle n'a d'ailleurs rien d'autre à nous évoquer que "des amours mortes".

Bref ce tableau d'un pessimisme total, d'une noirceur recherchée, est bien construit pour nous entraîner vers un état dépressif où plus rien n'évoque la vie, la joie, le plaisir, la complicité, encore moins l'avenir.

L'oeuvre de l'auteur est particulièrement réussie, dans un registre où il ne faut pas craindre de rebuter le lecteur. Mais celui-ci a été averti dès l'exergue: on nous l'a dit "pas mal de pathos".

La maîtrise du style est ici remarquable.
Bravo à l'auteur.

   Vincente   
12/1/2020
Ce poème, intéressant par son sujet, m'a rebuté par plusieurs désagréments formels.

La volonté appuyée de produire des oppositions troublantes m'est apparue "contre-productive".
Elles tentent de se fondre dans une expression de belle facture ; mais trop systématiques, elles deviennent des marqueurs perturbateurs. Le style montre des surcharges, une sorte d'emphase qui s'écoute elle-même plus qu'elle ne se livre, et avoue des contradictions dont les contre-sens finissent très vite à desservir le propos.
Par exemple, le premier vers choque un peu, un arc-en-ciel étant l'emblème des couleurs du cercle chromatique, l'affubler d'un exclusif gris dégradé a de quoi perturbé le lecteur ; mais à ce stade, pourquoi ne pas "brusquer" sensiblement le lecteur qui cherche l'étonnement. Le problème, c'est que cette façon d'investir, de contredire sa compréhension première quasi instinctive, va devoir continuer à jouer avec son ouverture d'esprit, puis sa bienveillance, puis sa saturation, au fur et à mesure des occurrences.

Pour les citer, j'ai trouvé que la formulation, dans la première strophe, celle des couleurs "arc-en-ciel en gris dégradé", venait saturer ces discordances avec un "monochrome" ; pourquoi au singulier puisqu'il passe par trois étapes "rouge-rose-gris" et comment peut-il, s'il reste au singulier, être à la fois ces trois couleurs ?
Le "indolent"[i] pour qualifier le "[i]marbre" ne me semble pas approprié, signifiant un mouvement mou, alors que cette matière est inerte et dure.
Dans la troisième strophe, l'on retrouve en troisième occurrence un "ondule" après le "ondulations" et "l'onde" 4 et 5 vers plus haut, ça fait un peu beaucoup !
Le final surenchère encore dans ces "oppositions" comme une ultime contrepied de la forme s'opposant au sens.

La perception des images déclare bien les perturbations, "polychromes" dans leur variabilité (terme du titre à considérer au sens figuré, comme multiple). L'atmosphère qu'installe l'écriture est assez envoûtante, la réussite de cette évocation me semble appréciable sur ce plan. J'ai bien aimé par exemple : "Une forêt de vertige / Ondule / dans une brise d'indifférence"".


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