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Poésie contemporaine
Vincent : J'ai trouvé ce diamant
 Publié le 24/02/22  -  6 commentaires  -  1057 caractères  -  142 lectures    Autres textes du même auteur

Ce poème a été inspiré par un commentaire d'une poésie publiée ici.


J'ai trouvé ce diamant



J'ai trouvé ce diamant parmi les coquillages
un cadeau infini le talisman le Graal
essence de tous les arts ces mots dans les nuages
éclairés par tes yeux captant le minéral

renaissance des esprits lumière de l'humain
vibrations de notre âme de douceur apaisée
source de nos ruisseaux dans le creux du chemin
s'écoulant dans les orgues ivresse de ta pensée

J'ai trouvé ce diamant l'ai mis dans le collier
il repose sur ta peau en vallée de tes seins
voilà cette parure elle orne ta beauté
sur la plage de ton cou la vague de ton bain

tu es là devant moi les années ont passé
tous ces siècles d'amour notre couple éternel
aux infinis de toi je suis ensorcelé
en arrêtant le temps tu es toujours plus belle

J'ai trouvé ce diamant parmi les coquillages
tu aimes les ramasser lorsque la mer s'en va
si on s'aime vraiment il n'y a jamais d'âge
Tourbillon mon amour je suis bien dans tes bras


Le 7-2-2022


 
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   Gemini   
14/2/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↓
L'exergue m'a fait suivre, au départ, une mauvaise piste. J'ai imaginé que le "tu" était adressé au commentateur. Mais non.
Donc, n'ayant pas lu le commentaire (ni le texte commenté), j'ai repris la lecture comme si l'exergue n'existait pas (tout en espérant que je n'étais pas l'auteur de ce commentaire).

Les deux premières strophes décrivent ce "diamant" avec un lot d'images sur ce qu'il représente. Il est "cadeau, talisman, Graal, essence de tous les arts, renaissance des esprits, lumière de l'humain, vibration d'âmes, source de ruisseaux"... Je trouve que c'est beaucoup à la fois, même si on devine que cela représente avant tout l'exaltation du narrateur.

Une fois les images posées, le diamant devient réel (tout en restant métaphorique). Il est l’offrande du galant à sa bien-aimée, le plus beau présent qu’il ait pu lui faire. En bref, son gage d’amour, et par réduction, son amour. Du coup, on comprend mieux le foisonnement des définitions du départ.

J’ai trouvé quelques maladresses dans l’expression des deux dernières strophes. Le manque de ponctuation n’aidant pas, je ne trouve pas de verbe à "notre couple éternel", et je lis comme des platitudes : "en arrêtant le temps tu es toujours plus belle", ainsi que "si on s’aime vraiment il n’y a jamais d’âge". Des passages pas au niveau au milieu d’autres excellents ; "aux infinis de toi", "Tourbillon mon amour".
On découvre dans l’avant-dernière strophe la mise en parallèle éternité d’un diamant / éternité d’un amour, et la dernière clôt paisiblement le texte avec une reprise d’un vers initial et la douceur simple des amours tendres : "je suis bien dans tes bras".
Par contre, j’ai eu un peu de mal avec l’idée de la bien-aimée qui "aime ramasser les coquillages", à mes yeux zone d'impureté d'où a surgi le diamant. Pourquoi donc y revenir ?

J’aurais mis un T majuscule à "tu" v13. Les rimes sont bonnes au départ, et puis… elles se gâtent un peu.

J’avoue que j’aimerais bien lire le commentaire cité en exergue.

   Mokhtar   
16/2/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
« Tourbillon mon amour » « aux infinis de toi je suis ensorcelé » « âme de douceur apaisée » …Bien des …pépites dans ce texte qui lui donnent de l’amplitude, de l’envergure.

L’auteur s’étant carrément assis sur les règles prosodiques, sinon par la présentation en quatrains et le travail des rimes, j’aurais bien vu une présentation libre de ce joli texte.

Pourquoi ne pas avoir étalé ce poème sur cinq longues lignes, comme en prosodie ? Les vers, débarrassés des attentes prosodiques du lecteur méticuleux, garderaient un rythme quaternaire cadencé par les rimes. Éventuellement saupoudré de l’aumône de quelques éléments de ponctuation (Ô requête anachronique !) :

« J'ai trouvé ce diamant parmi les coquillages ; tu aimes les ramasser lorsque la mer s'en va…Si on s'aime vraiment il n'y a jamais d'âge… Tourbillon mon amour je suis bien dans tes bras. »

Merci pour ce beau poème d’amour.

Mokhtar en EL

   socque   
24/2/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Ayant identifié l'auteur en Espace Lecture je m'étais abstenue de commenter à ce moment et m'étais promis de le faire à la publication car, si le sujet n'a vraiment, franchement, irrévocablement rien de neuf, j'avais apprécié la douceur et l'intensité des vers.

J'ai bien aimé les dodécasyllabes parlés dont vous êtes coutumier, mis ici au service de la dévotion amoureuse ; j'ai trouvé les images amples et belles dans leur simplicité. La vie quotidienne où l'on ramasse les coquillages sur la plage est transfigurée par l'amour, elle touche à l'éternité. J'ai parlé d'intensité, elle me semble manifeste dans plusieurs vers :
tous ces siècles d'amour notre couple éternel
aux infinis de toi je suis ensorcelé
ou
si on s'aime vraiment il n'y a jamais d'âge

Cela dit, le dernier vers me paraît en dessous, d'une part parce qu'il emploie une expression bateau « être bien dans les bras », d'autre part parce qu'il fait se clore le poème sur le narrateur (son bien-être à lui) et non sur la femme qu'il aime.

   Vincent   
25/2/2022

   Cristale   
26/2/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Vincent,

Poème d'une infinie douceur où chaque vers semble regarder le ciel et qui, au lieu d'être agenouillés dans une plaintive lithanie expriment au contraire amour et reconnaissance, un éveil apaisé face à l'horizon de tous les possibles.

Ce diamant, que j'ai initialement comparé à la compagne du narrateur -
- dont je crois qu'elle est aussi précieuse -, ce diamant donc serait "la conscience".
La comparaison, l'idée, la notion, concernant ce concept éthéré sont des plus originales et j'en aime les images d'une grande sérénité ainsi que l'apaisement du discours empreint de résilience.
Le traitement de cette "prise de conscience" est interessant.

Techniquement les quatrains s'enchaînent sans heurt, les vers sont harmonieux, un contemporain bien dans sa catégorie.

Bravo et merci Vincent.
Cristale

   ferrandeix   
28/2/2022
 a aimé ce texte 
Bien
À mon avis, un poème très intéressant à étudier sur le plan prosodique. je n'oublie pas le fond que je considérerais ensuite. La prosodie, donc. À la lecture, je constate qu'il se dégage un rythme régulier, consécutif de l'existence d'une césure. On a donc une scansion, évoquant celle d'un alexandrin, même si tous ces vers n'en sont pas. Cette scansion, à mon avis, crée un effet positif. Sur 20 vers, je trouve (sauf erreur possible) 13 alexandrins, donc à césure centrale, plus un si on compte une césure sur un e post-accentuel:

vibrations de notre âme de douceur apaisée

ce qu'il est à mon avis préférable d'éviter, quoique sur le plan phonique ça peut relativement passer

Les autres sont tous des vers césurés, à césure pas forcément centrale; et à mètre généralement plus long. Est-défavorable de mélanger des vers à métrique différentes? La Fontaine le fait, bien sûr selon certaines conditions et (à ma connaissance du moins) jamais pour des mètres supérieurs à 12 syllabes. J'ai longuement discuté dans un article du mélange de vers à scansion différentes en testant l'effet oral produit. Ce qui me paraît incompatible, ce sont des vers à coupe binaire (par exemple 6//6 ou 8//4) et des vers à coupe ternaire (par exmple4//4//4), mais des vers tous à coupe binaires comme c'est le cas ici ne me choque pas. Par ailleurs, est-ce que la perception simultanée de la rime et du sens est perceptible en ce cas de mètres long (12 syllabes et plus) et en plus en position croisée, c'est une autre question. Pour le leitmotiv, oui, pour le reste, je n'en suis pas sûr. La rime peut être un effet puissant, mais ce n'est pas forcément en en mettant partout sans considération du mètre qu'elle agit positivement. Donc, au final, la forme me paraît ici plutôt positive.

Pour le fond, je serais moins élogieux, sans être trop critique tout de même.. Un poème d'amour, qui possède un certain charme qui coule bien, où rien ne choque. J'aurai cependant aimé des images plus marquantes


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