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Poésie libre
Vincent : Un songe
 Publié le 18/02/26  -  7 commentaires  -  1271 caractères  -  61 lectures    Autres textes du même auteur

Le songe est un nuage.


Un songe



Combien pèse un rêve
Envahi de décors,
De luminosités
Suivies d’ombres noircies,
Débroussaillant les cimes
D’une porte moresque,
Ouvrant la nudité
D’un corps presque céleste.

L’eau du bassin chante la paix,
Les nymphéas sont réveillés.

Le songe est un nuage
S’accrochant aux cheveux,
S’immisçant peu à peu
Dans les zones incolores
Et c’est le carnaval
De toutes ambiguïtés, 
Nos masques se déchirent,
Nous sommes des fous vivants.

L’eau du bassin multicolore
A envahi notre conscience.

Défilent les poètes
Devant des croque-morts,
Alignés sur les champs
De toutes fantaisies,
Au loin les jeux de mots
Nous repassent des clichés,
Un scandale pour ces bons
Conducteurs de la vie.

L’eau du bassin n’est pas très claire,
Le naturel revient très vite.

Combien pèse la conscience,
Le légiste le sait,
Une plume d’artiste,
Intuition impression,
Son regard sur le monde
Est un immense chantier,
La pluie d’étoiles de jour
Nettoie sa nostalgie.

L’eau du bassin déborde de joie,
Les larmes coulent vers l’univers.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   LeChevalier   
8/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
J'ai bien aimé ce texte pour sa simplicité, tant au niveau de la construction des phrases, qu'au niveau de la construction des strophes, séparées par un refrain qui subit des modifications légères mais importantes à chaque étape. J'ai surtout aimé la troisième strophe qui met en doute une poétique usée, centrée sur des jeux de mots et des clichés. La dernière modification du refrain est aussi particulièrement lumineuse et me plaît en tant que conclusion de tout le texte.

   Provencao   
18/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Vincent,

"Le songe est un nuage
S’accrochant aux cheveux,
S’immisçant peu à peu
Dans les zones incolores
Et c’est le carnaval
De toutes ambiguïtés,
Nos masques se déchirent,
Nous sommes des fous vivants."


Parole, intuition et impression soufflées, à la fois poétiques et inspirées, recelant toute la clarté, recelant toute vérité.
Sublime cri de révélation en vos vers.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   Passant75   
18/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Un songe qui débute comme un tableau de Monet, qui continue, nous emmenant à Venise et la folie de son carnaval. La pureté en prend un coup, mais, quand le rêve prend fin, tout doit se reconstruire. De multiples images, des couleurs qui s’enchaînent et se mêlent, mais quelquefois dans une certaine confusion.

On peut parfois se perdre, puis se raccrocher à des vers plus clairs, néanmoins lier le distique final débordant de joie au poids de la conscience seule connue du légiste, donc après la mort, est un choix qui m’a laissé dubitatif.

Excepté le fait que je verrais la porte plutôt mauresque, l’ensemble se laisse aisément lire.

   ANIMAL   
18/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
Je me suis laissée porter par ce songe aux accents aquatiques qui ouvre toutes les portes de l'inconscient.
Il y a beaucoup de légèreté, de pureté dans ces vers simples qui pourtant décrivent les réalités complexes du rêve, qu'il soit endormi ou éveillé.

"Nos masques se déchirent" et nous emportent en tous sens, en tous lieux, jusqu'à ce que
"La pluie d’étoiles de jour
Nettoie sa nostalgie".

Quelques notes étranges viennent perturber cette harmonie, laissant peser un soupçon d'amertume :

"Un scandale pour ces bons
Conducteurs de la vie"

"Combien pèse la conscience,
Le légiste le sait,"

Mais toute clarté comporte sa part d'ombre et c'est parfaitement intégré au texte.

J'ai aimé ce voyage onirique .

   papipoete   
18/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
bonjour Vincent
Une fois n'est pas coutume, mais votre texte paraitrait presque prosaïque, tant son vocabulaire dans ces lignes est ordinaire ; point n'est besoin de feuilleter un dictionnaire !
Et ces refrains illustrant l'eau du bassin , se mettent au diapason du contenu des couplets, c'est selon.
Dans la seconde strophe, où nous apparaissons comme " des fous vivants ", l'on voit que ce terme de folie qualifie tantôt le fou du beau, de la liberté, de la paix, tandis qu'il peut évoquer le cinglé, le cruel, le va-t-en guerre.
NB comme notre amie Provençao, dont la plume est tantôt crayon de mots, tantôt pinceau à peinture, l'on sent Vincent le peintre, avec toutes ces lignes nous dresser une toile, de maître.
l'ultime strophe ( combien pèse la conscience... ) est ma préférée.

   Polza   
18/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Je n’ai pas le temps d’écrire un commentaire digne de ce nom (et de votre songe), mais j’ai vraiment beaucoup aimé votre poème. Je n’avais pas apprécié le dernier, mais je donne une appréciation sur le poème et non sur le poète.

Toutes les images de votre songe me parlent, c’est élégamment écrit.

Un petit bémol tout de même pour « Un scandale pour ces bons/Conducteurs de la vie »

« ces bons » aurait pu être remplacé par une autre formule plus poétique, je trouve.

Je ne sais pas si j’aurai le temps de revenir sur mon commentaire ou pas, mais au cas où je ne le pourrais pas, j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.

   Luron   
18/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
Bonjour Vincent,

Poème difficile pour moi car il atteint le surréalisme auquel je ne suis pas familier. Je devine que le bassin d’eau est le reflet de l’humeur (ou âme, ou esprit) du poète qui change en fonction des songes. J’ai pensé à Baudelaire qui définit dans L’albatros le poète comme le "prince des nuées" même si parfois en période de Spleen "son âme erre dans la gouttière". Ici au final, après une évolution passant de la paix à l'eau pas très claire, avec sa plume légère face au poids de la conscience, "Son regard sur le monde/ Est un vaste chantier et "L’eau du bassin déborde de joie".
Les "luminosités" du rêve, "les fous vivants" contrastent avec la réalité des "conducteurs de vie" beaucoup plus terre à terre. La richesse des images et métaphores sont très fortes. J’ai mis une note mais elle vient de quelqu’un qui même après l’avoir lu et relu ce poème est certes plus vivant que jamais, mais pas suffisamment fou pour en apprécier toutes ses subtilités.
A bientôt de vous lire pour me perfectionner.


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