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| Robot
3/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Je trouve des qualités poétiques indéniables à ce texte porté par la rondeur de ses rimes et la joliesse de son vocabulaire.
J'aime le regard porté sur ce village qui ne me semble pas imaginaire. Malheureusement je pense que les deux derniers vers vont projeter le texte en contemporain. |
| Polza
4/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Même si ce poème n’est (malheureusement pour l’auteur) pas classique à cause d’une minuscule erreur (ça s’est joué à une lettre près !), je l’ai malgré cela beaucoup apprécié.
Je ne suis pas non plus certain que de ne pas faire rimer les deux derniers vers soit autorisé, à vérifier… Si j’aime bien Jean Ferrat (à petite dose quand même), je trouve dommage de ne pas avoir rendu à César ce qui appartenait à Aragon ! J’ai trouvé l’écriture presque enfantine, mais je ne dis pas ça péjorativement, c’est ce qui donne tout son charme à ce poème je trouve. Il y a une ou deux répétitions qui auraient pu (dû) être évitées, je pense : « maisons/maison » « matin/matins ». J’aurais personnellement mis un point après Cantou au lieu d’une virgule, je trouve cela plus musical de faire une pause nette à cet endroit précis. Quand je disais que ça s’est joué à une lettre près, je parlais de Cantou et tout. Il n’y a pas d’équivalence admise selon moi, mais tant mieux pour vous si je me trompe ! « Quel bonheur de goûter ces matins si tranquilles, » « si » aurait pu être considéré comme un mot cheville, mais dans ce vers, je trouve qu’il s’intègre plutôt bien. Après il est peut-être un peu trop proche de « si jamais il mouille »… « D’attendre le soleil, et si jamais il mouille Chez Stefan c’est toujours la fête à la grenouille, » je dois avouer que j’ai beaucoup ri en lisant ce passage. Cela m’a fait penser à cette phrase de Georges-Emmanuel Clancier dans « La poésie et ses environs » : « Le poète est cet enfant, cet homme qui plonge dans sa nuit intérieure, y redevient à l’enfant qu’il a été, naïf, émerveillé… » « Loin de l’indifférence et la fureur des villes Vivre est un grand village où j’adore rêver. » puisque le narrateur ou la narratrice a voulu opposer les grandes villes aux petits villages, je n’ai pas trouvé pertinent d’écrire « un grand village », « un petit village » aurait été beaucoup plus simple et modeste en plus d’ajouter de la force poétique à mon avis. Mais à part ces quelques remarques, j’ai vraiment apprécié la simplicité de ce poème, j’ai parfois pensé à Paul Éluard. |
| Lebarde
5/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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L'ambiance village, paisible et conviviale du matin au café de la place, seul commerce polyvalent où en toutes circonstances, dans la sérénité, se retrouvent les amis pour papoter et refaire le monde, est rendue avec une simplicité et un réalisme qui ne manquent pas de poésie.
Pour autant je regrette à la lecture une certaine lourdeur dans les derniers vers du deuxième sizain qui nuit à la fluidité et pourrait être améliorée en revoyant la syntaxe et la ponctuation, et m'interroge sur le sens du dernier vers: "Vivre est un grand village où j’adore rêver" et sur l'opportunité du tercet d'introduction. En espérant que le léger écart sur une rime ne sera pas sanctionné, ce serait sévère, j'apprécie ce poème original et plaisant "d'humanité". En EL |
| papipoete
8/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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classique
En mon village, on se réunit au café après avoir pris son pain à l'épicerie, pour qui boire un coup, qui regarder à travers les traits de ce vieux sage, les sillons d'une vie à méditer. Loin des villes, où chacun court après un bus, un repas sur le pouce, qu'il fait bon ne rien faire ! NB un poème sans fioriture, rien que ce vocabulaire que tout le monde comprend, des sourires et des moments de joie...d'être en France. le distique final est mon passage préféré. alexandrins sans faute papipoète |
| LeChevalier
8/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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J'ai bien aimé la métrique de ce poème, qui me satisfait pleinement, malgré le « Cantou / tout » qui n'est pas classique.
Au niveau du contenu, je trouve que c'était un poème qui s'approche de la chanson par sa simplicité, voire son prosaïsme, notamment à la fin du deuxième sixain. Je crois que ce mode d'expression a tout à fait sa place dans la belle poésie mais j'aurais aimé qu'on commence prosaïquement et qu'on réserve quelque chose de plus « relevé » pour la fin, une envolée vers le ciel, par exemple, plutôt qu'une descente vers le terroir. |
| Donaldo75
11/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Un poème réussi, voilà ce que j’ai lu. Il est tonal, dans la catégorie nostalgie, ce qui devient sa ligne directrice. L’usage des alexandrins, des assonances et des allitérations conforte ce tableau à l’ancienne, avec de la variation, entre paysages, scène de vie et réflexion. Les images dégagent de la chaleur et conforte le côté pictural de l’ensemble. Enfin, la construction globale de cet édifice est cohérente, profitant même d’un vers final en point d’orgue.
Bravo ! |
| Ornicar
11/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Ambiance carte postale pour ce poème cultivant un certain art de vivre pour qui aime fréquenter les terrasses de café. Ca tombe bien, j'apprécie hautement ces lieux symboliques d'une convivialité retrouvée autour du rituel du matin. Mais attention : il y a "cafés" et "cafés". Pas question d'aller poser mon fondement n'importe où. Le rade de quartier autant que l'établissement asseptisé d'une grande chaîne sont à proscrire. L'idéal est un lieu vivant où l'on se sent un peu chez soi et où l'étranger de passage est bien reçu. La proximité d'un marché vivant, d'une halle animée favorise cette précieuse alchimie et ce brassage bienvenu.
Ici, la province est à l'honneur, loin de la ville lumière et rien que ça, ce n'est pas pour me déplaire. Comme le narrateur, je laisse volontiers le Flore à ses snobs de parisiens. Au prix où sont les consommations... Fondamentalement, je ne trouve rien à redire à ce poème mais je le trouve un peu trop sage à mon goût, comme une impression de "déjà vu". Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé. Je ne peux pas dire non plus que je suis emballé. Il me manque le piquant du pittoresque, la richesse d'une rencontre inattendue. Allez ! Je vais tout de même aller m'asseoir et me commander un allongé. Sait-on jamais ? Au moins, les gens ont l'air de se parler, ici, c'est déjà ça. |
| Passant75
17/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Je suis entré dans ce poème en traversant deux alexandrins qui ont charmé mon esprit, tant par la simplicité de leur forme que par la justesse de leur fond. La suite, toujours aussi simple sur la forme (ce que je ne considère pas comme une critique) m’a fait me promener dans une peinture naïve fêtant le retour au calme de la terre, loin de la fureur des villes.
Des images m’ont plu, d’autres un peu moins, « Chez Stefan c’est toujours la fête à la grenouille » m’a fait sourire sans pour autant m’emporter et je me demande pourquoi terminer ce sizain par « La cuisine maison, les saveurs du terroir », cet alexandrin qui fleure bon la littérature ruraliste prônant le retour à la terre. Enfin, lisant et relisant les deux derniers alexandrins, je reste sceptique quant à leur interprétation. En effet, si vivre c’était rêver, la vie ne me semblerait pas avoir un grand intérêt. Toujours l’opposition classique entre « rêver sa vie » et « vivre ses rêves » ! Au final, une écriture touchante qui aurait peut-être le tort léger d’endormir le lecteur. Où donc est passé le « vertige chromatique » qui m'avait emballé ? En ce qui me concerne, ce « café noir » n’était pas assez corsé. |
| Provencao
17/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Luron,
"Loin de l’indifférence et la fureur des villes Vivre est un grand village où j’adore rêver." Dans ce café du matin l'essentiel entraîne en raison de sa nature, un tableau d'images, une essence qui ne cesse de projeter autour de ces amis du matin , des images visuelles, adaptées au "rêve" ... Je me suis laissée bercer par cette aura très particulière. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Boutet
17/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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C'est ce qu'on nomme un poème d'ambiance. Loin de la vie parisienne l'auteur nous décrit avec un certain talent les réunions du petit matin sur la place d'un village.
J'aime bien l'exergue : Au bout de mon âge, qu'aurais-je trouvé? Vivre est un village où j'ai mal rêvé Je me sens pareil au premier lourdeau Qu'encore émerveille le chant des oiseaux Les gens de ma sorte, il en est beaucoup Savent-ils qu'ils portent une pierre au cou? |
| Cristale
17/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Luron,
Les broutilles de l'aspect technique (pour du classique) ayant été évoquées, je m'en viens tranquillement m'asseoir à la terrasse de ce poème afin de déguster les vers qui me sont offerts. Une bouffée d'oxygène hors des villes bruyantes et enfumées. J'ajouterais que les sizains en alexandrins sont remarquablement bien construits, composés de distiques en rimes suivies et quatrains en rimes embrassées. Le jeu de rimes est agréable, sans cheville rentrée à coups de burin ^^. Le distique final épris de liberté, sans rimes, s'affranchit des convenances classiques, ça aussi ça me plaît. Un plaisir et une catégorie que j'aime bien et qui sied parfaitement à ce poème, ma notation en tient compte puisque nous ne sommes pas en "classique". Un ensemble fluide et musical dans un langage simple mais riche. C'est très joli. |





