Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Vincente : Transparence
 Publié le 22/05/20  -  16 commentaires  -  1450 caractères  -  238 lectures    Autres textes du même auteur

De ressemblances en résurgences…


Transparence



M'accompagnant en promenade
je le vois en filigrane

Cahotant
mais s'efforçant de rapprocher ses pas des miens
appuyant son pas au mien

Son regard lentement me soutient
fragilisé
mais pourtant attentif et exigeant

Sous sa casquette nous coiffant tous deux
s'abritent nos rares cheveux distraits
et se creusent mes rides dans les siennes

Confondante perspective

La superposition grave
dans ma glace l'espoir
de perdurer

J'ai raccordé notre chemin
à cette voie
de ressemblances en résurgences…
où s'affirment ses esquisses
en prémisses sous ma main

Pourtant notre balade se dissipe
mes pas se dispersent sur ses traces
bbbbbbbbbbbbbbbbbmes pas dispersent ses traces…

Le vide s'offre à mes angoisses
où l'œil sans ombre m'apparaît

Alors encore je tente
j'évite d'être bégaiement
où je m'estomperais
entre père et fils
et je repousse ma simple réplique
dont la secousse décevrait nos ancêtres

Mon père en jouant le scénario liminaire
me fondait dans son rôle précurseur

J'y suis désormais en répétition
me transcendant au fruit de mes descendants
attiré dans l'irrépressible glissade
gardant la tête haute
pour sourire jusqu'au bout
au monde des vivants


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Gabrielle   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Une lutte qui symbolise le combat de plusieurs générations.

La vie doit demeurer la plus forte de ressemblances en résurgences.

Un regard porté sur une époque troublée avec un ressenti générationnel.

Merci pour ce témoignage.

   Pouet   
22/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Slt,

encore ce regard posé sur l'enfance, l'hérédité, la tansmission, l'accompagnement perpétuel, le lien de liberté. Ce regard touchant, parlant.

Le titre "transparence" évoquant la limpidité du miroir, la lucidité du regard, mais aussi ce transgénérationnel (trans parent).

Nous transportons notre baluchon de souvenirs et lorsque le futur nous tape sur l'épaule, nous nous prenons l'arbre du présent en pleine poire...

Je me souviens de mon père aujourd'hui disparu qui me disait des trucs auxquels je ne faisais pas forcément attention, des trucs qui me reviennent à la bouche parfois quand je m'adresse aujourd'hui à mon fils, malgré lui, malgré moi. Et j'en souris après coup.

Beaucoup aimé d'ailleurs ces deux derniers vers d'une sage simplicité, moi l'indecrottable lecteur de Cioran:

"pour sourire jusqu'au bout
au monde des vivants"

Oui, sourire jusqu'au bout.

Merci.

   Luz   
22/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Vincente,

C'est vraiment un très beau poème, tendre, infiniment subtil, sur le lien, le relais d'une génération à l'autre.
Chaque jour, on suit la trace, consciemment ou inconsciemment, et on guide également la génération suivante, même si celle-ci vit à l'autre bout du monde.

J'aime bien le retrait, comme un miroir, qui imprime sur la feuille la dispersion des pas :
"mes pas se dispersent sur ses traces / mes pas dispersent ses traces…"

Merci.

Luz

   Davide   
22/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Vincente,

Confrontation d'avec sa propre finitude, la vision du père, (disparu au même âge ?) se fait le miroir allégorique et générationnel du temps qui passe dans cette courte promenade qu'est notre vie sur Terre.

Ainsi, ramené à sa condition de "mortel", le narrateur développe un regard réflexif, se jouant des lois ataviques, mais qui, pourtant, ne nie aucune réalité. Car ce regard, émouvant dans sa clairvoyance, beau dans son humilité, accepte l'inéluctable, l'englobe, l'embrasse entièrement. D'ailleurs, ce titre, "Transparence", si bien à propos, confesse un souci d’intelligibilité, un besoin d’être simple, vrai, nu.
La vieillesse est école du dénuement : qu'emporterons-nous de nous-mêmes et de notre vie dans la mort ?

L'écriture, finement ciselée, se révèle d’une incroyable justesse, ricochant d’émotions en émotions. Tout y est fluide, simple et surprenant à la fois, sans accrocs.

J’ai beaucoup apprécié la strophe finale (particulièrement les deux derniers vers) qui arrive à point nommé, comme une résultante tant espérée :

"...
pour sourire jusqu'au bout
au monde des vivants"

Triomphe du désir de vivre, triomphe de la vie elle-même… Car il est d"autres voies, d’autres routes, que celle de sa "simple réplique / dont la secousse décevrait [ses] ancêtres". L"homme aurait-il un pouvoir sur son destin ? Très joli recours aux multiples sens du mot "réplique", entre ressemblances et résurgences :
- image de soi-même figée dans la filiation (mais jusqu'à quel point ?) ;
- résurgence d’un séisme initial (décès du père ?) ;
- voire réponse envisageable aux questions que l’on se pose, face à "l’œil sans ombre" de la mort. En effet, le cheminement intérieur vécu par le narrateur — et sa manifestation ici : le poème en lui-même ! — me semble une bien belle réponse à ces questionnements. Une réponse ouverte... Un "état de conscience", en somme.

   Donaldo75   
22/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Vincente,

J’ai bien aimé ce poème sans pour autant arriver à me l’expliquer ; je crois que ce manque de compréhension n’est pas liée à ton écrit mais plutôt à mon état d’esprit du moment où mon cerveau a du mal à raccrocher les wagons entre de la poésie libre et son intention. Pourtant le résultat me plait et plus je le relis plus je le trouve agréable et inspiré, à des moments différents selon ma lecture.

« Pourtant notre balade se dissipe
mes pas se dispersent sur ses traces
mes pas dispersent ses traces… »

Là, par exemple, j’ai frémi. Cette répétition et la manière dont elle est exposée dans l’espace de la page m’ont interpellé, dans le bon sens du terme. Et ces trois vers ont éclairé la suite, du moins la compréhension que j’en ai.

Désolé si je ne réussis pas à exprimer ce que je ressens. Je dois encore lire ce poème ou alors le laisser mariner dans ma mémoire.

En tout cas, bravo, le libre est bien ton territoire.

Donald

   emilia   
22/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une introspection émouvante d’un questionnement humble et sincère sur la relation filiale et la transmission « trans-parente » entre ascendance et descendance, avec cet héritage génétique souligné dans le partage des « rides » d’expression et « des rares cheveux distraits » qui conduit le narrateur vers cette « confondante perspective » de silhouettes superposables et le constat comme une évidence de ces « ressemblances/ résurgences » inévitables et plutôt attendrissantes de la référence paternelle désormais absente et qui lui confère à son tour ce rôle de patriarche porté à faire le bilan de sa propre vie, avec « l’angoisse » de n’être « qu’une simple réplique » décevante, mais conscient fortement de ce devoir « précurseur » à accomplir auprès de sa descendance, pour porter le flambeau « avec la tête haute et le sourire »…

   eskisse   
22/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincente,

Un poème très délicat pour évoquer cet entremêlement des générations.
La recherche de sonorités est particulièrement réussie et donne à l'ensemble un air évanescent.

J'ai particulièrement aimé à cet égard:
" Pourtant notre balade se dissipe
Mes pas se dispersent sur ses traces
mes pas dispersent ses traces "

Merci pour ce partage

   papipoete   
22/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonsoir Vincente
J'ai l'impression de marcher dans ses pas, presque avoir mes pieds dans ses chaussures, mon père qui en filigrane me montre le chemin. Mais le fantôme disparait de mon objectif, il me faut marcher seul à présent, marcher ainsi qu'il me l'apprit, jusque vers cette " irrépressible glissade, et garder la tête haute "
NB qu'en termes imagés, votre projection d'un film où l'acteur principal s'en va comme évaporé... et son " élève " tente d'appliquer cette leçon, répétée tant de fois !
Comme j'aimerais être le héros qui montra, enseigna sans leçon ni devoir, mais simplement s'assurant que son petit ses souvint de ce père, ce grand-père aimant.
Il y a tant de tendresse dans ce poème, que je ne sais choisir la part la plus douce... un moment si charmant !
" pourtant notre ballade se dissipe... " oui ce passage...

   Robot   
23/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime assez cette histoire de lien entre père et fils, de père à fils, le passage de flambeau ou de témoin entre génération dans une bonne rédaction libre.

Un poème qui prend toute son expressivité à l'oral.

   Eclaircie   
24/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Vincente,

Pas facile de vous commenter : vos poèmes sont soigneusement construits, mis en forme, et ont toujours une profondeur que je n'imagine pas toujours vraiment.

J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce poème.
Si je comprends le sens, le narrateur adulte, chemine seul, accompagné du souvenir de son père.
Je vais oser une hérésie : ce poème est "trop" riche. Trop à prendre au sens littéral ou moderne de la rue.

Merci de ce beau partage.
Éclaircie

   Myo   
24/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Un bel écrit sur ce passage de relais, sur l'héritage spirituel et physiologique ...
Lorsque le miroir nous renvoie l'image de nos parents dans cette continuité naturelle, vient notre tour d'assumer et de préserver ce qu'ils ont semé de meilleur.

Si j'ai bien compris la fin de votre récit, l'auteur semble craindre de n'être que cette image et de perdre sa propre identité. "j'évite d'être bégaiement où je m'estomperais "
Mais je ne suis pas sûre d'avoir bien saisi tout le propos, c'est pourquoi je n'adhère pas totalement.

   Vincente   
24/5/2020

   Anonyme   
24/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
le passage de témoin générationnel...et cette angoisse qui montre le bout du nez...que seront nos derniers jours?
Un joli poème tout en sagesse sur le temps qui passe, la remise en question perpétuelle...nécessaire pour pouvoir avancer !
Bravo

   Ascar   
24/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très joli poème tout en délicatesse qui dépeint le huis-clos que chacun d'entre nous joue dans sa tête avec l'idée de la mort, huis clos qui se resserre quand survient la disparition de nos propres parents.

En vous lisant, j'ai ressenti beaucoup de tendresse envers ce père que vous suggérez et autant de douceur envers vous-même.

La fin est particulièrement poignante :

"attiré dans l'irrépressible glissade
gardant la tête haute
pour sourire jusqu'au bout
au monde des vivants"

   Louis   
3/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le début du poème présente un personnage, qui n’est pas nommé, sans indications précises sur son identité.
Le poème ne s’adresse pas à lui directement, ne le vouvoie pas, pas plus qu’il ne le tutoie.
« il » est, il existe, en troisième personne.
« Ah ! qui t’empêche de nommer comme tu veux ce que tu tiens entre tes bras ! » (Fabre-Luce, Vivre avec son double)
Il ne s’agit pas d’entretenir un mystère.
Il importe d’abord de révéler une existence, et les modalités de sa présence. Il importe de cerner les rapports à cette troisième personne, qui s’avère d’abord une deuxième personne ; il importe de caractériser les fonctions du personnage avant de dévoiler qui l’incarne.

C’est un compagnon ( « M’accompagnant en promenade » ) qui partage avec soi un bout de chemin ; un partenaire des longues marches, un associé ; c’est un familier.
Il existe, et se manifeste, mais pour soi seulement, visible de soi seul : « Je le vois en filigrane ».
Dans une transparence à soi, il est là. Entre soi et soi. Il est là, dans un entre-soi.
Le narrateur ne se conçoit pas comme un bloc opaque, isolé, autosuffisant, mais dans une transparence, et dans le rapport essentiel à un autre.

Le personnage est saisi dans un double mouvement : l’un de préséance et de succession, où des rôles s’inversent ; et l’autre de rapprochement, chevauchement, identification, et séparation, éloignement, dispersion.
Le personnage du compagnon avance, « cahotant » sur les chemins de l’existence, la démarche d’abord désordonnée, erratique, puis « s’efforçant de rapprocher ses pas des miens / appuyant son pas au mien ». Il ne suit pas une autre route que celle dans laquelle s’engage le narrateur, n’ouvre pas une voie différente, mais lui emboîte le pas.
Un voyageur et son ombre, non pas une ombre projetée sur le sol, hors de soi, mais une ombre profilée à l’intérieur de soi, là où la présence apparaît « en filigrane ».
Ce compagnon est un double.
Un double non seulement vu, regardé, mais aussi regardant, un double en miroir, qui ne se limite pas à refléter passivement l’image du narrateur, mais activement lui porte assistance : « Son regard lentement me soutient ». Regard d’encouragement, mais aussi, du fond d’une « fragilité », « attentif et exigeant » ; regard prescriptif, soucieux d’un voyage mené pour le mieux, sans plier et sans faiblir, sans égarements ; regard d’un homme d’expérience.

Le narrateur et son double coopèrent ; l’un prend appui sur l’autre.
Et l’un et l’autre font une unité, « sa casquette nous coiffant tous deux », et l’un se moule dans l’autre : « se creusent mes rides dans les siennes ». L’âge de l’un prend forme dans celui de l’autre.
« Confondante perspective » où l’un semble fusionner et se confondre avec l’autre, sans abolir pourtant la dualité, sans effacer l’altérité de l’autre. Le double est à la fois l’autre et le même.

Vient à l’esprit l’image d’une « superposition » entre le narrateur et son double. Position super de chevauchement, qui donne « l’espoir, sans en savoir encore les raisons, de « perdurer ».
Le double est un soutien, un guide, un pourvoyeur d’espérance.
Le double est un compagnon, il est un complice.
Le même chemin est suivi : « notre chemin ». Commun cheminement entre « ressemblances et résurgences »
Quelque chose ressurgit, « où s’affirment des esquisses / en prémisses sous ma main ».
Le double semblait suivre le narrateur, lui emboîter le pas, mais désormais l’inverse se produit : dans ces vers et les précédents, le double semble devancer le narrateur, le guider.
Le double adoptait le pas du narrateur, le narrateur trouve sous sa main ce qui était déjà esquissé par le double.
L’un s’accorde à l’autre : « J’ai raccordé notre chemin », et si les « résurgences » sont des réminiscences, alors le double précède le narrateur dans le temps.
Le double a laissé son empreinte, et le narrateur marche sur les traces du double : « mes pas se dispersent sur ses traces / mes pas dispersent ses traces »
Le mouvement était de convergence, il est maintenant de «dispersion » ; il était de fusion, il est maintenant de fission et de séparation, les chemins s’écartent, se divisent, se dispersent.

La dispersion des traces aboutit à un vide angoissant : « Le vide s’offre à mes angoisses / où l’œil sans ombre m’apparaît »
Le vide est absence de traces, absence de routes. Des chemins sont donc à inventer, et du sens à donner. Plus de voie pré-tracée, il s’agit alors de suivre son propre chemin, de construire sa propre voie.
La conscience de ce libre choix, celui de sa route et donc de soi-même, se fait dans l’angoisse, si bien que : « l’homme est angoisse» dirait Sartre, parce que l’homme « est » liberté. Cela signifie ceci : l’homme s’engage et se rend compte qu’il est celui qu’il choisit d’être, prend conscience qu’il se choisit seul et sans excuses, entièrement responsable de lui-même, à partir d’une situation néanmoins qu’il n’a pas choisie. Angoissante liberté.

Un regard pourtant « apparaît toujours », mais il n’est plus le regard d’une ombre.
On se choisit, en effet, mais toujours sous le regard d’autrui, sans pouvoir échapper à ce regard, regard qui peut être intériorisé. Thématique aussi sartrienne.

« J’évite d’être bégaiement » : déclare le narrateur.
Ce choix de soi-même est celui de ne pas répéter le double, de ne pas être le reflet d’un reflet.
Une répétition par laquelle « je m’estomperais » ; par laquelle il serait difficile d’être être soi-même, parce que devenu indistinct, fondu, ‘’con-fondu’’ dans l’autre, « entre père et fils ».

L’autre, le double, s’avère donc être le père. L’identité de l’autre est désormais dévoilée.
Le compagnon, le complice bienveillant, c’est le père, c’est le com-père du voyage dans l’existence.
Cela est dit en passant, comme si son identité allait de soi, comme s’il pouvait être reconnu et identifié, dès son évocation comme un double ; comme si son identité était transparente, et donc immédiatement accessible ; comme si le « trans-parent » au sens évoqué par Pouet suffisait à la transparence.
Car le narrateur aussi est un père. Le voyageur et son double font la paire, et surtout le père.
On comprend alors pourquoi le double donne l’espoir de ‘’père-durer’’, et pourquoi il est un repaire.

« J’y suis désormais en répétition », ajoute le narrateur, à répéter le rôle du père, mais sans être une « réplique », une reproduction à l’identique de la figure paternelle. Une « réplique » comme une secousse sismique atténuée, affaiblie. Il ne s’agit pas d’être une pâle copie du père, « secousse » qui « décevrait nos ancêtres ».
Une lignée héréditaire, en effet, ne se contente pas d’une statique répétition du même, elle n’empêche pas le jaillissement de la nouveauté, tout en préservant la perpétuité d’une identité à travers les générations. Le même s’ouvre à l’autre, et l’intègre dans la poursuite de son être.

Dans la dernière partie du poème, tout un vocabulaire polysémique apparaît, mais qui renvoie principalement au domaine artistique, et plus particulièrement théâtral : « Répétition », « rôle », « réplique », « scénario ».
Semble s’imposer l’idée que « répéter » le rôle de père, c’est le reproduire, mais c’est aussi le « jouer », c’est aussi l’interpréter.
Un rôle peut être le même, mais les interprétations diverses. Il y a là du « jeu » et non une mécanique reproductive stricte.
L’enjeu de sa vie semble être alors, pour le narrateur, la manière personnelle d’interpréter le rôle de père. Et père d’autres pères. Sans angoisse, avec bienveillance et sympathie en son sens premier : « pour sourire jusqu’au bout / au monde des vivants »


Merci Vincente

   Jocelyn   
3/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Super beau poème du temps qui passe, une GLISSADE entre deux générations, que dis-je ? Entre plusieurs générations. Le cycle de la vie... Naissance, croissance, développement-production (procréation), déchéance... J'ai beaucoup aimé cette narration à la première personne qui allie avec grande maestria toute une poignée de qualités où se mêlent simplicité et concision. On sent à travers ces lignes la besogne de l'auteur comme un ouvrage d'orfèvrerie mais aussi de joaillerie. Cela dit, à la chute, une question me turlupine : "...sourire jusqu'au bout au monde des vivants" cela donne l'impression que le bonheur peut être une corvée, une imposition, un fardeau qu'on s'oblige à brandir dans l'espoir de supporter la ''déception'' de la condition humaine


Oniris Copyright © 2007-2020