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Poésie néo-classique
virgo34 : Canicule en garrigue
 Publié le 03/12/19  -  9 commentaires  -  766 caractères  -  127 lectures    Autres textes du même auteur

Nous l'avons vécue cet été. Les images et les odeurs surgissent encore à mon esprit...


Canicule en garrigue



Dans la chaleur d'été, un sentier croustillant
Nous conduit prudemment au cœur de la garrigue.
Faune et flore à l'affût nous montrent leur fatigue
Et nos sens alertés émoustillent l'instant.

Les thyms gris odorants nous frôlent en griffant.
Les romarins mâtins qui sentent bon la figue
Sont colorés de brun et cela nous intrigue.
Les lavandins nous font un beau bouquet charmant.

Leurs parfums sont dans l'air, puissants et délicieux.
Les animaux sont là mais cachés à nos yeux,
Un écureuil curieux saute de branche en branche.

Tous recherchent une ombre et le plus astucieux
Sait que les arbres sont les parasols des dieux.
Et dans l'ombre apaisante, on se croirait dimanche.


 
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   Miguel   
14/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De belles choses, comme le sentier croustillant, les thyms qui griffent, on est à la fois dans le réalisme (ce qui est) et dans la poésie (comment c'est dit), le premier tercet, le vers 13 (quoique les dieux soient au dessus des arbres, mais le vers est beau), et puis d'autres qui rompent un peu le charme : cette construction du verbe "émoustiller" avec "l'instant" pour COD ne laisse pas de surprendre ; "et cela nous intrigue "est très prosaïque et nous fait dégringoler du joli premier hémistiche. Pour la fin, qu'et-ce qui empêche que ce ne soit vraiment dimanche ? Mais enfin merci et bravo pour les jolis endroits de ce poème.

   Gemini   
19/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bon sujet, pas si facile, puisqu'il exige l'expression de ressentis à greffer sur du descriptif.
Comme dit v4, les sens sont alertés : la vue (nous montrent v3), le toucher (nous frôlent en griffant v5), et bien sûr l’odorat v5,6,9.

Le tableau est assez bien rempli. Mais :
La rime en « igue », pas vraiment commune, est bonne, pour le sens, dans le premier quatrain. Ensuite, il y a peut-être une astuce pour la caser en trouvant un parfum de figue dans le romarin, chose improbable et donc intrigante, qui permet la rime figue/intrigue.
On sort à peine du contexte, c’est bien joué. Cependant, le vers finissant par : "et cela nous intrigue" tombe à plat dans ma lecture. Bon, cela vous intrigue, et alors ? La chose est dite, mais pas poursuivie. On passe aussitôt à autre chose : un vers nu pour clore le quatrain. Bref, pour un sonnet, cela m’a gêné.

J’ai trouvé un contre sens dans le premier tercet entre "les animaux… cachés" et "l’écureuil sautillant". Surtout que les deux phrases se suivent. Sans doute a-t-il surgi, mais il aurait fallu le dire.

Il y a trop de verbes fades : font v8, et surtout sont v7, sont v9, sont, v10, sont, v13 qui font perdre de l’expression au texte.

Le dernier vers sonne bien. J’ai trouvé astucieux d’aller chercher dimanche pour la rime, car, au bout du compte, l’image convient. Cela donne, de plus, un sentiment apaisant qui permet de clore le sonnet, comme il se doit, par une bonne chute.

Vu la catégorie, pas de remarque, sauf peut-être pour souligner qu’il aurait fallu v9, une féminine, pour suivre la masculine du v8.
Mitigé.

   papipoete   
19/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
néo-classique
il fait si chaud ici que l'on croit la vie arrêtée, pourtant à tendre l'oreille on entend comme des battements de coeur, dans les branches, dans la garrigue...
NB comme pour s'économiser, faune et flore se fait silencieuse ; seul un écureuil curieux défie la soleil, et nargue la canicule avec sa queue en panache.
Un poème rafraîchissant au mois de juillet, quand aller jusqu'à la boîte aux lettres était effort ; quand arroser les fleurs corvée !
le premier tercet appuie cette image de belle façon !
techniquement, le néo-classique est réussi, mais le côté narratif déplaira à certains !
papipoète

   Gabrielle   
20/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Une invitation à fuir le monde en pleine garrigue...

Le lecteur se sent propulsé dans un décor charmant en pleine garrigue.

Tous les sens sont en éveil et le partage des sensations se fait agréablement au fil de la lecture pour laquelle, la vue, l'odorat, le toucher sont sollicités.

Merci pour cet agréable moment de lecture.

Belle continuation...



Gabrielle

   Lebarde   
20/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le sujet a son intérêt et la prosodie est presque parfaite même en classique alors a fortiori en néo: les spécialistes jugeront.

Pourtant ce sonnet bucolique et descriptif ne m'enthousiasme pas vraiment.

Bien sûr on y trouve, les"thyms gris odorants", " les romarins mâtins qui sentent bon la figue" ( ah bon ceux là sont particuliers!) " les lavandins.
On y imagine quelques animaux " cachés à nos yeux", oui bien sûr mais tout cela reste banal, sans envergure, parfois un peu enfantin et manque de "couleurs" pour satisfaire pleinement un amoureux de la garrigue même sous la canicule.

La chute curieuse du dernier ver semble venir là pour terminer vaille que vaille le tercet.

A la lecture ce sonnet est malgré tout recevable.

Désolé de mon appréciation mitigée.

En EL

Lebarde un peu déçu

   Hananke   
3/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Un sonnet caniculaire qui montre que la Nature souffre tout autant
que l'homme de la sécheresse.
J'aime bien les romarins mâtins qui sentent bon la figue
et surtout l'avant dernier vers :
Sait que les arbres sont les parasols des dieux.
même si je crois que j'aurais mis les cieux en place des dieux.

C'eût été plus juste.

Une lecture agréable qui n'atteint pas les sommets de la poésie
mais qui se lit sans déplaisir, non plus.

   Michel64   
3/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour, Virgo34

Désolé mais beaucoup de choses m'ont déplu dans votre poème, beaucoup de choses qui me paraissent forcées :

"Nous conduit prudemment..." pourquoi prudemment ?
"Faune et flore à l'affût...." La faune à la rigueur, mais la flore ? Licence poétique ? A moins qu'il ne s'agisse de l'affût , 'Endroit où l'on s'embusque pour guetter le gibier.' ?
"...émoustillent l'instant." ?
"Les romarins mâtins..." ? Un romarin peut-il être mâtin, malicieux ? Sent-il la figue vraiment ?
J'arrête là...

Je sens bien que votre coeur est poète, mais il me semble qu'il faudrait plus de simplicité, moins d'adjectifs qui paraissent forcés pour atteindre le nombre de pieds ou la rime. Plus de cohérence (les animaux sont cachés, mais nous montrent leur fatigue ?).
Peut-être vous faut-il garder un moment vos poèmes avant de les envoyer, les relire, chercher dans chaque vers, chaque quatrain, ce qui exprime mal ce que vous aviez voulu dire, ressenti, et le modifier sans hésiter.

J'espère que je ne vous ai pas blessé avec ma critique un peu dure ? Je me trouve à présent un peu ridicule d'avoir cette prétention, juger les autres, avec mon si léger bagage en la matière.

J'ai hâte de lire vos prochains poèmes.

Michel64

   Castelmore   
3/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
« Et dans l'ombre apaisante, on se croirait dimanche. »

Comme j’aime ce dernier vers!
Son univers de quiétude et de liberté retrouvée... pour quelques heures... de silence loin des cités ... touche je crois chaque lecteur .

Il clôture parfaitement la promenade que vous nous offrez au milieu des senteurs de cette garrigue qui nous fait rêver ...
J’entends même l’accent trainant des indigènes !

Au plaisir de vous relire

   Alfin   
5/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Virgo34,
Très beau sonnet justifié en néo. L'effort d'écriture est évident et il est clair que c'est du vécu. Mais pour moi, seulement du vécu, il n'y a pas de message, juste un descriptif sans entrain, c'est beau, mais ça ne touche pas. Tout comme une carte postale, elle est belle, mais ce n'est pas l'auteur qui compte, il est interchangeable. Rendez-vous indispensable, livrez-vous pour faire ressortir toute la félicité de ce que vous avez vécu ce jour là, soyez vous-même et nous, avec la technique honorable dont vous faites preuve, on vous suivra.

Merci pour cette belle balade dans la garrigue.

Alfin


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