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Poésie en prose
wancyrs : Ambiances
 Publié le 25/09/14  -  12 commentaires  -  1441 caractères  -  242 lectures    Autres textes du même auteur

On avait de la suie dans les yeux. Que dis-je ? De la boue…


Ambiances



Le vent froissé hurle des onomatopées, sornettes de serpent courroucé. Feutrés de blanc, les pas s'enlisent…

Briser la glace striée de nos prises de tête ; derrière les barreaux de la conviction, nos inflexions scellées dans le granit des bustes
Fiers…

La montante marée de mots, sur les froids étalée, crache des tripes venimeuses. Dans la blanche beauté meurtrie, les pas de bois s'enjambent…

Et lourd est le coton de la neige qui file la langueur des après, aussi dense que le chahut des avants, quand les tripes criaient des onomatopées…

La divine déraison souffle le vent des hurlements. L'intolérance déployée, le cœur est un désert ; sur les ergs, les ego se prélassent…

On avait de la suie dans les yeux. Que dis-je ? De la boue, gelée d'absinthe enivrante dans nos bouches pâteuses, l'invective facile, le jugement pataugeant sur le verglas des iris
Aveugles…

Échos de voix lointaines,
Écots de voies en perdition ;
Échos de voix aspirées
Dans le strié de la glace :
Le chœur rote un trop-plein,
Sourd…

Et puis le calme, le calme du blanc désert morbide. La lumière des voix éteintes sur l'esprit solitaire, les onomatopées hésitantes cherchent le commutateur, dans le noir ! Les sornettes courroucées se sont tues, restent les fragrances de la tempête

Passagère…



Septembre 2014


 
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   Anonyme   
9/9/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

Un bouillonnement en hiver! ça hurle, ça gronde, c'est bruyant! et cet état de feu est exprimé par des vers puissants et superbes:

"Le vent froissé hurle des onomatopées, sornettes de serpent courroucé"
"La montante marrée de mots"
"crache des tripes venimeuses": celle-là est une bombe.
"La divine déraison souffle le vent des hurlements"

Et puis ces vers sont à tomber, de la poésie pure:

"On avait de la suie dans les yeux. Que dis-je ? De la boue, gelée d'absinthe enivrante dans nos bouches pâteuses, l'invective facile, le jugement pataugeant sur le verglas des iris
Aveugles.."

Et vient les 3 dernières lignes dont l'ambiance devint si calme, reste des échos silencieux. L'apaisement des esprits.

Mais ce qui m'a frappé ce sont la beauté et la force de vos vers qui me racontent vraiment une histoire, qui me sont surtout accessibles car cohérents avec l'émotion qu'ils veulent me faire passer.

J'ai adoré, vos images claquent, ça cogne, ça hurle, ça a de la gueule, ça a du caractère. Une belle verve poétique. Vous avez secoué la lectrice que je suis, ça fait du bien!

   RB   
9/9/2014
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Je n'ai simplement pas aimé. Seul l'incipit a quelque "valeur". La suite est horriblement banale : montante marée, le coton de la neige, ... sornettes est fémininsé à ce que je sache, donc 'tues"... enfin...j'en passe...

   Francis   
25/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comment ai-je ressenti ce texte ?
J'y ai retrouvé le style de Céline, le poids des mots qui interpelle le lecteur :"tripes venimeuses, boue gelée, le chœur rote, bouches pâteuses..."
J'y ai vu un monde souillé par l'intolérance, l’égoïsme, la haine, l'ignorance...
J'ai pensé au tableau de Pieter Brueghel : la parabole des aveugles :
" On avait de la suie dans les yeux ".
J'ai entendu un monde dans lequel les hommes ne parlent plus mais aboient. Ce monde m'effraie !

   LeopoldPartisan   
25/9/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Passé la première impression de chaos et d'un certain hermétisme, c'est la force du magna langagier qui prend le dessus. Ici, on ne peut pas non plus faire abstraction de l'auteur de nous bien connu. wancyrs ou la force du soleil africain exilé au pays des aurores boréales. Ce texte est un combat de chaque instant avec des mots boulversants et simples qui ne racontent jamais de sornettes.

Wancyrs, je t'adore pour ce que tu es et surtout ce que nous apporte.

Léopold

   leni   
25/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Wan
C'est l'Afrique à deux pas de la banquise Les mots hurlent derrière les barreaux de la conviction La divine déraison souffle le vent des hurlements Et le ton monte monte

Échos de voix lointaines,
Écots de voies en perdition ;
Échos de voix aspirées
Dans le strié de la glace :
Le chœur rote un trop-plein,
Sourd…

Et puis le calme mais pas pour très longtemps

Ce texte a des tripes

Merci et salut cordial Wan Leni

   Robot   
25/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ici, ce que d'aucun appellerait hermétisme a de la force car la pensée a le mérite de n'être ni confuse ni obscure ni de solliciter d'être initié.
Tout se révèle dans les vers courts:
Échos de voix lointaines,
Écots de voies en perdition ;
Échos de voix aspirées
Dans le strié de la glace :
Le chœur rote un trop-plein,
Sourd…
On sent que les mots ont été pesés pour leur intelligence au regard du thème et non pas pour des effets de style.

   Agueev   
25/9/2014
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Ce lyrisme me parait extrêmement banal malgré quelques jolies tournures.

Une texte un tantinet prétentieux avec des inutilités flagrantes comme "Que dis-je" ? ou le mot "onomatopées" qui revient 3 fois sans apporter grand chose.

   emilia   
25/9/2014
Un texte qui interpelle et résonne étonnamment dans cette actualité douloureuse…, particulièrement à travers ces oxymores : « divine déraison, le verglas des iris aveugles, le chœur sourd… » et la confrontation à l’intolérance qui dépeignent un climat bien inquiétant et lourd d’échos…

   margueritec   
26/9/2014
Encore une fois je ne cherche pas à comprendre, je me laisse emporter par la force des mots et ça fonctionne.
Merci wancrys.

   jaimme   
5/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ah oui! Là c'est du grand Wancyrs!
Oui, tu as réussi à créer cette ambiance de colère et d'invective, de recherche de calme par la suite. Les mots t'ont servi, tu les as pliés et repeints à ton désir. Tu as trouvé le commutateur.
De la vraie poésie et l'on sent le désir de dire. La musicalité est au rendez-vous. Bref, j'ai tout aimé.

   kano   
12/10/2014
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Ce type de texte est à la poésie ce que le sophisme est au raisonnement. Une suite d'image incompréhensible digne d'un film de David Lynch, qui s'exonère de tout grâce à "l'interprétation".
Très peu de force évocatrice, beaucoup de facilité, le potentiel poétique à mes yeux est nul.

Le problème de ce genre de poésie c'est que Ginsberg l'a fait avant vous, tuant toutes les idoles poétiques, à son époque ça avait de la gueule, mais le père on ne le tue qu'une fois, après il faut trouver autre chose.

   Pussicat   
24/10/2014
Bonsoir,
On peut se laisser porter par le souffle ou chercher à comprendre... faut-il sortir de ce dilemme, et si oui comment ? le choix est laissé au lecteur.
Je ne me lancerai donc pas dans une analyse de votre texte, cela ne rimerait à rien.
Je vous propose quelques remarques comme cette répétition du mot "onomatopées" : une fois c'est le vent, une autre les tripes, et la dernière semble s'accrocher à cette "lumière des voix éteintes...", difficile de suivre.
Un foisonnement, un grand chambardement des sens semblent animer tout au presque le poème, pour se terminer dans un désert des sens : "le calme du blanc désert morbide", "La lumière des voix éteintes sur l'esprit solitaire" et l'opposition "du blanc désert" avec "dans le noir".
Le titre "Ambiances", puis la lecture, me font penser à une rave, le genre de fête qui vous bouscule l'intérieur pour vous laisser au matin sur la plage d'un désert blanc, ne restent que "les fragrances de la tempête".

Note de dernière minute :
"La divine déraison souffle le vent des hurlements" ce vers me fait à une contrepèterie, je ne sais pas pourquoi.
A bientôt de vous lire


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