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Poésie libre
wancyrs : Attentes
 Publié le 08/09/09  -  10 commentaires  -  1276 caractères  -  206 lectures    Autres textes du même auteur

Rivière-du-Loup, Québec. Il est cinq heures. Le soleil se couche en reflétant ses derniers rayons sur le fleuve Saint-Laurent. À la pointe, les habitants assistent au spectacle et rêvent...


Attentes



ça fait un moment déjà
que je suis là ;
j’attends !
quoi ?

les feuilles bruissent
sous la caresse du vent ;
le soleil se noie
dans les eaux glauques
du Saint-Laurent.

il est cinq heures.

les vagues,
telles des rides de vieillards,
viennent s’échouer
aux pieds du couple ;

il a la soixantaine,
elle, la trentaine.
il l’embrasse dans le cou,
elle se cabre ;

l’amour ?

les mouettes tournoient dans le ciel
aux lueurs déclinantes,
elles s’apprêtent à planer
sur l’ultime proie.

j’attends toujours,
debout.
auprès de mon véhicule,
j’écoute.

je décrocherais la lune
j’irais voler la fortune
si tu me le demandais
*

je souris.

Marie…

ah ! Marie !
les doux mots que tu me chantais.
oui !
que de beaux mots !!!

dans le parc jouxtant le fleuve
deux jeunes et coquettes femmes ;
elles me sourient…

illusion ???

le soleil s’en va avec regret,
un cycle s’achève.
et moi…

j’attends toujours.


* Édith Piaf, « L’hymne à l’amour »




 
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   Anonyme   
8/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Salut wancyrs ! J'ai bien aimé cet homme, seul et nostalgique au coucher du soleil, sur les bords du Saint Laurent, là-bas, tout là-bas, dans la Belle Province. Il songe à Marie, qui l'attend peut-être quelque part, loin d'ici, au delà des océans ; le soleil plonge dans les eaux du fleuve... et lui attend toujours, Marie... en murmurant :

je décrocherais la lune
j’irais voler la fortune
si tu me le demandais *

Merci, wancyrs, pour cette lecture qui ne dit certainement pas tout...
Amicalement. Alex

   Lapsus   
8/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Il y a beaucoup de fins de vie, d'extrémités, de finitudes dans ces attentes.
Oui, même le soleil verra ses cycles infinis tomber dans l'oubli le plus profond.
Et si la plus belle promesse d'amour était derrière soi, hors de toute atte(i)nte ?
Les Passantes d'Antoine Pol ne sont pas loin, elles sourient même dans ce texte.

   Anonyme   
8/9/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

je n'ai pas saisi la poésie de ce texte que je trouve terriblement banal. J'ai retenu les mots d'Edith Piaf, mais tout de même, c'est maigre...
Désolé, je n'ai pas accroché du tout.
Bonne continuation.

   widjet   
9/9/2009
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Je ne vois pas la queue du bout de l'ombre spectrale d'un semblant de poésie dans ce qui ressemble plutot à des poncifs ("les mouettes tournoient dans le ciel", "les feuilles bruissent", "la caresse du vent" c'est d'un commun...) répétitfs (le verbe sourire) ou laids ("jouxtant", "les eaux glauques"..) qu'on dirait jetés sur le papier sans souci de recherche, sans musicalité, sans harmonie.

J'ai beau chercher, je ne vois rien dans des phrases aussi banales que :

"il a la soixantaine,
elle, la trentaine.
il l’embrasse dans le cou,
elle se cabre ;

l’amour ?"


ou

ah ! Marie !
les doux mots que tu me chantais.
oui !
que de beaux mots !!!


Un texte où on s'exclame beaucoup (on en trouve des ?? et les !!!), je n'ai pas trouvé de liant entre les paragraphes.
Un texte sans inspiration (rien sur le Saint Laurent alors qu'il y aurait à dire !), sans effort (?), sans intêret.

W

   jaimme   
8/9/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Où est la poésie dans:
"ça fait un moment déjà
que je suis là ;
j’attends !
quoi ?"
"Il a la soixantaine,
elle, la trentaine.
il l’embrasse dans le cou,
elle se cabre"
"j’attends toujours,
debout.
auprès de mon véhicule,
j’écoute."??

   David   
11/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Wancyrs,

Je ne suis pas sûr de trouver toutes les "Attentes" dans le poème, les feuilles attendent le vent qui les fait bruire, les vagues attendent que le courant les échouent sur la plage, le vieil homme attendait que la femme se cambre ? Ainsi de suite... Je ne sais pas si c'est le récit d'un lapin, un rendez vous où l'un des tenants ne se présente finalement pas (je ne sais pas si ça se dit "poser un lapin", près du saint-Laurent) mais cette idée occulte les attentes il me semble. C'est un poème à élaguer je crois, j'ai vu un exemple de ce genre de boulot pour un autre poème, c'est là :

http://poezibao.typepad.com/poezibao/chantiers-de-po%C3%A8mes/

J'y ai pensé car il commence un peu pareil que celui-ci, sans doute des idées à reprendre.

   LeopoldPartisan   
18/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ben moi au contraire de certains qui t'infliges des notes cinglantes et dignes des pires profs que j’ai eu et qui n’ont jamais trop pigés ce que c'est d'être vraiment amoureux, si ce n'est de leur beau ramage qui sans nul doute est égal à leur plumage etc., MOI j'ai bien aimé et même très bien aimé ce texte qui m'a vraiment permis de m'évader le temps de cette lecture et surtout après en y repensant.
Pourquoi devoir absolument se « tirlipoter le smilblick » pour décrire l'absence de celle qui ne vient pas, alors que d'autres tout à côté on la chance d'être réunis. Les non dits et ce petit côté scénario de court métrage, y parvient super bien. De plus, faut quand même pas pousser le masochisme trop loin merde à la fin, il ne va quand même pas se répandre par terre comme le Jef de la chanson du grand Brel. Le jaco lui y disait alors "

Non, Jef, t'es pas tout seul
Mais arrête de pleurer
Comme ça devant tout l’monde

Comme Anti poésie, alors là les gars c'est un vrai pompon de marin breton.

Wancyrs il est même vachement gentil via à vis de Marie qui ne vient pas, dommage qu’au Québec, il y ait pas de tram 33 pour allez manger des frites chez Eugène en l’attendant.

Des moules et puis des frites
Des frites et puis des moules
Et du vin de Moselle
Et si t'es encore triste
On ira voir les filles

Il ne se laisse même pas distraire par les 2 nanas qui le matent à l'aise. Brel comment en non poète il les aurait appelé « demi-vielle, Fausse blonde » et oui bonjour la finesse.

J’ai adoré sa simplicité que je trouve carrément désarmante

les vagues,
telles des rides de vieillards,
viennent s’échouer
aux pieds du couple
il a la soixantaine,
elle, la trentaine.
il l’embrasse dans le cou,
elle se cabre ;
l’amour ?

Pardon aux défenseurs des belles lettres mais moi là réellement cela m’interpelle et je suis à fond la caméra, pour connaître la suite de l’histoire.

ah ! Marie !
les doux mots que tu me chantais.
oui !
que de beaux mots !!!

Que dire de plus si ce n’est bravo pour ce poète de la simplicité et de la suggestion. Tu m’as vraiment permis de vraiment bien t’imaginer, dans cette nature grandiose. Merci mille fois.
Padam, padam, en plus tu m'as mis de bonne humeur pour le week-end.

   Anonyme   
21/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"Je voulais te dire que je t'attends, et tant pis si je perds mon temps, je t'attends, je t'attends, je t'attends tout le temps sans me décourager pourtant..." (Michel Jonasz)

Merci Wancyrs, toutes les attentes sont essentielles, celle-ci n'y échappe pas.

(il y a juste "et coquettes" qui a cassé mon rythme, deux jeunes femmes... Elle me sourient) mais bon, si tu les as trouvées coquettes...

   irisdenuit   
7/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Wancrys,

Ben j'aime ce petit film qui se déroule devant moi, simplement et de façon réaliste. J'y crois, j'entends la chanson d'Édith et j'attends avec toi pendant que le magnifique fleuve Saint-Laurent allonge ses bleus dans mes yeux !

La simpoicité n'enlève rien à la qualité de l'écriture bien au contraire.

Bravo ami de Rivière-du-Loup,

Amicalement, Iris

   Anonyme   
2/12/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé ce texte, fort de sa simplicité, le temps d'un coucher de soleil ... Avec le retrait de cet observateur que (presque) personne ne regarde, et qui pourtant aspire à "vivre", ardemment, au point de se projeter fugitivement dans les vies des autres qui sont là, éphémères ... Un brin de lyrisme lorsqu'apparaît l'image de "Marie", appelée par la chanson entendue ; sans doute est-ce elle qui est attendue ... Mais pas seulement, car "Attentes" est au pluriel ...
Des mots simples et humbles, sans torture ou pathos excessif : un écrit qui m'a touchée par sa profonde "humanité".


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