Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
wancyrs : Dans le lit du Soungrougrou… [concours]
 Publié le 13/05/12  -  3 commentaires  -  2041 caractères  -  86 lectures    Autres textes du même auteur

Le temps ne cicatrise pas ce qu'il a cryogénisé.


Dans le lit du Soungrougrou… [concours]



Ce texte est une participation au concours n°14 : Relations textuelles consenties ! (informations sur ce concours).




Dans le lit du Soungrougrou, il s'élève des clameurs,
De rêves interdits en quête de félicité.
Mais le plaisir est mâle, le désir aussi,
Maudites celles qui veulent leur donner un sens féminin !

Le Soungrougrou est enfant de Casamance
Et sur ses berges peut naître la romance.
Quand la candeur exhibe ses belles dents
La vie, sans fioriture, se laisse mordre.

Ndiaw est le prince des eaux,
Sogui est solide comme un baobab,
Tewa est douce comme une biche,
Et moi, Birame...


Les tabous se sont penchés sur moi,
C'est l'heure de dévoiler mon héritage ;
Serigne mœurs fait office de notaire
Et mam Asha, d'exécutrice testamentaire.

Ndiaw n'est plus aussi doux qu'avant,
Ses mains n'électrisent plus mon ventre ;
Et bourgeonne sur mes lèvres souillées
L'agonie des droits proscrits.

Mam a pétrifié mon impureté future
Il paraît que je suis une femme maintenant.
Un tout petit creuset pour un grand bien ?
Mam dit que je suis une femme maintenant…

Pourquoi donc est-elle si triste ?


Le Soungrougrou en crue sort de son lit,
Comme la volonté, des sentiers battus.
Il est des sédiments que les eaux ne peuvent charrier
Ce sont ceux que les cœurs devenus biles retiennent captifs.

Le temps ne cicatrise pas ce qu'il a cryogénisé
Et l'instant présent rouvre les plaies anciennes.
Paraît que les rêves, c'est comme de la vitre :
Si on les touche du doigt, ça laisse des traces.

Moi, mes rêves, je veux pas les toucher ;
Donnez-moi un marteau, afin que je les brise.
Et qu'importent sept ans de malheur,
N'est-ce pas mieux qu'une vie sans saveur ?


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Lunar-K   
1/5/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Je suis plutôt mitigé face à ce texte. Il y a du bon, bien sûr, avec notamment tout ce contexte africain très bien rendu. Mais, à côté de cela, je trouve que l'ensemble manque de clarté quant à son objet, qu'il cherche à évoquer bien plus que ce qu'il ne dit, de sorte que j'ai parfois du mal à bien comprendre de quoi il est question...

Ainsi, je comprends bien que la narratrice se baigne ici dans le fleuve sacré afin de se purifier d'un quelconque tabou qu'elle aurait enfreint. Mais je ne parviens pas à déterminer lequel. Serait-elle enceinte ("Un tout petit creuset pour un grand bien") ?Il y aurait ainsi eu union extraconjugale ce qui expliquerait son "impureté", certes, mais pas pourquoi celle-ci est future... à moins que l'impureté dont elle parle ne soit l'enfant à naître ?

De même, j'ai quelques difficultés à comprendre où vous voulez en venir dans les six derniers vers, avec ces considérations sur les rêves. Même si j'aime beaucoup la comparaison : "... les rêves, c'est comme de la vitre : / Si on les touche du doigt, ça laisse des traces". Mais pourquoi la narratrice voudrait-elle les briser, ses rêves ? Comme si ceux-ci l'obligeaient à vivre une "vie sans saveur"... Sans doute savoir de quels rêves il s'agit m'aiderait à comprendre ce passage. Mais j'ai beau relire ce texte, je ne vois aucun indice qui me permettrait de me mettre sur la voie. Je reste donc perplexe...

Concernant l'écriture, je ne suis là aussi pas toujours convaincu. Déjà, il y a quelques tournures vraiment moches à mon sens, surtout vers la fin. Par exemple :

- "Le Soungrougrou en crue sort de son lit" : J'avoue ne pas bien maîtriser le vocabulaire hydrographique, mais il me semble néanmoins que "être en crue" et "sortir de son lit", c'est du pareil au même...
- "Le temps ne cicatrise pas ce qu'il a cryogénisé" : En soi, ce n'est pas moche du tout, mais l'usage d'un terme comme "cryogénisé" dans ce contexte africain tout à fait traditionnel me semble plutôt déplacé.
- "Paraît que les rêves, c'est comme de la vitre" : Ça ne vient peut-être que de moi, mais je n'avais jamais entendu dire "de la vitre"... Je trouve ça bizarre...

Par contre, j'ai bien aimé le début de ce texte. Les six premières strophes en fait. Sans doute parce que c'est là que le contexte est posé, et que l'ambiance africaine est la plus présente. Mais même, j'y trouve les images bien plus fortes, et l'écriture bien plus efficace que sur la fin. A ce propos, j'aime vraiment beaucoup la sixième strophe, avec cette répétition très réussie du deuxième vers. Ça fait son petit effet, l'air de rien.

Je retiens aussi une image fort intéressante dans la septième strophe : "Le Soungrougrou sort de son lit, / Comme la volonté, des sentiers battus". Bon, comme je l'ai dit plus haut, je ne trouve pas cela particulièrement bien dit. Mais quand même, j'aime vraiment cette espèce de parallèle établi entre l'individu et le fleuve, comme si la volonté ne pouvait pas, elle non plus, nager à contre-courant ou, peut-être pire encore, s'en détourner. Il y a là, je trouve, une idée presque mystique, ou plutôt animiste, des rapports entre l'homme et la nature (le fleuve, en l'occurrence).

Voilà, donc, comme je le disais, il y a du bon et du moins bon. Une écriture qui peut être efficace, un contexte africain fort bien rendu, des images qui me parlent... Mais aussi une écriture qui peut être beaucoup moins efficace, des images et des idées plutôt confuses... Au final, je ne suis pas tout à fait convaincu...

Bonne continuation !

   Pimpette   
14/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Difficile de donner un sens global à ce texte, de ressentir une impression unique...et pourtant il me plait. Je le trouve poétiique avec des trouvailles convaincantes et, le plus souvent, amusantes,ce que j'apprécie tout particulière ment!

Quelques exemples:
'Quand la candeur exhibe ses belles dents
La vie, sans fioriture, se laisse mordre.'

'Ndiaw n'est plus aussi doux qu'avant,
Ses mains n'électrisent plus mon ventre ;'

'Il paraît que je suis une femme maintenant.
Un tout petit creuset pour un grand bien ?'

Je pense, Wancyrs, que puisque tu as écrit ces qqs merveilles tu en as d'autres à trouver et à nous donner!!!
D'autres trucs sont moins bons....pour chacun de nous c'est comme ça!
je te lirai!!!

   Anonyme   
23/5/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'avoue d'emblée ne pas avoir accroché.
Ce qui m'a gêné : des rimes parfois qui dans ce poème libre, à mon goût n'apportent pas la musicalité que je pouvais attendre et à l'oreille on les perçoit, ce qui n'est forcément agréable.
Plusieurs vers seulement descriptifs, sans trop de souffle poétique, à mon avis, comme :
"Serigne mœurs fait office de notaire
Et mam Asha, d'exécutrice testamentaire."
Un mélange d'expression familière et de langage plus soutenu.

Cependant, la description de ce lieu africain est intéressante, mais peut être pas sous la forme de ce poème ; et certains vers comme le vers-titre, mais aussi : "Quand la candeur exhibe ses belles dents" ou :
"Mam a pétrifié mon impureté future
Il paraît que je suis une femme maintenant.
Un tout petit creuset pour un grand bien ?
Mam dit que je suis une femme maintenant…

Pourquoi donc est-elle si triste ?"
qui très pudiquement évoque ces drames pour les petites filles.

Est-ce le challenge des contraintes du concours ? sans doute.


Oniris Copyright © 2007-2017