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Poésie libre
wancyrs : Déjection
 Publié le 28/07/15  -  8 commentaires  -  524 caractères  -  274 lectures    Autres textes du même auteur

La terre a ouvert sa vulve pour cracher ses morts inféconds.


Déjection



Et danse !
La valse des salves,
Macoute,
Écoute
Mon cher tonton,
Des enfers
Ferme les valves.

D'absinthe repu,
Viens boire,
À mon soûl reclus,
La lie
De ton divin loisir.

Tes ordres sont désirs,
S’y noiera
Ta voracité nécromant…



La terre a ouvert sa vulve pour cracher les morts inféconds ;
Éprise de justice, la moribonde extrade ses réfugiés immondes...




Juillet 2011


 
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   bipol   
3/7/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Un Tonton Macoute est un membres de la milice paramilitaire des « Volontaires de la Sécurité Nationale » en Haïti, créée à la suite d'un attentat contre le président François Duvalier, le 29 juillet 1958. Elle sera ensuite employée par son fils et successeur Jean-Claude Duvalier. ...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Macoutisme

La nécromancie désigne l’interrogation, dans un but de divination, des personnes décédées qui sont censées survivre et communiquer avec les vivants. Le mot vient du grec νεκρός « mort » et μαντεία « divination ». ...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nécromant

un texte pas très clair

à mes yeux incultes

je ne goûte pas vraiment

votre poésie énigmatique

les lumières à venir

viendront je n'en doute pas

éclairer ma lanterne éteinte

j'ai aimé sans plus votre texte

   lala   
6/7/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Je ne suis pas sensible à des flèches simplistes et sèches qui n'expriment pas de message si ce n'est ce qu'annonce le titre "déjection".

   Anonyme   
28/7/2015
Bonjour Wancyrs
Ce poème, qui fait référence aux sinistres "Tontons Macoute" des non moins sinistres Duvalier, a des allures d'invocation lors d'un culte vaudou.
Vous avez potassé le sujet.
Vos vers ne manquent pas de personnalité et correspondent bien à l'image qu'on se fait de la poésie d'avant-garde.

Merci Wancyrs

   leni   
29/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Wan
Tu sais l'estime que je porte à ta pensée depuis "lambeaux d'errance"
Il m'est arrivé de ne pas comprendre du tout certains autres de tes textes j'ai choisi de te le dire en MP Ici je comprends aisément ton propos
Et le comportement de Duv.... est des plus ignobles
Ton texte est court mais frappe fort
La valse des salves
Viens boire la lie...
Ton divin loisir
ET puis dans ton style favori

La terre a ouvert...

Cette écriture est particulière et je me demande si ce mode d'expression succinct n'est pas à l'avance sur notre temps
je rejoins le propos d'un commentateur
Time will tell

Merci et toutes mes amitiés

Leni
Edit notation
Je suis revenu sur ton texte et j'ai lu tous les commentaires et ce qui m'a le plus frappé c'est que tu as cité toutes les exactions d'un
"homme ?" sans moralité

   Pussicat   
28/7/2015
un texte qui frappe juste et fort avec le vocabulaire idoine :
la première strophe est magistrale avec son jeu de sonorités macabres / anagramme : valse/salve-s / Macoute/Écoute
La valse / des salves/ les valves.

la suite déroule le destin misérable...
Bravo !
à bientôt de vous lire,

   PIZZICATO   
28/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime bien ces vers courts, des mots qui claquent comme des "salves". Les allusions à toutes les exactions commises (crimes, beuveries, corruption, viols...) figurent dans ce texte bref.

La chute est percutante.

   Lariviere   
28/7/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Wancyrs,

C'est un plaisir de voir que tu reviens en pleine forme poétique.

J'ai aimé ton texte.

Je crois que tu as atteint désormais une certaine maturité d'écriture dans le style "néo-négritude" qui personnellement caractérise si bien ton expression.

J'ai donc aimé ce texte : sur le fond, tu le sais déjà, je suis un grand passionné d'Haïti, ce curieux pays à peine plus grand ou plus petit (?) que la Belgique où comme sur le bateau ivre de Rimbaud le peuple et l'histoire tanguent perpétuellement entre ombre et lumière, horreurs et merveilles, messe vaudou et nouvel évangile, et où la misère côtoie avec grande familiarité le fabuleux... Encore plus que son cousin Cubain, il est impressionnant de constater à quel point de si grands talents, littéraires et/ou picturaux, ont ainsi émergé de tous temps de cet étrange mélange fait d'immondices et de flamboyant, que ce soit des bidonvilles du quartier Dessalines aux villas luxueuses de Pétion-ville, de la "Maison-blanche" du palais présidentiel (aujourd'hui en ruines...) de Port-au-prince, aux anciennes "chimères" d'Aristide et de Cité-Soleil... Haïti est un pays de poètes : le vent des alizées et les tropiques se marient délicieusement avec les affres de l'Humanité et de ses injustices sociales, de ses espoirs comme de ses errances...

J'ai aimé donc le fond de ce texte, pour ses références à Haïti. Je conseille d'ailleurs deux auteurs Haïtien magistraux, car il faut bien choisir : Jacques Stefen Alexis et le grand artiste polyvalent et surtout poète : Franketienne (tjrs en vie)...

L'histoire que tu nous décris ici est celle, agitée, sulfureuse, de ce pays. J'aime bien sur la forme, le travail de maturité stylistique de ton minimalisme très percutant, flamboyant justement, combatif, exaltant... Oui, c'est réussi, très sensitif, au niveau du rythme et des images. C'est une expression poétique qui se nourrit du vivant et qui l'exalte effectivement. L'exaltation et l'acuité sous-jacente sont servies par une écriture très concise, malgré les apparences, une écriture complètement aboutie. C'est en réalité, un style qui correspond tout à fait au fond du propos, qui colle très bien avec l'ambiance ébouriffée du pays et de cette sombre époque Duvalier et de ses tontons macoutes, de sa mémoire collective, de ses cicatrices tenaces et de ses souffrances actuelles aussi, il me semble... Oui tu nous décris assez bien la vie et la mort à chaque instant du jour et de la nuit sous la moiteur énigmatique des îles caraïbes...

Ce que j'apprécie particulièrement sur ce texte, c'est, il me semble, la fusion de ce style d'expression que tu utilises dans la descendance assumée de la négritude depuis quelques temps, avec un style minimaliste moderne plus "occidental" dans son surréalisme. Je ne sais pas si tu saisis bien ce que je veux dire, mais je trouve que le ton de ton poème m'évoque ce mariage heureux entre négritude et surréalisme moderne ; c'est pour ça que je parle de "néo-négritude"... Je trouve que sur ce texte, tu obtiens une réalisation individuelle, au sens artistique, assez accomplie dans sa qualité et sa singularité...

Un spécial bravo pour le rythme de ces vers courts (j'ai pensé par moments au symbolisme brut, déconcertant de Charles Cros : réf à l'absinthe, probablement...) et surtout pour le sens caché ou non, la tournure assez subtile du propos et de l'image poétique de cette zombification de fin de poème...

En bref, j'ai aimé ce poème court, incisif et parfaitement maîtrisé...

Merci encore, bravo et bonne continuation !

   framato   
28/7/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Magnifique !
Je ne reviendrai pas plus longtemps sur le style et la thématique, déjà brillamment évoqué par le commentaire de Larivière. La valse des salves donne une très belle allitération, de même que Macoute écoute. Cela donne un rythme saccadé qui évoque bien les massacres.

La dernière strophe est terrible : l'avant dernier vers sublime de froideur et de dureté, le dernier quant à lui fait basculer l'histoire du passé des massacres au présent de l'immigration. J'aime particulièrement le concept de la terre qui se venge (de notre passivité devant les massacres divers ?) en nous envoyant les immondes réfugiés, les exclus du bonheur...

Très bon texte en tout cas et qui me restera en tête bien longtemps.


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