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Poésie en prose
wancyrs : Je veux aller…
 Publié le 01/06/12  -  9 commentaires  -  1085 caractères  -  225 lectures    Autres textes du même auteur

Je veux aller où tu es imparfaite, comme je t'ai si souvent façonnée…


Je veux aller…



Je veux aller où les hommes sont unanimes ; là-bas dans l'après-guerre, lorsque les soldats, couchés ensemble, devisent avec l'infini.
Désormais ils sont frères, et leurs armes – piquets de tipi – devenues charpente, soutiennent la tente qui les abrite. Leur esprit ne se souvient plus. La douleur est en deuil ; elle pleure les temps anciens…

Je veux aller où les opposés s'enlacent ; delta de toutes les frustrations : le bien le mal le négatif le positif en un mélange homogène. Et mes yeux ne voudront plus dormir, drogués par tant de merveilles. Alors je blanchirai la nuit, afin que mon plaisir soit sans fin…

Je veux aller où tu es imparfaite, comme je t'ai si souvent façonnée. Tu ne seras plus déesse ni princesse ; seulement la femme qui m'aime.
Tuée, l'arrogance de ta beauté.
Tuée, l'insolence de tes mots.
Je ne te veux pas à mes pieds, juste à mes côtés…

Je veux aller où l'existence prend une pause ; là où le temps est bâillonné. Et dans l'harmonie de l'ode-là, je vais méditer avec mes semblables.



 
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   MonsieurF   
22/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai aimé ce poème en prose qui évite les écueils du genre: trop de narration ou trop de choses absconses.

Les idées véhiculées sur l'imperfection, sur la fin des conflits sont bien amenées.

J'aime moins le je te veux à mes côtés qui finalement sonne de manière franchement banale, plate, dans un texte qui ne l'est pas pourtant.
Enfin, "l'ode-là" est vraiment mauvais ! C'est laid, sans originalité, sans inventivité.

Ça reste quand même un bon texte, bien écrit à mon goût.

   merseger   
1/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Wancyrs,

J'ai apprécié le simplicité de ce texte tout teinté d'un humanisme à la fois intellectuel et affectif. Ce n'est pas donné à tous ( l'entretien de la division et du mépris servant à merveille les intérêts égoïstes et se trouvant souvent élevé au rang de stratégie), d'accepter le monde et les êtres tels qu'ils sont, avec leur ombre et leur lumière.
Le négatif sert de révélateur au positif et parait, dans ce rôle bien nécessaire.
Les termes sont simples, la pensée limpide avec à la fin cette note affective très personnelle qui met de la chair sur la charpente de l'idée.
"Je ne te veux pas à mes pieds, juste à mes côtés"
manque, pour moi, d'intensité affective et je n'ai pas aimé le "ode-là" qui sonne comme un calembour précisément à un endroit où la hauteur de la pensée aurait du être encore élevée.

   Anonyme   
1/6/2012
 a aimé ce texte 
Pas
Ce que je vois dans ce texte, ce sont d'abord les multiples redondances, comme si l'auteur avait peur qu'on ne comprenne pas tout. Du coup on me prive de mon imagination :

- " leurs armes – piquets de tipi – devenues charpente, soutiennent la tente qui les abrite" .
Ben oui, les piquets ils soutiennent la tente. C'est déjà dit juste avant avec la " charpente ". Non seulement cette précision technique n'apporte rien, mais à force d'être répétée, elle efface la première métaphore qui évoquait ces piquets comme des armes.

Idem pour :
- " La douleur est en deuil " est déjà une forme de pléonasme. J'aurais préféré " La douleur n'est plus en deuil " , qui aurait créé ce petit choc sémantique dont la poésie a besoin pour fonctionner. Pour enfoncer un peu plus le clou, vous faites suivre par " elle pleure les temps anciens…" qui explique inutilement ce qu'on avait déjà bien compris, avec une lourdeur plombante.

- " Je veux aller où les opposés s'enlacent " . Donnez-moi plutôt un exemple de deux opposés qui s'enlacent. Ce sera beaucoup plus intéressant et poétique.

- " un mélange homogène ". On dirait un traité de chimie. Là encore une transcription poétique est sûrement possible.

- " drogués par tant de merveilles" . Vous pourriez pas nous raconter un peu? Egoïsme ou paresse?

- " Alors je blanchirai la nuit ". L'expression me plaît beaucoup, mais vous savez, vous n'êtes pas obligé de rêver pour ça. Il suffit d'aller dans un pays nordique au bon moment.

- " Je veux aller où tu es imparfaite ". Là j'accroche. Par contre la suite déesse/princesse me semble insignifiante, voire puérile.

- " comme je t'ai si souvent façonnée ". On comprend plutôt que ce n'était qu'une tentative vaguement ébauchée.

Quant à " l'ode-là " , je ne vois là rien de lyrique ni d'enthousiaste.
Désolé, mais je ne ferai pas partie du voyage.

Cordialement
Ludi

   funambule   
1/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un "repos du guerrier" qui me plait dans son aspiration aux choses vraies, banales. je ne sais la partie dans ce binôme qui fait le plus deviner l'autre, la suggère... mais j'aime être "suggéré", amené à mes propres réflexions. Toujours est-il que j'aime la clarté voulue par l'auteur ainsi que, à travers cette limpidité d'approche, le fait que je me sente aidé à entrer dans cette communauté d'esprits qui s'individualise en ce qu'il y a de commun en chaque homme. On peut arguer que tout ça n'est guère original mais j'ai du mal à ancrer une opinion sur le fait; il n'est pas si commun d'aborder psychologiquement le dénouement d'un conflit, avancer un début de résilience, l'appuyer par d'humbles aspirations... et surtout faire valoir que le bonheur (ici espéré) doit souvent plus au vécu qui le précède qu'à ce qu'il est dans les faits. Un équilibre d'ensemble qui sied à ma perception et qui fait que je ne saurait bouder mon plaisir.

   Anonyme   
2/6/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Le parallèle "harmonie entre les hommes/harmonie dans un couple" ne me semble pas très judicieuse. En effet si la première est "un vœu pieux voire puéril" la seconde est plus réalis-te/able. Évoquer l'après-guerre, les soldats et leur fraternité (post guerre ou post-mortem ?) surprend.

"comme je t'ai si souvent façonnée", façonne-t-on l'autre, surtout dans son imperfection ?. Hormis cette partie de la phrase, j'aime beaucoup ce paragraphe.
"Je veux aller où l'existence prend une pause ; là où le temps est bâillonné", la phrase me semble bien contradictoire, la première partie dégage une douceur, le mot "bâillonné" vient l'interrompre assez brutalement.
"je vais méditer avec mes semblables" me semble assez commun, banal.
"Je veux aller où les opposés s'enlacent ; delta de toutes les frustrations" : j'aime beaucoup. cette phrase m'évoque l'acceptation de vivre avec ses contradictions, notion que me plaît.

   aldenor   
7/6/2012
Je me demande si « unanime » est utilisé à bon escient. On peut être unanimes sur un sujet, il me semble, non pas dans l’absolu. Encore que ça puisse tenir, étymologiquement : où les hommes ont une seule âme.
Les soldats, des deux camps, il faudrait peut être préciser.
« Devisent avec l’infini », belle formule.
Je n’aime pas la construction de la deuxième strophe : L’image du tipi, pourrait sans doute aller, dans la prolongation de la première strophe, mais repartir sur « désormais » est lourd. Et les phrases suivantes (sur leur esprit et sur la douleur) me paraissent obscures.

« …aller où les opposés s’enlacent » : ça continue bien la première pensée et le « delta » en donne une belle image. Pour la suite de cette partie, je ne sais pas ; excessif peut-être.

« Je veux aller où tu es imparfaite ». Nous voilà, après ces préambules, au cœur du poème. En soi, voici une très belle phrase. Mais franchement la liaison n’est pas claire : Là où les ennemis fraternisent et les opposés se retrouvent. Et puis : Là où elle est imparfaite. Donc, s’il faut suivre le parallèle, là où vous-même êtes parfait. Mais je ne crois pas que c’est ce que vous voulez dire.

« …comme je t'ai si souvent façonnée » : si vous l’avez façonnée ainsi, elle y est déjà.

Je trouve plein de contradictions dans ce poème.

   Marite   
8/6/2012
Bonjour Wancyrs ! J'avais déjà lu cette poésie en prose. Si l'écriture me plaisait, le fond, par contre, éveillait en moi une vague forme de malaise que je n'arrivais pas à définir. Je l'ai relu ce matin après avoir pris connaissance de tes explications en forum. Disons que je serais, partiellement, de l'avis de "ta blonde" comme tu dis. Mais ce ne sont pas des tendances suicidaires que j'y trouve, plutôt une déception profonde face à un constat : tu n'as pas réussi à tout percevoir ni maîtriser d'un monde que tu espérais pouvoir conquérir aisément et tu penses ne plus pouvoir y arriver. Bon je peux me tromper bien sûr et tout ceci est très subjectif.

" "Tuée, l'arrogance de ta beauté.(au sens propre)"
"Tuée, l'insolence de tes mots.(au sens propre)"

Ces mots au sens propre sont très explicites à mon sens.
Voilà, ceci dit, j'ai apprécié pleinement l'écriture, le rythme, les mots sauf "... l'ode-là ". Pourquoi pas simplement " l'au-delà " ?

   LeopoldPartisan   
12/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai d'abord lu le texte, puis les différents commentaires pour en revenir au texte que personnellement je trouve aussi simple que profond. J'en aime la sagesse et la maîtrise. J'en aime l'humilité et le courage de dire au temps qui passe et qui a passé que la vie peut être une sacrée belle évolution. J'en aime l'adieu au machisme, j'en aime le respect tellement éloigné des stéréotypes de la mode que s'assagir c'est mourir.

Merci pour cette simple leçon de vie. Humanité et universalité, du grand Wancyr.

   leni   
30/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai perçu un souffle humaniste qui vient nous tracer un voire des chemins de réflexion Les opposés s'enlacent sur la voie de la tolérance Et je blanchirai la nuit Je veux aller où l'existence prend
une pause Ce texte me touche au plus sensible Merci à vous


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