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Poésie en prose
wancyrs : L'épée
 Publié le 19/05/19  -  18 commentaires  -  2424 caractères  -  377 lectures    Autres textes du même auteur

Mon épée est à double tranchant, à la fois agnelle et tigresse...

Versets.


L'épée



1- Je t’apporte l’épée, mais au bout il y a la paix :
Ceins tes reins d’airain, prépare-toi à la guerre ;

2- Muselle ta peur, comme on muselle le taureau du Basan,
Prépare-toi à la guerre.

3- Mon épée est à double tranchant, à la fois agnelle et tigresse :
Qui percera son mystère ?

4- Mon glaive est brûlant et froid, tel un pic de souffre tel un pic de glace :
Qui le prendra en ses mains ?

5- Et comme il est doux le bêlement de l’agnelle, mon soldat le sera ;
Et comme elle est féroce la colère de la tigresse, mon soldat le sera.



6- Mon épée vient à toi comme une femme d’Orient, parée de ses plus beaux vêtements :
L’aimeras-tu ? Hein, l’aimeras-tu ?

7- Ses chevilles sont ornées d’anneaux d’or, ses reins sont ceints de pierres précieuses ; sur son front il y a un diadème.

8- Son corps filiforme est recouvert de fin lin, mais ce sont ses dents couleur neige du Liban qui lui donnent tout son charme ; lui résisteras-tu ? Hein, lui résisteras-tu ?

9- Mon épée vient à toi comme une femme d’Orient, parée de ses plus beaux ornements ; mourras-tu pour elle ? Hein, mourras-tu pour elle ?



10- L’homme puissant a convoité la vierge d’Orient, non pour l’aimer, mais la travestir ;
Il a troqué le précieux de ses parements au plastique des pacotilles.

11- Il l’a fardée à outrance, prostituée et vendue au plus offrant. Désormais elle erre dans les rues, spoliée.

12- Elle n’est plus, celle qui remplissait nos yeux de sa silhouette féline,
Tigresse sans tigritude,
Altesse sans majesté.

13- Elle n’est plus, l’agnelle qui séduisait par sa douceur.

14- Mais comme une épée coupe dans un sens et son contraire,
Prends-toi une armure, ceins tes reins d’airain ;

15- Il a été donné de la vigueur au taureau du Basan, où se cachera l’homme puissant ?



16- Je t’apporte la paix, mais avant il y a l’épée.


 
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   Queribus   
28/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai bien apprécié l'écriture originale de ce texte avec, entre autres, la numérotation des "vers". J'ai aimé également de belles images poétiques:"Je t'apporte l'épée, mais au bout il y a la paix", "ceints tes reins d'airain","Muselle ta peur comme un muselle le taureau du Basan", etc.etc.

Par contre, j'ai trouvé, d'une part, que votre texte était un peu long et que ses qualités poétiques le rendaient, en même temps un peu obscur et à la limite de la préciosité. J'aurais préféré quelque chose de plus direct et plus accessible à la première lecture.

En conclusion, je donnerai un avis plutôt favorable mais sans plus.

Bien à vous.

   Gabrielle   
29/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un discours qui met en exergue une scène hors du commun.

Une invitation, une provocation à la guerre...

Il y a de nombreuses métaphores dans ce texte comparant une épée à une femme d'Orient à qui l'on aurait ôté la gâce.

Le texte, dans son ensemble? est lumineux et renvoie à des images choisies, entre richesse et dénuement.

Merci à l'auteur(e) pour ce florilège haut en couleurs.

Bien à vous.

   Corto   
19/5/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Ce poème présenté de façon originale est intriguant.
Mais à la seconde lecture on y découvre un message terrible, à glacer tout homme civilisé.

Le ton est donné dès le premier vers: "Je t’apporte l’épée, mais au bout il y a la paix". Une phrase que tout colonialiste a pu prononcer, l'annonce sadique d'un "soumets-toi ou meurs". La déclaration de l'aliénation par la force.

"le taureau du Basan" semble être une évocation biblique censée donner une portée mystique, voire universelle à ce discours. Violence et ambiguïté sont côte à côte.

On peut aussi voir de plus en plus marqué le symbole sexuel dominateur dès le 4ème vers et plus encore à partir du 6ème. La violence est ultra présente avec "mourras-tu pour elle ? "

En final, en strophes 15 et 16 la domination exulte, elle est infinie et sublimée, véritable projet ultime à toute pensée, à toute réalisation.

On a ici une sorte de fureur exaltée, où toute l'humanité et même au-delà doit exercer une violence sans limite, s'appuyant au besoin sur la Bible. Une expression modératrice en forme d'alibi est utilisée pour son ambiguïté "une épée coupe dans un sens et son contraire".

Si l'auteur a voulu transmettre un message différent il devra le reformuler !

   Robot   
19/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une poésie en verset dont l'aspect biblique voire même coranique dans l'expression m'apparaît comme une suite de préceptes.
Si je lis à partir de ce ressenti, je trouve l'idée de cette opposition entre l'arme qui tue mais qui délivre assez ambigüe. Elle pose le problème de savoir si d'un mal peut advenir un bien. Tant de dictateurs et de potentats, tant de prophètes au nom de leurs dieux et de leurs idoles ont affirmé que leur violence était le prélude à la paix universelle.
Si vis Pacem parabellum ! Cette contradiction me rend ce texte philosophiquement intéressant car il peut être la base pour se poser la question:
"Est-ce que la fin justifie les moyens ?"

Mais Wan, peut-être suis-je tombé à côté de ton intention.
Amicalement - ROBOT

   PIZZICATO   
19/5/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
" Je t’apporte l’épée, mais au bout il y a la paix "
" Je t’apporte la paix, mais avant il y a l’épée."
Faut-il absolument avoir recours à la guerre pour installer la paix ?

Et cette femme d'Orient. " Ses chevilles sont ornées d’anneaux d’or, ses reins sont ceints de pierres précieuses ; sur son front il y a un diadème." Une image des mille et une nuits...
Ces apparats font-ils oublier que la femme d'orient est soumise depuis la nuit des temps ?

Cette fois je n'ai pas adhéré au fond.

   Lebarde   
19/5/2019
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Sauf explications complémentaires , je prends ce texte comme un hymne à la violence avec la volonté de la justifier pour pacifier le monde.
STOP, dans l’ esprit ces propos sont subversifs et je ne peux que les condamner et je m'étonne de les trouver sur le site!
«  J’apporte l’épée mais au bout il y a la paix
Ceins tes reins d’airain, prépare toi à la guerre »

« Je t’apporte La paix mais avant il y a l’épée »

Et bien d’autres termes inadmissibles qui frôlent la propagande et l’incitation à la violence.

On va dire que j’ai rien compris. C’est pourtant ce que j’ai compris .
Désolé

Lebarde

   Zorino   
20/5/2019
Modéré : Commentaire hors charte (se référer au point 6 de la charte).

   Donaldo75   
19/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Wancyrs,

Je crois qu'il faut s'accrocher au départ pour lire et apprécier tes versets; lus au premier degré, ils peuvent faire peur au lecteur qui ne te connait pas. Je ferme la parenthèse.

Ce sont de vrais versets à mon goût. Ils en ont la force. Parfois, je trouve l'ensemble un peu long et je me pose alors la question de comment les raccourcir, leur donner plus de densité tout en conservant leur impact conçu dans la longueur. Je n'ai pas la réponse, évidemment.

En tout cas, et tu le sais, j'aime les écrits convaincus, ceux qui "brisent la mer gelée en nous" comme disait Franz Kafka. Ces versets vont complètement dans ce sens. Pour cette raison, je pense, ils risquent de déclencher des réactions éruptives et d'éprouver la zénitude. Il va falloir te mettre en position du lotus avant de répondre, respirer un bon coup et regarder le ciel.

A bientôt.

Don

   papipoete   
19/5/2019
 a aimé ce texte 
Pas
bonjour wancurs
Ce texte pour moi complétement opaque me laisse circonspect, parlant de la femme d'orient, et le dernier vers me trouble énormément
" je t'apporte la paix, mais avant il y a l'épée ! "
Ainsi parlait... comme disait le curé, dimanche à la grand-messe !

   Davide   
19/5/2019
Bonjour wancrys,

Un texte hautement symbolique, qui me fait penser à la dualité inhérente à notre monde, à notre condition humaine voguant sans cesse entre bien et mal.
Si l'épée est "à double tranchant", le cœur de l'homme aussi.
Guerrier pacifique au doux bêlement de l'agnelle, guerrier sanguinaire dont la férocité est celle d'un tigre affamé.

Plus loin, l'épée semble porter le sceau de la vanité de l'homme, de son besoin de puissance, de domination :
"L’homme puissant a convoité la vierge d’Orient, non pour l’aimer, mais la travestir"
Le mot "spoliée" me semble un peu trop familier...

On peut comprendre, en fin de poème, que les symboles du tigre et de l'agneau représentent en réalité les deux facettes complémentaires de l'homme : sa puissance et sa fragilité, osmose qui fait de l'homme un être complet.
En détournant égoïstement sa propre puissance, l'homme rejette du même fait sa fragilité. Il en résulte une destruc(tura)tion de l'équilibre :
"Je t’apporte la paix, mais avant il y a l’épée."

Dans ma compréhension, ce texte est une critique de la cruauté de l'homme envers lui-même.
Ai-je bien compris l'intention de l'auteur ? Possible, mais je n'en suis pas certain pour autant.

Difficile pour moi de commenter un texte qui ne ressemble pas à une poésie et qui n'en a pas vraiment besoin. L'intérêt est ailleurs.
Je dirai simplement que j'ai apprécié cette lecture originale et riche de symboles (en tant que texte philosophique, si je puis dire, non en tant que poésie).
Aussi, je me garderai de l'affubler d'une appréciation qui n'aurait, pour moi, aucun sens.

Merci du partage,

Davide

   hersen   
19/5/2019
Oxymore du guerrier pacifique : mais il semble bien que seul le mot guerrier se remarque dans ce duo.

Un texte incontestablement dénonciateur de ceux qui se disent heureux (politiquement) d'être en paix après les guerres traversées, mais...qui font leur beurre (tenir les gens à carreau, attention sécurité) tout en se goinfrant de l'argent de ce beurre (il faut bien vivre, et alors, on est moins regardant du côté des lobbies)
cela réconforte que pour entretenir "notre "paix, on aille entretenir la guerre ailleurs.

c'est ce que m'évoque ton texte, sur un fond qui est très interpellant, le pouvoir et l'homme, puvoir qu'il veut exercer qsur tout ce qui l'entoure.

Mais la forme me gonfle, Wancyrs.
Parce que tu as l'art (art, je dis bien) de noyer tant et plus le propos, de le rendre opaque au premier abord, qu'en voulant secouer les gens, tu les détournes de ton message. je ne vois pas trop l'intérêt, en ce qui me concerne, à part peut-être un moyen pour affirmer ta position ?

je n'ai jamais eu aucun plaisir à lire des textes émanant de religions, quelles qu'elles soient. Mais cela n'est pas une critique à proprement parler, chacun utilise la forme qui lui convient et le lecteur s'en accommode ou pas.

   Mokhtar   
19/5/2019
Difficile de découvrir les clés symboliques de ce texte.

L’épée et les versets orientent naturellement vers la piste paulinienne. Mais l’arme est pour Saul la parole de Dieu. Elle peut aussi symboliser son martyr. Rien ici ne semble en rapport.

On peut penser ensuite à l’arme de St- Michel combattant le démon. Mais rien sur ce thème à retenir.

Dans le même esprit on peut penser à l’épée des croisés, des templiers, arme contre les mécréants. Mais point ici de prosélytisme guerrier pour imposer une Voix.

Reste alors le symbole du double tranchant, de la justice. Ou celui du dualisme chrétien : le bien et le mal. Interprétation que l’on pourrait retenir de l’image de l’agnelle et de la tigresse… ???

L’épée sert en début de texte à l’appel au combat, à la guerre mais son double tranchant semble laisser espérer du discernement dans l’acte.

Puis l’épée devient femme, peut-être par dérive poétique, peut-être aussi pour un autre symbole : « Mourras-tu pour elle ? ». Je me lance : peut-être s’agit-il de la Foi, dont on dénonce la dérive, le dévoiement, la prostitution…

J’ai le sentiment de ne pas être très clair. Mais j’ai des excuses.

J’espère que l’auteur le sera.

Je ne note que lorsque je pense avoir compris
.
C’est dimanche : vais aller faire un tour au foot, moi.

   Malitorne   
19/5/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Une poésie assez indigeste, tant par la forme que par le fond, où d'une manière confuse se mêle délire mystique et relent anticolonialiste. L'intonation guerrière qui en émane ne peut qu'entrainer une franche répulsion en ramenant une fois de plus la violence au sacré. La religion est amour dit-on, ici on n'y voit que la mort.
La construction du poème est de la même sorte, tire à hue et à dia, avec des vers courts et des vers trop longs déséquilibrant l'ensemble et lui faisant perdre tout esthétisme.

   Lariviere   
20/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Wan,

Je suis un peu dérouté par ce texte.

Il possède l'hermétisme qu'on pour moi certains textes bibliques ; leur poétique et leur mystère utilisent un symbolisme qui par manque de connaissance de ma part ne me permettent pas toujours de saisir la parabole qui se cache derrière...

Le fond est difficile à saisir personnellement avec précision pour ces raisons. la forme est forte ; La construction des "versets" fonctionne ils donnent le ton, explorent le thème d'un souffle sans concession et sont animés d'une certaine violence qui peut choquer. J'ai aimé leurs métriques inégales, comme c'est le cas dans les versets, et le rythme global qu'ils donnent au ton et au texte ; ca colle bien à l'ensemble.

Je n'y connais rien mais sur le ton d'ailleurs, j'ai l'impression de lire quelque chose qui ressemble plus à des versets coraniques qu'a des versets chrétiens, mais là encore, je dois me tromper par manque de références et par imprégnation sociale (on parle plus du Djihad en ce moment sur BFM que des croisades chrétiennes...).

Il y a effectivement beaucoup de violence dans ce texte, comme il y a beaucoup de violence, de référence guerrière dans les religions, qui ne sont pas hors du monde, mais bien en dedans, et même sur deux plans, le spirituel et le matériel...

"1- Je t’apporte l’épée, mais au bout il y a la paix :
Ceins tes reins d’airain, prépare-toi à la guerre ;"

En ce sens j'ai lu ce texte de deux façons possibles, parmi les multiples possibilités.

Ce texte condamne le rapt des êtres humains et de leurs richesses par une poignée de gens "puissants", des loups déguisés en agneaux, qui apportent la guerre, l'humiliation, la misère, la prostitution, l'embrigadement, pour soi disant apporter la paix de façon fallacieuse, sous prétexte de "civilisation".

Ici, la violence en soi ne me choque pas, car finalement elle n'est que la réponse logique (et poétique) pour dénoncer une autre violence, bien réelle, celles des pillages modernes ou des razzias d'antan qui ravagent plus que jamais des continents entiers, par avidité matérielle (le texte fait énormément références aux richesses et aux bijoux) et quelque part, par basse autorité morale?... C'est encore d'actualité et c'est bien que tout cela nous soit rappelé tant que cela existe ; n'étant pas chrétien personnellement, je ne le vis pas comme une culpabilisation indirecte et permanente, mais juste comme un implacable rappel des faits ;)

"10- L’homme puissant a convoité la vierge d’Orient, non pour l’aimer, mais la travestir ;
Il a troqué le précieux de ses parements au plastique des pacotilles."

C'est cruellement vrai, même si ça doit être rabâché (pour ceux qui le savent déjà). J'aime beaucoup ce verset là, et la plupart ont cette force.

Là où c'est plus tendancieux, c'est que ce texte dépasse la simple dénonciation sociale et inscrit en profondeur un certain questionnement intérieur, qui peut résonner comme un combat personnel, intérieur ou plus "politique", une certaine idée de revanche sur un certain type de "puissant" seulement, mais là encore je manque de référentiel pour comprendre ou ne pas me fourvoyer dans un sens imaginé.

"15- Il a été donné de la vigueur au taureau du Basan, où se cachera l’homme puissant ?"

Nulle part. Il ne pourra pas se cacher. La planète n'est pas infinie.

"16- Je t’apporte la paix, mais avant il y a l’épée."

J'interprète ce passage comment un juste retour de l'arroseur arrosé que l'on pourrait traduire dans ce contexte par : "qui vit de l'épée périt par l'épée"... Qui est juste un constat cruellement vrai lui aussi et qui peut ouvrir ce texte sur quelque chose de plus philosophique, quelque chose pour nous amener à réfléchir encore un peu plus loin à tout ça... où comment, effectivement, on brise le cercle vicieux de la haine, par l'amour, ce qui serait l'idéal, évidemment.

Il y a aussi, mais c'est le propre même des pensées religieuses, une révolte sous-jacente qui provient du texte même, une certaine dualité aussi qui se dégage de la plupart des versets, dont l'origine reste difficile à saisir et qui dans ce contexte d'images guerrières, peut dérouter le lecteur :

" 3- Mon épée est à double tranchant, à la fois agnelle et tigresse :
Qui percera son mystère ? "

J'avoue que je n'ai pas percé tout le mystère, mais ce n'est pas bien grave.

Je ne lis pas ce texte comme un appel à la guerre (sainte), mais plutôt comme une violence insupportable d'états de faits dénoncé ici par le coeur et l'esprit. La forme et le ton sont à la hauteur de la violence de ces faits. Le choix de l'auteur dans son axe de traitement lui appartient et je trouve que c'est très réussi ; sur le fond comme sur la forme. Un texte tout en douceur sur ce type de thème, j'aimerai bien avoir un exemple, car je confesse que j'ai du mal à imaginer...

En conclusion, je n'ai pas tout compris à ce texte comme c'est le cas souvent avec certains passages bibliques, mais je ne le crois pas caricatural ni irréfléchi bien au contraire, mais peut être un peu trop paraboliques pour le béotien es religion que je suis ; j'ai aimé simplement la force "sulfureuse" de la dénonciation et des images, la forme très réussie de ces versets et de ses énigmes à percer...

Le bémol s'il y en a un, c'est de ne pas avoir réussi à saisir les intentions profondes et la réalité du message délivré, mais le bémol s'adresse autant au lecteur que je suis qu'à l'auteur... ^^

En espérant que tu puisses tirer quelque chose de profitable au bon sens du terme de ce commentaire, je te souhaite une bonne continuation...

   senglar   
20/5/2019
Bonjour Wan,


Dites-moi... et si on le castrait, d'un bon coup de glaive, votre taureau du Basan, Wancrys. Peut-être que, d'un tranchant comme de l'autre, le problème serait résolu.

Lol, je plaisante, le Veau d'or me suffit amplement... Et Sodome et Gomorrhe :)

Quant à la femme d'Orient, friandise libertaire sous le Shah d'Iran, il me semble qu'elle préférait encore le plastique au sort que lui ont
infligé khomeiny puis Rohani son pâle mais pendeur de poètes successeur (à la grue pour qu'ils s'étouffent lentement)... et votre prophète rageur, tous assassins de penseurs... Or je vous suppose poète bien avant que d'être prédicateur et d'ailleurs votre poème (diatribe/exhortation) ne manque pas d'allure, aussi me contenterai-je d'émousser son tranchant rageur. Dites-moi, ce glaive, est-il de bronze ou d'airain ??... pas de fer, ni d'acier. A l'époque l'industrie n'en était pas là. Pour apaiser tout ce beau monde je veux bien lui refiler le secret du plastique. Une épée, un glaive de plastique, cela peut même se tourner en technicolor, le rouge peut s'y simuler alors qu'on ne blesse ou n'égorge les gens qu'à grand renfort de tomates, de confiture de fraise ou de sang synthétique.

Des carnages je ne supporte que ceux de l'araignée. Du moins celle-là fait mouche sans avoir recours au RAID et ne touche-t-elle pas l'homme ni sa dulcinée. Haro sur la sanctification criminelle ! Laissons s'il vous plaît Eve vivre sa vie et Shéhérazade aussi.

Préfère encore le prophète de malheur des sept boules de cristal de notre bon vieil RG. Celui-là du moins se contente-t-il de postillonner.

Lol


senglar
anti-imprécateur

   STEPHANIE90   
21/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Wancyrs,

« Je t’apporte l’épée mais au bout il y a la paix »
Des versets poétiques qui m’ont parlé, je suis surement totalement à côté de la plaque puisque finalement, chacun peut l’interpréter comme il le peut. Bref ! je préfère m’en tenir à ma version. Personnellement, je vois dans cette épée plutôt de l’amour et la justice, vous jouez sur les opposés : paix/guerre, agnelle/tigresse, brulant/froid, souffre/glace. Le glaive de Dieu où le glaive des lois, celui de l’amour qui face à ses taureaux de Basan vaincront. L’opprimé, le faible gagnera tôt où tard...
Justice !!! tout comme la balance qui a du mal à trouver son point d’équilibre
« Ceins tes reins d’airain, prépare toi à la guerre »
l’airain étant un alliage non précieux mais regroupant divers alliages, j’imagine ici la volonté de partage des cultures, le respect de la différence pour faire face à toutes les ségrégations, emprises...

« Mais comme une épée coupe dans un sens et son contraire,
Prends-toi une armure, ceins tes reins d’airain »
Si tu part en guerre pour la paix, que tu choisies le bon camp celui de la liberté, de l’égalité des hommes et des femmes, de l’égalité des droits, tu vaincras le taureau de Basan !!! L’homme tout puissant qui veut gouverner son monde au détriment des autres.
16- Je t’apporte la paix, mais avant il y a l’épée.
L'épée de Damoclès peut-être ?

Et tant pis, si je n'ai rien compris, ce ne serait pas la première fois, rire !

Merci pour cette belle lecture,
StéphaNIe

   wancyrs   
22/5/2019
Un fil est ouvert sur le texte ICI

   Diogene   
22/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Dites donc, que de véhémence dans les commentaires ! Moi qui pensais avoir créé le scandale par mon premier poème...

Comme disait Joseph Campbell "The cave you fear to enter holds the treasure you seek." La vérité est bel et bien à deux tranchants, parfois douce, souvent violente. La lutte pour elle l’est également. C'est en tout cas un combat à mener en soi-même, une guerre contre son désir de déni, contre les embûches placées sur le chemin de la vérité, contre nos facilités à croire ceux et celles qui flattent nos opinions déjà toutes fait.

À l'image des réactions, je trouve votre poème rempli de force, de violence que l'on doit se faire, de sacrifice que l'on doit accepter.

À l'inverse des réactions, toutefois, j'y vois également une forme de compassion. Il y a la dureté de la vie qui impose au parent de préparer son enfant à l'effort, à la déception, à l'affront que la vie humaine nous fait parfois. Il y a un message qui dit quelque chose comme : "Vois-tu, ce sera dur. Je ne veux pas te cacher la réalité. Je veux que tu puisses te préparer au courage et à l'énergie dont il va falloir faire preuve sur le chemin."

Enfin, c'est parfois sain de lancer un pavé dans la mare. Je salue votre courage. Vous avez partagé un texte honnête tout en sachant qu'il pourrait susciter de mauvaises réactions et une mauvaise vision de vous.

Bien à vous,

Diogène


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