Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
wancyrs : Tu es heureuse, ça me réjouit
 Publié le 09/12/18  -  19 commentaires  -  1227 caractères  -  305 lectures    Autres textes du même auteur

Le pianiste fausse une note...


Tu es heureuse, ça me réjouit



Tu souris
À te fendre les oreilles
Quand tu me parles de lui
De lui, de lui, encore de Louis
Avec cette lueur
Que prenaient tes yeux
Nos soirs à regarder filer
Les étoiles ;

Dis, lui parles-tu un peu de moi ?

Ton sourire s’évanouit. Tes joues rosissent.

Oui... quelques fois...

Tu mens ;
Je prends tes mains dans les miennes
Elles me parlent.

Tu es heureuse, et ça me réjouit !

Le pianiste fausse une note. Et se reprend.

Et toi ?
Ça va !

Tu cherches mon regard parti en cavale. Tu le trouves, rivé sur les touches du piano.

Elle s’appelle Irina. Elle est tout le contraire de toi.
Chouette ; tu dois être heureux alors !

Tes mains tout à coup serrent les miennes. Je les retire.

Oui...

Mes doigts n’ont jamais su se taire...

Commandons !

Je dis.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   PIZZICATO   
17/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cet échange entre deux êtres (divorcés ?) qui se retrouvent à une table de bar ou restaurant - " commandons ! Je dis. "- est loin d'être laconique comme il pourrait sembler.
Des phrases courtes mais qui en disent long.

" Tes mains tout à coup serrent les miennes. Je les retire."
" Mes doigts n’ont jamais su se taire... " des images qui débordent de sens.

J'ai beaucoup aimé.

   lucilius   
20/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Jolie interprétation que ces mains de pianiste qui ne s'expriment pas seulement sur un clavier.
"Tu es heureuse, ça me réjouit" qui transpire un "ton bonheur me chagrine" en égrenant des notes d'amertume.
Une mélodie concise et bien interprétée.

   Gouelan   
27/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

J'aime le poème mais moins le titre.

"Le pianiste fausse une note", c'est intéressant.
"Mes doigts n'ont jamais su se taire."
L'ensemble est comme une partition, des notes soleil, des notes ombre.
Le dialogue anime l'ensemble et le tout donne l'impression que la vie est une mélodie.
La première strophe resplendit, elle luit. J'ai aimé ce "lui" et ce "Louis", bien trouvé.

Merci pour cette lecture.

   Gabrielle   
27/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte qui porte sur le bonheur, et plus particulièrement sur le bonheur à deux.

Un sujet abordé avec beaucoup de finesse : le bonheur se fait discret, voire secret. La pudeur est omniprésente dans tout le texte.

Comme un message de l'auteur sur la valeur indicible du bonheur et la nécessité de le préserver.

Merci pour ce partage riche et fécond.

Bien à vous.

   myndie   
27/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un très joli poème d’atmosphère, intimiste et sensible.
C’est une histoire somme toute banale mais écrite avec une simplicité toute mélancolique et une telle sincérité que l’émotion passe et nous atteint. Chacun de nous pourrait être lui ou elle.
Votre style ne s’encombre pas de fioritures, qui seraient inutiles ici, mais il distille beaucoup de délicatesse ; c’est de la dentelle que je lis.
Et surtout, personnage non moins important que les autres, il y a les mains et leur symbolique. Mains de pianiste et mains des amoureux unis et désunis. Mains qui jouent et mains qui parlent. Images du désir, de l’entente et de l’accablement.

« Mes doigts n’ont jamais su se taire » c’est magnifique et quand cette fausse note vient rompre tous les charmes, tout est dit.
Il flotte sur votre texte une jolie mélancolie résignée. J’aime beaucoup.

   Corto   
9/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On situe volontiers cette scène dans un restaurant en plein air dominant un paysage verdoyant. Car il faut le grand air pour vivre l'émotion de ces retrouvailles amicales venant après le grand amour disparu. L'amour n'est plus là mais la confiance est restée. Suffisamment pour oser se parler de la nouvelle vie que chacun tente de construire.
Les sentiments sont cachés pour se risquer à paraître avec cette volonté de ne pas blesser l'autre.
Manifestement la femme est plus épanouie que l'homme. Celui-ci se trahit car le pianiste a des doigts qui "n'ont jamais su se taire".

Très beau texte évoquant avec raffinement une scène sans doute devenue fréquente mais ici la délicatesse est extrême. Bravo.

   Robot   
9/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte libre tout à fait honorable. A l'oral il y a une belle impression d'échange théâtral ou plutôt de scène zoomée de cinéma.

   papipoete   
9/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour wancyrs
alors que ta bouche n'ose pas le dire, tes mains dans les miennes me parlent tout bas, et avouent que tu m'as oublié et que tu vis en plein bonheur ! Moi, que crois-tu qu'elles te disent mes mains ? même si j'ai quelqu'un dans ma vie ...
NB et je chante Aznavour en revoyant ce tableau << non, je n'ai rien oublié ... >> mais il ne faut pas qu' " elle " entende !
ça y est, j'ai l'air dans ma tête pour la journée !
j'ai bien aimé ce dialogue " sans parole " !

   Ithaque   
9/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Peut-être s'agit-il d'une passion demeurée intacte en dépit d'une séparation(?). Les doigts sur le piano servent ici de médiateur ou bien viennent complémenter ce que les lèvres se retiennent de dire.
J'aime ces atmosphères de désir contenu, et vous êtes parvenu à le créer.
ps : Bien vu "lui" et "Louis"!

Ithaque

   leni   
9/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour wancrys C'est un écrit simple sobre sensible et sentimental
D'emblée on voudrait remettre les choses en place

– Dis, lui parles-tu un peu de moi ?

Ton sourire s’évanouit. Tes joues rosissent.

– Oui... quelques fois...
Tu mens ;



Et le rythme s'accélère

LE PIANISTE fausse une note ET SE RETIRE
CAR MES DOIGTS N'ONT JAMAIS SU SE TAIRE
C'est un éclair dans une vie deux verres en cristal qui tintent au diapason l'écho d'un mot qui leur revient de loin un bemol qui a perdu sa porté e C'est une partition inachevée

INFINIMENT BIEN CONSTRUIT

SUPERBE AMI WAN AMITIES LENI

   Vincente   
9/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai été séduit par cet échange fait de ruptures, dans le texte autant que dans la situation générale du couple divorcé. Se produisent des vides, des sortes de blocages dans la fluidité de la parole. Les mains prennent le relais ; c'est ce que j'ai le plus apprécié dans le choix du narrateur.
Mes deux phrases préférées "Tu cherches mon regard parti en cavale. Tu le trouves, rivé sur les touches du piano." et "Mes doigts n’ont jamais su se taire..." sont très à propos.
J'ai trouvé un peu plate la "ruse" de l'assonance lui/Louis, mais assez amusante tout de même. En fait elle m'a surtout inquiété quant à la suite, dans la crainte que ce genre d'astuce ne se répète.
Et puis, je ne comprends pas pourquoi il y a un point virgule après étoiles, pourquoi pas 2 points tout simplement. Du coup, j'étais déjà un peu sorti du récit à la fin du premier paragraphe.
Autre bémol, j'ai eu un peu de mal à suivre qui était qui dans l'alternance du dialogue, mais peut-être cela vient-il de moi, un peu "secoué" par ce que les non-dits, à très bon escient, apportent à la richesse de ce texte.

   Anonyme   
9/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C’est quel tableau d’Edward Hopper, déjà ? J’ai reconnu Bogart et Lauren Bacall, dite The Look. Mes parents m’obligent à regarder des vieux films. Magnifique uchronie. Bon, Louis, ça gâche un peu le fantasme, mais il y ont droit aussi :)
Je suppose que l’assonance un peu ridicule « de lui, de lui, de lui, encore de Louis » est là pour que le type se venge à bon compte de lui.
Quand vous écrivez : « Tu cherches mon regard parti en cavale », connaissant The Look, je peux vous dire que le type est foutu.

   Stephane   
9/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour wancyrs,

C'est une belle scène d'amour à laquelle nous assistons. Le ton est très épuré, et le moment d'une incroyable délicatesse.

Une belle note de musique, en somme.

Cordialement,

Stéphane

   jfmoods   
9/12/2018
Dans ce poème en narration interne assorti de dialogues, le lecteur comprend que les deux individus assis dans un restaurant (impératif : "Commandons !") formèrent autrefois un couple heureux (imparfait de l'habitude : "cette lueur / Que prenaient tes yeux / Nos soirs à regarder filer / Les étoiles") et que c'est la différence de personnalité des partenaires qui scella leur séparation ("Elle est tout le contraire de toi." / "tu dois être heureux alors !").

Dans l'ambiance incertaine du lieu ("Le pianiste fausse une note. Et se reprend"), se révèle toute la complexité de la relation à l'Autre, à celle / à celui avec qui on n'a pas su / voulu couper les ponts.

À la fois socle de complicité ("Tu souris / À te fendre les oreilles / Quand tu me parles de lui / De lui, de lui", "- Tu es heureuse, et ça me réjouit !") et point de fuite ("Ton sourire s’évanouit. Tes joues rosissent.", "Tu mens", "Tu cherches mon regard parti en cavale. Tu le trouves, rivé sur les touches du piano"), l'Autre présente, dans le contexte d'une nouvelle relation amoureuse ("Louis" / "Irina"), un statut ambivalent.

Le langage du corps, accompagnant celui des mots, met en lumière la grande fragilité de l'homme par rapport à la femme, une difficulté particulière à acter la fin de l'histoire intime (parallélisme : "Je prends tes mains dans les miennes / Elles me parlent.","Tes mains tout à coup serrent les miennes. Je les retire.", "Mes doigts n’ont jamais su se taire...").

Merci pour ce partage !

   ninja427   
11/12/2018
Commentaire modéré

   ninja427   
10/12/2018
Commentaire modéré

   Francis   
9/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Concerto à deux mains et demi- mot. Une musique qui mêle le passé et le présent (présent et imparfait). Les mots, les paroles peuvent tricher, faire croire au bonheur partagé, l'harmonie mais, les mains ne savent pas tricher. Elles touchent la mauvaise note. Les joues qui rosissent ; le regard qui fuit ; les mains qui se séparent sont les vraies expressions du cœur Elles imposent la rupture des derniers vers : " commandons, je dis". Ce texte nous emmène vers une belle scène d'un film ou une mélodie inachevée. Merci pour ce moment de lecture.

   Marite   
10/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Wancyrs. Très surprise par ce poème qui ne contient pas une once de cette révolte qui sourdait souvent de tes précédents écrits. Ici, je n'ai perçu qu'une expression vraie, humaine, toute en pudeur masculine et je trouve cela très poétique. Les images qui nous sont offertes dans ce poème sont les images de deux coeurs ... de deux âmes ... avec toute la noblesse humaine qui les accompagne du début jusqu'à la fin.

   domi   
10/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est poignant, dès le titre, et le "ça me réjouit", assez déchirant...
Mais les mains et les doigts parlent mieux que les lèvres !
Très joli texte, visuel aussi.

   fried   
14/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup le réalisme de cette scène, l'intimité et la délicatesse du texte. J'apprécie l'originalité de la présentation, l'association des dialogues.

   FANTIN   
10/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A la fois sobre et retenu mais riche de tout ce qui se prolonge et se devine. Un poème qui sonne juste et va profond. Un "après" de l'amour rempli de sensibilité, aux détails bien trouvés et loquaces: les joues qui rosissent; les mains qui parlent; la fausse note du pianiste; le regard enfui... Très réussi.


Oniris Copyright © 2007-2019