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Poésie libre
Yavanna : Essentielle impudeur
 Publié le 20/12/18  -  10 commentaires  -  1076 caractères  -  212 lectures    Autres textes du même auteur


Essentielle impudeur



brasier
fol-être de nos envies à vif
nuances inexplorées de ces flammes qui dansent
leur mélopée sacrée

suppliques
au profond de nos gestes
vivant de leur morsure
tout barbouillés
d'essentielle impudeur

île-en-joie dénudée
où gémissent les eaux
de nos intersections sensuelles
dérive synonyme
de nos soifs léchées par l'océan de nuit

au chevet de la lune
en mouvante complice
après bien des ressacs
survient le lait d'iris de nos marées intimes
et le galop secret de notre jouissance

fondante, salée, sauvage
ta peau, mousse automnale
encapuchonne
le velouté des troncs
humides et dressés
aux caresses du vent
comme nos corps en lianes

et au-delà des frises mouvantes du désir
au tomber des armures
sur la pâleur fragile de nos corps répandus
il y a cette terre aux souhaits délicats
cette terre à fleurir
où se nichent nos souffles
ce pays de tendresse
qui s'ouvre sous nos doigts


 
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   Vincente   
23/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Très réjouissante lecture !
J'ai beaucoup aimé la délicate pudeur avec laquelle vous dites l'essentielle impudeur de l'amour. De propositions en attentions à peine suggérées, vous affirmez l'évidence de votre propos. Le plaisir du mariage des corps amoureux pour le dire sans détour se dévoile très tôt à votre lecture, mais vous graduez avec patience dévouée l'avancée des sensations.
C'est un champ d'expression sensationnel bien souvent piégeux pour le poète, vous en avez fait un boudoir élégant, élogieux.
Et puis la forme est restée sobre, fluide, et pour moi s'est fait oublier.

   Eki   
27/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai eu du mal à entrer dans cette transe malgré la belle écriture.

Les trois premières strophes me donnent l'impression d'une énumération, un peu comme des mots jetés par-ci, par- là. Je n'ai pas réussi à trouver un rythme limpide.

Les "intersections" sensuelles...ne me parlent pas.

Mais ensuite, le meilleur du poème arrive avec ses trois dernières strophes. Là, tout change avec une véritable fluidité et une suggestion très délicate qui offre des images douces et raffinées.

Au plaisir de vous relire

   Anonyme   
20/12/2018
Bonjour Yavanna,

Je ne suis pas fan de poésie incantatoire. Ici j’ai envie de mettre un Ô au début de chaque strophe :
Ô brasier
Ô suppliques
Ô île-en-joie dénudée
Ô-delà des frises mouvantes du désir


Mélange improbable de métaphores sophistiquées et de poncifs :

- Essentielle impudeur (je suppose qu’il s’agit des essences corporelles) / nos intersections sensuelles (qui a grillé le stop en premier ?) / survient le lait d'iris de nos marées intimes (j’ai aussi connu la femme fontaine de Trevi) etc… pour les premières.

- ces flammes qui dansent / l'océan de nuit / aux caresses du vent / nos corps en lianes / au tomber des armures / etc… pour les secondes.

Je ne sais pas si l’excès d’hyperboles nous rapproche du désir, mais ce texte me semble avoir été écrit devant un feu d’igloo.

FrenchKiss

   Corto   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Elle est bien essentielle cette impudeur.

Belle description des jeux de l'amour, vécus fougueusement mais avec raffinement.

De belles expressions: "nuances inexplorées de ces flammes qui dansent leur mélopée sacrée" ou:"île-en-joie dénudée où gémissent les eaux de nos intersections sensuelles".

On imagine une plage déserte mais chaude en pleine nuit, "où se nichent nos souffles ce pays de tendresse qui s'ouvre sous nos doigts".

Que de beaux souvenirs. Reste à construire la suite?
Bravo.

   papipoete   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Yavanna
un vocabulaire tout en richesse de mots, pour peindre ces moments, où l'impudeur est au rendez-vous ; quand le brasier consume nos " envies à vif " !
NB du roturier jusqu'à Elisabeth d'Angleterre, le voile pudique tombe pendant l'amour, essentielle impudeur !
" au chevet de la lune en mouvante complice ... " belle façon de dire " tenir la chandelle " !

   domi   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Subjuguée !
et émue...
un des plus beaux éloges de la sensualité que j'ai pu lire
chaque mot est juste, profond, intense, un grand bravo

   Stephane   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Yavanna,

Ce poème est d'une profondeur extrême. Les mots employés sont délicats, sensuels, justes, subtils, et se marient parfaitement avec le thème. Tout n'est que volupté dans cette "essentielle impudeur" d'une grande beauté.

Cordialement,

Stéphane

   Anonyme   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Existe-t-il véritablement une impudeur lorsque le désir enflamme le couple ?

Les trois premières strophes, grandiloquentes à mon goût, ne m'ont pas séduit.
J'ai préféré les deux suivantes, plus représentatives du fond, avec une sensualité - et même plus - bien présente.
" survient le lait d'iris de nos marées intimes
et le galop secret de notre jouissance "

Pour la dernière, à mon sens, elle relève plus de la tirade...

   LylianR   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
C'est une énumération de substantifs, "brasier", suplliques, ile-en-joie... qui fige un peu ce tableau qui se veut pourtant tout en mouvance.

Le thème est universel mais l'écriture est parfois trop hermétique pour que j'adhère et apprécie le contenu.

Cependant, quelques passages superbes :

au chevet de la lune
en mouvante complice
après bien des ressacs
survient le lait d'iris de nos marées intimes
et le galop secret de notre jouissance

   lucilius   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Je trouve un décalage très important entre les trois premières strophes et les trois suivantes. Si je devais apprécier ce texte uniquement sur ces trois dernières, je serais éloquent tant leurs images susurrées m'ont séduit, à part le "il y a..."; alors que les invocations et exaltations des précédentes font pâle figure.
Faut-il que l'impudeur soit essentielle au décuplement des sens ? C'est discutable.


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