Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
YvonRichebourg : Vade retro Satanas
 Publié le 01/02/19  -  5 commentaires  -  730 caractères  -  155 lectures    Autres textes du même auteur

Un sonnet à ma façon sur le caractère diabolique du temps.


Vade retro Satanas



J'ai rêvé d'un hiver qui menait vers l'oubli,
L'oubli d'un avenir à croquer sur le temps,
Cet expert patenté où rêve la folie
Exfoliant le passé d'un avenir troublant !

Pensez à vous panser, vous les plaies de mon âme,
Âme morte ou bien vive afin qu'elle s'enflamme,
L'anamnèse, au sujet de ma mémoire vive
Quand vit l'évocation d'un temps bref qui s'esquive.

J'ai peur que notre temps s'émousse en sa torpeur,
Si mon esprit frappeur ripe et pousse son heur,
Plus loin que le malheur ou le mal sans esprit.

Mais je te résiste, hôte d'un temps qui file
Sa toile d'araignée rendant ma vie fébrile,
Fors l'esprit amoureux dissipant ton mépris !


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anje   
22/1/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Néo-classique

Quelque chose échappe à ma compréhension dans "expert patenté où rêve la folie". Et cela nuit à la compréhension du premier quatrain entier. Dans le second, les répétitions de "âme" (comme "l'oubli" dans le premier) et celles de "vive" me paraissent alourdir la lecture. Une lourdeur qui revient au tercet suivant par l'allitération de "eur". Le v12 compte-t-il 12 ou 11 syllabes ?

Cette lecture ne m'a pas convaincu. Je reste sur l'impression d'inachevé, d'un tricot à retricoter pour quelques mailles emberlificotées.
Anje en EL

   senglar   
1/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bontemps YVONRICHEBOURG,

Ah il n'y a pas à dire votre sonnet a une couleur, c'est une danse macabre où l'oeil comme l'esprit doivent s'arrêter sur les différent éléments d'une farandole où vous vous débattez contre le Temps satan et aussi avec vous-même. Combat gothique plutôt rare sur la blanche page du Net... qui oblige à se circonvoler au cheminement sinueux de vos vers serpentins, bataille de verbes, sujet qui ruse, objet qui cabotine (Ben oui un peu quand même) et puis certains vocables triturent tandis que d'autres ahanent.

Ne vous glorifiez pas trop pour finir, ce que vous croyez victoire n'est que miette. Le temps saura attendre ! Vous me rétorquerez avec raison que tout est bon à prendre.


Senglar

   papipoete   
1/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour YvonRichebourg
Toi Satan, qui me fais signe d'approcher, ne compte pas que je me hâte d'accélérer le temps ; il déroule heures et jours bien trop vite, et si mon âme prend des bleus, elle devra faire avec ! Attends, je n'arrive pas ! je résiste !
NB si je pense avoir approché votre idée, je trouve que le chemin de vos vers est quelque peu tarabiscoté, et l'on progresse avec peine jusqu'au dénouement de votre poème ! ( à l'image du 1er vers du premier tercet )
l'ultime dodécasyllabe me laisse également dubitatif !
au 10e vers, " frappeur/ripe " ces sonorités heurtent l'ouïe !

   Vincente   
1/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai bien aimé l'approche singulière de votre regard sur le temps.
Pour contrecarrer sa linéarité cadencée, vous proposez un style tourmenté, assez distordu, comme une approche à contretemps qui laisse apparaître bien des dommages collatéraux.
J'ai tout d'abord eu difficulté à entendre et à synchroniser ces deux angles de perception. Le cadre structuré du sonnet était chahuté par des formulations intrigantes "Âme morte ou bien vive afin qu'elle s'enflamme," ou "Si mon esprit frappeur ripe et pousse son heur, / Plus loin que le malheur ou le mal sans esprit.", très proches de constructions slamées.
En final, après de nombreuses relectures, j'ai pu trouver intéressante cette façon de contrecarrer, "Mais je te résiste, hôte d'un temps qui file", l'avance qui à terme nous tuera sûrement tous.

   PIZZICATO   
1/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Vade retro Satana " " Mais je te résiste, hôte d'un temps qui file ".
Satan se mêlerait-il au temps qui court pour nous triturer l'esprit ?
" Pensez à vous panser, vous les plaies de mon âme "

J'ai assez bien aimé ce parallèle et la façon de le traiter.

Le premier quatrain a ma préférence


Oniris Copyright © 2007-2019