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Poésie libre
Zeste : S’il suffisait de quelques années de moins…
 Publié le 15/01/20  -  6 commentaires  -  588 caractères  -  150 lectures    Autres textes du même auteur

Des amours impossibles…

D’une nuit de feu. J’écris le cœur léger comme un oiseau, lourd comme un ciel !


S’il suffisait de quelques années de moins…



De la graine de n’être pas encore née,
les mots qu’on ne dit pas.
Des amours tues, écoutez le vent,
dans le silence des plaines,
écoutez-le chanter sa peine.
L’amour est ravageur,
s’il se devait d’être une fleur,
elle le serait d’un grain de folie.
Minuit dans le siècle, et toi vingt ans,
l’âme nue, le souffle ardent,
des nuits et des jours, de jour en jour,
des soirs aux matins clairs,
au grand soleil des aubes pâles,
à cor et à cri,
je t’aime, je t’aime, je t’aimerai encore,
je t’aimerai à la folie !


 
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   Corto   
18/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Qu'il est beau cet amour. Qu'il est difficile aussi.

Reggiani le chantait "Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver"...

Ce poème nous plonge joliment dans cette ambiance de l'amour fou mais tellement impossible.

Les images sont tendres et superbes "Des amours tues, écoutez le vent, dans le silence des plaines, écoutez-le chanter sa peine."

L'émotion est palpable à chaque vers et le final est une apothéose.

Bravo à l'auteur.

   Alfin   
23/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Après plusieurs lectures d’imprégnations, la passion est très présente évidemment. La lisibilité diminue progressivement tout le long du texte, quand, de plus en plus, la passion étreint la narratrice, oubliant même la présence de son auditoire.

Cela rend le texte très vivant, réel, mais un peu déplaisant à lire. Nous ne voyageons pas avec la narratrice qui ne nous emmène pas dans sa passion qui finalement liquéfie son esprit vibrant.

Elle ne la partage pas, ne nous fait pas humer les parfums de son objet passionnel, ne nous fait pas goûter à l'amertume de son inaccessibilité ou à la douceur de sa consommation coupable, ne nous fait pas entendre le son chaud et suave de son désir.

Merci pour ce partage impudique, mais surtout reprenez le texte, portez-nous aux nues, il faut convaincre le lecteur pour emporter son adhésion.
Au plaisir de vous relire,

Alfin en EL

   pieralun   
15/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un joli texte , passionné.
Un thème abordé par Reggiani déjà cité, Barbara moins connu: sables mouvants ( ...tu es printemps, je suis hiver......)
Dommage : « elle le ».....mais c’est peu de chose.

   papipoete   
15/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Zeste
Un thème vieux comme le monde, qui je suis sûr se chantait déjà dans l'antiquité, et par nos troubadours...
" Il suffirait de presque rien... ", un air qui tourne dans la tête quand le vague à l'âme traîne ses sabots... comme vos " amours tues, le vent chante dans la plaine son infinie peine ".
NB je lis de jolis vers, mais j'ai l'impression de les avoir entendus sur les ondes radio " écoutez le chanter sa peine ", par exemple.
Chaque age peut avoir ses interdits ; je me souviens que autour de 10 ans, j'étais amoureux ( déjà ) d'une beauté de 5 ans ! ( il eut suffi de presque rien pour qu'on me blâmât... )

   Vincente   
15/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le paradoxe des deux premiers vers plonge le lecteur dans l'ambiguïté de l'advenue amoureuse évoquée. Folie, par la "fleur d'un grain de folie" et formidable sentiment dans ce final "je t'aimerai à la folie".

Mais l'expression est assez déroutante. Est-ce l'investissement de l'émotion qui trouble la plume ? Je ne saurais l'affirmer, par contre ce que j'ai ressenti, c'est que le propos, pourtant peu singulier, s'avère assez "brumeux" à la compréhension. Au sentiment puissant que déclare le narrateur ne vient pas se dévoiler un ressentiment bien identifiable, pourtant l'on peut voir ici une frustration suite à la fugacité de la rencontre "nuit de feu – amours impossibles".
Ainsi, par l'exergue, je vois une origine fugace et, par le final, l'amour qui reste tenace. Entre ces deux extrémités, une plainte se débat. "Des amours tues", j'entends le double sens "amours enfouies" et "amours tuées" ; donc non vécue, comme avortées… De "L'amour est ravageur", je le sens agressant, terrible. L'amour qui semble pourtant avoir duré depuis "le souffle ardent, des nuits et des jours, de jour en jour…" ("souffle" au sens propre et figuré j'imagine), l'amour qui perdure par-delà cette plainte. Je n'arrive pas à rattacher la plainte à un désagrément tangible, ou la perduration amoureuse qui se morfondrait dans la plainte. Il y a quelque chose qui m'échappe…
Remontant au titre, je devinerais que plus jeune, peut-être, le narrateur aurait pu tenter un recommencement… ? mais non je garde une sensation d'incohérence dans l'appréhension de l'intention.
J'ai été sensible à la volonté d'affirmer cette passion dévorante et frustrante dans ces quelques mots empreints de sincérité.

   Davide   
15/1/2020
Bonjour Zeste,

Je trouve la première moitié du poème bien laborieuse ; si elle doit amener/introduire l'évocation de la passion amoureuse, elle ne le fait pas d'une manière qui me convainc. Les vers sont cahoteux ; et même l'histoire de la graine (avec ce "grain de folie" bien à propos) a du mal à trouver la fluidité nécessaire à l'expression. Pour être honnête, je n'entends vaguement des cinq premiers vers que l'écho d'un amour impossible (référence au titre).

Ce n'est qu'à partir de la mi-poème, quand vient "Minuit", que le souffle poétique prend toute son ampleur. Un très joli vers, suggestif :

"Minuit dans le siècle, et toi vingt ans"

Le ton empressé, l'écriture nerveuse et habitée, tout cela clôt intelligemment ce poème ; la déclaration y est pourtant simple, très simple. Mais il manque, pour moi, un début fondateur à cette passion, quelque chose de clair, de vraiment clair.


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