Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche



Parcourir ce sujet :   1 Utilisateur(s) anonymes





À propos de "Devant l'éclair"
Maître des vers sereins
Inscrit:
11/02/2008 03:55
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 32630
Hors Ligne
Bonjour à vous,


Merci aux commentateurs, le poème est .

C'est le début de quelque chose à chaque fois pour moi la publication d'un poème, et ce sujet en sera une manifestation : écrire, publier et commenter à mon tour forme un tout.

Ce poème s'inscrit aussi dans une démarche particulière, à l'instar de Feu de camp qui finissait également sur un vers évoquant un haïku de Bashô, mais aussi Le temps du voyage qui débutait lui sur le texte d'un écriteau commun dans les trains de la SNCF. Ce sont des poèmes parasites en quelques sortes, au sens végétal du terme, qui naissent et se développent sur un autre "organisme".

À chaque fois c'est une rencontre un peu absurde, un peu marginale, à la façon d'une rime qui rapproche deux mots indépendamment de leur sens ou du propos lui-même. Ici, c'est juste à une échelle un peu plus grande, et suivant un autre critère que l'assonance, mais c'est le même ressort poétique je crois.

Dans "Devant l'éclair", il y a d'un côté un Haïku de Bashô et de l'autre un récit d'accident de la circulation. Un chauffeur routier perd le contrôle de son véhicule et regarde horrifié "sa" victime, qui ne se doute de rien.

C'est une poésie sur le remords, la peine subie d'après un acte, et l'enjeu serait l'innocence de ce chauffeur routier, dont la culpabilité ne viendrait que de sa conscience de ce qui se déroule devant lui, avec lui. Je ne sais pas si c'était l'intention de Bashô, ou bien uniquement l'association d'idées qui me venait après avoir lu son Haîku.


J'ai découvert quelque chose depuis la parution du poème sur celui de Bashô, j'avais déjà quelques interrogations sur deux traductions proches de son poème, elles pouvaient se trouvaient notées ainsi :

"Devant l'éclair
sublime est celui
qui ne sait rien"


C'était mon point de départ, d'autres références la notaient ainsi :

"Devant l'éclair -
sublime est celui
qui ne sait rien !"


J'en ai découvert une troisième, de traduction de ce haîku, de Roland Barthes dans "L'empire des signes" :

"Comme il est admirable
Celui qui ne pense pas: «La Vie est éphémère»
En voyant un éclair!"


C'est bien trois fois le même poème (quatre ?). Je peux juste ajouter que Bashô s'exclame bien dans son poème (ça se traduit par "yo" en langue japonaise :) et que "sublime" se rapporte bien à la personne désignée par "celui", la première traduction serait un peu trop littéral, les deux autres plus "littéraires".


Je ne sais pas si cela a beaucoup de sens de dédier ce poème à un autre chauffeur routier dont je n'aimerais pas vivre la mésaventure, il va de soi j'espère que c'est sans hiérarchie de peine avec ce que pourrait éprouver la victime ou ses proches. C'était juste une drôle de leçon de vie dont je voulais faire écho.




PS : Merci aussi à Forum Japon


EDIT 17 aout 2012 :

Je suis tombé sur une troisième traduction de ce haïku-ci, avec des écritures originales :

Citation :
稲妻に
さとらぬ人の
とうととさよ


devant un éclair
l’homme qui ne comprend pas
est bien admirable !


inazuma ni
satoranu hito no
tôtosa yo


http://nekojita.free.fr/NIHON/BASHO.html

Elle respecte le nombre de syllabes que l'on attribue à un haiku en français, elle est peut-être plus "littéraire" que les autres.

Contribution du : 24/03/2012 15:27

Edité par David le 17/8/2012 20:13:01
_________________
Un Fleuve
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : À propos de "Devant l'éclair"
Maître des vers sereins
Inscrit:
11/02/2008 03:55
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 32630
Hors Ligne
Grâce à un nouveau lecteur, le poème a refait un tour à la surface d'Oniris et j'ai retrouvé ma petite recherche sur le haiku de bashô qui m'avait lancé dans cette écriture.

Je regarde mon poème comme un grand moment de noyade de poisson, j'aurais peut-être dû en faire une nouvelle de cette étrange émotion que décrivait Bashô, mais bon, une nouvelle sur une pensée d'une seconde au plus...

Il y a de très nombreux poèmes sur les perspectives angoissantes de sa propre fin, et c'est le seul que je connaisse qui parle de l'étrange admiration ou jalousie que peut procurer le spectacle d'un autre allant en toute inconscience, et donc en toute sérénité, vers sa propre mort.

Contribution du : 05/07/2015 00:58
_________________
Un Fleuve
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer



 Haut   Précédent   Suivant





Oniris Copyright © 2007-2019