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Fragment delta n°9 : explications et remerciements
Maître Onirien
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09/07/2007 19:16
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Bonjour à tous et à toutes !

Je remercie le Comité Editorial d'avoir accepté le rajout de ce poème au catalogue du site. Je remercie également tous les lecteurs et plus particulièrement les commentateurs. Merci beaucoup donc, à Cyrill, Provencao, Framato, Myndie, Polza, Eskisse et Marcolev, d'avoir pris le temps de laisser leurs impressions de lecture.

Explication synthétique de la démarche laboniris :

Les fragments delta sont une suite de textes dans le prolongement des fragments du crépuscule, voulant ponctuer la démarche, mais dans une vision plus radicale, plus pessimiste sur le fond, plus « désintéressée » sur la forme, car c'est avant tout de la poésie qui fait son introspection. Ils explorent dans une sorte de spirale sémantique la condition humaine et la fonction profonde de la poésie à l'aune de ce nouveau millénaire… Ainsi la forme se veut radicalement nouvelle, s'éloignant des canons de beauté de la poétique traditionnelle sur la forme pour dénoncer sur le fond ce qui n'apparait plus que comme une notion esthétique dépouillée de sa substance… Comme toute introspection du sacré et de la mystique humaine, Dieu est aussi interrogé. Pour cela, pour toutes ses « missions » (car les fragments delta ne sont pas une exploration gratuite, mais ont un objectif, faire réfléchir sur la condition humaine et sur la poétique), l'écriture automatique est parfois utilisée, les phrases ne cherchant pas forcément le beau, mais à démontrer cette errance de la pensée à une époque où tout a été dit et démontré…
Ainsi le rythme est souvent arythmique, la syntaxe peut être malmenée, l'impact se trouve au-delà des images, peut-être bien dans la répétition constante d'un langage brut, synesthésique qui affirme pour interroger le sens de la vie au-delà de la poétique traditionnelle… Les fragments delta, ce sont des poésies qui s'émancipent de la poésie… Comme pour tout projet à suite, le sens des fragments delta ne se livre qu'une fois ceux-là reconstitués : ils suivent une progression et une logique d'expression qui se comprend avec les derniers fragments…


Salut Cyrill !

Merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire !

Je suis d'accord avec toi sur l'analyse de la forme. J'ai voulu sur ce fragment retrouver une écriture plus fougueuse, un rythme plus galopant, frénétique, une construction moins affinée, plus instinctive. Oui, laisser passer au premier plan le plaisir des sons et le « sentiment d'urgence », l'aspect cathartique de la parole, avant le travail cérébral et philosophique.

Sur le fond, je n'ai rien à rajouter. Tu as tout dit !

Merci encore et au plaisir de te lire, côté commentateur et surtout côté auteur.



Bonjour Provencao,

Merci de votre lecture et de votre commentaire !

Je suis désolé que la violence des visions vous ait un tant soit peu rebuté. Merci pour votre ressenti d'ensemble et pour « l'iconicité pure de la poésie ». J'ai bien aimé l'image… ;)

Au plaisir de vous lire.



Coucou Fram !

Merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire !

Oui, je suis féru d'histoire antique et d'histoire tout court. Je pense comme l'homme qui vient d'entrer au Panthéon que « l’incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé ». Et tout est déjà bien visible sur la nature humaine si on lit avec un peu d'attention les mythes grecs antiques notamment. Effectivement les populistes d'extrême droite tentent toujours de récupérer l'histoire et surtout l'histoire antique, c'est leur mythe des splendeurs originelles de nos civilisations « blanches » qu'ils fantasment inlassablement. Et la récupération, voire la réécriture de l'histoire, c'est leur méthode favorite. On le voit encore ces derniers jours avec l'entrée de Marc Bloch au Panthéon…

Merci pour ton ressenti sur le fond. Je sais que nous partageons de nombreuses critiques de nos dérives sociétales.

Sinon, oui, se perdre et se noyer ici sur fond et forme… le phénix renaissait de ses cendres, le noyé peut peut-être, à force de grand bouillon, réhydrater le monde de ses eaux et de sa beauté primitive ?

Notre destinée est certainement de transformer le plomb en or et c'est motivant, mais force est de constater que beaucoup de nos semblables les plus haut placés dans ce bas monde font exactement le contraire…

Merci encore et au plaisir de te lire, ici ou ailleurs… ;)




Salut Myndie !

Merci encore infiniment pour ta lecture et pour ton commentaire.


Je salue comme toujours la grande finesse de ton ressenti et de ton interprétation qui collent parfaitement avec mes intentions de fond et de forme.

Baroque est un terme qui correspond bien à ce fragment effectivement. Et tu as complètement saisi les raisons à cela.

J'aime bien ton « chic délicat de la patine du temps »…

Je comprends la sensation d'asphyxie du premier paragraphe. Il est très asphyxiant sur le séquençage effréné des images en effet.

Je suis complètement d'accord avec toi pour les phrases de fin plus convenues. Je voulais quelque chose de calme pour clore par assèchement le flot qui précédait. Mais du coup, je n'ai peut-être pas assez travaillé les images.

En tous cas, merci encore et ne cherche pas trop ta philosophale destinée, je pense que tu l'as déjà trouvée ! ...)


Au plaisir de te lire !



Bonjour Polza,

Je vous remercie d'être toujours là pour le moment ! Merci de votre lecture donc, et de votre commentaire.


Merci pour le poète alchimiste. Poésie et alchimie devraient plus souvent se confondre… ;)

« Dans le sommeil des soleils pacifiés » est un meilleur choix, sur fond et sonorité, je suis d'accord avec vous.

De rien pour l'aération. Ça fait peut-être perdre en fougue ce que ça fait gagner en respiration pour le lecteur, ce n'est pas plus mal.

Merci pour votre allusion à propos du passage cité, au parfum de Suskind, que j'ai lu adolescent, comme tout le monde… ;) Je prends ça comme un beau compliment.


« Combat de gladiateurs » aurait été plus pertinent en effet, là encore. Le côté Monty Python n'était pas ici recherché… :)

Je ne connaissais pas Edward Bernays et son bouquin, Noam Chomsky, oui bien évidemment. Je vous remercie du coup pour la ref. En effet ce qui n'était qu'une théorie d'intellectuels très critiques et engagés est reconnu aujourd'hui comme une réalité. On sait tous aujourd'hui (si on veut bien se pencher sur la question) que la manipulation du citoyen ou du consommateur (souvent maintenant identique) s'apprend en écoles de commerce ou en coaching pour les politiques. Les spin doctors existent bel et bien.

La phrase de James Madison ne m'étonne pas. Voltaire, encensé sans nuance par l'intelligentsia et par la gauche caviar, disait ceci :

« L'esprit d'une nation réside toujours dans le petit nombre qui fait travailler le grand, est nourri par lui et le gouverne. »

Je prends note pour pousse au crime.

« Faut-il comprendre pour aimer ? »

Comme ça, je répondrais : « Oui, un minimum »… Mais vous donner ma définition propre de la « compréhension », qui bien évidemment ne se limite pas à mon avis aux chicanes trop réductrices de la raison, me prendrait peut-être plus de deux heures ! ... ;)


Merci encore et au plaisir de vous lire !





Salut Eskisse,

Merci de ta lecture et de ton commentaire.

Merci pour la maitrise du style.

Alors comme ça ma poésie ne serait pas accessible aux poissons rouges ? ... Je le regrette infiniment.

Merci pour l'adéquation fond/forme et pour la comparaison avec Rabelais, que j'apprécie énormément.


Au plaisir de te lire !





Bonjour Marcolev,


Merci beaucoup pour votre lecture et pour votre commentaire. Merci particulièrement d'avoir laissé une trace de votre passage sur ces terres poétiques assez spéciales qui en rebutent beaucoup.

Merci, qui plus est, de la pertinence de votre commentaire intéressant qui traduit très bien, d'après moi, les impressions voulues sur la forme.

Vous avez ressenti vous aussi du « baroque » ici. Je vous en remercie, c'est un texte baroque, c'est vrai.

Vous avez bien sûr parfaitement saisi le fond.

Je vous remercie tout particulièrement pour la fin de votre commentaire :

« Tout déborde, tout se contamine, au fur et à mesure de la lecture j’ai eu la sensation de traverser un paysage intérieur fait de ruines, de désirs, de peurs, de déchets modernes et de références antiques. Tout en constatant la déchéance du réel, cette méditation lyrique sur l’épuisement du monde contemporain et de l’âme humaine semble encore chercher, au fond du désastre, quelque chose de noble… »

C'est exactement ça.

Au plaisir de vous lire !

Contribution du : Aujourd'hui 8:45:37
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...  "En dehors du chien, le livre est le meilleur ami de l'homme. En dedans, il fait trop noir pour y lire"

Groucho Marx.
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