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Le fils de l'eau vous remercie...
Expert Onirien
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15/11/2018 14:19
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Ces derniers temps, mes occupations m’ont contraint à me détourner d’Oniris et à reporter l'envoi des remerciements pour mon poème Le fils de l’eau, c’est pourquoi j’arrive un peu tardivement m’exprimer sur ces pages.

Avant les remerciements individuels, je tenais à remercier le CE pour la publication de ce poème et tous les commentateurs ayant pris un peu/beaucoup de leur temps pour déposer leurs impressions de lecture, toujours aussi précieuses et enrichissantes.

Iodelane (bien) :
"Et la crainte, à jamais, que tu ne t’en souviennes" : en l'absence de "pas", on peut interpréter ce vers comme signifiant "la crainte que tu t'en souviennes"
Bien vu, je n’y avais pas du tout pensé, c’est vrai que le "ne" peut-être lu comme un "ne" explétif, c’est-à-dire sous-entendant le désir pour l’énonciateur que l’action ne se produise pas. On dit bien : "Je crains que tu ne lui dises" lorsqu’on a peur qu’une personne révèle un secret, le "ne" n’est pas indispensable à la phrase, il ne fait que ressortir, ou figurer, la crainte exprimée. Or, dans mon poème, le "ne" est indispensable, il exprime une négation amputée de son "pas", c’est-à-dire dans un registre soutenu.
Je ne le vois pas comme une maladresse, car la "direction" du poème ne laisse, à mon avis, aucun doute sur le sens à donner à ce vers. Mais je comprends la possible confusion, notamment en première lecture.

"Et rêve, en ton absence, embrasser ton sillage" : la construction n'est pas très heureuse, on rêve plutôt DE faire quelque chose."
Tout à fait, c’est une faute de français, mais je l’ai faite à dessein, ou plutôt, en connaissance de cause (car le "d’" aurait, en effet, donné treize syllabes à ce vers). Je parlerai ici de licence poétique, de cette liberté qui nous permet parfois, à nous auteurs, de désarticuler la syntaxe, en particulier lorsque l’effet produit est signifiant. Dans ce vers, donc, l’absence du "d’" (avec ce "Et rêve (…) embrasser...") offre une fluidité très figuraliste, je trouve. Ça coule de source. N’est-ce pas ?

"Et le "bleu d'azur" me paraît un peu redondant."
En fait, il y a beaucoup de nuances de bleu, le bleu d’azur en est une, un bleu intense et profond, et qu’il ne faut pas confondre avec le bleu azur, ou l’azur, qui est un bleu beaucoup plus clair.

"Un touchant sonnet, dont le narrateur est sans doute un fils de marin. (…) Sinon, c'est joliment écrit."
Merci beaucoup !

BlaseSaintLuc (beaucoup) :
"Très beau poème au fil de l'eau, mais les virgules ne sont pas à leurs place et cela casse le rythme. J'ai déjà eu ce défaut moi aussi, j'ai pris mon souffle et relue comme il faut."
Merci beaucoup, mais je ne vois pas de quelles virgules vous voulez parler ??? Je ne vois pas d’erreur… Peut-être les enjambements vous ont-ils dérangé ?

poldutor (beaucoup ↑) :
"J'ai vraiment aimé ce dernier vers empreint de poésie et de mélancolie. Malgré quelques hiatus et "e" muets, qui à mon avis déclassent ce poème en "néo" Bravo pour ce poème.."
Merci pour votre analyse bien vue de chaque strophe, bien que mon idée de départ ne soit pas celle d’un amant. En revanche, je ne vois pas de hiatus, et les "e" muets ne sont – heureusement – pas interdits en classique ! Il n’y a qu’un oulipien – et Georges Perec, mais… il est oulipien – qui aurait l’idée d’interdire les "e" muets dans une poésie. Merci beaucoup pour votre commentaire.

Damy (passionément ↑) :
"Poème émouvant, délicat et pudique pour l’amour d’un fils à son père en allé en mer. La 3° strophe me semble explicite à ce sujet ainsi que les « nuits diluviennes », affrontant les orages."
Oui, c’était mon idée !

"J’ai aimé la fluidité de l’écriture, sa syntaxe directement abordable, la progression des strophes dans l’émotion, la musicalité des rimes souvent riches, la prosodie impeccable."
Merci beaucoup pour votre délicieux commentaire, qui vibre au diapason de ma poésie. J’en suis ravi et touché.

domi (passionément ↑) :
"Quelle douce musique, pas un accroc dans ma lecture presque à voix haute, se laisser bercer, pas un mot, une sonorité, une virgule, qui soient mal placés (…) à tel point que je renonce à "comprendre" tout à fait l'ambiguïté du titre "fil/filS de l'eau" et que je note avec tout mon coeur... "
J’écrivais le mot "diapason" dans ma réponse à Damy, vous parlez de "douce musique". Touché que vous ayez écouté et entendu ce poème, le bercement de la mer, avec tout votre cœur, et que ses sonorités aient porté votre plaisir de lecture jusqu’au "blanc d’un nuage". Merci tout plein !

Miguel (beaucoup) :
"Cette absence et cette attente anxieuse, exprimées à travers la métaphore filée de la navigation, ont quelque chose de très touchant. C'est simple et beau, ça va droit au coeur. Quelques fort belles images aussi, et un paysage peint par un artiste impressionniste."
Je n’ai rien à ajouter, sinon que j’aime le mot "impressionniste" et tout ce que l’on peut mettre dedans. Juste un grand merci !

Eclaircie (bien ↑) :
"Le titre est tout un poème : le fil de l'eau, non, le fils de l'eau."
Oui, je voulais faire entendre les deux réalités, celle d’un enfant et de son lien filial avec la mer, et celle d’une temporalité, au fil de l’eau, au fur et à mesure donc, l’attente, un écoulement du temps, la tristesse imprégnée, prégnante, la "mer de larmes", jusqu’à l’espoir entrevu d’une trêve, un instant de quiétude, une éclaircie entre deux gros nuages.

""un peu moins le verbe repense, la première syllabe gâche un peu le plaisir."
Le mot "repense", ici, appuie la répétition, la réitération, le mouillage (= lieu où l’on jette l’ancre, en mer) de cette dure réalité. L’enfant ne pense pas, il repense, encore et encore.

"Une écriture soignée, une ponctuation bien présente mais qui n'en fait pas trop, il me semble."
Merci beaucoup pour ton passage en ces mots.

socque (bien ↑) :
"Je trouve le premier quatrain d'une grande habileté avec ce rejet ou contre-rejet ou autre, je n'arrive pas à retenir le terme :
il commence à pleuvoir
Une larme. J’attends…
"
Ce type d’enjambement s’appelle un rejet. Le contre-rejet, c’est l’inverse.

"Dans mon lit, je repense à tes nuits diluviennes,
m'apparaît comme une faute de goût. Avec mon esprit mal tourné, quand on parle de nuits diluviennes dans un lit entre deux amants, j'imagine immédiatement un déluge de sperme... Je doute que vous ayez voulu esquisser cette image, c'est pas franchement le ton général, sachez simplement que l'association d'idées est possible quand, comme moi, on a l'esprit mal, fort mal, tourné.
Je cligne des yeux devant le cliché
Ton baiser sur mon front.
"
Vous avez effectivement un esprit mal tourné. Cela dit, je peux comprendre l’association.
Pour ce qui est du baiser sur le front, oui, c’est un cliché, mais, entre nous, sur quelle partie du corps voulez-vous qu’il dépose un baiser avant de repartir en mer ? Pas sur les pieds, quand même !
Si j'avais écrit : "Ton baiser sur mes pieds, la promesse d’un soir", vous m’auriez parlé de fétichisme, j’en suis sûr !!!

"La larme métaphorique de la pluie se double par sa simple position de sa sœur concrète, celle du narrateur. Je dis bien narrateur : au dernier tercet son genre se révèle, il se voit assis sur sa barque en papier. Et cette révélation m'intéresse, parce que jusqu'à présent, son rôle passif d'attente de l'être aimé absent (qui lui, pour le coup, peut être homme ou femme) dans une ambiance marine m'évoquait plutôt une narratrice, peut-être bien délaissée par un volage qui oublie vite sa "promesse d'un soir". (…) Le dernier tercet m'emporte, pour moi il est superbe. C'est lui qui, par sa délicatesse, me décide à commenter malgré le rebattu du sujet. (…) Je trouve les rimes belles, pas convenues, noir/pleuvoir ou chagrin/marin, par exemple, sans extravagance sont fluides. Très beau dernier vers à mon avis ; vraiment, ce deuxième tercet, chapeau !"
Tout à fait pertinent. Merci beaucoup pour votre analyse détaillée de certains points et l’acuité de votre regard de poète-lectrice.

inconnu1 (passionnément) :
"Je suis un peu plus hésitant sur les 2 tercets, sans doute car nous ne sommes plus vraiment dans la contemplation d'un passé douloureux mais dans une "proposition d'action" ce qui me sort de l'inhibition mélancolique. Voir les yeux dans les nuages me semble un peu moins "crédible" et un peu surfait"
Exactement ! C’est pourtant cette deuxième partie qui doit donner toute sa forme/force au poème. Sans elle, il n’est que "lettres mortes" (désolé, je déforme une expression, là). La proposition, dans ce dernier vers, a force de transcendance, réponse attendue aux conjurations du narrateur. Le bateau en papier n’est pas plus crédible que l’apparition d’yeux dans un nuage, mais l’imaginaire enfantin, couplé au désir de vie, le rend bien réel ; simplement, sa réalité échappe à notre monde et à sa temporalité linéaire, elle est ici essentiellement poétique et émotionnelle, une enclave, bulle de rêve, dans le temps.

"J'aime beaucoup l'ambiance pudique et nostalgique, le choix des mots, la musique. Les deux quatrains sont mes préférés. "Le soleil hésitant saupoudre les persiennes". Très joli. Je trouve que l'association des rimes en ...ennes et en... oir fonctionne à merveille."
Merci beaucoup pour ce sympathique commentaire.

Myo (passionnément) :
"L'expression d'un chagrin tout en délicatesse et nostalgie. Déjà le titre est touchant " le fils de l'eau" personnellement j'y lis " le fils des larmes, de la peine ""
Tout à fait, ce qui rejoint la métaphore "mer de chagrin".

"Pour moi, cette métaphore me parle d'une rupture amoureuse."
Ce n’était pas mon idée, mais ça n’a aucune importance, pourvu que ce poème vous ait touchée. Et puis, en ce sens, je peux comprendre que dans le contexte amoureux, l’image du "petit mousse" ne soit pas bien… terrible.

"Le premier quatrain plante le décor avec le soleil qui ne peut que saupoudrer sa lumière alors que l'horizon, l'avenir est de plus en plus sombre pour finalement voir venir la pluie et les larmes. Le deuxième quatrain est celui du souvenir du temps heureux du partage, de l'espoir, avec cette crainte que ces jours ne laissent chez l'autre nulle trace. (…) je retrouve l'émotion de ce chagrin intime sublimée dans le dernier tercet."
En tout cas, je me réjouis que le chagrin imprimé/exprimé dans mon poème soit parvenu jusqu’à vous ; l’idée d’une rupture amoureuse se tresse finalement plutôt bien au fil conducteur de mon intention, car, de toute manière, la douleur d’une rupture, quelle qu’elle soit, touche à l’universel. Merci beaucoup.

papipoete (passionnément) :
"" dis, quand reviendras-tu ? dis, au moins le sais-tu ? ""
J’adore Barbara. Merci pour le clin d’œil.

"Ce pleur voguera sur l'océan au creux d'une bouteille, peut-être aussi versé dans un bateau de papier..."
Ah ! ces bouteilles à la mer… "S.O.S écrit avec de l’air pour te dire que je me sens seul"…

"NB à quelque créature chérie qui n'est plus là, ce billet-doux s'adresse en termes si délicats ; à ce coeur éteint, mais à cette âme qui revient chaque nuit au milieu des rêves...Un jour viendra où en plein jour, regardant les nues, ce visage adoré se découpera dans un nuage...
Un poème pour grand, qu'un petit pourrait comprendre " un jour, tu verras on se retrouvera... " mais il faudra savoir lire le ciel.
le 7e vers et les deux tercets l'emportent dans mon appréciation ; de belles images vraiment !
alexandrins au classique qui coulent tranquilles, comme un ru...
"
Oh ! Quelle délicieuse poésie en vos mots pour exprimer votre plaisir de lecture. J’en suis ravi et vous en remercie chaleureusement.

Ligs (passionnément ↑) :
"Le contre-rejet "il commence à pleuvoir/Une larme" est magnifique. Avec cette possibilité de lire les deux indépendamment du fait de la fin du vers, ou d'en faire une seule phrase, du fait de l'absence de virgule."
A mon sens, c’est un rejet, mais le principe est le même. La phrase ne suit pas la métrique du vers, ce qui fait que la fin est rejetée au début du vers suivant. Je n’utilise pas beaucoup ces deux types d’enjambements particuliers que sont les rejets et contre-rejets car je trouve leur utilisation souvent assez casse-cou. Pour moi, ils doivent être utilisés pour mettre en relief le mot ou groupe de mots isolé, ou bien créer un effet de cassure "figuraliste", créant ainsi une sorte d'harmonie imitative. Dans le cas de cette "larme", j’attendais un effet de surprise, un changement de point de vue soudain pour transiter jusqu’au quatrain suivant, fondant le narrateur et le paysage en une seule réalité, un monde intérieur, donc. Rien de nouveau, c'est sûr, mais je trouve intéressant la palette des possibilités expressives qui s'offre à nous lorsque nous nous mettons à l'ouvrage... Donc, je suis tout à fait d’accord avec votre retour.

" Et "je me fais petit mousse", tellement touchante, cette part d'enfant qui reste vivante."
C’est exactement l’idée, oui !

"Ce poème me touche beaucoup. L'émotion affleure à chaque instant, dans chaque mot, au détour de chaque vers... J'hésite entre deux interprétations, mais il me semble que celle d'un fils attendant - n'attendant plus - son père, me semble la plus probable (un baiser sur le front, je me fais petit mousse, embrasser ton sillage). Peut-être le souvenir d'un père marin, ou peut-être tout cela n'est-il qu'une métaphore pour évoquer son départ... (…) Rien à redire sur ce sonnet, empreint d'une grande délicatesse - ce que j'aime dans la poésie... "
Votre interprétation se superpose à mon regard d’auteur, mais, en effet, je pense qu’on pouvait y voir autre chose. Merci beaucoup pour ce commentaire enthousiaste et enthousiasmant.

Vincente (passionnément ↓) :
"Ce qui s'énonce et parvient agit dans une liberté pleine d'espoir de "la promesse d'un soir", celle-là même qui s'extrait par le rêve du cadre l'opérant. L'enfant voue à son attachement à sa maman intangible (peut-être à son père, peut-être marin ["embrasser son sillage"], l'ambiguïté n'est ni ambiguë, ni dommageable, mais je ne sais pourquoi m'est venue en premier l'idée d'une mère), absente mais qui pourtant est tellement là, une passion qui redessine son monde, et le redestine ; alors qu'elle est partie, (…) les deux tercets offrent la "solution" d'un voyage marin sur une "barque en papier" (très belle image !), alors que les deux quatrains évoquaient l'immobile inquiétude qui a fait nid et inspiré l'échappée finale magnifique."
Tout à fait ! J’apprécie beaucoup cette "passion" – cet attachement infrangible au parent disparu, la narration penche pour un papa, mais il s’agit sans doute davantage d’une maman – dont tu as ressenti qu’elle "redessine" et "redestine" son monde. Le rêve, en s’extrayant du cadre l’opérant, pour reprendre tes mots si justes, permet ce que j’appelle une transfiguration, un art poétique et/ou poétisant, celui de bifurquer vers un ailleurs, d’infléchir un autre destin, avec d’autres routes improbables, des chemins et des cheminements. Merci beaucoup pour ton commentaire.

Eskisse (beaucoup ↑) :
"Un sonnet aussi léger et flottant que la "barque en papier" évoquée dans le dernier tercet , barque qui pourrait être une métaphore de l'écriture... "
Génial, comme idée, je n’y avais pas pensé ! Passé le temps où le papier me servait à faire des tas d’origamis, dont des cocottes, des bateaux et des avions notamment, il est venu le temps où la barque a vogué sur le papier comme une main preste et transpirante…

"J'ai beaucoup apprécié la musicalité des vers. S'il est bien question d'un fils et de son père, il semble que ce que le père ait transmis à son fils malgré son absence soit l'aspiration à la beauté. Comme en témoignent le premier quatrain et ce très beau premier vers."
C’est super beau cette "aspiration à la beauté" que tu évoques comme un héritage. Merci beaucoup pour ton touchant commentaire.

hersen (beaucoup ↑) :
"Un beau poème sur l'attente. Nous la ressentons, au fil de la lecture, l'angoisse de l'enfance est prégnante, l'angoisse et l'espoir aussi, qui pourtant paraît insensé. Le choix du traitement en classique colle parfaitement, je trouve qu'il exacerbe une gravité de la réflexion de l'enfant."
Je n’ai pas grand-chose à rajouter, je suis d’accord avec ce que tu dis là, du moins, cela me parle. Je m’en réjouis. Merci beaucoup !

ANIMAL (beaucoup ↑) :
"Magnifique texte équilibré, rythmé, musical, où chaque mot est à sa place pour faire ressentir l'émotion qui surgit de cette absence. Je n'ai pas la moindre critique à formuler sur la forme ou sur le fond. Tout est clair et précis. Une réussite."
Très bien, merci beaucoup pour ce commentaire "louangeur". J’en suis touché.

Malitorne (bien) :
""Où t'es, papa où t'es ? Où t'es, papa où t'es ?"
Désolé, je n'ai pas pu m'empêcher ! Ce refrain de Stromae m'est revenu en mémoire à la fin de ma lecture... en espérant avoir bien compris le thème.
En tout cas un joli poème dont la force réside surtout dans son rythme. Je trouve que ça rend le message vivant, loin du monolithisme que peut renvoyer le classique.
"
Dans la thématique et son traitement, on est tout de même un peu loin d’un Stromaë (que j’aime beaucoup) et la rythmique entraînante de son génial Papaoutai. Mais j’apprécie le clin d’œil ! Sinon, je suis heureux que vous ayez ressenti une certaine "force" dans ce poème et trouviez le "message vivant". Un grand merci !

jfmoods :
La découpage, en fins cisèlements, de votre analyse, me paraît tout à fait correspondre à mon intention : le paysage tempêtueux qui devient monde intérieur, la cristallisation de la douleur de l’absence, le travail du deuil avec la traversée du chagrin et la réminiscence des rêves d’enfant, l’espoir à l’horizon. Merci beaucoup pour ce regard éclairant et éclairé.

Yannblev :
"Je ne suis pas très féru ni expert en matière de poésie classique mais quand elle prend cette dimension qui nous fait oublier toute la technicité et les exigences du genre je suis vraiment content de ma lecture, et je relis donc à l’envi. La forme puissante toute au service du fond et le révélant impeccablement est, sonnet à l’équerre ou non, forcément une réussite."
Je suis ravi que ce poème ait eu cette force d’impact et, qu’au fil de votre lecture, la forme se soit fait oublier pour se mettre au service de l’émotion. Merci beaucoup.

emilia (beaucoup ↑) :
"L’attente d’un être aimé est soulignée par sa répétition au dernier vers du premier quatrain dont l’ambiance éclaire un lourd chagrin (ciel noir/sirocco/pleuvoir une larme…), une absence douloureuse avec l’espoir ancré d’un retour. Le « baiser sur le front » évoque une relation tendre et familiale , mais dont l’absence se prolonge, malgré la promesse de se revoir ; ce « petit mousse » doit affronter « une mer de chagrin » où l’on peut aussi entendre le mot « mère », quand seul le rêve lui permet de retrouver en pensée cet être cher dont il souhaite « embrasser le sillage », en filant la métaphore marine, ce « fils de l’eau/sur sa barque en papier » dont la pensée restitue dans un contraste, revisité à « contre-jour », un regard « bleu d’azur dans le blanc d’un nuage », symbole de douceur, de tendresse, cette part cruellement manquante qui berce une enfance meurtrie… "
Une bien belle analyse, comme paraphrasant mon poème, puis l’enrichissant de vos imbrications, dont je n’ai pu extraire un seul passage sans en abîmer la contenance et le contenu. Tout me parle et résonne en moi dans ces riches observations. Un poème est-il donc un livre ouvert ? Merci beaucoup.

A bientôt tout le monde !

Contribution du : 07/07 22:34:33
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Re : Le fils de l'eau vous remercie...
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19/02 09:01:21
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Bonjour Davide,
Merci pour ce retour détaillé.
Oui, c'est un rejet, je ne vois pas très bien pourquoi j'y ai vu un contre-rejet !
Du coup, je viens de relire le poème, et il me touche de la même manière...

Bonne journée !

Contribution du : 08/07 12:15:06
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Sur le plus haut trône du monde, on n'est jamais assis que sur son cul.
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Re : Le fils de l'eau vous remercie...
Expert Onirien
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Merci beaucoup Ligs ! Oui, entre le rejet et le contre-rejet en poésie, c'est une longue histoire ; il y a sans doute matière à faire une thèse d'au moins 300 pages... Mais bon, moi, je n'en ai pas le talent, je ne suis qu'une rime pauvre, sans suffisance aucune et avare d'œufs muets...

Contribution du : 09/07 13:51:53
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