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Re : Micro-nouvelles
Chevalier d'Oniris
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11/10/2019 10:55
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Vide existentiel

A trop avoir vécu pour son travail et son patron, elle en a oublié de vivre. Au stade où elle en est, elle a oblitéré tout souvenir de son existence pour un labeur insipide et une rémunération pas à la hauteur de ses espérances. Toute sa vie elle s’est tue. Je m’interroge sur le pourquoi de cette mort lente.

309 caractères espaces compris

Contribution du : 02/07 18:58:24
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Re : Micro-nouvelles
Expert Onirien
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06/04/2019 15:46
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Aujourd'hui fin des classes, je vous raconte un souvenir cuisant !

Le cahier

Paul, huit ans était un garçon gentil, turbulent et pas très soigneux. Il était surtout touche à tout ; un objet dans ses mains était inexorablement démoli, Paul voulait savoir comment il fonctionnait, ce qu’il avait dans le ventre, et bien sûr cela finissait toujours mal.
Second d’une famille de quatre garçons, lorsque quelque chose était cassé à la maison, leur mère ne demandait pas : qui a fait cela ?
mais Paul comment as-tu fait cela ?
Un jour à l’école ; on était tout de suite après la guerre, la maîtresse distribua un magnifique buvard blanc, ce qui était un vrai luxe !
Paul comme il se doit, ne tarda pas à réduire le sien en une espèce de charpie...
Les enfants écrivaient à la plume et à l’encre violette qui mettait beaucoup de temps à sécher...
Il advint donc un jour qu’après avoir rempli une page presque sans ratures, ni taches, Paul satisfait s’apprêtait à sécher son travail : il posa son fantôme de buvard sur la page, mit ses deux mains bien à plat dessus et les écarta simultanément...le buvard se déchira en deux et étala l’encre fraîche, ce qui provoqua un magnifique pâté sur toute la page !
La maîtresse furieuse, punit Paul en lui mettant le « cahier au dos* », et lui fit faire le tour de toutes les classes sous les lazzis des autres écoliers.
Depuis Paul est devenu très soigneux et n’abîme plus rien...
7Cordialement.

Poldutor 1081 caractères sans les espaces. Pardon, je dépasse un peu.

*Avoir le cahier au dos, cela consistait à défiler dans les classes avec votre cahier mal tenu accroché dans le dos avec une épingle à linge.
Honte garantie.

Contribution du : 03/07 18:09:01
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Re : Micro-nouvelles
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Peut-être pas une micro-nouvelles, à vous de dire.

Pourquoi ?

Quand la question s’immisce, déjà, le reflux, le ressac s’amorce.
Choisir de ne plus dormir pour éviter les cauchemars ? Chercher la musique ou la chanson pour repousser l’heure du repli ?
Tout a commencé un matin. Toujours l’amorce se produit le matin, très tôt. L’envie est là.
Elle ne se pose pas de question, se lève d’un bond, se prépare très vite et tout peut arriver. Un texte magnifique croisé sur un écran, la voisine avec qui aborder tous les sujets, les doux et les fâcheux ; le soleil fera fatalement son apparition, même la pluie ne sera pas grise ; le livre et son marque-page saute aux yeux comme une évidence.
Puis l’arbre détaché du bosquet dessine la silhouette aimée et disparue. La rivière, ah ! La rivière dans laquelle nous avons plongé tant de nuits, étourdis par le flot, le flot d’images.
Les petites billes de couleurs toujours rangées dans leur étui. Le Petit Poucet ne désire pas retrouver son chemin.
À quelle heure, demain, le réveil ?
961 caractères sans le titre.

Le lien pour les commentaires

Contribution du : 04/07 05:39:08
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Ecrivez ce que vous désirez écrire, c'est tout ce qui importe, et nul ne peut prévoir si cela importe pendant des siècles ou pendant des jours.
Virginia Woolf- Une chambre à soi- Publié en 1929
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Re : Micro-nouvelles
Chevalier d'Oniris
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De la difficulté d’aimer

— Et que fais-tu de mon malheur à moi, de mes exigences et des rêves d’une passion que tu as encouragée depuis trois ans déjà ! lui cria-t-il au bord du désespoir. Enfin, ce n’est pas si difficile que ça d’aimer !

Pour elle, l’amour, c’était ce qui précédait l’amour. Séduire, c’était surmonter l’obstacle. Et seule la difficulté l’intéressait.

369 caractères, titre compris.

PS. Toujours pas moyen de faire plus long. Monsieur Cadbury est fâché avec moi.

Contribution du : 06/07 20:57:30
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Re : Micro-nouvelles
Apprenti Onirien
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Des vertus bien fugitives

Avec son imprimante 3-d dernier cri, Gregory se fabriqua une partenaire à la mesure de ses fantasmes, une fille sublime, sensuelle, intelligente - Greg était fou de bonheur. Et donc voilà, ils se marièrent et vécurent heureux. Mais génération F1 oblige (les producteurs se réservaient certaines exclusivités) , elle ne lui donna pas d’enfant. Quand elle se mit donc à dysfonctionner (la période de garantie s’était écoulée) Greg l’oublia dans un carton.

378 caractères titre compris

Contribution du : 07/07 06:08:04
_________________
"Des choses de ce monde, deux choses resteront
Deux seulement : la poésie et la bonté… et rien de plus…"

Cyprian NORWID
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Re : Micro-nouvelles
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Tempête en eau de vaisselle

Elle avait l’habitude de ne jamais faire la vaisselle que le matin ; depuis qu’elle vivait seule.
À sept heures elle se résolut à accomplir cette corvée nécessaire. Elle mit les ustensiles qui trainaient encore dans le bac, venant rejoindre deux verres, un bol et des couverts. Commença la tâche proprement dite ; l’eau très chaude ne l’avait jamais gênée, un peu de produit vaisselle, une bonne dose de liquide fumant, elle rêvait à ce que serait sa journée, annoncée nuageuse.
Soudain, sa main rencontra une consistance insolite. Elle ne laissait jamais de restes d’aliments au creux des assiettes qui auraient risqués d’adhérer et de rendre l’entreprise repoussante.
Le contact lui rappela une araignée, de celles tombées dans le piège de l’évier et qui ne s’en sortait que secourue ou morte.
Elle avait toujours aimé les araignées, dans les buissons ou au coin de plafond. Pas dans sa cuvette.
Le liquide vola, un verre se brisa pour révéler une branche de thym qui avait échappé à sa vigilance.

995 caractères, sans le titre.

Le lien pour commenter, éventuellement.

Contribution du : 15/07 08:06:08
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Virginia Woolf- Une chambre à soi- Publié en 1929
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Re : Micro-nouvelles
Maître Onirien
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Itérations nocturnes

Ma vie se marchandisait. J’étais désormais prêt à payer pour qu’on me livre à domicile. Pourquoi sortir ? Heureusement, chaque jour voyait son lot de célébrations, fête des voisins, du couscous, des arcs-en-ciel, pour me rappeler leur existence.

Ma vie, mes choix, mes responsabilités. J’étais tellement perdu que mon ego avait rempli tout l’espace libre. Je m’attachai alors à le dégonfler. Demeurait la question lancinante, itérative : pourquoi ?

Il était tard, j’arrivais à ce moment bienfaisant où je pouvais fermer les yeux, éteindre les lumières, laisser tomber le sourire qui tenait lieu de masque toute la journée. Allongé dans le lit, étreignant l’oreiller, je laissais mes hanches osciller sur le matelas à la recherche du meilleur angle pour m’enfoncer dans le sommeil.

Enroulé dans les draps, je m'égarais dans un rêve où maman prenait les décisions importantes à ma place. Je m'étais abandonné en toute confiance.

923 caractères

Contribution du : 17/07 23:34:54
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Re : Micro-nouvelles
Chevalier d'Oniris
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Sous les masques


Au bureau, tout le monde arrivait en avance comme l’attestaient les mégots qui encombraient déjà les cendriers, et tous avaient déjà revêtu leur masque de comédie. Je ne cessais de les épier, entêté par mes soupçons, car il me semblait absurde qu’ils fussent réellement ce qu’ils semblaient être. Ils se surveillaient, telle était mon hypothèse. Chacun, pour excuser le sordide de sa propre situation devait se régaler, en douce, des vices et des échecs des uns et des autres. Ainsi, je devais être condamné à vivre, durant de longs mois pour un remplacement proposé par l’ANPE, dans cet univers stérile, basé sur l’effort et la compétition, l’ambition et la hargne, le mensonge et l’hypocrisie, ne se contentant jamais d’être… tout simplement.

743 caractères espaces et titre compris

Contribution du : 02/08 17:55:55
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