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Re : Post outils: la ponctuation
Onirien Confirmé
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12/11/2020 16:09
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C'est un vieux débat qui remonte... au 16e siècle. Au départ, ce sont les imprimeurs-éditeurs qui établissent la ponctuation dont les auteurs se désintéressent (cela, jusqu'au 19e siècle). Ces éditeurs-imprimeurs ont établi des règles de ponctuation syntaxiques initiées par Étienne Dolet, puis poursuivies par les grammairiens au 20e siècle. Le résultat est qu'une caractéristique textuelle échappe aux auteurs. Ceux-ci s'en sont émus (comme tu le fais), tardivement, et ont tendu à réaffirmer leur autorité sur les textes qu'ils avaient écrit. Le débat est compliqué. J'invite à voir la nouvelle version de ma vidéo sur le sujet:

https://youtu.be/VNMd_QY_rYc

Et j'en profite pour signaler une conséquence. Dans un autre message, j'avais affirmé qu'en poésie, utiliser la virgule à l'intérieur d'un vers était une incorrection, ce qui reste vrai si on se réfère à la définition prescriptive de l'Académie française (virgule: la moindre des pauses) et les prescriptions de l'Académie sont obligatoires.

Sauf d'abord que certains ouvrages historiques ont été écrits avant cette prescription (forcément ceux écrit avant la rédaction du 1er dictionnaire de l'Académie, forcément après 1674).

Et surtout les auteurs, jusqu'à une époque avancée, se désintéressaient de la ponctuation qu'ils confiaient aux imprimeurs. Prenons un exemple emblématique: la Henriade de Voltaire. Elle a été éditée à l'époque avec des virgules à l'intérieur des vers. On pourrait donc dire que Voltaire a commis des incorrections. Sauf que Voltaire n'a jamais mis la moindre virgule à l'intérieur de la Henriade, c'est l'imprimeur-éditeur qui les a rajoutées. Voltaire n'a effectivement pas protesté, mais il ne les a pas approuvées non plus. Il a en effet affirmé par ailleurs son désintérêt général à l'égard de ces ponctuations, ce qui était l'attitude générale des auteurs.

Le problème provient de ce que les règles fixées par les grammairiens à l'égard du scripteur sont d'ordre syntaxique et que, par ailleurs, la règle à l'égard du lecteur fixée par l'Académie est une interprétation temporelle de la virgule. Tout serait rétabli si on changeait la définition "archaïque" de l'Académie pour adopter celle, concurrente, de l'Office québécois de la langue française.

Sauf que, dans ce cas, le lecteur, en prose, ne sait plus s'il doit s'arrêter ou non quand il rencontre une virgule. Et d'autre part, un signe signifiant une inflexion vocale sans pause existe, c'est le signe de coupe: la barre verticale. Donc, à mon avis, le plus logique est de conserver la définition de l'Académie à l'égard du lecteur: virgule=pause, et d'utiliser le signe de coupe quand le lecteur ne doit pas s'arrêter, mais marquer une inflexion vocale (cas notamment en poésie à l'intérieur du vers, mais pas que). Parfois en prose aussi en cas d'interface non compatibles avec un arrêt temporel: élision, liaison (pas toujours, mais souvent), terminaisons en son ammui (consonne brute) à l'intérieur des syntagmes définis par tous type de points.

Contribution du : 05/08 11:43:01
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