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1 Utilisateur(s) anonymes
Babylon Berlin: merci |
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Maître Onirien
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31/01/2014 22:04 De quelque part entre ciel et terre
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Un immense merci à toutes et à tous pour l'accueil magnifique que vous avez réservé à mon Babylon Berlin. Je suis profondément touchée de voir à quel point les images et l'atmosphère de Berlin sur le fil du rasoir, entre hédonisme et tragédie imminente, ont résonné en vous. Vos commentaires, analyses, questionnements sur la forme, retours sur le jeu de mot « nasille/nazi », en résumé, vos lectures entre les lignes, si pleines de sensibilité, m'ont sincèrement émue. Quel bonheur de voir ses mots vivre dans l'imaginaire de ses lecteurs !
Sur la forme, je me dois de préciser que la structure n'est pas un pantoum (ni même un pantoum revisité) mais, comme certains l'ont l'ont reconnu, une cyclanelle. J'en ai déjà expliqué la technique et surtout l'intérêt que présente son caractère obsessionnel et répétitif en fonction de ce que l'on veut exprimer. Ici, elle est une complainte et j'ai surtout cherché un effet cinématographique. Enfin, on va dire que j'ai essayé .Pour plus, je redonne le lien : http://souffleurdevers.free.fr/soufflemots/cyclanelle.html Passant75 : Merci beaucoup pour votre haute appréciation et cette lecture si fine. « La chute de Babylone a marqué la fin d’un empire décadent, la chute annoncée de Berlin prédit celle d’une façon de vivre, elle aussi décadente. » Décadente est bien le mot. Curwwod : Un grand merci pour votre commentaire et pour ce précieux rappel historique sur l’engagement de Marlène, qui éclaire exactement le sens de sa « dérobade » face au Malin. Ornicar : Votre propos m'enchante au plus haut point. Vous avez parfaitement décrypté le double sens de cette radio qui « nasille » ; et rappelé subtilement que « des urnes ont accouché démocratiquement de la bête immonde. ». En tout cas, j'espère bien vous avoir donné envie de voir cette merveilleuse série, aussi hypnotique que sombre, d'une beauté foudroyante. Si je m'écoutais, je me lancerais dans une critique en bonne et due forme mais on sortirait du cadre poétique ! BlaseSaintLuc : Merci d'avoir partagé ton ressenti. Pour te répondre, le camelin n'est pas une plante mais un tissu assez chic, idéal pour habiller la bonne société berlinoise venue s'encanailler avec élégance. Désolée pour la rime facile . Luron : Merci pour vos mots si forts ("Prendre aux tripes") et surtout pour avoir bien senti cet enfermement inéluctable à travers le rythme (« la forme avec ses répétitions accentue cet enfermement. Demain Berlin comme Babylone sera détruite. »). C'était bien mon intention. LeChevalier : Votre nouvelle méthode marche au poil ! Avec cette appréciation, vous êtes bien le lecteur parfait!^^ Pour la logique mathématique et l'intérêt de la construction, je vous renvoie aux explications ci-dessus et vous laisse juge. Merci pour votre retour d'expérience et votre analyse quasi mathématique de la forme. Heureuse de vous avoir offert ce voyage temporel en forme de dépaysement ! Polza : Un grand merci pour cette analyse aussi experte que passionnée ! Malheureusement, en matière de respect des règles classiques, je suis loin d'être aussi puriste que toi ; je n'ai aucune visée de classement ni ne cherche un trône, vois tu. Et donc cette « radio qui nasille » n'est pas un sacrifice. Nenni ; j'en suis fière. En tout cas, ça me plaît bien de savoir mon« esprit affûté telle une lame de couteau tranchante comme un rasoir »! Cyrill : « J’ai eu la sensation de me trouver derrière la caméra. » alors ce que tu écris là me touche beaucoup. Comme je disais, j'ai pensé le poème comme un tableau visuel en mouvement, des lumières et des ombres, des sons, de la musique, du fracas et du silence. Ton commentaire vibrant me touche infiniment ; il me fait sentir que tu as capté toute l’essence du texte : l’atmosphère décadente, le vertige permanent, ce balancement entre la fête effrénée et le gouffre qui s'apprête à s'ouvrir. Merci infiniment Cyrill. Lariviere : Merci à toi aussi pour ce retour si riche. Et plein d'enseignement je dois dire. J'apprends que le Berlin Alexanderplatz d' Alfred Döblin fait partie des fantômes littéraires qui hantent ce texte. Quelle lacune ! Je n'ai pas lu ce roman mais je vais en commencer la lecture. Et figure toi qu'après, j'ai bien l'intention de découvrir la série qui en a été tirée, réalisée par Fassbinder (rien que ça!). Et tout ça grâce à toi! Provencao : "Griffonner l'horizon", quelle belle belle image pour résumer ce crépuscule berlinois! Merci à vous Provencao pour la poésie de votre commentaire ; je suis ravie de vous avoir laissée sous le charme de mon poème. Chlo : Vos mots, votre très haute appréciation me vont droit au cœur. Merci pour votre sensibilité à la dimension à la fois esthétique et politique de ce moment de bascule historique. Je retiendrai surtout la perspicacité du mot « alerte » dans ceci « Un immense merci pour cette alerte paradoxalement somptueuse. » Cristale : Un commentaire tout en nuances ! Je suis sensible à ce que tu exprimes, ce qui semble avoir chiffonné ton sens de la prosodie parfaite , le tempo répétitif, les efforts trop appuyés de versification, la pensée lourde, la rime interne et tout ça tout ça. (Mais merci pour l' image des répétitions qui résonnent comme des "bruits de bottes sur le pavé"). Mais, tu connais le fond de ma pensée : la contrainte doit servir le sens, et non l'inverse. c'est mon opinion et je la partage ^^:. Par exemple, j'ai sciemment introduit le vers « Déjà l'orage gronde et la radio nasille ». J'imagine que le fameux"nasille" exclut le classique pur, mais, d'une part, je le répète, je n'ai aucune prétention en la matière, d'autre part, poétiquement, ce mot était indispensable pour faire entendre l'écho historique du mot "Nazi". En tout cas, merci d'avoir placé ton aiguille aimantée sur le "beau temps" malgré ce qui t'a déplu. EtienneNorvins : Pas du tout, Etienne, tu n'arrives pas trop tard. J'apprécie ta culture cinématographique. L'évocation de ces grands réalisateurs, Pabst, Lang, le cinéma expressionniste allemand, de cette apocalypse joyeuse, de cette ambiance de cabaret du désastre, est le plus beau des compliments. Et je retiens surtout ceci : « où donc Marlène pourrait-elle espérer aujourd'hui échapper au Malin ? », tellement vrai et tellement angoissant. Gil : Merci pour votre commentaire fouillé, précis et généreux. En plus d'apprécier le voyage, avez identifié la cyclanelle , sa mécanique et son architecture ( ce que vous nommez « exercice de style ») ; c'est déjà un très beau cadeau. Travailler sur deux rimes était un pari risqué, c'est évident, mais je voulais reproduire une sorte de vertige, à l'image de ces années folles et de leurs transes insoucieuses. Les mêmes vers reviennent, ainsi que les mêmes rimes. Ainsi la cyclanelle devient-elle ce piège temporel qui mène de la fête au cauchemar. J'aime beaucoup votre propre description de ce Berlin, ce clair obscur permanent où l'insouciance la plus totale côtoie l'ombre du désastre, l'imminence de la « chute prophétique et menaçante. » En plus, vous avez eu la curiosité d'aller écouter Zu Ashe, zu Staub , cette chanson que j'aime tant, dans cet extrait de la série, la source de mon inspiration. C'est une magnifique récompense de savoir que mes vers ont su recréer cette atmosphère et procurer une réelle émotion. Merci infiniment pour votre finesse et votre regard aiguisé. Tome15545 : Mais moi non plus, je n'ai pas connu cette époque^^. Concernant le chapeau du champagne, en voici l'explication (mais je gage fort que vous n'en avez pas besoin). Il s'agit du chapeau claque de Marlène qui est évoquée tout de suite après. Les vers sont croisés et les images aussi, petit jeu de montage. Au moins, je suis ravie que ce poème si mystérieux vous ait donné envie de danser ; c'est que les images et la musique de ce Berlin nocturne qui danse sur un volcan ont résonné en vous. Merci pour votre lecture et votre réponse si touchante si elle est spontanée.
Contribution du : Aujourd'hui 15:25:17
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"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates |
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