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La Philosophie des salades
Nobello : La Philosophie des salades  -  Soif !!!
 Publié le 24/03/09  -  6 commentaires  -  14596 caractères  -  64 lectures    Autres publications du même auteur

Il marchait. Depuis longtemps, très longtemps, il n'était qu'une soif. Une soif monstrueuse, démentielle, invraisemblable.

S'il fut un temps où son esprit pouvait faire de la place à autre chose qu’à cette altération dévorante, il n'en retrouvait pas le souvenir.

Elle lui labourait l'intérieur de ses griffes cruelles et fissurait ses lèvres de crevasses brûlantes.

Ancienne, installée, elle le parcourait de son feu dévorant. Avec une implacable méthode, lui semblait-il : la douleur éveillait à sa conscience à vif des parties de son corps qu'il croyait ignorer.


Il marchait encore, puisant d'improbables ressources au tréfonds de ses os, mais se demandait de plus en plus souvent pourquoi. Sa colère, peut-être, le maintenait un peu. Et l'habitude, aussi : on s'habitue à tout, jusqu'à en oublier le reste.

Il était une soif en marche. Une soif déçue, ulcérée, une soif trahie, apeurée et furieuse. Il était La Soif.

En plus, il était cocu.

Et de belle façon : il ne se souvenait pas avoir connu quelqu'un qui fût, comme lui l'avait été, trahi et moqué par son Dieu. Il ne se souvenait d'ailleurs pas avoir connu qui que ce soit, mais là n'est pas le propos.

Il se rappelait, par contre, avoir - longtemps, très longtemps auparavant - ri de sa sèche tortionnaire. Parce qu'Elle était là, qu'Elle marchait avec lui.


À cette époque, Elle ne le quittait jamais, et il aurait juré par la dernière goutte d'eau disponible sur terre qu'Elle resterait toujours, enlacée après lui, aimante à chaque instant, douce à rendre ridicule la misérable soif qui l'habitait déjà, et déjà le fouillait de sadiques caresses.

La soif avait grandi, l'enserrant un peu plus de ses mille tenailles alors qu'Elle s'éloignait parfois pour un moment, le laissant seul endurer l'ennemie familière aux forces décuplées par l'absence de l'Aimée.

Et, petit à petit, l'absence s'allongeait, prenant toute la place. Un jour, il sut qu'Elle était partie pour ne plus revenir.

Elle. Sa Foi.


Alors, il maudit son Dieu qui la lui avait prise après l'avoir donnée. Il le maudissait chaque jour, à chaque heure. Chaque instant de souffrance faisait venir l'insulte et, parmi ces instants, aucun n'avait été meilleur que le précédent ou que celui d'avant.


- Tu es toujours fâché, n'est-ce pas ?


Dieu était là, comme d'habitude, Immense et léger, partout et nulle part, et sa voix ruisselait en harmonies magiques dont l'écho persistait en douces scintillances, mourant comme à regret. Le marcheur assoiffé ne répondit pas, marchant toujours et plus assoiffé que jamais. Mais il maugréait tout au fond de son cœur quelques imprécations parmi les mieux senties de celles qu'il connaissait.

Or, Dieu, qui était dieu, savait et voyait Tout. Et puis, par-dessus Tout, savait lire les cœurs.


- Ne garde pas en toi tout ce poison amer : tu souffres assez, déjà. Crache donc tes injures du plus fort que tu peux, ça te fera du bien. Pour ce qui me concerne, je m'en tamponne un peu, parce que j'ai sur toi un ou deux avantages. D'abord, je suis Dieu. Ensuite, et en conséquence, je sais où tu vas.


Dieu, comme toujours, touchait au point sensible. L'homme hurla.


- Assez ! Lâche-moi, maintenant ! Cesse de me persécuter ! Tu n'es qu'un fantasme, une compensation de mon esprit malade et tu n'existes pas ! Tu-n'ex-is-tes-pas !

- Tu crois ?


Sa voix glissait comme une caresse bienveillante sur le visage crispé, apaisant ses meurtrissures sous un flot d'Amour palpable. Car Telle est la Voix de Dieu, infiniment plus suave et plus inattendue que le chant merveilleux de la harpe éolienne invitée par le vent.

D’ailleurs, la harpe éolienne est à la Voix de Dieu ce qu'une taupinière est à l'Himalaya. C'est dire.


L'homme avait serré ses paumes tout contre ses oreilles, en un geste dérisoire qui se voulait farouche.


- Laisse mes oreilles tranquilles !

- L'Esprit souffle où il veut. D'ailleurs, je te fais du bien : boude-moi si tu veux, ne boude pas ton plaisir.


Accablé, l'homme laissa retomber ses bras. "Après tout, l'important c'est que tu marches. Si tu tiens à me houspiller un peu au passage, je ne t'en veux pas."


Le malheureux écumait, des veines violacées lui comprimaient les tempes.


- Te houspiller ?! hurla-t-il. "TE HOUSPILLER ?! Je ne te houspille pas, espèce de divinité au rabais, je te conchie ! Où sont donc tes belles promesses à propos de ma soif qui serait étanchée au-delà de mes vœux « si je marchais un peu » ? Moi, j'avais foi en toi, ma foi me réchauffait dans les marches glacées, savait me rafraîchir dans les déserts brûlants. Qu'as-tu fait de la Foi que j'avais mise en toi ? Et d'abord, puisque tu es, paraît-il, le Créateur des Mondes, quel besoin avais-tu de créer ma soif ? Et pourquoi si violente ?"


Dieu répondit paisiblement et un arbre, au bord du chemin, se couvrit de fleurs.


- Aucune de mes promesses n'a jamais été vaine. Apprends à regarder. Pour te faire avancer. Pour te faire avancer.


L'homme leva les yeux au ciel - par habitude - en secouant la tête.


- Ça y est, il délire. Il n'y avait qu'un seul dieu givré dans l'Univers, c'est moi qui me le coltine...

- Je ne délire pas, je précise.

- Tu débloques à pleins tubes, oui ! Et tu ne réponds pas à mes questions.

- Je t'ai répondu : la Promesse sera tenue, ta Foi n'est pas très loin, ta Soif te motive et ce pouvoir sur toi ne durerait pas si elle ne te secouait pas quelque peu. Je t'ai créé, j'en sais quelque chose. Marche, ma créature, ça ne sera plus long.


L'homme s'arrêta. Il n'avait pas fait ça depuis une éternité.


- Hé, Dieu, tu sais quoi ?

- Évidemment. Mais dis-le quand même, ça va te soulager.


L'homme prit une profonde inspiration.


- Je t'emmerde, Dieu. Et j'ai l'intention de ne plus me laisser gonfler, même par un théautocrate omnipotent.


Ce disant, il sortit du chemin - il n'avait jamais fait ça - et alla s'asseoir avec un profond soupir sous l'arbre en fleurs.


- C'est fini, Dieu. Je ne marche plus. Trouve autre chose.

- Tu peux courir, si tu veux…


La voix de Dieu respirait l'indulgence.


- C'est toi qui peux courir. Je ne bougerai pas de là. Tu vas peut-être me torturer, mais je resterai sous cet arbre. Tu vois, l'un des avantages de l'extrême souffrance, c'est qu'elle ne peut être augmentée. Tu martyriseras désormais un homme libre ! J'ajoute que je te méprise copieusement.


- Je sais ça aussi, comme le reste. Et je sais comment tout cela va finir. Franchement, tu gagnerais du temps à t'y remettre tout de suite.

- Non.


L'homme semblait habité par une détermination irrévocable. "Tu n'es Dieu que parce que je t'accorde de l'être en me pliant à tes desseins. Alors, je reste là. Je n'en partirai plus. Je finirai de rendre ici ce qui me reste de vie, et mon ultime souffle sera comme un sarcasme jeté à ta face : ce que tu me destines ne s'accomplira pas et tu cesseras d'être Dieu aussi sec. Cette hilarante perspective devrait me permettre de faire front aux douleurs que ta perversité inventera pour moi. C'est fini, pauvre naze."


Le rire de Dieu tenait un peu d'un orage d'été, avec ses coups de tonnerre et le murmure de la pluie qui tombe sur la forêt mouillée.


- Je te trouve très beau, en rebelle glacial. Mais tout est écrit, déjà. Et tu repartiras, malgré tout, pour atteindre ton but et vivre rassasié le reste de tes jours. Ça promet d'ailleurs d'être assez long, puisque c'est moi qui Crée et que cette création n'autorise pas la Fin. Aussi, sans vouloir te contrarier, j'attire ton attention sur la longueur du temps que tu veux t'obliger à passer sous cet arbre. Tu vas être déçu, et inutilement meurtri. Car tu te trompes encore en présumant de l'ultime : ta douleur se mesure à l'aune des degrés déjà escaladés, et la marche suivante ne lui est pas connue. Tu seras surpris de constater à quel point, heureux ou malheureux, tu peux aller plus loin. Allez, puisqu'il le faut, lève-toi et marche.


- Non !

- Cette injonction ne s'adressait pas à toi, mon Aimé : je te sais actuellement réfractaire à toute coopération. Je parle à Gaby, que voici derrière toi.


L'archange Gabriel se tenait près de l'arbre, bras croisés, visage fermé, et le tapotement de son pied sur la terre dénonçait un début d'agacement.


Les fleurs de l'arbre, pendant ce temps, avaient donné des fruits qui faisaient ployer les branches. Bientôt blets, ils tombaient, éclaboussant le sol de maculats douteux à l'odeur fétide. L'un d'eux vint s'écraser sur l'épaule de l'homme, crachant contre ses lèvres un jus nauséabond. Le malheureux se leva en sursaut, grimaçant, et sortit de sous l'arbre en essuyant sa bouche du revers du poignet.


- C'est dégueulasse !


Il gémit, et s'agita frénétiquement en tentant d'essuyer l'infect résidu. "... ET ÇA PIIIQUE !"


L'archange levait vers lui un regard lourd.


- Mais non, c'est seulement légèrement urticant.


L'épaule fumait. "On y va, maintenant."


L'homme balbutia entre ses lèvres cloquées.


- Mon !


L'archange se prit la racine du nez entre les doigts, l'air las et contrarié.


- Bon. Écoute, Imbécile : le Boss a dit que tu devais marcher, et donc tu vas marcher. Ne m'oblige pas à t'apprendre le code de la route.

- Gaby...


La voix de Dieu résonnait, empreinte d'un doux reproche.


- Pardon, Seigneur, je m'oubliais.


Il parut se concentrer, puis reprit à l'adresse de l'homme :


- Il semblerait, à mon grand désarroi, que Monsieur n'ait guère le choix quant à la marche à suivre dans les moments qui viennent. Oserais-je suggérer à Monsieur de cesser d'opter pour des virtualités inenvisageables avant que je ne me voie contraint, avec regret, à focaliser l'attention de Monsieur sur de plus saines conclusions ?


L'homme, inquiet, coula un rapide regard au chemin caillouteux qui grimpait, abrupt, au flanc d'une haute colline, puis répondit d'une voix qui se voulait ferme :


- Bous de be baites bas beur.


L'archange soupira "C'est bien regrettable…", et s'occupa à ramasser des cailloux durs et anguleux, rejetant ceux qui ne lui paraissaient pas assez pointus ou pas assez coupants. Puis il parla.


- À présent - dit-il - nous allons jouer ensemble à un jeu constructif. Voilà de quoi il retourne : je vais jeter des pierres à l'endroit où se trouvent tes pieds. Elles ne te toucheront pas si tu adoptes un pas soutenu. Je pense qu'au bout de trois ou quatre orteils, tu marcheras avec aisance.


- Cobbent fa ? cracha l'homme qui ne comprenait pas.

- Ben, comme ça... dit l'archange.


Et l'un des cailloux s'envola de sa main pour aller percuter le petit orteil gauche du malheureux qui recula en gémissant.


- Bien ! approuva Gabriel. "Mais tu manques de technique : il est plus efficace de marcher en avant."


- Mais… ?

- Avance, Imbécile.


Une salve de pierres vola dangereusement près du petit orteil droit du pauvre garçon, qui sauva néanmoins la cible désignée en retirant son pied avec précipitation.


- Mais… !


À l'expression de l'Ange, et aussi parce que le bras armé se levait à nouveau, il tourna les talons et s'enfuit en boitant sur le chemin pierreux. Son bourreau le suivait d'un pas paisible et ferme, et le suivit ainsi jusqu'au sommet du mont, murmurant "Imbécile…" et jetant des cailloux à chaque hésitation.

Douloureux de l'orteil et toujours atrocement altéré, débordant de douleur et de rage mêlées, l'homme parvint en clopinant à passer l'éminence et se figea soudain, ébahi.

Lentement, il se tourna vers l'Ange.


- Mais…

- Tu manques de vocabulaire, Imbécile.


Un large et franc sourire illuminait sa face, d'où toute austérité s'était évaporée. Un sourire amical, complice, cette sorte de sourire qu'on réserve à son frère.

L'homme savait déjà l'absence de menace. Il revint prestement au spectacle initial, craignant que celui-ci lui échappe une nouvelle fois, comme si c'était possible.

Car devant lui, calme et majestueux, s'étendait un grand lac d'une limpidité à nulle autre pareille, et ses rives paisibles offraient à son regard mille havres de douceur propres à satisfaire un marcheur fatigué. Des myriades de choses délicieuses poussaient dans les arbres et couraient dans les champs, promesses de lendemains reposants.

Une nouvelle fois, il se tourna vers l'ange. Gabriel étendit le bras vers le bas du chemin, où coulaient des fontaines.


- Ta vie t'attend en bas. Avance… Ami.


Les lèvres crevassées de l'homme s'étirèrent en un rictus débordant de gratitude. Il allait bredouiller quelque chose et Gabriel l'arrêta d'un geste de la main. Ses yeux reflétaient une indicible bienveillance.


- Je sais. Va.


Il dévala la pente aussi vite qu'il le pouvait. Ses douleurs n'existaient plus, elles n'avaient jamais existé. Au bord du lac, il s'arrêta un instant, vibrant d'émotion, et entra dans l'eau lentement, avec volupté, absorbant l'élément nourricier par chaque pore de sa peau. Puis il s'en abreuva, à longues gorgées. Avec reconnaissance. Avec respect.

Après un long moment, il se releva et des gouttes amoureuses brillaient sur son cuir tanné, fleurs de lumière irisée qui s'évaporaient sous la caresse de la brise légère. Il sentait des larmes de joie totale couler de ses yeux, purifiantes. Il se savait absous, compris, et un jaillissement de pure gratitude monta en lui. Il murmura, les yeux clos.


- Merci, Seigneur.


Et sa Foi était à ses côtés, resplendissante.

Alors, Dieu parla, et les papillons cessèrent de voleter çà et là, et se posèrent pour l'écouter.


- Ô ! mon Aimé, ma Créature, je connais pour l'avoir lu dans ton cœur ce que tu ne sais pas me dire. Ne te reproche rien : il te fallait apprendre. Tu t'es montré rétif, mais ta Foi t'a sauvé. Car quand Elle te quittait, Elle venait près de moi pour mieux plaider ta cause. Elle avait bien du mal, après, à revenir : tu laissais trop de place en toi à ta douleur, et tu n'en as pas tant. Et lorsqu'Elle n'y trouva plus de lieu où résider, tout étant occupé par tes jérémiades, Elle habita ton ombre pour ne pas te quitter. Aussi bête et méchant que tu te sois montré, Elle a su rester simple et belle, t'aimant par-dessus tout et m'aimant encore plus. Tout est venu à temps et ta vie t'appartient désormais, je n'y paraîtrai pas. Prends soin de l'homme libre que tu as voulu être, et ne brûle tes jours que pour la Vérité.


La voix de Dieu s'estompa doucement et ce fut le silence.

La nature alentour soupira.

L'homme rompit le calme, criant aux quatre vents :


- Je te promets, Seigneur !...


Et il passa le reste de son existence à jeter des pierres à ceux qui avaient soif en les traitant d'imbéciles.



 
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   Menvussa   
26/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"on s'habitue à tout, jusqu'à en oublier le reste." Ces "tout" pris les uns après les autres peuvent s'accommoder de la suite, sinon il y a comme une odeur d'absurdité qui me sied. Cela me fait penser à cette succession de panneaux indicateurs : Toutes directions - Autres directions.

"En plus, il était cocu." un cheveu plein d'humour qui surnage sur la soupe.

"Alors, il maudit son Dieu qui la lui avait prise après l'avoir donnée." Une certaine logique dans ce qui pourrait paraître pour une absurdité, car ne plus avoir foi en Dieu c'est encore croire en Lui.

Un Nobello, humoriste et moraliste du plus bel effet.

Oh Gaby !

   Pat   
13/4/2009
Pour discuter et approfondir vos points de vue sur ce texte, merci de le faire ici

   nico84   
16/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonne partie assez humoristique en effet. La derniére phrase me laisse songeur.

Moins passionant que les autres parties mais intéressant dans la description de la relation dieu-créature.

Bravo.

   Anonyme   
24/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Promis je vais le finir ce week end ce roman... enfin j'espère.
J'ai beaucoup aimé l'idée, l'humour, l'écriture
Ce dieu très humain et si drôle me ferait presque douter ...
ce lève toi et marche revisité m'a fait passer u très bon moment

Merci

Xrys

   horizons   
16/6/2009
J'aime bien le ton irrévérencieux qui bouscule le sacré. Ce ton je l'avais déjà bcp apprécié avec Nourredine et son Djin, d'ailleurs il s'agit du même type de dialogue et de rapport ici. Mais du coup, grâce ou (à cause) de cette ironie on ne sait plus trop si c'est du lard ou du cochon: ce texte manifie-t-il la foi ou la caricature-t-il? Est-ce une foi en Dieu au sens littéral du terme ou une foi plus globale en l'être humain?
Quant à la dernière phrase, on dirait du prosélytisme...
Bref, je n'ai pas saisi l'intention exacte de l'auteur mais c'est peut-être volontaire????
H

   Anonyme   
22/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime cette poésie omniprésente, ton style, car il s'agit de style. Il y a des niveaux de lecture différents dans ce chapitre, c'est un texte qui s'effeuille pour se mieux retenir. Un peu d'irrévérence, beaucoup de pudeur, un brin d'humour.

Tu manques de vocabulaire il lui dit ?

Non, tu en as tant que tu sais t'en passer, au profit de la musique. Bravo.


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