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Brèves littéraires
A2L9 : Sors de là !?
 Publié le 29/03/26  -  3 commentaires  -  3662 caractères  -  6 lectures    Autres textes du même auteur

Réponse au défi « Sors de là ! »


Sors de là !?


Un texto vient de tomber. C’est quelqu’un. Il n’aime pas, elle n’aime pas. Ça fait mal aux tripes, ça donne envie de lui crier « c’est quoi ton problème ! ». Et je l’efface, adieu me dis-je, encore une connerie. Le problème est qu’il retombe aussitôt, lourdement. Au début je le supprimais quand je le voyais puis j’ai fini par attendre qu’il arrive, jamais la même heure, pour l’effacer avec rage. Mais rien n’y fait et il m’empoisonne, il me pourrit. Je voudrais tant ne pas lui donner de poids mais il alourdit mon cœur et ma tête c’est évident. Et je m’assombris, je m’enterre, le temps gris devient ma vie et lorsque les autres me demandent ce qui m’arrive je leur demande de sortir.


Je vais réagir, c’est toujours ce que disent les gens qui vont mal et j’essaie toutes les méthodes du marché (les livres, les thérapies innovantes à trois cents euros la semaine…), je ne veux pas flancher. Je suis plus forte que ça, je suis plus forte que tout. Alors oui j’essaie. La méthode d’untel par exemple (le parano du coin pourquoi pas) qui sur lui a eu un effet du diable ou la méthode d’un autre untel (le barman amoureux d’un piano mécanique qui se fait passer pour un étudiant troisième année qui se fait passer pour un jeune diplômé en mal de cabinet, tous des paumés de toute façon). Il ne m’a jamais appelé de toute façon (pourtant je l’ai payé pour ça ! L’arnaque de plus !). Mais au fait c’est vrai, je lui ai laissé mon tel ! Mais quelle bourrique ! C’est donc ça, il ne m’appelle pas, il m’envoie des SMS, toujours le même message depuis bientôt six mois : « Sors de là ! »


Mais il voudrait quoi au juste ? Un jeu, s’amuser un peu ? Surtout ne pas répondre ! Un test ? Et il serait en train de regarder ma tête déconfite, mal peignée ou glorieuse et un doigt d’honneur ? Mais de quelle fenêtre ? Ça ne tient pas la route.


Depuis hier je sais qui c’est. Saloperie ! C’est arrivé l’autre jour et pour sûr ce n’est pas cet arnaqueur de barman que j’ai inventé de toutes pièces mais vous l’aviez compris car les untel on ne sait jamais qui ils sont. Je vous raconte la scène :


Dans la cour du lycée des terminales parlent fort. Je ne sais pas de quoi ils parlent mais ça s’agite, ça part en vrille, certaines phrases se décomposent de façon désordonnée, il en sort des x et des z, ces lettres qui cochent et qui zèbrent.


– T’es qui toi d’abord, tu viens d’arriver, tu brises la ligne et avec les morceaux tu fabriques un autre univers. Tu ne manques pas de toupet.

– Mais de quoi tu parles, je te présente mes angles de vue, je ne fais pas la vedette. Si tu préfères un vase clos, la cruche te dit renverse-toi et remplis-toi de diversité.

– Sors de là ! Avec un point d’exclamation !


C’est terrible comme certains mots, qu’on les écrive, qu’on les prononce, ils sont la haine. Et j’ai reconnu dans son intonation son intention. Je ne pensais pas qu’un point d’exclamation pouvait se reconnaître, un SMS ou dans cette cour, la même gueule.


– Dis donc, blanc-bec, si tu veux pas la nuit blanche et un coup sec sur la tête va falloir m’écrire autrement !


Mais j’avais quoi pour me défendre à part ces malheureux mots, il m’est rentré dedans forcément. Et par la boîte aux lettres il est rentré sans bruit et sur ma peau ces trois mots et ce point d’exclamation sont devenus des tatouages intérieurs et je suis sortie.


De la cour de jeux, de mon habit que je portais bleu et qu’il voyait rouge, de mon corps que je trouvais maigre, de ma tête que j’ai fini par décapsuler un matin-oiseau.


J’aurais pu vous parler des belles choses qui traînaient dans ma vie mais j’ai croisé en chemin untel et ses SMS qui m’ont sortie de là !


 
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   ANIMAL   
14/3/2026
trouve l'écriture
très perfectible
et
n'aime pas
Alors là, je dois avouer que je n'ai pas flashé sur cette histoire.
D'abord je n'y ai pas compris grand chose. S'agit-il de harcèlement par sms ? Pas sûr. Mais si c'est le cas, il me semble que l'on peut bloquer un correspondant importun, donc pas de quoi stresser à ce point.

Ensuite le vocabulaire employé ne m'a pas aidée à saisir le sens de cette brève. C'est sans doute un langage "in" mais pas pour moi. Quand à la chute, elle reste un mystère.

Donc je suis restée perplexe de bout en bout. Je ne doute pas que ce texte sera compris et apprécié par d'autres et s'il est publié, j'attendrai avec une certaine curiosité les éclaircissements de l'auteur.

   Pattie   
23/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Ce n'est pas du tout ce que j'aime, mais j'ai beaucoup aimé quand même : l'histoire (c'est ça, ce que j'aime, en principe) est perturbée par des imprécisions sur les personnages, sur l'action. On attend d'en savoir davantage sur le contexte pour commencer à comprendre, eh ben raté, le contexte nous égare davantage. Même les phrases sont des empêcheuses de comprendre en rond. En voilà une à l'épreuve de la traditionnelle recherche "sujet/verbe/complément": "Je ne pensais pas qu’un point d’exclamation pouvait se reconnaitre, un sms ou dans cette cour, la même gueule."
J'ai beaucoup aimé être déstabilisée !

   Donaldo75   
23/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
J'ai beaucoup aimé cette histoire. Elle dépoussière l'écriture rectiligne habituellement employée pour raconter. Elle a un côté rock'n roll que j'apprécie particulièrement. Le thème du défi est habilement exploité, de manière brute, certes mais avec une dynamique narrative que je trouve jouissive. Le coup du barman est une bonne trouvaille.

Inutile d'en chercher le sens, que je me dis en relisant l'histoire; ça pète, ça casse, ça va à l'essentiel.

Bravo !


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