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Fantastique/Merveilleux
Acratopege : Les yeux de cristal
 Publié le 29/03/13  -  16 commentaires  -  7625 caractères  -  267 lectures    Autres textes du même auteur

Encore une histoire de vieux moulin, de sorcière et de regard enchanté !


Les yeux de cristal


Bien sûr que je n'aurais jamais dû aller voir la sorcière du moulin près de la rivière ! Vous la connaissez comme moi, il n'y a rien de bon à attendre d'une femme comme elle. Vous connaissez l'endroit aussi ; souvent je vous ai aperçu vous promenant le dimanche avec votre famille dans le lit asséché de l'ancienne rivière, à peine un filet d'eau rance depuis qu'on l'a détournée et enterrée pour éviter ses crues assassines, les enfants emportés, les pêcheurs écrasés sous le poids des barques retournées par le flot.


Le vieux moulin est mort depuis si longtemps que personne ne se rappelle avoir vu tourner sa roue de bois, qui pend aujourd'hui dans le vide comme un condamné à mort oublié par tous. Il manque des carreaux aux fenêtres, des tuiles sur le toit presque éventré. Cela n'étonne personne que la vieille sorcière se soit installée dans cette baraque quand on l'a chassée du village.


L'histoire est simple, je vous la raconte comme elle s'est passée. Je cherchais un cadeau pour mon épouse vieillissante à l'occasion de notre anniversaire de mariage. On m'avait dit que la sorcière faisait des miracles si on acceptait d'y mettre le prix. Je ne suis pas de nature généreuse, chacun le sait, mais on ne fête qu'une fois ses noces de cristal ! Ensuite, quand la gueule de bois s'est dissipée, c'est l'entrée sans retour dans le brouillard poisseux des dernières années de vie que nous accorde le bon Dieu, seul ou à deux, peu importe quand il y a trop de douleurs dans les corps pour laisser passer encore le moindre rayon de joie.


La sorcière a d'abord refusé de m'ouvrir sa porte. J'ai frappé comme un sourd, pleurniché tant et si bien qu'elle a fini par l'entrebâiller. Elle a jeté un regard soupçonneux à ma mine avant de me faire entrer dans sa cuisine d’Ali Baba, aux murs tapissés jusqu'au plafond d'objets biscornus, de dessins obscènes mal punaisés, de coffrets aux couvercles gravés de motifs immondes. Au milieu de ce fatras courait un réseau de tiges végétales surchargées de fruits qui sentaient la mort. L'arbuste semblait naître du sol même de la pièce, comme s'il ne se nourrissait que des immondices de sa maîtresse. De la porte à la table, c'est à peine si l'on pouvait se déplacer dans un entrelacs de racines écailleuses.


Elle m'a crié à l'oreille qu'elle n'avait rien pour moi, que les petits vieux de la région lui avaient tout pris dans l'espoir vain de ranimer par un cadeau magique leurs épouses éteintes, mouchées comme des cierges après l'office. Comme je la suppliais, elle a sorti d'un fond de tiroir un écrin dépenaillé. Si je l'ouvrais, les dés seraient jetés pour toujours ! Impossible de revenir en arrière ! Par contre, il ne m'en coûterait pas le moindre centime si je me décidais. C'est en nature qu'elle voulait être payée ! Toute une semaine, je devrais revenir chaque jour et satisfaire tous ses désirs et caprices. Alors seulement l'écrin serait mien.


Avant même d'avoir entrouvert le couvercle, j'ai su que je serais incapable de reculer. Le geste a donc été facile. À l'intérieur, sur un lit de satin violacé, deux yeux de cristal, encore aveugles, luisaient comme de petits animaux phosphorescents. Mais la sorcière a subtilisé l'écrin et m'a fait signe de la suivre jusqu'à la chambre : je n'en saurais davantage qu'après avoir payé l'entier des acomptes promis.


Malgré tout le respect que je vous dois, je ne vous dirai rien des jours qui ont suivi. Vous ne pouvez pas imaginer ce qu'une sorcière est capable d'inventer pour assouvir ses désirs, à quelles extrémités elle peut pousser un vieil homme prêt à tout pour rendre heureuse son épouse. Sachez seulement que j'y ai presque laissé ma vie. C'est un miracle du bon Dieu si mon cœur n'a pas lâché !


Enfin elle m'a remis l'écrin tant convoité. Le mode d'emploi des yeux de cristal tenait en quelques phrases : profitant du sommeil toujours immensément profond de mon épouse, je devais avec une cuillère éjecter ses yeux de leur orbite ; elle ne sentirait rien à cause d'un charme que lui aurait envoyé la sorcière à travers les airs ; ensuite, je devais mettre en place les yeux de cristal et me recoucher à côté de ma femme comme si rien ne s'était passé ; ses vrais yeux, je devais les apporter à la sorcière avant midi ; cela faisait partie du contrat ; elle ne m'a pas dit ce qu'elle comptait en faire.


À son habitude, ma femme s'est éveillée tôt. Pendant qu'elle vaquait à ses tâches de femme, j'ai feint de dormir encore. Elle ne devait pas voir mon visage avant que j'aie remis ses yeux et leur écrin à la sorcière. Je ne vous dis pas ce que celle-ci m'a fait subir encore en guise de cadeau d'adieu ! Sauf votre respect, vous en tomberiez à la renverse.


Nous nous mettions à table pour notre repas de noces cristallines quand pour la première fois de la journée ma femme a levé les yeux vers mon visage. Depuis longtemps, elle ne me regardait plus en dehors de nos scènes de ménage, quand son regard me vrillait l'âme pour la consumer, quand elle soutenait le mien jusqu'à ce que je baisse la tête vers le sol comme un enfant pris sur le fait. Là, les yeux de ma femme étincelaient comme des étoiles égarées au milieu de son visage ridé et empâté par l'âge. Pour la première fois depuis des années, elle m'a souri et a ébauché une caresse. Ses doigts ont effleuré ma joue et mon menton, se sont enroulés en me frôlant autour de ma nuque. Je ne me rappelle pas tout ce qu'elle m'a dit ce jour-là, mais elle me parlait comme du temps de notre jeunesse, quand nous avions la peau lisse et la chair ferme. Il m'a fallu quelques jours pour comprendre que ses yeux de cristal la faisaient me voir comme j'étais à vingt ans, resplendissant, royal, beau comme un Apollon que la nature aurait gâté.


Ma femme était heureuse comme une jeune fille peut être heureuse. Avec moi, elle se montrait de nouveau tendre, empressée, impatiente de retrouver le soir notre couche commune. Quand elle me regardait dans les yeux, je voyais mon reflet dans ses yeux de cristal comme elle-même me voyait : j'étais redevenu un beau jeune homme au regard fringant, au teint de fruit frais, au sourire enchanteur, au regard de braise luisante. J'ai fait supprimer tous les miroirs pour ne plus me mirer que dans ses yeux magiques. Petit à petit, j'ai senti une nouvelle jeunesse m'emplir l'âme et le corps.


Le seul problème, vous pouvez vous mettre à ma place, est que je vivais en homme nouveau avec une vieille femme ridée et amollie dont seul scintillait le regard. Bientôt, la situation m'est devenue insupportable. Je ne mangeais plus, ne dormais plus la nuit, négligeais mon jardin et mes outils de bricolage. Je me suis dit que vivre seul était encore préférable à ce supplice ! Alors un jour, comme nous nous promenions sur le chemin pierreux qui domine le lit à sec de l'ancienne rivière, j'ai poussé mon épouse dans la pente avec la certitude qu'elle se fracasserait la tête sur un rocher. Si personne ne m'avait vu la pousser dans le vide, j'aurais raconté à tout le monde qu'elle avait trébuché en tentant de cueillir une fleur. Comment aurais-je pu deviner, monsieur le juge, que vous vous promeniez là avec votre famille au même moment, malgré un temps incertain qui ne promettait rien de bon ?


Maintenant, monsieur le juge, vous pouvez me pendre comme il vous plaira. Je ne demande rien. Je ne me plaindrai de rien. Que me reste-t-il à vivre si je ne peux plus me leurrer sur moi-même, s'il n'y a plus d'yeux magiques où contempler ma propre image ? Je vous le disais tantôt : une fois franchies les noces de cristal, qu'on soit seul ou à deux, la vie n'est plus que brouillard poisseux.


 
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   Anonyme   
14/3/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ouf ! Au vu de la présentation du texte, je craignais quelque chose de gnangnan, enfantin... Je n'aurais pu me tromper davantage. J'ai trouvé l'histoire âpre, terrible, avec quelque chose de lovecraftien dans le ton.

Il est difficile d'éprouver de la sympathie pour le narrateur, qui est vraiment allé chercher son malheur et celui de sa femme, mais en même temps, quelque part, je le comprends dans son désir fou d'effacer les effets du temps. Vraiment un beau récit, une intrigue bien trouvée, des détails horrifiques à souhait et une écriture qui, je trouve, sonne juste dans son côté solennel, un peu chargé (Lovecraft, vous dis-je !), vieillot ; cela convient bien au sujet, je me suis crue dans un conte de Maupassant. Une mention pour l'entrelacs de racines écailleuses !

   macaron   
26/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé votre petite histoire avec sa morale un peu tristounette à la fin. Pas facile de vieillir et de se supporter! Le passage avec la sorcière est amusant. Pour une fois ce n'est pas une sorcière pour les enfants. La fin est un peu rapide mais le juge est tout à fait à sa place. Il ne faudrait pas donner des idées de ce genre à nos anciens!

   brabant   
29/3/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Acratopège,


Rien à redire à ce texte absolument fabuleux. J'ai souvenir d'une telle sorcière, courtisée aussi bien par les femmes que par les hommes, en secret comme de bien entendu (la mienne a fini ses jours en maison de retraite par la volonté des autorités. J'appelle ça un abus de faiblesse, mais oui !)

Bien aimé le retournement de la fin malicieusement ponctué par la dernière phrase : "Je vous le disais tantôt : une fois franchies les noces de cristal, qu'on soit seul ou à deux, la vie n'est plus que brouillard poisseux."

Habile utilisation du non-dit.
Merci pour cet affreux moment peaufiné d'élégance !

   alvinabec   
30/3/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Acratopège,
L'histoire est pêchue, racontée de belle façon; le narrateur, direct et crédible, me plaît. C'est délié et élégant.
Un petit bémol sur l'emploi excessif d'adjectifs et de poncifs qui abaissent le niveau raffiné du récit.
J'aurais bien aimé savoir quels jeux pervers peut inventer une sorcière en guise de paiement!
A vous lire...

   Anonyme   
30/3/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Votre écriture, votre style constituent un régal à déguster. Ce n'est désormais plus à confirmer.

Je ne peux pas vraiment ressentir de la sympathie pour cet homme qui, narcisse comblé, décide pourtant de casser le miroir qu'il ne considère plus digne de lui, mais, crime excepté, je ne me porterais pas en juge des faiblesses humaines, même si le point de vue de cet homme est totalement opposé au mien, car je considère que le plus grand drame, dans la perte éventuelle de la femme de ses jeunes années, est de devoir désormais voir les autres comme elles sont et non comme elles furent, le cerveau ayant cette extraordinaire propension à mêler, aux images que lui envoient les yeux, celles qu'il conserve préciseusement intactes dans ses tiroirs intimes. L'imagination doit palier à l'absence de mémoire et bien que, comme le formulait Françoise Sagan, l'une soit aussi menteuse que l'autre, la mémoire a au moins l'avantage d'être un "mensonge objectif".

Sur le fond, je ne suis pas déçu par la chute, mais du point de vue strict de la technique narrative, elle m'a déçu, car j'ai dû abandonner l'idée de l'audace à laquelle j'ai pourtant cru initialement. Je m'explique...
De nombreux lecteurs ont du mal à accepter que l'on casse un supposé contrat littéraire établi entre auteur et lecteur, à savoir que le narrateur doit être le plus effacé possible et surtout ne pas lancer d'adresse au lecteur. Le lecteur devrait être dans l'histoire, mais pas dans son récit. Moi, par contre, lorsque c'est bien fait, j'adore ça.
Lorsque j'ai lu "L'histoire est simple, je vous la dis comme elle s'est passée.", je me suis trouvé tout de suite dans mon élément, car j'ai trouvé ça assez culoté de la part de l'auteur, alors qu'il est établi depuis la première phrase qu'il s'agit de fiction. J'ai pris carrément mon pied lorsque j'ai lu "Je ne suis pas de nature généreuse, chacun le sait [...]", car cette phrase imposait, avec une audace encore plus grande, une sorte d'ellipse gigantesque passant outre les raisons qui auraient pu établir une complicité si grande entre lecteur et narrateur. J'ai donc été très déçu lorsque j'ai constaté qu'il ne s'agissait finalement que d'un procédé très classique consistant à masquer pour un temps le fait qu'il ne s'agissait que d'une adresse à un tiers. Cela dit, je ne vous le reproche pas car le procédé tient la route. J'ai seulement cru à un autre, beaucoup plus fort selon mon point de vue.

Lecture très agréable tout de même. Merci et bravo !

   Anonyme   
30/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une histoire sympathique, bien écrite, mais qui ne m'a pas emballé plus que ça. Il manque un peu de péripéties, d'évènements qui viennent bousculer une narration trop tranquille. Hormis les galipettes avec la sorcière, assez cocasses, je me serais presque ennuyé. Soit il aurait fallu insister sur la cruauté de la situation, soit sur le côté comique en imaginant par exemple l'épouse nymphomane devant les nouveaux traits de son époux, qui l'épuiserait de ses assiduités. Quelque chose de ce genre, dans une outrance qui confèrerait davantage de relief au récit.

   marogne   
31/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Effectivement le début m'a attiré comme une attaque de ce cher H.P., mais le prix a payer pour obtenir les yeux de cristal a fait, pour moi, retomber l'intérêt et les promesses du début.

La toute fin, si je peux dire, rappelle la qualité du début, mais si cette cerise est bien appétissante, elle est gâtée par le motif invoqué; dommage encore.

En tout cas, nouvelle courte, qui se laisse lire, un style agréable; un petit bémol, j'aurais plutôt mieux apprécié un peu moins d'humour, un peu moins de clins d'oeil;.. pour nous replonger dans l'univers du maître.

   Pouet   
6/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bien aimé ce conte car pour moi ce texte a tout d'un conte (pour adulte).

J'ai lu avec plaisir.

J'ai toutefois regretté deux choses.

La première est l'absence totale de description des cabrioles entre le narrateur et la sorcière. Cela peut soit passer pour de la pudeur, soit pour un manque d'imagination, soit pour de la flemme. En tout cas j'aurais aimé avoir plus de détails quant à leurs rapports charnels.

La seconde concerne le fin que je trouve vite expédiée et ma foi pas fort crédible même s'il s'agit d'un récit "fantastique" de sorcières et de yeux de cristal qu'on greffe sur sa bonne femme...
Pouf, le juge est là qui se promène... Bof.

Sinon c'est bien écrit à mon goût, fort sympathique.

Avec en prime une petite réflexion sur la vieillesse.

Au plaisir

   AntoineJ   
7/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Presque parfait (trop peut être ?)

Plaisant et intriguant, la chute est bien amenée !

Conte entre réalisme et fantaisy

Que du plaisir

   Sylvaine   
9/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Texte écrit avec élégance et fantaisie. J'ai particulièrement aimé, au début, la description du séjour de la sorcière, avec son arbre fantasmagorique. En revanche le meurtre de l'épouse est un peu trop attendu, et la promenade de juge, juste à l'heure du crime, est, me semble-t-il, une facilité narrative. Mais l'identité du destinataire et le dénouement sont habilement amenés, et l'ensemble très agréable à lire.

   Anonyme   
21/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle diablesse cette satanée sorcière, et un peu holé-holé semble-t-il.
Cette histoire m'a ravi. L'imagination est brillante, le phrasé l'est tout autant.
Ecriture limpide dans laquelle le merveilleux et le gore s'emèlent joyeusement les pinceaux.

   Anonyme   
26/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé, mais à mon goût cela manque de longueuer, le lecteur n'est pas tenu en haleine, et la fin avec le juge est un peu banal, tout écrivain y a déjà pensé j'imagine, c'est un peu bateau et en même temps très adapté à la situation. Je suis plutôt fan de textes bien plus longs, qui développent plus, qui creusent les personnages, mais je me demande si dans ce cas ç'aurait été utile, donc mention bien ! ca reste très agréable à lire et intéressant ! Bravo !

   Acratopege   
27/4/2013
J'ai ouvert un fil pour remercier tout le monde en bloc et en particulier parfois....Je ne sais pas comment mettre un lien.

   Anonyme   
24/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je n'ai pas d'attirance particulière pour le surréel, l'irréel, l'au-delà du réel en général. Mais il y a dans cette histoire une unité d'abord de construction, une retenue, qui évite d'en faire trop, une chose littéraire qui tient davantage dans le concept que dans l'écriture et pour moi c'est essentiel et surtout une bonne dose de cynisme !



Et ça... j'achète ;-)

   Bidis   
20/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ce texte serait parfait pour moi, s’il ne concernait pas des noces de cristal (Je ne me trompe pas, il est bien dit "mais on ne fête qu'une fois ses noces de cristal" et à la fin du texte "notre repas de noces cristallines"). Alors là, tout au long de ma lecture, j’ai passé mon temps à protester. Même si les gens se marient tard, 40 ans par exemple (et ce n’est pas la norme), ils fêteront leurs noces de cristal à 55 ans. Mais la plupart du temps, les gens ont entre 35 et 45 ans à ce moment-là. Alors quand on dit : « c'est l'entrée sans retour dans le brouillard poisseux des dernières années de vie », flûte. Je suis un dinosaure, d’accord, mais je ne compte pas passer l’arme à gauche tout de suite, moi ! Et 55 ans, je veux bien les ravoir, bon Diou !
Je pense que l’auteur confond noces de cristal avec noces d’argent ou noces de perle.
C’est ma seule réserve. Mais je vais mettre un moins à ma note, qu’elle quelle soit, par protestation indignée.

   in-flight   
30/12/2014
Un joli petit conte qui finit sur une note rationnelle, c'est un peu déroutant au premier abord mais quand on y repense c'est plaisant. Les aiguilles du temps nous poussent vers la sortie et tous les subterfuges sont bons pour retarder l'échéance.


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