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Science-fiction
Acratopege : Toi aussi, mon fils !
 Publié le 31/12/16  -  11 commentaires  -  10346 caractères  -  103 lectures    Autres textes du même auteur

Longue, l'éternité, même au début !


Toi aussi, mon fils !


Inconfortablement installé dans son fauteuil de bambou, le vieux dictateur semble contempler l’horizon barré de brume qui dessine un cercle devant lui. Ses yeux sont ouverts, mais ses pensées errent ailleurs. À part le sillon gris de la route, aucune trace de construction humaine dans le paysage qui l’entoure, tout de bois ravagés, de collines en broussaille, de lacs entremêlés. Depuis des lustres, les grandes machines d’exploitation minière et de déforestation ont abandonné la région pour s’en aller dévaster d’autres contrées. On a démonté les baraquements des ouvriers, mis le feu à tout ce qui ne pouvait pas être transporté sur les nouveaux chantiers. La nature a repris ses droits, mais une nature dévoyée, appauvrie, souffreteuse.


Hors la tour massive qu’on appelle la Maison des Mourants, aucun bâtiment ne subsiste mille lieues à la ronde. On a installé le vieux maître du monde dans le vaste appartement qui occupe toute la surface du dernier étage. Il y vit reclus depuis vingt ans dans la plus grande solitude. On ne lui permet pas de frayer avec ses compagnons de captivité. Depuis sa terrasse aux dalles de ciment noirci par les pluies acides, il doit se contenter d’observer leurs promenades mornes dans les allées du parc. Combien sont-ils à peupler les étages inférieurs ? Personne ne le sait.


Malgré sa déchéance, Harold s’imagine parfois régner comme jadis en maître sur ses terres. Le peuple, lui, toujours naïf, le croit encore au pouvoir. N’apparaît-il pas chaque matin sur les écrans pour prodiguer aux masses la maxime du jour que lui dicte le surveillant-chef ? Il n’en faut pas plus pour faire illusion aux yeux de la foule de vieillards qui peuple aujourd’hui le monde. À l’occasion, on force même Harold à quitter sa retraite pour aller prononcer un discours de pacotille dans quelque assemblée de fantoches. Interminable, tant la Maison des Mourants est isolée, le trajet se fait toujours en véhicule blindé aux vitres opaques. Lors de ces escapades, on ne lui laisse pas le loisir d’entrer en contact avec d’autres que le conseiller chargé de le tenir en laisse, inchangé depuis sa chute, qui tient du robot pensant plus que de l’être humain. Même aux gardes qui assurent, dit-on, sa protection, Harold n’a pas le droit de s’adresser sous peine de sévices qu’on n’ose pas imaginer.


Alors, sur sa terrasse, face au paysage ruiné, le prisonnier se parle à lui-même. Il aimerait crier, mais n’ose que marmonner dans sa barbe. Il s’enivre à répéter mille fois le nom fabuleux dont il s’est affublé au temps de sa grandeur : Harold de Salomé-Baptiste. Le patronyme sonne encore à ses oreilles comme celui d’un roi ! Il aimerait oublier qu’il n’a été qu’un dictateur parmi d’autres, parvenu au sommet à la force du poignet, retombé tout aussi vite à cause d’un écart de conduite impardonnable. S’il ne s’était pas entiché de cette Marie-Madeleine, sa vie n’aurait pas basculé du mauvais côté. Il disposait pour ses nuits de plaisir d’une multitude de jeunes femmes soumises et infécondes. Qu’avait-il besoin de se laisser embobiner par une intrigante déguisée en femme du monde !


Lui-même avait édicté l’interdiction absolue de concevoir de nouveaux êtres humains. Il fallait bien protéger l’élite de la sauvagerie d’un peuple pullulant et braillard. Une élite rendue immortelle par les miracles de la bio-technologie, quelques milliers de surhumains dont la foule des hommes vulgaires, devenus inutiles, encombrait le territoire. Les élus eux-mêmes étaient astreints à la règle d’infertilité. Ils ne pouvaient prendre le risque de se voir supplantés un jour par des descendants sans scrupules tentés d’usurper leur pouvoir. Les campagnes de stérilisation massive touchaient à leur terme quand il a rencontré Marie-Madeleine. Il avait décidé que seul le Cercle des Immortels échapperait à la castration : sans grand risque, car tous avaient prêté serment d’obéissance, et Harold connaissait le sens moral inflexible de ses fidèles. Ainsi, hormis dans les zoos humains qu’on conservait par jeu, aucun enfant ne naîtrait plus sur la surface de la terre ! Les gens du peuple vieilliraient inexorablement et finiraient par disparaître. Après quelques décennies, l’existence des élus ne serait plus alourdie par la populace.


Le jour où il apprit que Marie-Madeleine était grosse, Harold avait senti son cœur se gonfler de sentiments troubles, comme un mélange de fierté et de désespérance. L’idée de devenir père le rendait heureux comme jamais, mais le terrorisait plus encore. Il savait que tous les malheurs du monde fondraient sur lui s’il osait enfreindre la loi qu’il avait imposée à tous pour le bien de quelques-uns. Pourtant, à force de sourires et de flatterie, Marie-Madeleine avait su le convaincre de garder cet enfant : même immortel, un dictateur ne se transforme-t-il pas en roi que s’il fonde une dynastie ?


Lors, faisant fi de sa peur, Harold avait tout mis en œuvre pour que Marie-Madeleine puisse, dans le plus grand secret, mener sa grossesse à terme et mettre au monde un garçon qui ressemblât à son père. L’enfant comptait à peine dix jours de vie quand la trahison d’un ami de confiance avait fait éclater au grand jour la faute du couple. Que le chef suprême eût transgressé la règle qu’il avait lui-même imposée à tous, voilà qui dépassait l’entendement ! Impitoyable avec les petites gens, le Cercle des Immortels l’était davantage encore quand l’un des siens dépassait la ligne rouge. En grande pompe, les médailles et décorations qu’arborait le grand Harold de Salomé-Baptiste sur sa tenue d’apparat furent arrachées et détruites. Dès lors, dans les apparitions publiques qu’on imposa au dictateur déchu, on l’affubla, pour donner le change, d’un uniforme de papier garni de simulacres en toc qui brillaient comme de l’or.


À ce qu’on dit, Marie-Madeleine fut selon l’usage livrée nue aux bêtes sauvages de la forêt. Quant à l’enfant, bien peu savent qu’il a survécu. Les nouveaux maîtres ne l’ont pas épargné par charité : dans leur perversité, par jeu, ils ont confié le nouveau-né à un couple d’espions infiltré au sein d’un de ces groupes de nomades rebelles qui, sous tous les régimes un peu autoritaires, vivent comme des bêtes au fond des bois en rêvant de prendre le pouvoir à la force des armes. Comment peuvent-ils ignorer qu’aux yeux des Immortels, ils ne représentent rien de plus qu’un coffre empli de jouets vivants, une attraction de foire parquée dans sa réserve sous l’œil de mille caméras de surveillance ? Ainsi, seul enfant dans une population de révolutionnaires dont l’agitation vaine amusait les maîtres, le fils d’Harold fut élevé dans la haine des Immortels. On vit en lui le jeune lion qui sauverait le peuple. Objet des soins attentifs de la communauté, il devint à force d’entraînement un jeune homme si fort et si agile que le grand soir parut bientôt proche.


*


Celui qui, au péril de sa vie, s’est faufilé entre les gardes jusqu’à la terrasse privée du grand Harold de Salomé-Baptiste pour l’occire, celui-là ne décèle dans la posture de sa victime qu’abattement et résignation au pire. S’approchant, il ose s’attarder un peu avant de frapper. Il est surpris de voir couler une larme sur la joue de cet homme dont chacun connaît l’absence de scrupules et l’insensibilité atavique à la souffrance morale. La sienne ou celle d’autrui. L’assassin hésite. Il sait que s’il ne contemple pas en face le visage de son ennemi avant de porter son coup, quelque chose restera à jamais inachevé.


D’abord freinée par la ride profonde qui prolonge l’aile du nez, la goutte d’eau se fraie bientôt un chemin entre les poils gris de la barbe taillée à la diable. Harold se rappelle combien elle était noire et luisante autrefois, quels soins il lui prodiguait chaque matin avant même d’avoir aboyé ses premiers ordres du jour. Aujourd’hui, elle ressemble aux forêts de son pays, naguère si belles, où ne subsistent plus que ronces et broussaille entre les fûts rongés par la vermine de quelques arbres survivants. Déforester pour construire un monde nouveau. Que de gâchis sur terre en miroir de sa propre déchéance ! Il se retourne, ne sursaute même pas en apercevant son assassin. Comme s’il l’attendait depuis toujours. L’homme venu pour l’abattre semble paralysé. Qu’a-t-il décelé dans le regard d’Harold, dans les reflets de lumière renvoyés par ses larmes ? Les deux hommes se reconnaissent à la même seconde. L’un se revoit en jeune homme, l’autre s’imagine en vieillard. Très loin, le soleil sombre dans la brume. Autour d’eux, le paysage bleuit et perd ses contours.


*


La transmission se fige. Sur l’image, on voit Harold faire face à son visiteur. Leurs regards se croisent, marqués de surprise. Les bras du jeune homme esquissent un mouvement en direction de celui qu’il doit assassiner. Impossible de savoir s’il veut le frapper à mains nues, sans même prendre la peine de sortir son couteau, ou bien si son geste doit être interprété comme l’ébauche d’une accolade. Dans la grande salle, les lustres se rallument. Les Immortels sortent de leur silence, se penchent vers leurs voisins pour échanger des impressions encore chaudes. Soudain, venue de partout, la voix d’un Maître invisible ramène le calme.


« Amis, voici venu le moment de faire votre choix. Aux parieurs perspicaces, une récompense de taille est promise. Quant aux perdants, ils seront punis selon la coutume. S’il ose frapper, le jeune assassin que nous avons fait dresser à son insu pour qu’il exécute son père deviendra notre nouveau dictateur fantoche. Soyez sûrs qu’il saura nous amuser. Si, par miracle, le vieil Harold se révèle capable d’affronter son adversaire et de le vaincre, rien ne changera. Nous le garderons captif pour qu’il rumine ses remords dans la solitude jusqu’à plus soif. Si tous deux décident de se jeter ensemble dans le vide, ils auront droit à des funérailles grandioses pour notre plus grand plaisir. N’aimons-nous pas tous les fêtes et les cérémonies ? S’ils s’abstiennent d’agir, nous aiderons leur chute. Faites votre choix. Sitôt que chacun aura déposé son pari dans l’urne, nous reprendrons la projection. Bien sûr, quel que soit le dénouement, nous avons prévu un nouveau jeu pour égayer les prochaines décennies. Il ne sera pas dit qu’un Immortel puisse un jour sombrer dans l’ennui. »


 
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   socque   
12/12/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'aime vraiment beaucoup l'idée, de cette manipulation générale de la réalité, et la chute de fin. Maintenant, pour moi, reste à vous donner la peine de la présenter de manière convaincante, c'est-à-dire en limitant au maximum les explications didactiques sur comment on en est arrivé là et en faisant interagir vos personnages pour donner à comprendre le contexte au lecteur, non le lui présenter comme un rapport comptable d'entreprise avec tenants et aboutissants.

Par exemple, le début, de ce point de vue, me paraît assez convaincont : les choses sont vues du point de vue d'Harold, au lecteur de tirer ses conclusions. Vous parvenez à tenir ainsi jusqu'à... je dirais
une intrigante déguisée en femme du monde !
Après, pour moi c'est comme si vous laissiez tomber devant la difficulté de la tâche : vous expliquez, et pour moi en science-fiction, plutôt qu'expliquer il s'agit d'immerger son lecteur dans l'histoire.

Voilà pourquoi, si j'aime beaucoup l'idée, je déplore son traitement qui, à mon sens, choisit la voie de la facilité. Pour ma part, j'espère que vous vous donnerez la peine de retravailler ce récit.

   toc-art   
19/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

C'est bien écrit, le thème n'est pas original, l'oedipe revisité version fin du monde, mais j'ai lu jusqu'au bout sans m'ennuyer, ce qui est déjà bien parce que je ne suis pas féru de science fiction.
Je pensais naïvement qu'on ne pouvait pas mourir quand on était immortel, c'est vous dire mon degré d'incompétence ! :-)
La chose qui me chiffonne, en fait, c'est que le dictateur au faîte de sa puissance n'ait pas pu changer les règles à son profit. Pour le coup, c'est vous que je trouve un brin naïf ! :-)
Bonne continuation

   vendularge   
18/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'aime beaucoup cette écriture, ce texte et cette histoire. Longueur excellente, chute inattendue.

Cette Marie Madeleine m'évoque la figure biblique de la pècheresse, bien sûr.

Nous sommes plus dans la parabole que dans la SF mais n'en est-il pas toujours ainsi jusqu'à ce que la fiction devienne réalité?

Bien entendu, tout cela est un peu désespérant mais je crois dur comme faire que les humains en devenir avertis nous surprendront..

Merci encore et belle journée

   Donaldo75   
18/12/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

J'ai énormément aimé cette nouvelle.

Au-delà de la dictature qu'elle décrit, de la cruauté des puissants allant jusqu'à parier sur un parricide, elle raconte aussi une forme d'humanité dans ce vieux dictateur, perdu parce qu'il conservait malgré lui une once d'instinct paternel.

Le suspense, si c'est le mot juste, est bien mené, avec une fin encore pire que le pire des dénouements, avec une maxime des plus inhumaines.

Bravo !

Donaldo

   widjet   
1/1/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
L'écriture, toujours excellente (lire notamment Lausanne 1900 pour s'en convaincre) et sans jamais tomber dans la prétention, est le point fort de cette nouvelle. Pour le reste, j'ai lu sans déplaisir (mais sans passion), mais j'ai trouvé le texte trop court - ou trop déséquilibré : plus démonstratif qu'émotionnel - pour créer des sentiments forts pour l'un ou l'autre des protagonistes. Le dénouement étonne (dans le bon sens) et rappelle le côté voyeurisme qui pullule dans les reality-shows.

Widjet

   Pepito   
2/1/2017
Hello Acratopège, content de te retrouver.

Kriture : Bon, quelques bugs à mon gout. C'est de l'Acratopège de lendemain de réveillon que tu nous as servi là. ;=)

"l’horizon barré de brume qui dessine un cercle devant lui" > celle là est gratinée ;=) un horizon en forme de cercle c'est pas courant. Peut-être un horizon "autour" de lui, mais là encore un "horizon" est ce que l'on peut observer, du coup, nécessite d'avoir des yeux derrière la tête. Bon, excuse moi, je chipote... avec "arc de cercle" c'est parfait.

"Il y vit reclus (dans l'appartement) depuis vingt ans dans la plus grande solitude." > une peu plus loin "À l’occasion, on force même Harold à quitter sa retraite pour aller prononcer un discours de pacotille dans quelque assemblée de fantoches." tss, tss, tss ;=)

"les zoos humains" comprends pas, tout le monde est humain, non ?

"on l’affubla, pour donner le change, d’un uniforme de papier garni de simulacres en toc qui brillaient comme de l’or" ben pourquoi ? Autant lui laisser son costume d'origine, non ?

"Marie-Madeleine fut selon l’usage livrée nue aux bêtes sauvages de la forêt" c'est tout comme moi, je déteste perdre du temps à décortiquer mon casse-croûte. ;=)

"un couple d’espions infiltré" plus loin "une attraction de foire parquée dans sa réserve sous l’œil de mille caméras de surveillance" > cela ne fait pas un poil double-emploi ? Voir triple avec les "zoo humains" ?

"insensibilité atavique" insensible sur plusieurs générations, donc ? ;=)

"L’un se revoit en jeune homme, l’autre s’imagine en vieillard." excellent !

Fond : Le twist de fin est sympa, sans être grandiose. Bon, va falloir me dérouiller tout ça, hein. Je veux pouvoir lire une autre "Veste", moi ! C'est ça le pb, quand un auteur a touché l’excellence, le client devient difficile et en redemande. ;=)

A plouche.

Pepito

   Francis   
2/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Science-fiction, histoire, monde contemporain s'entrecroisent dans mon esprit au fil de ce texte. Des dictateurs, hommes politiques devenus pantins sous le contrôle de forces qui tirent les ficelles ; l'humanité sous l'emprise d'une élite possédant le pouvoir technologique, financier ; Ouranos et Cronos surgissant de la mythologie ; Téléréalité qui incite le spectateur à parier sur l'issue d'un combat... Et, dans cet univers impitoyable, une larme, une lueur d'espoir ! Hier encore, ce film aurait pu être tourné en Amérique Latine, en Afrique mais demain quels en seront les décors ?
Ce texte offre mille portes mais une seule réflexion. J'ai aimé m'y...perdre.

   hersen   
3/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Un fils caché dans un monde où l'on n'a plus le droit de procréer, puis le père et le fils qui vont se "reconnaître" juste en se regardant. J'ai un peu de mal à accrocher.

Par contre, j'ai aimé la description de cet homme mis à l'écart dont on se sert comme pantin.
je trouve cependant l'histoire un peu courte, ou plutôt, pas assez développée dans les sentiments entre le père et le fils.

J'ai peut-être le sentiment de trop d'explications et pas assez de ressenti.

Par contre, je suis déçue en bien (j'ai lu quelque part que vous êtes Suisse !) par le cynisme de la fin, de paris perdus d'avance.

Merci de cette lecture,

hersen

   stony   
19/1/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour, Acratopege,

En réalité, je ne sais trop qu'écrire au sujet de ce texte, sinon que j'ai eu bien du mal à croire que tu en serais l'auteur. Ça m'a beaucoup surpris. Alors que dans d'autres, c'est avant tout la qualité d'écriture (mais pas que) qui m'avait embarqué, ici, c'est l'écriture qui m'a ennuyé (désolé) depuis le début. La narration ne m'a jamais emporté non plus, ayant eu davantage l'impression de lire un scénario que de lire un récit. J'ai vu des descriptions de personnages, mais pas les personnages eux-mêmes, je ne les ai pas sentis, ressentis. Dès lors que la forme ne n'emporte pas et que la narration me laisse hors de l'histoire, il m'est difficile de m'y projeter et d'en apprécier le fond.

Déçu et désolé de l'être.

   Novi   
12/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un récit d'un cynisme grisant, d'une réalité implacable ; j'ai littéralement ressenti une espèce de dégoût et de mépris à la lecture de la fin. C'est une histoire coup de poing sur une condition humaine plus que tragique, remplie d'une fatalité morbide... quel sadisme !

J'ai aimé cette nouvelle pour son fond ; pour ce qui est de la forme, je trouve le style trop naïf, léger, et il manque des fondations aux personnages... dommage ! Mais ça reste une bonne histoire.

novi

   andrejalex   
15/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle écriture, sujet magnifique (se prêtant à souhait à des réflexions philosophiques). J'apprécie cette forme de cynisme assez impitoyable qui dépasse à peine ce que nous entendons parfois.
Le nom de la pècheresse est-il un hasard?
Au fait il existerait donc un chef suprême capable d'enfreindre la loi qu'il a imposée à tous...


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