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Sentimental/Romanesque
AlexC : Jovial et innocent
 Publié le 02/09/15  -  10 commentaires  -  8179 caractères  -  80 lectures    Autres textes du même auteur

La rencontre muette d’un voyageur et d’une jeune fille au masque de tissu.


Jovial et innocent


Le train roule à vive allure. Les ballottements secouent les passagers en rythme, accompagnant le sommeil des plus éreintés d’une berceuse naturelle. Un voyageur solitaire ouvre un œil. En face de lui, de l’autre côté de l’allée centrale, une jeune fille porte un masque de tissu. Leurs yeux se rencontrent un instant, avant qu’il ne referme le sien.


Midi approche. Le voyageur se redresse. La jeune fille, assise, regarde, absente, le panorama. Il s’étire un peu, baille bruyamment. Elle se tourne vers lui, indolente, et lui jette un regard vide qu’il perçoit, indifférent.


Couchée sur le côté, la jeune fille somnole tant bien que mal. Ses pieds dénudés dépassent légèrement de la banquette et attirent la curiosité du voyageur. Lignes profondes et courbes douces lui rappellent les collines de son enfance. Mais quelqu’un interrompt sa rêverie nostalgique, dévalant en trombe toute la voiture. Au passage, le malotru chatouille sans le vouloir la jeune fille, la réveillant en sursaut. Hagarde et déboussolée, son expression prête à rire. Le voyageur se retient et n’esquisse qu’un petit sourire amusé. Un sourire qu’elle décèle et qu’elle désapprouve d’une grimace contrariée.


Contrôle des billets. Distrait, le voyageur adresse au contrôleur une addition de restaurant. Incompréhension mutuelle. Il récidive et offre, convaincu ce coup-ci, un ticket de parking. Témoin curieux de la scène, la jeune fille explose de rire. Un rire jovial et innocent. Un rire qui ne souffre d’aucune malice, aussi pur et limpide qu’une eau de source patagonienne. Le contrôleur, interpellé, fait volte-face et s’enquiert poliment de la situation. La main sur le cœur, la jeune fille rougit violemment. Elle se tourne vers le voyageur, le dévisage de haut en bas et répond à l’officiel des transports à grands renforts de gestes indignés.

Le voyageur comprend ainsi, malgré la barrière de la langue, que le contrôleur lui a demandé s’il était son petit ami et qu’elle s’en était défendue, totalement scandalisée. Il explose de rire à son tour, jovial et innocent. Récupérant, dès lors, l’attention d’un employé ferroviaire quelque peu perdu. Le voyageur lui donne enfin son titre de transport et, une fois tamponné, le range dans ses affaires. Il pivote vers la jeune fille au masque de tissu et, pour la première fois, croise, vraiment, son regard. Captivée, intriguée, elle le soutient quelques secondes. Il amorce un petit sourire bienveillant, qu’elle décline, s’enfuyant dans la contemplation du paysage.

Un moustique affamé virevolte, menaçant, aux alentours du voyageur. Dans la ligne de mire de la jeune fille depuis un moment, l’insecte n’a aucune chance. Elle s’élance au milieu du corridor, tel un félin sur sa proie, et le capture d’un poing ferme, satisfaite. Le voyageur relève la tête doucement, toujours un peu plongé dans sa lecture, et découvre sa voisine, figée dans une position improbable, le bras tendu, la main à quelques dizaines de centimètres seulement de son visage. Interloqué, il l’interroge du regard. Elle pouffe de rire et retourne s’asseoir comme si de rien n’était.


Une petite faim se pointe. Le voyageur plonge dans ses affaires pour y trouver une tablette de chocolat à peine entamée. Il sépare méticuleusement un carré et l’enfourne avidement dans sa bouche. La jeune fille prétend ne rien voir. Son estomac ne sonne nulle sonnette d’alarme mais sa gourmandise lui fait du pied. Un chocolat de cette qualité reste un mets rare dans son pays, elle n’a jamais eu l’occasion d’en goûter de si prestigieux. Elle laisse échapper un regard oblique, et déglutit malgré elle de désir. Le voyageur n’a rien vu heureusement. Il découpe soigneusement un autre petit morceau et le pose dans sa paume. Il coulisse côté couloir, scrute la droite et la gauche, puis étend son bras vers la jeune fille. Le chocolat trône au sein de sa main ouverte comme une offrande pour la paix. Une demande en ami à l’ancienne. Elle hésite d’abord. Examine le chocolat d’un air suspicieux. Puis cède, ne trouvant rien à lui reprocher. Dans un élan candide, elle pince la friandise convoitée de deux doigts, prenant soin de ne pas toucher son bienfaiteur. Elle retourne s’asseoir prudemment contre la vitre, contemple quelques secondes ce cadeau si précieux et abandonne un regard solennel à l’étranger. Merci. Elle s’apprête à engloutir son petit trésor mais le voit lui lancer un sourire circonspect, pointant du doigt sa bouche d’un geste bref et répété : elle a oublié son masque.


Sur le quai d’une gare intermédiaire, un chat bataille, tentant en vain de capturer sa queue, forcément tenace. La jeune fille s’en amuse gaiement. Elle multiplie les clameurs enfantines. Babille sans ménagement. Enveloppée d’une bulle de joie primaire, elle ne remarque pas son spectateur attendri, le sourire en coin.


Complètement absorbé par son roman, le voyageur fronce les sourcils. Il aborde un passage contrariant qui le déloge, l’espace de quelques minutes, de la douce allégresse dans laquelle il s’était installé. La jeune fille l’épie en silence. Elle ne comprend pas. Comment un livre peut-il autant l’affecter ? Elle tousse haut et fort. Une fois. Deux fois. Pousse le volume. S’enlise dans une quinte incontrôlable. L’autre réagit enfin. Il l’observe, soucieux. Elle stoppe alors net son simulacre, baisse son masque d’un mouvement rapide et lui sourit de toutes ses dents. Un sourire espiègle. Irrésistible. Qui transforme, d’un coup de pinceau magique, sa figure rembrunie en une éruption de bonheur.


Le voyage est long et la chaleur suffocante. La jeune fille qui tapote sur son téléphone résiste difficilement aux appels de Morphée. Finalement, elle succombe et s’endort. Ses yeux se ferment et sa tête s’écroule en avant. Ce qui la réveille d’un coup sec, la laissant, une fois de plus, sonnée et perdue, le visage grimaçant. Le voyageur étouffe difficilement un rire bruyant, puis retourne guilleret à son ouvrage.


C’est à son tour de craquer. Étendu de tout son long, ses paupières vacillent depuis quelques minutes. Mais la jeune fille ne l’entend pas ainsi. Elle sifflote un petit refrain entraînant. Assez fort pour que cela le réveille. Assez fort pour qu’il ouvre un œil, puis deux, puis se mette sur le ventre et lève la tête avec une mine réprobatrice. Elle prétend ne pas le voir. Adossée à la paroi, la queue de cheval contre la fenêtre, une jambe pliée, l’autre étendue, elle regarde de côté, l’air de rien. Son index désinvolte est cabré vers l’extérieur. Il ne réagit pas d’emblée, mais encouragé par un petit regard circulaire, il se redresse à contrecœur. Il s’approche et se pose en face de la jeune fille. Il découvre alors derrière une fine couche de poussière, un spectacle hors du commun, un panorama magistral qui le laisse émerveillé et pantois.


Le contrôleur, qui n’a pas de compartiment dédié, se repose au fond de la voiture. Affalé sur une banquette, il tente vainement de résister à la fatigue qui l’accable. Ses yeux se ferment néanmoins. Détail que ne manque pas de relever la jeune fille, l’âme revancharde. Elle réfléchit au sale coup qu’elle pourrait lui jouer quand une secousse particulièrement forte fait grincer le wagon. La trousse de premier secours, solide boîte de métal accrochée au mur, n’y résiste pas. Elle tombe sans sommation sur le pauvre bougre qui venait à peine de fermer l’œil, l’assommant presque sur le coup.

La jeune fille, qui n’a pas manqué une miette de la scène, jubile intérieurement et remercie la providence pour ce deuxième petit cadeau. Au passage, elle bénit le mystérieux passager d’un ultérieur battement de cils reconnaissant. Il semble, lui aussi, occupé à espionner ce bon contrôleur, qui tente maladroitement de remettre la cause de son malheur à sa place. La tâche achevée, las, celui-ci se rassoit. Une autre belle secousse se fait alors sentir, bousculant à nouveau l’équilibre de la trousse de soin qui s’écrase, de plus belle, sur le crâne meurtri de sa victime.

Le voyageur se retient de rire comme il le peut. Il se tourne vers la jeune fille qui se tourne elle-même vers lui à ce moment-là. Ils se regardent, restent immobiles une seconde et éclatent de rire ensemble.


 
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   Blacksad   
2/9/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour

Je suis désolé mais je n'ai absolument pas accroché à cette nouvelle. J'ai trouvé l'intrigue très plate et je n'ai pas réussi à avoir envie de lire la chute qui se révèle sans surprise.
On peut cependant avoir de très beaux morceaux de littérature sur un sujet anodin. Ce n'est (d'après mes goûts) pas le cas ici, les phrases courtes alors qu'il n'y quasiment pas d'action et un style très classique et un peu trop simple ne sont pour moi pas adaptés pour ce genre de récit.

Cette histoire de rencontre sans parole dans un train ne m'a pas captivé mais j'espère qu'elle comblera d'autres lecteurs !

   Pepito   
2/9/2015
Bonjour Alex C,

Forme : haché menu pour digestions difficiles.
" Les ballottements secouent les passagers en rythme, accompagnant le sommeil des plus éreintés d’une berceuse naturelle." c'est le "mouvement" qui secoue, le passager, lui, "ballotte" - c'est le "passager" qui est "éreinté" - "ballottements" > "berceuse" = ?

"Midi approche." au triple galop

"Mais quelqu’un interrompt sa rêverie nostalgique, dévalant en trombe toute la voiture." > "Mais quelqu’un (?!), dévalant en trombe le couloir de la voiture, interrompt sa rêverie nostalgique"... éventuellement

"eau de source patagonienne" mais presque
"l’officiel des transports" oh putaingue !
"une fois tamponné" > d'ou "le tamponneur des lilas" ;=)
"Une petite faim se pointe." bougez pas, bougez pas, je ne fais que passer...
"Elle laisse échapper un regard oblique" zouiiitch ! oh pardon

Fond : impeccable, du sentimental/romanesque comme je l'aime.

En vous souhaitant une bonne... PAN !

- Pepito, oh Pepito ! T'es mort ? ...

   carbona   
3/9/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Alex C,

Je n'ai pas tellement accroché à cette rencontre muette. Je trouve que ça ne décolle pas, ça manque de pep's comme s'il n'y avait pas véritablement d'intrigue en fait.

L'idée me plaît, la scène dans le train, les protagonistes opposés par le sexe, par leur position dans le wagon, par la langue (j'ai bien aimé cette idée) mais j'aurais voulu qu'il se passe quelque chose.

J'ai été un peu déroutée par ce masque en tissu que j'ai pris au départ pour un cache-oeil et qui est, dites-moi si je me trompe, un foulard religieux en réalité.

Une bonne idée qui mériterait d'être approchée d'une manière différente, peut-être sur un ton moins lent, plus dynamique. Les descriptions sont un peu longues et manquent de piment.

J'espère néanmoins vous relire bientôt.

   in-flight   
3/9/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour

Le narration serait plus savoureuse avec une focalisation interne : la subtilité de cette rencontre avec ses non-dits, ses erreurs d’interprétation, ses quiproquos serait alors vécue avec la présence d'un « vrai » narrateur qui ressent les choses (et nous les fait ressentir). Il en résulterait une connivence avec le lecteur du genre « vous aussi, ça vous ai déjà arrivé. »
En gros, il faut du « je » dans cette nouvelle (je me sens obligé de dire que parfois il faut éviter le « je »...)

Sur le fond, je n'ai pas été emporté et la scène du moustique m'est apparue comme un prétexte bien léger pour justifier un "pouffage de rire".

En gros, je ne vois pas qui se cache derrière ces 3 personnages (j'ajoute le contrôleur). ça manque de "chair".

   Anonyme   
4/9/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Je ne comprends pas. Vous dites qu'elle porte un masque de tissu, alors comment le voyageur peut-il s'apercevoir de ces détails ? "Hagarde et déboussolée, son expression prête à rire. / la jeune fille rougit violemment".

Sinon je n'ai vraiment pas été emballé par l'histoire qui baigne dans une grande naïveté, tant dans le style, très simple, que dans les évènements. Ces sourires bébêtes de part et d'autre, le chocolat, le moustique puis la mésaventure du contrôleur, comme une succession de futilités.

Enfin je m'interroge sur l'intérêt de ce fameux masque qui promettait du mystère, de la passion dissimulée ou une rencontre entre deux mondes. Rien de tout ça, juste "Un chocolat de cette qualité reste un mets rare dans son pays". C'est peu !

Je suis étonné, la qualité de vos commentaires ne correspond pas à cette nouvelle qui n'est pas mauvaise mais vraiment superficielle.

   alvinabec   
4/9/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour AlexC,

Les commentaires précédents me semblent pertinents...je rajoute le mien en espérant qu'il vous sera de quelque utilité (pfuittt, la prétention!)

Première remarque, il y a foultitude d'adjectifs et adverbes dont votre texte peut se passer. Idem pour les expressions que l'on connait par cœur "explose de rire" (cherchons autre chose pour définir le rire).
D'autres babioles comme 'sonne nulle sonnette', relire son texte à haute voix permet d'éviter ce genre d'écueil...
Vous parlez de la barrière de la langue, où sommes-nos donc? le lieu, outre le train, ne paraît pas défini ce qui déstabilise votre lecteur.
Il y a pas mal d'effets de manche qui tombent à plat, ex 'aux appels de Morphée'...pourquoi ne pas dire 'au sommeil', soyons simples. C'est notre défaut à tous, surjouer un texte au risque de lasser le lecteur alors qu'il faut l'accompagner, lui dire, là il y a ça, là se sont les serviettes... etc, comme l'explique très bien R. Gary dans 'La promesse de l'aube'.
Peut-être qu'en visualisant la scène avant que de vous mettre à l'écrire pourrait vous aider à la maîtrise de l'action tout comme de bien définir vos personnages, quels sont-ils, ce qu'ils apportent au récit, ce qui peut leur arriver, etc, etc...le moindre pet de mouche doit trouver sa place dans une narration courte.
Allez on s'y remet, ça va le faire.
A vous lire...

   Mare   
5/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Eh bien, j'ai bien aimé. J'ai trouvé le style original. A la troisième personne. Une succession de moments. C'est un peu inhabituel, mais cela crée un rythme qui ressemble assez à celui d'un train en marche. Cela semble saccadé, mais en fait, tout reste très fluide et agréable. Cela berce le lecteur.

J'aurais quand même quelques remarques. Parce que, forcément, quand on se lance dans une écriture comme celle-là dès qu'on sort un peu du chemin, cela se remarque immédiatement.

Par exemple:

"Une petite faim se pointe" un peu trop désinvolte par rapport au ton du reste de la nouvelle.
"Elle multiplie les clameurs enfantines. Babille sans ménagement." un seul des deux aurait suffi, je pense.
"Il aborde un passage contrariant qui le déloge, l’espace de quelques minutes, de la douce allégresse dans laquelle il s’était installé." Cela sonne étrangement à l'oreille et casse un peu le rythme.

Concernant le fond. Et bien, que dire sinon que j'ai aimé être spectatrice de cette rencontre.

Juste une chose, concernant ceci:
"Ses pieds dénudés dépassent légèrement de la banquette et attirent la curiosité du voyageur. Lignes profondes et courbes douces lui rappellent les collines de son enfance. Mais quelqu’un interrompt sa rêverie nostalgique, dévalant en trombe toute la voiture."
J'aurai vu la rêverie plus longue. Là, c'est un petit peu bref.

Le rire est un langage universelle. C'est un bâtisseur de pont extraordinaire. Le rappeler valait bien une nouvelle.

Merci !

   Anonyme   
5/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

j’ai pris un certain plaisir à lire l’histoire de cette rencontre. Beaucoup de finesse bien amenée je trouve et une certaine délicatesse…ça change des big-bang communs…peut-être un peu anachronique à l’ère de la fibre optique et de Edarling, etc., il fallait oser et réussir cette lente connexion. Pour ma part, c'est une réussite.

À vous relire.
Cordialement
Corbivan

   Lulu   
6/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai lu votre nouvelle avec beaucoup d'attention, et l'ai trouvée agréable de par son style simple, à la portée de tous. Cependant, il me semble que l'intrigue est un peu plate. Il ne se passe pas grand-chose. J'aurais souhaité un peu plus d'événements, un plus de choses qui me permettent de rire aussi. Or, je suis à côté. J'observe les rires sans y adhérer, ce qui est bien dommage. Je trouve même le dernier rire excessif, comme peu probable, peu réaliste.

Peut-être aurais-je aimé un peu de dialogues, même s'il y a la barrière de la langue, ou vous voir insister sur ce fait.

D'où vient la jeune fille, où se passe l'histoire ? On ne le sait. Personnellement, j'aurais bien aimé savoir.

Cela dit, je chipote un peu, car j'ai tout de même bien apprécié votre nouvelle dans l'ensemble. Il lui manque juste un peu plus de souffle, un peu plus de vie, de bourdonnements.

Au plaisir de vous lire à nouveau.

   Agueev   
19/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Intrigué par les commentaires assassins que tu distilles, j'ai eu envie de lire ta nouvelle...
Et bien je l'ai trouvé très agréable, il ne se passe pas grand chose, mais elle m'a fait penser à un excellent roman que je viens de terminer qui se passe entre dans un train qui traverse la Russie, la rencontre entre un homme et une femme (je suis nul pour me rappeler chaque nom d'auteur et de roman que je lis...).
Même s'il n'y a pas de rebondissement dans ton texte, j'ai eu l'impression de me retrouver dans ce compartiment et de faire partie du voyage.


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