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Sentimental/Romanesque
alifanfaron : Boire et déboires
 Publié le 23/10/09  -  15 commentaires  -  2980 caractères  -  161 lectures    Autres textes du même auteur

Un soir, une sorte d'ivresse m'a saisi. Comme un vertige. J'ai couché sur le papier cet étrange récit. Une virée dans l'incohérence et la liberté. Quand la folie nous guette...


Boire et déboires


Et on s’est saoulé la gueule. Verre après verre. Et même après. On a bu, bu et rebu. On a gueulé, on a pleuré et on a ri. On a beaucoup ri.


Ça sentait l’herbe mouillée, le gazon tondu.


Alors on a réfléchi. À la tête de Dieu, sans barbe, et à celle de Marie, avec. Après on a rebu. Du whiskey surtout. On était heureux.


C’était beau.


On était beau.


Fous.


Et Rock n’roll.


D’ailleurs on a roulé à un moment. Mais pas tout de suite, plus tard.


On a continué de boire. Toujours et encore. Nos bouteilles se remplissant au fur et à mesure que nous les vidions. Boire et déboires. Et on continuait de gueuler.


Des « je t’aime » à tout va. Sans destinataire ni destination. Juste comme ça, jetés dans le vent.


Puis des mots crus. « Bidoche » « tripes » « bedaine ». Encore que bedaine c’est gras. Et au milieu de ces mots, une phrase, claire, lumineuse :


« Nous ne garderons pas les moutons dans la même bergerie. »


Et après ça, le silence.



Le silence est resté avec nous. Je ne sais pas combien mais assez longtemps. Au bout d’un moment, on s’est tous assis par terre. Nos culs étaient trempés d’avoir couru dans les hautes herbes. Il y avait une petite brise. C’était sympa.


Puis un sanglot a chassé le silence. Retenu au début puis plus retenu. Un beau sanglot bien plein. C’était un sanglot de fille. On entendait les larmes tomber sur le sol.


Plic,

ploc.

Plic,

Ploc.


Rapidement, une immense flaque se forma. Puis la flaque devint mare, la mare un étang, l’étang un lac. Quand l’eau nous arriva jusqu’au bassin, on s’est levé et on s’est cassé. La fille est restée là, à pleurer.


On est retourné sur la route. Pour se sécher. On se sentait mieux alors on s’est remis à picoler. Et à gueuler aussi. Moi, je me souviens d’un « Et les machines, on s’en fout !!! ».


Mais d’autres ne s’en souviennent pas.


Personne ne comprenait ce qui se disait mais tout le monde participait. En y allant de son insulte, de son petit mot ou de son rire. On a tout donné. On a couru aussi. À un moment. Un peu après. Des groupes se sont formés. Les rapides, les trop saouls et les filles. Et on a parlé, allongés sur le bitume mouillé par la rosée - car on est tous tombé un moment ou un autre, c’est qu’on était vraiment saoul. On est resté comme ça à discuter. Moi j’étais entre les rapides et les trop saouls. Mais je n’me souviens pas de quoi on a parlé. Des fois, on entendait un « je ne t’aime plus » bien strident. C’était celui des filles à l’arrière. Elles gueulaient aussi. Au bout d’un moment, toujours par petit groupe - personne ne s’était levé - on s’est mis à chanter des chansons. Des connues et des moins connues.


Et même des qu’existaient pas. C’était chouette.


C’est le soleil qui nous a réveillés au petit matin. Chacun a ramassé son copain ou sa copine et on s’est tous séparé, sans un mot ni même un regard. Nous étions redevenus des inconnus.


Des anonymes parmi les chiens et les rats.


 
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   nico84   
23/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Oui je comprends bien l'intention de l'auteur mais je suis bien embété. D'un côté j'aime la manière dont tu as retranscris les sensations de l'ivresse et du rapprochement des individus (sans pour autant avoir décris d'éventuelles dérives, surement car ton narrateur est ivre lui même), mais j'ai l'impression que tu n'as pas été au bout de ta démarche et de ton message de fin.

Je pense que tu aurais pu appuyer tes propos sur la proximité des personnes (dire mon frère, parler de projets ...), la fin aurait été d'autant plus claire et forte. Ce n'est donc pas l'idée qui me parait originale qui me déçoit un peu mais la manière dont elle a été exploitée. Il y a du bon mais il manque de l'intensité.

Sinon le ton est bien trouvé, même si je ne suis pas trés connaisseur en la matière.

Bonne continuation !

   calouet   
23/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Étonnante lecture. J'ai personnellement eu du mal à rentrer dedans, comme si je me sentais totalement exclus du trip, même en souvenir. Les phrases remontées de ces instants d'ivresse ne m'ont pas convaincu... Pas plus que les "mots crus" qui me semblent drôlement gentillets pour une bande de lascars avinés et "rock n'roll"...

Bref, à mon sens c'est dommage, car l'idée me plaît bien, il y a par ailleurs une bonne maitrise, de la poésie dans certains passages. Une forme de tendresse détachée, qui me plaisait bien.

   colibam   
23/10/2009
 a aimé ce texte 
Pas
A la lecture de ton résumé, mon esprit a salivé.
Ecrire sous le feu de l'ivresse, quelle qu'en soit l'origine, permet souvent d'accoucher de belles oeuvres, originales, décalées, novatrices.

« Et on s’est saoulé la gueule »
Voilà une belle entrée en matière. Commencer ainsi, dans le mouvement, happe immédiatement le lecteur au coeur de l'action.
Les phrases sont courtes, incisives, ce qui permet de ménager un certain suspense, une attente.

Ensuite, assez rapidement, l'intérêt que tu es parvenu à susciter s'étiole au fil de phrases souvent banales ou inutiles.

« D’ailleurs on a roulé à un moment. Mais pas tout de suite, plus tard. » Cette phrase, par exemple, n'apporte rien à ton histoire alors que le fait de l'isoler devrait au contraire permettre d'en souligner l'importance, pour la compréhension du texte.

Idem pour celle-ci :
« Puis des mots crus. « Bidoche » « tripes » « bedaine ». Encore que bedaine c’est gras ». Même si je comprends l'état joyeusement éthylique dans lequel sont plongés les protagonistes, tu aurais pu formuler cela autrement, de manière moins plate.

« Et après ça, le silence. » : Une bonne liaison, suggestive, qui permet d'attiser à nouveau la curiosité.

« Retenu au début puis plus retenu » : tournure maladroite (puis plus). Idem dans la phrase suivante avec « bien plein »

« Rapidement, une immense flaque se forma. Puis la flaque devint mare, la mare un étang, l’étang un lac. Quand l’eau nous arriva jusqu’au bassin, on s’est levé et on s’est cassé. La fille est restée là, à pleurer. » : originale vision des choses, avec un trait d'humour... noir.

« On est retourné sur la route. Pour se sécher. On se sentait mieux alors on s’est remis à picoler. Et à gueuler aussi. Moi, je me souviens d’un « Et les machines, on s’en fout !!! ». 
Bon, là, on tourne en rond, la lecture devient pesante. On a comprit que les joyeux lurons picolaient. Mais après ?
L'expression « Et les machines, on s’en fout » est trop fade et mal formulée.

« Personne ne comprenait ce qui se disait mais tout le monde participait. En y allant de son insulte, de son petit mot ou de son rire. On a tout donné. On a couru aussi. À un moment. Un peu après. Des groupes se sont formés. Les rapides, les trop saouls et les filles. Et on a parlé, allongés sur le bitume mouillé par la rosée - car on est tous tombé un moment ou un autre, c’est qu’on était vraiment saoul. On est resté comme ça à discuter. Moi j’étais entre les rapides et les trop saouls. Mais je n’me souviens pas de quoi on a parlé. Des fois, on entendait un « je ne t’aime plus » bien strident. C’était celui des filles à l’arrière. Elles gueulaient aussi. Au bout d’un moment, toujours par petit groupe - personne ne s’était levé - on s’est mis à chanter des chansons. Des connues et des moins connues. »
Ce paragraphe résume à lui seul tous les défauts de ton texte : tournures maladroites, ressassées et sans intérêt. On se demande où tu veux en venir. En apercevant la fin toute proche et sans l'avoir lu, on se dit que le dénouement va être explosif, surprenant et qu'il fera passer l'ennui de cette lecture.

Malheureusement, la fin n'apporte rien, n'explique rien, se confond dans le terne, voire opacifie le sens. Que viennent faire les chiens et les rats dans cette histoire ? Mais peut-être n'ai-je rien compris...

Pour résumer, si l'écriture est correcte et l'idée de départ intéressante, ton texte souffre essentiellement de platitude. Il mériterait d'être retravaillé sur la forme et densifié sur le fond pour apporter un parfum à ton histoire.

   Perle-Hingaud   
23/10/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Le titre était attirant. Las, le breuvage s'apparente plus au cacolac qu'au bourbon... La pléthore de gros mots "communs" ne suffit pas à donner une ambiance rock'n roll ! J'attends, j'attends... et rien. Elle vient quand, l'histoire ? Même pas vraiment d'états d'âme avinés, juste quelques instants. Peut être était-ce le propos de l'auteur, des bulles de temps, mais ces bulles ont la légereté de l'eau savonneuse...
Et c'est bien dommage, parce que l'on sent une écriture fluide, aisée. Un rythme. De bonnes idées (les larmes devenant lac...). Bref, tout pour un prochain texte réussi, et que je lirai certainement avec plaisir.
Bonne continuation.

   Anonyme   
23/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour alifanfaron

Bien aimé la première partie du texte jusqu'à ce silence après cette phrase incongrue.
Pour les mots crus... hmmm... j'ai été un peu... déconcertée. T'as pas osé ? Dans ce cas, cette phrase il aurait fallut l'effacer. Car là, d'un seul coup, à cause de cette "promesse non tenue" le texte bascule dans un registre différent.

"Je ne sais pas combien mais assez longtemps." tant pis pour les répétitions, certaines fois on ne peut pas faire autrement, là il manque un temps. (avis perso)

"Nos culs étaient trempés d’avoir couru dans les hautes herbes." l'image est étrange.

les larmes tombant sur le sol, la suite aussi, très poétique et très visuel.

"car on est tous tombé un moment ou un autre" tombés "à" un moment, son absence heurte ma lecture.

Ceci dit, le texte est léger, il n'y a pas d'histoire, j'ai cru à un moment qu'il y en aurait une plus grande quand la fille s'est mise à pleurer, mais le résumé dit que c'est une sorte de "trip" de voyage irréel donc pourquoi pas le ni queue ni tête.

J'aime vraiment beaucoup le ton. Les phrases courtes. La musicalité du texte, et ses envolées, même si elles ont un goût de trop peu, même si on retombe très vite les pieds sur terre.

Un autre sivouplait ! Hic !

Bonne continuation !

   florilange   
23/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour alifanfaron,
J'aime beaucoup le style de cette nouvelle, avec ses phrases courtes.
À mon avis cependant & pour avoir observé des soulards en action - sans participation donc l'esprit clair - il m'a semblé que vos poivrots n'avaient pas le vin très joyeux, ni trop créatif. J'en ai vus qui refaisaient le monde politique avec beaucoup + d'originalité que dans leur vraie vie. Qui pleuraient en racontant des choses qu'ils n'avaient jusque là dites à personne. Qui philosophaient alors qu'ils ignoraient la signification du mot philosophie. Qui braillaient des chansons gaillardes, dont ils réinventaient les paroles pour avoir oublié les vraies. Et qui étaient drôles mais drôles... Même si, au réveil, la "levée du corps" se révélait plutôt pénible.
Alors, je suis restée sur ma faim. Désolée,
Florilange.

   Anonyme   
23/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bon alors dans le style beuverie, je préfère Bukowski car il y avait au moins un semblant d'histoire autour.
Mais là franchement on le sait beaucoup trop qu'ils sont bourrés et je crois que si on enlevait toutes les phrases qui le mentionnent, et bien la nouvelle devrait tomber à, à peu près 1253 caractères. : )

Le coté saccadé, sans queue ni tête, oui pas de problème. Il exprime bien le coté décousu que peuvent avoir ce genre de soirée mais bon finalement ça tombe à l'eau ton truc.

Des détails sans doute importants sur le moment vécu, paraissent totalement superflus à la lecture.

Les rires, les larmes,les cris, les chansons... bref on sait tous comment ça se passe dans ces moment là. Il y a bien le coté un peu surréaliste de la fille qui pleure jusqu'à inonder les lieux, c'est pas mal mais pas suffisant.

J'aime quelque part la spontanéité du texte et le coté vif.
Oui, c'est sûr c'est un texte vivant qui bouge dans tous les sens. Ce coté là me plait.

Généralement j'aime bien les nouvelles qui n'ont pas forcément de commencement ni de fin mais là je me demande quand même après cette lecture, Et alors... !?

Pas franchement d'intérêt pour moi désolé.

   jaimme   
23/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Pour une histoire sans histoire il faut une atmosphère, et parfois elle apparaît réellement. Beuverie, délire, idioties, amours sans amour. Oui.
Mais je reste sur ma faim, et ma soif d'ailleurs aussi.
L'idée est franchement à creuser, elle est intéressante. Mais quand il y a délire, il faut vraiment délirer. Là on zigzague entre poésie effleurée et non assumée et ennui.
Il y a du potentiel, mais il faut se lâcher alifanfaron. Et travailler les mots, les phrases pour qu'un texte aussi court soit fort, beau.
J'ai aimé, par exemple: "Des « je t’aime » à tout va. Sans destinataire ni destination."
Pourquoi les chiens et les rats de la fin. Là c'est un peu trop ouvert: on peut aller de la condamnation de cette beuverie à la condamnation inverse du reste du monde.
Bonne continuation.

   Marquisard   
23/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
J'aime pas trop bien.

D'un côté l'idée me plait bien, écrit simple, vague, disloqué etc

D'un autre je trouve ça assez mal fichu, pas assez délirant, pas assez bossé, pas assez construit/déconstruit.

Sinon, les relents le côté décousu les idées/mots qui "plopent" tout ça, j'ai plus pensé à des prods qu'à une cuite.

   nemson   
24/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien
je trouve ce texte plutot sympa. quand quelqu'un prend la peine de sortir du lot en matiere de style ou de structure et quand ça fonctionne plus ou moins ( ne pas confondre originalité et talent) je trouve que ça vaut la peine de le saluer. c'est vrai que ça manque d'intensité, mais bon texte agreable malgré tout.

   shanne   
24/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Ce n'est pas simple de raconter un moment de"folie" On cherche ses mots, on se souvient de certains passages...et surtout de notre retour dans la réalité, triste réalité: " des anonymes parmi les chiens et les rats"
Bravo

   Anonyme   
24/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'aime bien le style je trouve que cela correspond bien au sujet.

J'aurais par contre aimé que le délire soit plus important, que le décalage soit plus fort. Bref j'attendais plus et plus fort, Ici je n'ai eu que le flacon...

Mais pour le style auquel j'ai bien accroché je suivrai volontiers d'autres pérégrinations de l'auteur, à condition qu'il " se lâche un peu plus"

Xrys

   wancyrs   
24/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un trip d'alcool se divise en trois parties : avant, pendant et après.
À la fin du trip, on se souvient du avant et du après, mais généralement pas du pendant.
Le texte commençant par :" Et on s'est saoulé la gueule " je m'attendais exactement à ce genre d'exposé, informe, non précis, et juste de bribes de souvenir.
Pourquoi ne doit-on pas conduire lorsqu'on est saoul ? parce que nos facultés sont affaiblies et qu'on a plus le sens du jugement. pourquoi veut-on que la description d'une parade alcoolique et alcoolisée soit précise ?

J'aurais tiqué si les choses étaient décrites de façon chirurgicale, alors je dis châpeau à l'auteur.
Un style assez fluide et une mise en page qui facilite la lecture.

Merci. au plaisir de lire une autre escapade

Bonne continuation

   Anonyme   
28/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Je n'ai pas été captivé par cette histoire qui n'en est pas vraiment une. Pas à cause de ça, mais simplement car elle manque de densité, d'étrangeté, et que la promesse de poésie murmurée par la jeune fille qui pleure n'est pas tenue.
C'est dommage car c'est ce qui m'a plu dans ton récit, précisément de : "Et après ça, le silence..." jusqu'à "La fille est restée là, à pleurer". Il y a une vraie dimension poétique dans ce passage, pour moi, malgré quelques maladresses, mais de bonnes trouvailles aussi (la disposition des onomatopées par exemple).
Le reste manque de force et d'authenticité, à mon sens bien sûr (on a gueulé, on a pleuré et on a ri, rappelle par exemple la chanson Nathalie de Bécaud).
J'aurais tendance à te conseiller de repartir du passage pré-cité pour réécrire une autre histoire. Je pense que ça pourrait être intéressant.
Ton écriture me semble correcte, malgré quelques maladresses signalées par les précédents commentateurs. Donc, je pense que tu sauras faire mieux à l'avenir.
Bonne continuation.

   Anonyme   
4/11/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Si j'excepte la dernière phrase que je trouve géniale, je trouve ce récit plus que fade.

Raconter une cuite? qu'elle est la finalité? On peut tous le faire plus ou moins non?

Certes il y a un style très agréable, percutant, qui se laisse lire à l'envie, mais il n'y a rien derrière. Rock? Il est où le rock? Il manque énormément justement!

Le rock c'est des tripes qui dégueulent, des corps qui s'affalent, une musique qui déchire: c'est ce qui manque à ce texte justement: des tripes, de la violence, des errements.


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