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Réalisme/Historique
Antopi : Hey, Johnny
 Publié le 17/05/20  -  8 commentaires  -  12839 caractères  -  37 lectures    Autres textes du même auteur

Un ouvrier d'usine se retrouve dans une situation délicate. Suite à un accident il doit arrêter de boire. La nouvelle raconte la semaine qui suit cet accident.


Hey, Johnny


C’est pas un testament ou une lettre d’adieu, c’est juste que j’ai l’impression qu’il faut que je dise quelque chose après la semaine que je viens de passer. Pour commencer, je m’appelle Jean, mais tout le monde m’appelle Johnny sans que je sache pourquoi. J’vais essayer de pas faire trop de fautes. Au pire, j’vais demander à quelqu’un de me corriger après. Sauf que je sais pas à qui je le demanderai. La dernière semaine a été un peu inhabituelle, c’est pour ça que j’ai décidé d’en parler. J’essaye peut-être de m’offrir un peu d’immortalité en écrivant ça. C’est la première et la dernière fois que je m’adresse au lecteur, ça fait trop prétentieux.


Il y a à peu près une semaine, je me suis retrouvé à l’hôpital. Je suis tombé dans la rue quand je revenais chez nous et un bon samaritain a appelé une ambulance. Quand je me suis réveillé, je savais vraiment pas comment j’étais arrivé là. J’ai toujours évité le plus possible les hôpitaux. Pas parce que j’ai peur, c’est juste que j’ai pas besoin que quelqu’un d’autre me donne son avis sur ma santé. Je me qualifierais pas d’hypocondriaque pur et dur, mais je sais toujours rapidement quand y a quelque chose qui marche pas avec ma santé. Ça me stresse pendant un gros vingt-quatre heures à chaque fois sauf que je finis toujours par ignorer le problème en me disant que c’est trop de trouble d’aller chez le médecin. Je suis un hypocondriaque passif. Je dois aussi avoir un peu peur d’un diagnostic officiel, mais ma visite d’aujourd’hui, j’ai pas décidé par moi-même de la faire. Quinze minutes après mon réveil, le médecin est venu me voir.


— Bonjour, je dois vous annoncer que vous avez une légère commotion. On pense que vous vous êtes cogné en tombant. Il va falloir vous tenir tranquille, Johnny.


Pourquoi tout le monde m’appelle Johnny ?

Le docteur m’a fait endurer un check-up, comme on en subit quand on va chez le médecin normalement. Je pouvais juste supposer, j’y vais jamais. Il m’a demandé si je fumais. Question stupide, je sentais la clope froide cinq kilomètres à la ronde. Il a ensuite demandé combien je prenais de consommations par semaine. J’ai dit vingt, mais c’était faux. Qui dirait la vérité à une question comme ça ? Apparemment que vingt, c’est déjà trop. Le docteur m’a dit que je devrais arrêter de boire dans les prochaines semaines pour que ma commotion soit moins pénible. Il m’a ensuite donné congé et j’ai pu retourner chez moi.


La visite forcée m’a un peu troublé, je dois l’avouer. J’avais vraiment le goût de faire quelque chose pour que ma commotion guérisse vite et que je puisse retourner à mon quotidien. J’ai fait une sieste et je me suis décidé à quitter mon appartement pour habiter ailleurs le temps que je reprenne du poil de la bête. J’ai décidé d’aller habiter temporairement dans un motel à dix minutes à pied d’où je travaille. Parce que je comptais bien continuer à travailler. J’ai aussi laissé mon auto chez nous pour être sûr. Sans mon char, mes déplacements étaient limités et je pouvais me concentrer sur ma réhabilitation. C’était peut-être un peu romanesque d’aller m’isoler dans une chambre de motel pour passer à travers un sevrage mais, bon, c’était ce que j’avais envie de faire. Pour être honnête, j’avais aucune idée à quoi m’attendre du côté du sevrage. J’ai décidé de mettre toutes les chances de mon côté. C’est la première fois que j’arrêtais et j’avais jamais vraiment ressenti de dépendance. Pour moi, c’était juste une habitude. J’étais conscient de ce que ça impliquait de boire autant, je suis pas un épais. J’ai juste jamais réfléchi plus que ça au fait d’arrêter. Ça me faisait quand même chier de devoir passer par là pour soigner ma commotion.

Le lundi je me suis rendu au travail comme si de rien était. Je travaille sur le shift de nuit dans une usine de tank de propane. Il fallait pas que je perde ce qui me restait de ma routine. J’aurais très bien pu prendre une semaine de congé. Mais, en y réfléchissant, j’aurais pas su quoi faire pour combler le temps que je passais normalement à travailler. Pendant que je marchais pour aller au travail, j’essayais de voir si je ressentais quelque chose de différent. Ça devait faire douze heures que j’avais rien bu. Si je pouvais décrire le sentiment qui m’habitait, je dirais que c’était un sentiment d’urgence. Une urgence de faire quelque chose, mais je ne sais pas quoi. La dépendance, c’est pour les faibles, mais c’est sûr que mon corps allait pas être du même avis.


Je suis rentré et je me suis tout de suite fait questionner sur le fait que j’avais l’arcade sourcilière fendue. J’ai dit que je m’étais cogné en tombant dans les marches. On aurait dit une excuse de femme battue, mais personne en a douté. C’était mieux comme ça, tomber dans les marches c’est mieux que tomber dans la rue. L’usine où je travaille appartient à une compagnie allemande. Des fois, on trouve des réservoirs de propane avec une croix gammée dessus. On les garde pareil, ces réservoirs-là sont bons pour l’éternité, on dirait. J’allais sûrement mourir avant qu’on les jette. La journée s’est passée sans trop de problèmes si on met de côté les problèmes habituels qui pourraient faire partie du quotidien même s’ils sont inhabituels. Un gars s’est blessé au genou en coinçant son pied en dessous d’un scissor lift. Le four qui sert à faire cuire la peinture sur les tanks arrêtait de marcher aux vingt minutes. J’ai entendu encore le même gars conter ses histoires douteuses à voix haute au break du souper. Pour moi les journées se suivent et se ressemblent.


Le sentiment d’urgence que j’avais au début de la journée était beaucoup plus imposant quand j’suis arrivé à ma chambre après le travail. C’était presque un sentiment de panique. Il devait être environ deux heures du matin. Je sentais que ça allait être difficile de dormir, pis j’ai déjà pas le sommeil facile à la base. J’ai ouvert la vieille télé cathodique et j’ai commencé à chercher quelque chose à écouter. Il y avait peut-être un film correct sur lequel je pourrais m’endormir. Pis finalement non, il y avait rien d’intéressant. Je me suis couché tôt, mais je ne pense pas avoir beaucoup dormi.

Le mardi était beaucoup plus difficile dès le départ. Je me sentais fiévreux et je tremblais. Le sentiment d’urgence était toujours là et les tremblements semblaient le matérialiser. Ma mâchoire était serrée comme un étau. Je mâchais de la gomme pour me relaxer, mais ç’a pas duré longtemps. J’ai jeté le paquet au complet dans la poubelle et j’ai mis le papier vide de ma gomme dans ma poche. Je me suis aperçu de l’erreur beaucoup plus tard. Au début de la journée, la ligne de montage sur laquelle je travaillais a eu un problème. On a dû arrêter de travailler pendant un bon deux heures et on n’avait rien d’autre à faire. Jusque-là, rien d’inhabituel. Marc, un gars énorme avec qui je travaille, est venu me voir pour me demander si ça allait. Je lui ai dit oui. C’était faux. Il ne m’a pas posé d’autres questions, mais il est parti sur un monologue un peu trop triste pour un mardi après-midi. Il m’a raconté comment il venait de se faire expulser de son appartement. Une chicane entre voisins, je pense. Marc est pas un gars très agréable. Il est pas méchant, mais il est trop épais pour comprendre comment on fait pour être agréable. J’étais encore plus mal à l’aise quand il a commencé à me parler de ses amis du secondaire qui ont tous réussi mieux que lui dans la vie. Il y en a un qui a un garage qui marche bien, un autre qui a fait des études et qui gagne bien sa vie. Je ne me rappelle pu ce que faisaient les autres, j’écoutais de moins en moins ce qu’il disait. J’étais en mode survie depuis le début de la journée. Peut-être que s’il arrêtait de parler de ses problèmes à n’importe qui, il serait plus agréable. Moi, je garde ça pour moi, pourquoi quelqu’un voudrait avoir l’air aussi pathétique. Je sais pas à qui ça serait utile de savoir que j’ai eu une commotion et que j’ai arrêté de boire, pour le moment. Il a fini son discours et je crois que pour une fois, il a compris qu’il était dérangeant. Il est parti sans rien dire en direction des machines pour s’acheter un Pepsi. Ça reste que, en y réfléchissant, je suis le Marc de ma gang d’amis du secondaire. Les autres ont tous fait l’université. Moi, j’ai fini mon secondaire et je suis allé travailler. Je pense que j’ai fait ça pour pas les suivre et avoir l’illusion de faire ce que je voulais. Pour que mes parents, deux profs d’université, aient pas raison quand ils juraient que l’université était la meilleure façon de devenir quelqu’un. Le genre de choses qu’on fait quand on a dix-sept ans. Probablement que s’ils étaient encore là pour me voir, ils se diraient qu’ils avaient raison. Probablement que je serais d’accord avec eux. Le reste de la journée s’est passée comme d’habitude.


Quand je suis rentré au motel, je savais que je trouverais encore rien d’intéressant à écouter à la télé. J’ai décidé de prendre une douche et de me coucher tout de suite après. Je voulais me donner les meilleures chances de dormir. En voyant mes yeux dans le miroir, j’ai été surpris. J’avais un regard complètement pourri. Mes yeux avaient une teinte jaune et j’avais l’air d’avoir dormi quatre heures dans la dernière année. Je voyais autant mon reflet dans le miroir que je voyais le reflet du miroir dans mes yeux. J’avais jamais vu des yeux aussi lustrés. Pas trop grave, j’ai déjà eu une tête pire que ça.


La douche a eu aucun effet sur mon sommeil. Je me suis réveillé en sueur au moins cinq fois. Je n’étais pas plus reposé que la veille. Pendant que je travaillais ce jour-là, je me sentais tellement vieux. Je me sentais vieux et nerveux. Je me sentais enfermé peu importe où j’étais. Cinq personnes m’ont demandé si ça allait cette journée-là. Je leur ai tous dit que j’avais mal dormi la nuit d’avant. Cette excuse m’a rappelé un de mes premiers emplois. J’avais quatorze ans et je travaillais dans une épicerie. Je travaillais avec un Éric. Il devait avoir cent cinquante ans. J’ai jamais osé lui demander son âge. Une fois, il est rentré travailler, mais il avait l’air mourant. Ça se voyait pas, ça se sentait. Je lui ai demandé si ça allait et il m’a répondu : « J’ai juste mal dormi la nuit dernière ». Il est mort le soir même, je pense. S’il m’avait dit qu’il allait pas super bien, il ne serait peut-être pas mort comme ça. Il avait déjà fait son choix en choisissant de rien me dire. C’est sûrement mieux comme ça. Sa mort m’avait affecté plus que je le pensais, sinon je m’en rappellerais pas. C’était la première fois que quelqu’un que je connaissais mourait peu de temps après que je l’aille vu. J’ai pas beaucoup dormi cette nuit-là non plus. Je pensais à Éric et je me demandais pourquoi il avait rien dit et je me demandais pourquoi moi je disais rien non plus.


Le matin du jeudi, j’étais vraiment dans un sale état. Tellement que j’avais presque le goût de me plaindre comme le gros Marc. Je pouvais pas laisser ça arriver. Ma vision était floue et mes yeux semblaient bouger trop vite pour mon cerveau. J’étais presque dangereux pour mes collègues et la culpabilité me donnait vraiment envie de leur avouer que ça allait pas bien. Avant que j’aille prendre mon break pour souper, le contremaître est venu me voir pour me dire de passer le voir avant de retourner travailler. Je me demandais ce qu’il me voulait.


— Hey, Johnny, rentre chez vous. Tu vas pas rester icitte dans cet état-là.


Il avait raison et j’ai accepté, même si je ne savais pas pourquoi il m’appelait Johnny. Il était nouveau et je lui ai jamais parlé. Cependant, j’avais le goût de lui dire ce qui m’arrivait, peut être que c’est parce que je le connaissais pas. Je suis resté trop longtemps debout à rien dire avant de sortir de son bureau. C’était désagréable, mais j’avais l’impression qu’il fallait que je lui parle de la commotion et du reste. J’ai abandonné l’idée. C’est un peu poche de dire à ton patron que t’es en sevrage. C’était la dernière journée de la semaine et j’ai pris mon temps pour revenir au motel.

J’écris comme un artiste, sur des napkins dans une chambre de motel. Pour une fois que j’ai le goût de faire quelque chose, il faut que je le fasse. J’ai dit à personne que j’ai des problèmes de santé, c’est entre moi et un docteur anonyme de l’hôpital, donc entre moi et personne. J’ai envie d’appeler à la job pour leur dire que je rentre pas la semaine prochaine. J’ai envie de dire à Marc de pas s’en faire. Plus pour me rassurer moi que pour le rassurer, lui. Peut-être même me plaindre à lui, moi aussi. J’ai envie de retourner au moment où Éric était encore vivant et d’insister quand il dit que tout va bien. Écrire ce qui s’est passé comble mon envie de me plaindre, pour le moment. Je sens que je vais bien dormir ce soir.


Je pourrais m’endormir n’importe quand.


 
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   ANIMAL   
28/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Une histoire qui a quelque chose d'émouvant, car à lutter contre soi-même on risque plus de perdre que de gagner. IL y a un certain courage ou beaucoup d'inconscience chez Jean car il imagine pouvoir s'en tirer tout seul. C'est possible mais il faut parvenir à gérer son mal-être et ce n'est pas donné à tout le monde.

Je trouve néanmoins la décision se sevrage un peu rapide car il est rare que l'on regarde son vice en face et qu'on accepte de se soigner.

L'addiction semble liée à la mort brutale d'Eric qui a choqué le narrateur. La chute laisse d'ailleurs entendre que Jean a le sentiment qu'il peut lui arriver la même chose. Cela le rend vulnérable.

C'est l'une des qualités de ce texte de faire apparaître cette faille chez Jean. Je trouve aussi un bon ressenti d'ambiance mais cela ne peut contrebalancer cette sensation que tout va trop vite.

   Donaldo75   
1/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

La narration est alerte, donne envie de continuer à lire cette histoire et comporte des parties plutôt marrante, avec une bonne dose de second degré. Les anecdotes ayant trait à son passé sont savoureuses et apportent de l’authenticité à cette narration, à la situation et surtout au personnage. Le lecteur n’a pas l’impression que l’auteur essaie de lui expliquer comment lire son histoire pour bien en comprendre les tenants et les aboutissants. Et ça, je trouve que c’est profondément littéraire, à des millions d’années-lumière des écrits scolaires où tout se tient parfaitement du début à la fin avec des signes de scout pour bien suivre la voie tracée par le récit, le tout dans un style qui ne décoifferait pas ma vieille institutrice de campagne.

Bravo !

   Dugenou   
17/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oui...

La première semaine de sevrage semble passer, au travers de l'entourage, comme un verre de vodka après le premier jour de sevrage brutal (je fonctionne comme ça, je sais pas pour vous, on m'a dit qu'il ne fallait pas confondre auteur et narrateur, mais là j'ai des doutes, votre nouvelle retranscrit si bien le sevrage...).

Dommage que la nouvelle se termine si brutalement... comme le sevrage du narrateur, sitôt commencé, sitôt terminé ?

C'est bien réaliste, ça !

   emju   
17/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour, j'aime beaucoup votre texte écrit avec simplicité. Certains ou certaines s'y reconnaîtraient dans la volonté de Johnny à vouloir se sevrer en solitaire. Je dis bravo à cet homme qui "prend le taureau par les cornes" pour affronter son addiction. L'écriture semble être la clef de la délivrance ; lui qui ne parle à personne s'adresse à son ego et cela peut-être une jolie performance. Merci pour cet agréable moment de lecture.

   Alcirion   
17/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Antopi,

J'ai bien aimé ce texte réaliste qui parle simplement du quotidien d'un homme et de son travail. C'est assez peu commun sur Oniris.

Le niveau de langage est assez bien adapté à la position sociale du personnage mais il y a tout de même des formulations un peu étonnantes (— Hey, Johnny, rentre chez vous. par exemple).

J'ai bien aimé le ton simple et direct qui donne une atmosphère au récit, il y a des formules bien trouvées et une bonne cohérence de l'ensemble.

   placebo   
17/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Je me suis demandé si Johnny n'allait pas partir en delirium tremens, mais non, il ne s'agit "que" d'un sevrage classique.
Des petites choses m'ont interrogé, surtout au début. Par exemple, «J'ai aussi laissé mon auto chez nous» : chez sa femme, ses parents étant morts ? Je trouve un peu étonnant qu'elle n'apparaisse pas, si c'est le cas.

J'ai bien aimé le style, j'aime beaucoup les variations régionales du français en général. "le reste de la journée s'est passée" passé ?

J'ai trouvé la fin un peu courte mais finalement ça donne un côté testament avec fin ouverte.

Bonne continuation,
placebo

   Perle-Hingaud   
18/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je n'avais pas le temps pour lire un texte entier… et je suis restée ! Bravo, donc, vous avez capté mon attention avec l'alliance du style simple, direct, à l'histoire, profondément humaine. Ce narrateur a de la présence, pas seulement à cause du langage imagé, mais à cause de l'attention aux détails, du ton adapté au personnage, ce qui rend les scènes très réalistes.

Au plaisir de vous lire de nouveau !

   maria   
18/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Antopi,

j'ai aimé la simplicité du style et l'histoire m'a touchée.
Jean a atteint ce que les alcoologues appellent " le point de non équilibre" et il est tombé. Pour guérir plus vite de sa commotion cérébrale, il décide d'arrêter de boire, sans toutefois s'engager sur la longévité de son abstinence.
La mort brutale d'Eric ne semble pas l'effrayer mais l'obsède. Elle a quelque chose d'énigmatique, de séduisant presque.

Comment se passera la semaine d'après ? Boira t-il au point de tomber ?
Puisqu'on ne voit pas bien ivre, j'espère qu'il choisira d'écrire avant de s'endormir.
Peut-être trouvera t-il une explication à Jonnhy et la partagera t-il avec le lecteur.

Bravo et merci pour ta première nouvelle ici.
Très bonne continuation.


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