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| SQUEEN
8/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour,
j'ai trouvé ce texte génial, l'absurdité qui vient cueillir le lecteur, l'apparente simplicité et la fin! La fin: Abrupte et finale! Génial! Merci pour ce partage. SQUEEN |
| Donaldo75
18/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Du non-sens de chez ubuesque, voilà comment je perçois cette brève littéraire dont je peux dire qu’elle est gravement réussie et originale. L’écriture a l’air de rien, comme ça mais elle s’avère efficace sans phagocyter le fil narratif. Le récit part d’une situation normale puis le twist démarre avec cette strophe :
« En revenant à la maison, elle vit ses deux voisins se battre au stylet, à cause d’un canard qui était passé ou pas sous la barrière mitoyenne. Elle leur dit d’arrêter tout de suite, mais l’un d’eux se servit d’elle comme d’un bouclier, et l’autre lui enfonça son stylet dans le ventre ! Elle mourut et les deux hommes la tirèrent à l’intérieur. Ils en profitèrent pour manger la soupe et le pain. » La dernière phrase de cette strophe amène le décalage. Le dialogue commence à tutoyer les sommets du non-sens. La folie narrative reste douce et pourtant prend de l’ampleur. La phrase de fin est juste un point d’orgue gravement tonal. C’est très fort ! Bravo ! |
| Passant75
25/5/2026
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Capucine meurt pour des raisons absurdes, aussi Jeannot tombe-t-il lui aussi dans un univers absurde. Peut-être est-ce fait pour symboliser l’effondrement auquel peut conduire un deuil impossible !
Même si le texte possède une originalité qu’on ne peut lui retirer, son aspect m’a empêché d’y entrer pleinement. En conséquence, je me verrais mal pouvoir le juger ! |
| Eskisse
26/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour,
Un sort tragique évoqué tout en finesse et avec cocasserie. Pour moi aussi, l'irréalité qui surgit est une métaphore de la douleur de Jeannot, de la folie qui l'envahit même si rien n'est dit dans ce sens et c'est ce qui fait la valeur de cette brève : elle laisse l'espace au lecteur. J'ai vu un cortège tels qu'on les voit aux enterrements. Mais ici la table, la cathédrale ... sont comme enrôlées tacitement dans un élan bienveillant. Leur chute dans le gouffre préfigurerait un deuil impossible à faire. Merci pour ce détour campagnard ! |
| LeChevalier
27/5/2026
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Je me suis senti poussé à commenter des nouvelles, je me jette donc sur la dernière publiée.
Cela commençait bien, dans un style naïf et tout à fait agréable, jusqu'à ce qu'apparaisse ce stylet. Il a entraîné (ou peut-être signalé ?) l'entrée en scène d'un tas d'absurdités dont je refuse de chercher une interprétation. Pourquoi ? Parce que je ne suis qu'un lecteur et ne souhaite pas devenir coauteur de cette courte nouvelle. Ce qui me sidère, c'est l'attitude des voisins : se battre pour le canard, rien de plus paysan, la défense de la propriété est dans leurs veines. Mais pourfendre Capucine, manger la nourriture qu'elle a préparée... C'est écoeurant. Et ce Jeannot ne leur demande aucun compte. Il se contente de devenir fou et de se mettre à parler avec les tables. J'ai quand même était un peu touché par la réaction de la cathédrale, elle qui ne connaissait peut-être pas tellement Capucine. Sans elle le désastre n'aurait pas pris ces dimensions cosmiques. Bon, je ne vais pas mettre d'appréciation mais je n'ai pas aimé. |
| Lariviere
27/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Baldr,
J'ai beaucoup aimé cette nouvelle. Je l'ai trouvé parfaitement abouti dans un style que j'affectionne beaucoup. Ce petit conte bien écrit, solidement construit, de la narration au dialogues, avec sa dose d'absurdité naïve qui frôle le comique parfois, qui évoque aussi le tragique, en guise de parabole m'a enchanté. Je n'ai malheureusement pas grand chose à dire de plus. Je trouve que c'est finement réalisé. Merci pour cette lecture et bonne continuation ! |
| Cyrill
27/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Salut Baldr.
J’ai vraiment aimé cette histoire en forme de conte, sans doute parce qu’il m’a décontenancé, et rempli de perplexité. Je dirais qu’il met le doigt dans le beurre mou ou qu’il enfonce des barrières mitoyennes, voire des ventres sans oreilles, si je me laissais aller à des associations dont je tairai la source. Tout ça pour ne rien dire ou pas grand-chose. Alors que le début m’avait des airs de chaperon rouge, la procession qui suit me fait penser à un autre conte qui commence en pain d'épice et se termine dans la gueule d'un renard si je me souviens bien. Ici nous avons droit à une sorte de double offrande : le corps du Christ versus toute l’assemblée processionnaire engouffrée. Une espèce de pied de nez comme ultime tragédie païenne. Merci pour le partage. |
| embellie
27/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Ce petit conte nage dans le domaine de l’absurde avec la même fraîcheur que les historiettes de Marcel Aymé. J’adore ! Il ne faillit pas à la tradition voulant que les pires horreurs soient décrites avec naturel, simplicité, je dirais presque candeur : « l’un d’eux se servit d’elle comme d’un bouclier, et l’autre lui enfonça son stylet dans le ventre. Elle mourut et les deux hommes la tirèrent à l’intérieur. Ils en profitèrent pour manger la soupe et le pain. » On trouve là, également, le procédé habile qui consiste à faire se côtoyer la pire des horreurs et un acte délicieux, comme si l’un pouvait aider à faire accepter l’autre. On retrouve aussi ce petit stratagème dans les contes pour enfants, provoquant chez le petit lecteur un éclat de rire après quelques mots angoissants.
J’ai beaucoup aimé ce conte, toutefois je trouve la fin un peu trop abrupte. A vrai dire j’aurais bien aimé qu’il soit un peu plus long tant j’apprécie cette écriture. Merci à l’auteur. |
| GLOEL
29/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour,
Une interessante micro-fiction... En refusant le pathétique traditionnel pour lui préférer un surréalisme naïf et mécanique, vous parvenez à capter le vertige du deuil. Vous utilisez une écriture volontairement dépouillée pour laisser finalement place à une fin abrupte... Mais cette fin me rend un peu confus. Cette nouvelle me fait penser a la nouvelle de Kafka : le depart. Le resultat est interessant. Bravo, Frank Gloel |
| moschen
31/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J’ai cherché l’absurde et je n’ai trouvé qu’une marche obsessionnellement aveugle « droit devant moi ». La mort de Capucine ne semble pas relever de l’absurde, mourir à cause d’un combat de stylet relève peut-être d’un mauvais geste mal-contrôlé sans intention néfaste. L’absence de sentiments du veuf à la disparition de l’épouse peuvent sembler étranges.
Les objets suivent docilement. Une cathédrale qui marche, mon esprit n’y a vu que le cheminement du temps, le vieillissement puisqu’il n’est pas logique qu’elle se déplace dans l’espace. Un arbre qui se déracine. Oui cela est commun. Que les êtres et les objets fassent la même chose… Cela se conçoit. Toutes les choses qui ont connu Capucine se rassemblent pour lui rendre un dernier hommage. Jeannot devint fou de douleur et la porte sortit de ses gonds. Est-ce que marcher droit devant soi, relève de la folie ? Quel sens donner à « ce droit devant moi ». Est-ce l’impossibilité de se retourner pour resasser le passé et la mort de Capucine ? Si je devais perdre un être cher, je pourrais vouloir marcher, dans une forme d’obsession, pour éviter d’être submergé par les souvenirs, pour vouloir échapper aux souffrances que provoque la disparition de l’être aimé. La chute, c’est le gouffre ? Le gouffre comme le vide représente un inconnu. Après la chute, on finit bien par atterrir quelque part. J’ai pensé au poème de Prévert avec ces escargots qui s’en vont à un enterrement. J’ai pensé aussi aux processions religieuses puisqu’il y a une cathédrale, de la Providence de surcroît qui propose une autre genre de repas. La table, la porte et le chêne ont un point en commun, le matériau qui les compose. La table possède des pieds et le chêne des racines pour marcher. Il y a un comique de répétition, puisque au fur et à mesure que l’équipage grossit, les membres vont toujours droit devant eux. Soit ils savent ce qu’ils font, soit ils suivent Jeannot, par amitié pour Capucine. Ce sont des « pantins » qui ont perdu leur tête. Je les imagine en file indienne. Voilà que le premier se pointe devant le gouffre, il se jette. Les autres moutons de Panurge le suivent aveuglément. Car il est là le salut. Le retour à la vie n’est pas une option. Pour finir il y a ce titre: le « dîner » qui reflète si peu le sujet du texte. |
| MAPIE
31/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Ce texte est très étonnant, burlesque, écrit comme un conte pour enfants qui ne manquerait pas de les faire rire!
Il faut beaucoup d'imagination. Bravo!!! |
| ervian
9/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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C'est une petite histoire à la fois naïve et philosophique.
Je ne suis pas sûr qu'après la disparition d'un être cher il soit possible "d'aller droit devant soi" avec énergie, bien au contraire, on se laisse plutôt porté par les événements en se demandant combien de temps cela durera et ce qui en résultera. Quant au soutien d'autrui, symbolisé par les autres intervenants (la table, la porte...) je ne suis pas sûr non plus qu'il soit effectif. On est seul devant une telle douleur et toutes les manifestations d'empathie, quand elles existent , ne sont que temporaires, procèdent de l'émotion collective et ressemblent, à long terme, à une véritable hypocrisie. |





