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| Myndie
16/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Après Eluard, je crois qu'on pourrait aussi citer Mallarmé : « un coup de dés jamais n'abolira le hasard ». Quel que soit le fameux coup de dés, le résultat échappe toujours à notre contrôle.
Si la finalité de ce charmant conte est de nous le démontrer, son originalité est d'avoir érigé le hasard en système d'administration. Cela donne des résultats parfois chaotiques et absurdes, d'une grande poésie, comme dans les récits de Boris Vian : « Les roses poussèrent dans la terre retournée, et les marguerites éclatèrent vers le sol. ». Humour et poésie font d'ailleurs bon ménage, par exemple avec l'idée saugrenue de peindre la mairie en « bleu(e) comme le ciel d'été » ou dans l'image de la « gouttière mal installée (qui) transformait la pluie en petits arcs-en-ciel sur le pavé ». La leçon qu'on pourrait en tirer c'est que peut-être, la vie n'est pas dans la maîtrise de tout. Le hasard peut créer la magie du quotidien et le lâcher-prise, s'il ouvre la porte à l'imprévisible, libère de l'exigence de la perfection, Accepter de se soumettre aux décisions du hasard est certes une contrainte mais à Montfleur, l'arbitraire fait le lien social. Par la naïveté joyeuse qui s'en dégage, ce texte m'a laissé un sentiment de sérénité et d'émerveillement devant la fraîcheur et le charme de l'insolite. Bravo à l'auteur. |
| GLOEL
16/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonsoir,
L’idée d’un village gouverné par le hasard n'est en fait pas nouvelle (elle rappelle La Loterie à Babylone de Borges), mais elle est ici traitée avec une légèreté et une bienveillance vraiment rafraîchissantes. C'est un tres beau conte moderne qui brille par sa douceur philosophique et sa capacité à transformer le chaos en harmonie. Le hasard fait souvent le bien des choses, quand il s en donne la peine ! Car au-dela de la simple anecdote, il nous offre une réflexion sur le lâcher-prise, la résilience collective et acceptation de imperfection. Quelques repetitions a la fin du texte tendent à répéter la même idée (le hasard crée de la beauté, les habitants l'acceptent) sous différentes formes, ce qui atténue malheureusement l'impact de la conclusion mais contribue litteralement a la serie des imperfections : un nouveau hasard ? Frank |
| Lariviere
23/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Passant75,
J'ai beaucoup aimé cette brève. Elle est très amusante. Derrière l'apparente absurdité assez jubilatoire dans son traitement, l'intrusion du hasard jusque dans les décisions "politiques" n'est finalement pas plus illogique que notre soi disant fonctionnement démocratique qui n'en est plus un, tellement les dés sont pipés là aussi par de nombreux paramètres avant d'être lancé dans l'urne électorale. Le hasard régit nos vies dans bien des moments et dans bien des domaines. Le convoquer ici pour diriger notre espace public et pour prendre le contrôle de la "cité" est une idée intéressante qui ouvre de nombreuses extrapolations et paraboles. L'écriture est bonne. Le ton est bien choisi. Le récit évoque par de nombreux exemples amusants les conséquences de ce que serait un monde où le hasard serait le régisseur suprême de nos destinées humaines et fait de cette histoire une sorte de conte moral contemporain. En plus de l'aspect comique de la chose, la poésie est présente. Cela abouti à livrer une nouvelle aussi plaisante pour l'imaginaire par sa beauté gratuite en terme de rendu que pour le cerveau par l'aspect philosophique sous jacent. Merci pour cette lecture divertissante qui pousse aussi à la réflexion. Bonne continuation ! |
| Yakamoz
23/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Est-ce que le monde serait meilleur s’il était gouverné par le hasard ? L’idée des élections par tirage au sort remonte à la Grèce antique et resurgit de temps en temps, d’aucuns disent que ce serait le moyen le plus démocratique pour choisir les représentants du peuple. Peut-être ?
J'ai beaucoup aimé cette brève et la qualité de l'écriture, qui procède par petites touches sensibles. Votre texte interroge et l’exemple de Montfleur incite à la remise en question de nos modes de fonctionnement. La vie y est douce, les habitants se disent heureux, et leur village respire la poésie. Remettre son destin au hasard, c’est le pari qu’a fait cette petite communauté et cela semble fonctionner. Alors chiche ? |
| Malitorne
26/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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L’idée est intéressante avec son petit côté absurde à la Boris Vian. Une tonalité douce, pas de violence, juste le fonctionnement particulier d’une communauté. Le style, clair et léger, exprime parfaitement cette ambiance paisible. Ceci dit c’est court, très court ! Une brève, certes, qui laisse cependant un goût d’inachevé. Un évènement perturbateur de ce bel équilibre aurait laissé plus de traces.
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| Roxanne
26/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour, Passant75
Une petite histoire de hasard bienheureux et farceur qui dresse le portrait d'une société presque idéale tant l'arbitraire supplante en qualité les décisions démocratiques. C'est amusant et bucolique même si les enjeux du coup de dé restent minimes. J'ai eu peur en début de lecture de relire encore une fois les mêmes ressorts de décisions hasardeuses conduisant les protagonistes à leur perte. J'en veux pour exemple le roman the Dice man de Luke Rhinehart à travers lequel l'auteur s'en remet totalement à l'impératif d'un jeté de dés pour des décisions extrêmes qu'il choisi de mettre en œuvre. Dans ce cas, défier le hasard c'est tenter le diable. La lecture est agréable. L'angle d'approche que vous avez choisi donne envie d'aller au bout de cette nouvelle bien trop courte mais malheureusement sans rebondissement. Roxanne. |
| solinga
16/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Comme je suis ravie d'avoir commencé à vous lire ! J'adore votre style et votre univers thématique, il n'y a rien de trop dans votre nouvelle, et en même temps, chaque moment est un scintillement de poésie et d'intelligence. Sur le hasard et la beauté émergente, et en pointillé sur les possibles (encore mal explorés) du vivre-collectif.
Comme j'aimerais habiter Montfleur :-). Mais lire cette brève, c'est tout comme... C'est aussi traverser un pays à la Boris Vian, ou parcourir Le città invisibile du merveilleux-merveilleux Italo Calvino. Merci (majuscule), pour faire bref ! |
| Sir-ill
24/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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"Bienvenue à Montfleur, un village qui semble tout droit sorti d'une fable poétique et absurde. Si vous voulez profiter pleinement de l’expérience, alors il vous faudra lâcher-prise. N’essayer pas de contrôler quoi que ce soit. Ici, c’est le hasard qui décide".
Déguisée sous des airs de conte pour enfants, ton intention (je suppose) est d’essayer de réhabiliter le hasard comme force créatrice.. Dans un monde (tristement d’actualité) où tout doit être planifié, optimisé, budgétisé et soumis à des algorithmes prédictifs, ton texte prend le contre-pied absolu. Ta démocratie par le dé n'est pas source de chaos destructeur, mais génératrice de poésie, de résilience et de lien social. L'imperfection et l'imprévu ont une beauté intrinsèque, supérieure à n'importe quel plan parfait. Ce texte est l'antithèse de « Le rouge et le bleu » que j’ai beaucoup apprécié. Mention spéciale pour la petite référence au début du texte : doit-on repeindre le mur en rouge ou en bleu ? Il est d’un optimiste nostalgique et apaisé qui me parle tout particulièrement, moi qui fait partie de la génération X (décidément, c'était mieux avant, non ?). Tout n’est que douceur et contemplation. J’ai ressenti une vraie tendresse pour l'humain et ses travers (le boulanger et son pain triangulaire, le grincheux Bernard qui finit par sourire devant ses roses plantées à l'envers). Le hasard, justement, qui peut se montrer cruel et ironique pour autant à Montfleur rien n’est tragique. La communauté digère l'événement pour le transformer en "éclat de beauté". C'est un état d'esprit profondément humain, presque utopique, qui cherche le réconfort dans les petites choses de la vie. Encore une fois, c’est très cinématographique, bien rythmé, avec de jolies trouvailles visuelles (les roses qui poussent à l'envers, les moitiés de murs peints "par prudence"). Dans la vraie vie, si un conseil municipal gérait un budget de pont au dé, ça finirait au tribunal administratif de Versailles ou avec une grève des boulangers dans les trois semaines. Mais c'est justement le propre de ta fable : suspendre la dureté de la réalité. |





