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Sentimental/Romanesque
blanchettep : Goéland
 Publié le 11/10/11  -  11 commentaires  -  2704 caractères  -  86 lectures    Autres textes du même auteur

Réflexion d'une personne sur la mort qu'elle pourrait avoir.


Goéland


Si un jour je meurs, ce sera comme ça : sans faire de bruit, juste moi. Je serai assise en haut, comme ça, tranquillement, en haut d’une falaise, je balancerai mes jambes dans le vide, comme sur une table. Et puis, un moment, je me lâcherai et je me laisserai tomber, juste toute seule, silencieusement, sans prévenir, normalement. Et puis je mourrai toute seule, et puis le temps me recouvrira, et puis je serai restée humble. La mort n’est pas un fardeau si on la prend avec humilité. Je serai restée assise, pas debout, non, pas debout, et puis, tout bêtement, je serai tombée. Un mouvement de trop et je serai tombée, et personne ne le saura. Et puis moi je le saurai, et alors je laisserai ce petit bout de papier, et là ils sauront que moi, j’aime la vie, que moi, j’aime être assise en haut et laisser la vie me prendre, les pensées me venir, le vent me tuer. Ce ne sera rien qu’un accident. Un tout petit accident, un accident prémédité. Et là, ils verront bien que c’est simple de vivre, qu’il suffit de mourir. Et moi je saurai que c’est simple d’être mort : il suffit de vivre.


Personne ne saura pourquoi je suis morte. Si moi je ne le sais pas, c’est parce que je sais que je reste vivante. Il y aura juste ma tête un peu détachée, comme ça, toute seule, on ne la verra pas bien. Le reste sera bien, tombé comme il faut. Et sur la falaise il restera un petit bout de moi, le seul moi qui ait jamais existé : un mot, huit lettres : A-I-L-L-E-U-R-S. Moi je sais que c’est là que je serai, quand je tomberai.

Est-ce que tu me promets de ne dire à personne que je serai seule, ce jour-là ?


Tu ne les préviendras pas, et moi, je resterai sur mon rocher, à regarder la Lune disparaître. Quand je serai en haut, tout en haut, sans bruit, oui, oui, je te préviendrai. Je te préviens toujours. Tu sauras, mais tu ne viendras pas. Tu pourras t’asseoir et regarder l’arbre en face de moi, si tu veux, mais tu me laisseras. Quand je mourrai, ce sera comme ça : simplement, sans bruit, avec juste moi. Tu ne seras pas là.


Quand tu tomberas, tu tomberas toi aussi, tu ne peux pas rester au bord sans moi et sans tomber, tu glisseras, sans faire exprès, juste un accident, sans faire exprès ; quand tu tomberas, il y aura sûrement un oiseau qui passera. Tu es comme ça, tu aimes bien la poésie. Si un jour tu meurs, ce sera comme ça : tu seras assise, je serai tombée, il y aura un goéland à côté, et toi, juste toute seule, avec un petit caillou dans la main, pour faire les ronds, les ronds dans l’eau, toi, tu glisseras, juste comme ça, avec ton goéland qui te regarde.


Et moi, tu vois, c’est pour ça que je t’aime. Parce que tu as un goéland, et que moi, j’ai eu un mouvement de trop.


 
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   monlokiana   
30/9/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Un texte sans intérêt et bourré de répétitions du début à la fin. C'est fait exprès mais ça ne m'a pas du tout plu. On lit les mêmes phrases, les mêmes mots répétées: ce texte est une suite de répétitions.

Aucune histoire n'est raconté ou du moins elle n'a aucun intérêt. Le premier paragraphe est rebutant de ses répétitions:

"Si un jour je meurs, ce sera comme ça : sans faire de bruit, juste moi. Je serai assise en haut, comme ça, tranquillement, en haut d’une falaise, je balancerai mes jambes dans le vide, comme sur une table. Et puis, un moment, je me lâcherai et je me laisserai tomber, juste toute seule, silencieusement, sans prévenir, normalement. Et puis je mourrai toute seule, et puis le temps me recouvrira, et puis je serai restée humble. La mort n’est pas un fardeau si on la prend avec humilité. Je serai restée assise, pas debout, non, pas debout, et puis, tout bêtement, je serai tombée. Un mouvement de trop et serai tombée, et personne ne le saura. Et puis moi je le saurai, et alors je laisserai ce petit bout de papier, et là ils sauront que moi, j’aime la vie, que moi, j’aime être assise en haut et laisser la vie me prendre, les pensées me venir, le vent me tuer. Ce ne sera rien qu’un accident. Un tout petit accident, un accident prémédité. Et là, ils verront bien que c’est simple de vivre, qu’il suffit de mourir. Et moi je saurai que c’est simple d’être mort : il suffit de vivre."

Ainsi dit, une lecture que je n'ai pas du tout apprécié. On ne voit pas le style de l'auteur. Moins de répétitions et se sera parfait.

Merci pour cette lecture
Bonne route!

   socque   
1/10/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ouh ! Un texte très étrange bien que tout simple, mystérieux, insolite... Ailleurs, oui, c'est en effet le mot. Je n'ai pas tout compris, loin de là, je suis bousculée, émue.
Quelques bémols :
- la manière d'épeler le mot "ailleurs", avec majuscules, me paraît trop brutale, briser quelque chose dans la rêverie triste de ce texte ;
- la fin, avec l'intervention de l'autre, me paraît un peu trop étirée ; je pense qu'elle aurait plus d'élégance avec plus d'épure ;
- d'une manière générale, un peu trop de ressassement des idées, je crois que là-dessus il faut faire attention au dosage.
Mais un texte sacrément étonnant, qui, je crois, me restera.

"La mort n’est pas un fardeau si on la prend avec humilité." : joli !

   Pascal31   
5/10/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Même si j'ai ressenti une certaine émotion à la lecture de ce texte, je trouve qu'il manque singulièrement d'épaisseur et qu'il est entaché d'un style assez lourd : beaucoup de répétitions (je me doute bien qu'il s'agit d'une démarche volontaire, mais à la lecture, c'est vraiment pénible) et, au final, un récit qui est trop succinct pour que l'on ait le temps d'accrocher.
Je ne suis pas convaincu. Désolé.

   jaimme   
11/10/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai beaucoup aimé. Et détesté.
L'écriture a trouvé un rythme très poétique, par les mots. Par les répétitions. Une plainte. Une fausse dé-dramatisation.
Ce texte m'a touché. Vraiment.
Mais je l'ai détesté: je hais l'idée de la mort comme un "ailleurs". Ce n'est pas un ailleurs, c'est l'absence de soi. Rien n'est pire. Rien.
D'ailleurs la fin de la nouvelle l'exprime: un mouvement de "trop" indique un regret. Mais là c'est trop tard.
Au final: le romantisme de la mort est très attirant, mais il n'y a pas de piège plus dangereux. L'expression, la nouvelle en elle-même, est très belle. Le titre est à revoir, il n'est pas assez attirant, pas assez fort.
Merci pour cette lecture. Au plaisir de vous lire à nouveau!

   Perle-Hingaud   
5/10/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Je suis touchée. C'est balbutiant, poétique. Il y a un rythme, les répétitions apportent une atmosphère, soulignent la simplicité, l'honnêteté de ce texte. Un texte à lire à voix murmurée.
Ceci dit, la marge de progression est là: il y a des mots maladroits ("normalement", par exemple, c'est moche, trop de "et puis"...).
Un texte qui sort du banal, mais une écriture à travailler encore, à mon avis.

   Lunar-K   
5/10/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un très beau texte, je trouve, qui me fait un peu penser au poème de Boris Vian : "Je mourrai d'un cancer de la colonne vertébrale". Votre texte est sans doute un peu moins imaginatif quant aux causes de la mort, mais le thème anticipatif est là, de même que le décalage (selon moi d'un assez bel effet) entre la "légèreté" de l'expression et le tragique du thème. J'aime aussi beaucoup la conclusion qui semble si naturelle : "J'ai eu un mouvement de trop".

Par contre, je ne suis pas sûr d'avoir bien compris la présence du goéland. J'ai d'abord cru qu'il s'agissait du "je" comme réincarné auprès de l'autre et l’appelant de son "ailleurs". Mais la dernière phrase semble contredire cette interprétation alors... je ne vois pas trop ce qu'il pourrait bien représenter. Peut-être l'attachement à la vie de cette seconde personne, tandis que la première, le "je", n'avait rien de cela ? Il s'agirait alors, non pas du "je" qui appelle de son "ailleurs" mais, au contraire, ce qui empêche l'autre de suivre le "je"... Bref, ce n'est pas très clair, pour moi, mais l'image n'en est pas moins fort belle malgré cela.

Concernant la forme, il y a des maladresses. Pourtant, celles-ci (du moins la plupart) me paraissent fort à propos. Elles participent un peu à cette "légèreté" de l'expression, cette espèce de "naïveté" de l'écriture et du langage face à la pesanteur (c'est le cas de le dire...) de votre sujet.

Je pense, néanmoins, qu'il faudrait épurer certains passages. Celui avec tous les "et puis" notamment. Ainsi que d'autres passages eux aussi trop chargés en répétition.

Mais, sinon, l'écriture est très poétique, pudique aussi. Mais je trouve un certain charme à cette pudeur qui tranche avec la grandiloquence souvent usitée lorsqu'on aborde la mort et, plus encore, le suicide. J'ai beaucoup aimé !

   Anonyme   
11/10/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J’ai beaucoup aimé ce texte à la recherche d’une vérité sur la mort. Imaginer les dernières sensations, les dernières pensées, avec une glissade progressive très bien rendue vers le néant et l’oubli.

Je ne pense pas que la fin soit une réincarnation mais simplement comme la recherche des dernières pensées avant la mort, l’auteur termine son texte avec la recherche des premières pensées, des premiers gestes d’un fœtus dans le ventre de sa mère. C’est plutôt optimiste comme fin (le problème demeure de ce que va devenir ce petit bonhomme, mais ce n’est pas le propos de ce texte).

Le seul petit défaut me semble être les dialogues entre clochards, un peu trop élaborés. Même si le héros est, lui, seul, ailleurs et prêt à explorer la mort (il chasse même la mère de son futur enfant et pourtant il s’en souci, un peu, quand même) et donc capable de rêveries malgré l’agressivité de l’environnement, à moins quinze degré on a un peu de mal à s’imaginer ses copains en train de philosopher avec lui, même si c’est pour le ramener à la réalité. Dans de telles conditions il y a des urgences qui prennent le pas sur les discours.

   brabant   
11/10/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour BlanchetteP,


Deux ressentis à la suite de la lecture de ce texte :
(Ne vous offusquez pas s'ils peuvent vous paraître brutaux)
- Jamais un texte aussi court ne pas paru aussi long. Lol.
- Mort guimauve à la Sissi Impératrice.
Manifestement, pour en disserter ainsi, il faut ne jamais l'avoir éprouvée, soit en l'ayant soi-même approchée, soit par le biais des autres, elle est ici fantasme.

Bon, j'en ai fini avec les méchancetés.


Vous écrivez bien (je parle de la manière, des tournures), vous parvenez à faire passer une certaine magie dans votre écrit, mais vous êtes répétitive, comme un papillon dont la course poursuit toujours les mêmes saccades (c'est presque un compliment ça !). J'ai bien aimé la dernière phrase qui conclut heureusement cette rêverie.


Je vous relirai sans déplaisir sur un sujet qui ne vous sera pas étranger, car ici vous êtes tout sauf mourante, fût-ce dans l'imaginaire. A la limite, ceci est un compliment. :)

   macaron   
12/10/2011
Une vision poétique et naive de la mort agréablement mis en musique. Cette petite voix douce, on aimerait tant y croire. Votre texte n'est pas vraiment une nouvelle ni une réflexion pure. Il est donc difficile à noter. Cependant, j'ai bien aimé le style et la couleur pastel.

   horizons   
18/10/2011
A mon avis ce texte n'est pas dans la bonne catégorie. Il s'agit plus de prose poétique que d'une nouvelle. La redondance est volontaire, incantatoire, hypnotique et rend bien compte du malaise de la narratrice. ça me fait penser à cette comptine: j'en ai marre, marabout, bout de ficelle...etc On adhère plus ou moins, on comprend plus ou moins mais le but est atteint: évoquer la tentation du dernier saut...

   Anonyme   
28/10/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
``ils verront bien que c’est simple de vivre, qu’il suffit de mourir. Et moi je saurai que c’est simple d’être mort : il suffit de vivre.``
Je suis très mitigée face à ce texte qui m'apparaît très utopique. vivre et mourir est à mon avis pas si simple que cela.

``j’ai eu un mouvement de trop.``
Il faut du courage pour vivre et la fin ( et ceci pour tous) vient un jour car elle est le final de la vie. Pour moi, l'Image du goéland représente la liberté que nous avons d'imaginer la vie et de seulement espérer une fin douce et dans la sérénité. Chacun a donc son propre goéland...
Je vois ce texte comme un peu puéril et avec un certaine inconscience de la réalité humaine...
Carpe Diem!


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